Un secret à partager. Un territoire unique. Un patrimoine reconnu et d'exception.

Quelques chiffres clef sur Vallée du Queyras

Altitude : 2200
Population : 2400 habitants
Surface : 530 km2
Code Postal : N/A

La vallée du Queyras est souvent confondue avec le territoire du Parc Naturel Régional du Queyras. Pourtant les deux ne sont pas identiques, même si des évolutions sont en cours. Essayons d'y voir plus clair dans ces poupées russes de territoires géographiques, administratifs et de labels.

 

 

Le Queyras : d'abord un territoire géographique et administratif

D'une altidude moyenne supérieure à 2200 m, le territoire compte près de 30 sommets à plus de 3000 m, ainsi que la plus haute commune d'Europe : Saint-Véran (2040 m).  Il comprend aussi de nombreux lacs. Il jouxte le Mont Viso (3841 m), sommet italien bien connu des passionnés de randonnée.

Historiquement, le Queyras comprenait les 7 villages du canton d'Aiguilles  (Arvieux, Abriès, Aiguilles, Château-Ville-Vieille, Molines, Saint-Véran, Ristolas), regroupés dans l'Escarton du Queyras et symbolisé par le site emblématique de Fort Queyras. Ceillac était en effet rattaché à Guillestre. En 1977, lors de la création du Parc Naturel Régional, il est étendu à Ceillac, qui rejoint la communauté de commune du Queyras.

La massif du Queyras comprend ainsi plus officiellement les 4 vallées géologiques qui comprennent les 8 villages coeur de Parc :

  • Arvieux et le Val d'Azur / le Col Izoard
  • Abriès, Ristolas, Aiguilles et la vallée du Haut Guil / le Mont-Viso
  • Ceillac et les vallées du Mélèzet/Cristillan,
  • Molines et Saint-Véran et la vallée des Aigues (Aigue Agnelle, Aigue Blanche) / le Col Agnel
  • Château-Ville-Vieille, lieu central à la croisée des vallées, avec l'emblématique Fort Queyras

A ce massif géologique s'ajoutent Guillestre, Eygliers et Vars, mais pour une fraction de leur territoire. Le territoire du Parc dépasse ainsi le territoire administratif. La vallée du Queyras tend alors à s'etendre dans les esprits au Guillestrois, aménant de la confusion : on parle alors de Guillestrois Queyras, chacun tirant la couverture à soi ("guillestre c'est pas le Queyras", "le Queyras commence à Guillestre", etc.)

En 2017, le nouveau découpage administratif se traduira par une fusion des Communautés de Communes Escarton du Queyras et Guillestrois. Plusieurs communes réfléchissent depuis plusieurs années à leur fusion : Ristolas/Abriès/Aiguilles, Molines et Saint-Véran. La fusion des 8 communes du Queyras été évoquée au printemps 2016, afin de pouvoir davantage peser dans la nouvelle Communauté de Communes Queyras/Guillestrois, et défendre ses intérets dans les dotations de fonctionnement de l'état. Ceci devrait améliorer la lisibilité du territoire, il restera à aligner territoire administratif avec territoire du Parc.

 

Le Queyrassin : un état d'esprit, des innovations, des richesses culturelles

Le climat mais aussi l'histoire ont façonné le caractère du queyrassin :

  • le climat et les caprices de la nature (calamités) ont amenés l'esprit solidaire
  • l'altitude, les difficultés d'accès ont impliqué le goût du travail et de l'effort
  • l'épisode de la "République des Escartons" a inscrit dans les mémoires l'esprit d'indépendance, le fort besoin de "garder la maîtrise de sa destiné"
  • les importants échanges commerciaux avec l'Italie mais aussi la Provence (Route du Sel, Route du Piémont, commerce du Bois,etc) ont amené l'ouverture d'esprit, et l'esprit d'innovation. Le Queyras est une terre d'échange et d'accueil. Avant la 2ieme guerre, les échanges de Main d'Oeuvre avec l'Italie était un incontourable.
  • les guerres de religion et la nécessité de s'ouvrir au monde ont amené l'éducation : les personnes éduquées sont celles qui sont influentes dans la vallée, une véritable concurrence à la connaissance s'est mis en place. Le niveau d'éducation était très élevés, par volonté de s'en sortir.

Cet état d'esprit unique a été de nombreuses fois étudié par les éthnologues au 20ieme siècle, cité par les écrivains (Victor Hugo dans "Les Misérables", Emilie Carles dans "Une Soupe aux Herbes Sauvages"). Le Queyras a même été reproduit à une exposition universelle.

 

Un climat montagnard, et méditerrannéen, influencé par le phénomène de Retour d'Est

Voisin de l'Italie, traversé par les eaux du Guil qui s'écoulent vers la Durance, le Queyras bénéficie d'un climat méridional sec et méditerranéen, et jouit ainsi d'un remarquable ensoleillement.

Cependant, derrière cette description idylique, se cache des climats saisonniers contrastés, que les hommes ont appris à domestiquer suite à plusieurs calamités :

  • Les brouillards sont rares et les ciels sont fréquemment clairs et lumineux. Seule la nebbia italienne passe de temps en temps la frontière italienne.
  • L'hiver, il bénéficie notamment grâce aux importantes chutes de neige apportées par le célèbre Retour d'Est, d'un enneigement interressant permettant outre le ski de piste en station, mais aussi le ski de fond et randonnée jusqu'aux mois de mai/juin.
  • Au printemps ou à l'automne d'importantes pluies peuvent être observées. Elles peuvent se cumuler à la fonte des neiges pour provoquer d'importantes crues, qui ont sculpté les berges du Guil et la physionomie des villages
  • L'été, les températures sont élevées le jour (30 degrés), mais froides la nuit (des températures nulles voire négatives en plein mois d'Août à 1800 mètres ne sont pas rares).

Au moyen-âge, les hommes ne venaient que l'été dans le Queyras, restant plus bas dans la vallée pendant les périodes dures. Les village se sont ensuite développés, subissant régulièrement des calamités (innondations, avalanches, incendies, etc.).

 

Les richesses naturelles : une faune et flore remarquables

La vallée du Queyras, et par extension le Parc du Queyras, disposent d'un patrimoine naturel riche, avec plusieurs espèces rares et endémiques. Cette biodiversité s'explique par la géologie du territoire, faite de lacs glaciaires, de prairies d'alpage et de fonds de vallée larges : ces richesses naturelles sont d'une grande fragilité donc protégées, qui attirent chercheurs et spécialistes.

La Faune

La faune du Queyras est très riche, on y trouve toute la palette des espèces classiques de montagne :

  • le bouquetin, le chamois, le mouflon, le chevreuil, la marmotte
  • le gypaéte, le tétras-lyre (petit coq de bruyère), la perdrix bartavelle, le lagopède alpin (perdrix blanche)
  • les rapaces l'aigle royal, la chouette de Tengmalm, l'autour des palombes
  • le loup, le renard
  • la truite fario,
  • le papillon Paon Isabelle
  • la Salamandre noire de Lanza.

12 mouflons corses ont été réintroduits en 1973, 12 bouquetins italiens en 1995. Le Lynx des Alpes et l'Ours (Ristolas) ont disparu.

Flore d'exception

Le climat particulier du Queyras (peu de pluis, soleil abondan) est propice au développement d'une flore d'une extrême variété, bien representative de la flore alpine. Les botanistes chercheurs ou en herbe ne sont pas rares. La flore original du Queyras comprend de nombreuses espèces protégées : 

  • les espèces classiques de montagne : ancolie des Alpes, les saxifrages , mais aussi l'Edelweiss et le Génépi
  • des espèces originales : le génévrier arborescent Thurifère, l'astragale queue de renard, l'androsace alpine, le lis martagon

Forêts  denses

Si les pentes étaient jusqu'à la fin du XXieme siècle fortement cultivées, elles sont recouvertes de plus de plus par une forêt riche, majoritairement composée de Mélèze, Pins Sylvestres et Pins à crochet et Pins Cembro. Quelques feuillus sont présents (trembles, bouleau,  noisetier, sorbier, amélanchier, etc.). A noter qu'au delà de 2400 mêtres, les arbres étaient absents jusqu'à présent, mais la réduction des activités de paturage tend à faire observer une remontée du seuil limite de pousse des arbres.

 

Les activités productives : les activités traditionnelles, le dévelopement du tourisme

L'activité économique du Queyras a subit, comme les autres territoires français une tertiarisation, avec l'avènement du tourisme. Le Tourisme a permis de compléter les activités traditionnelles, avec la créations d'activités et d'emplois saisonniers.

 

Activités traditionnelles - artisanat et agriculture

  • artisanat bois : meubles, objects sculptés et jouets du Queyras.

  • fromages du Queyras

  • élevage en estive (moutons, vaches)

Ces activités perdurent. Des innovations sont nées dans le Queyras : l'une des premières coopératives ouvrières (Jouet du Queyras en 1920), les zones temoins agriculture, une structure collective de distribution de produits artisanaux et locaux (Maison de l'Artisanat en 1989)

A noter en ce qui concerne les meubles anciens du Queyras : une partie non négligeable de ce patrimoine ancien a été dispersé au XXième siècle. Si le coffre aux 7 serrures est conservé à Château-Ville-Vielle, beaucoup de collections publiques ou privées ont été dispersées : au Musée de Gap, à Génève, au Musée Dauphinois de Grenoble, au Mucem (depôt de l'ancien musée des arts et traditions populaires).

 

Activités nouvelles - le dévelopement du Tourisme

Les premiers touristes sont apparus à la fin du XIXième siècle (essentiellement des alpinistes, notamment anglais, cherchant à découvrir les Alpes). Ceci correspond à l'arrivée du train (ligne de la Durance), et à la construction de la route carrossable du Guil : le territoire se désenclabe, les diligences permettent d'atteindre depuis Guillestre les fonds de vallée en quelques heures. De grands hôtels ont ainsi été construits dans plusieurs villages (Abriès, Aiguilles, Saint-Véran notamment). L'ouverture de la Grande Route des Alpes, et le passage des grandes courses cyclistes à l'Izoard ou l'Agnel améliore le visibilité de ce territoire d'exception.

Après la seconde guerre mondiale, le tourisme poursuit son développement, et prend un nouveau virage dans les années 60/70. La création du Parc (et des stations de ski) sous l'impulsion de Philippe Lamour officialise une mutation économique, toujours centrée sur les activités sportives : les activités touristiques viennent en complément des activités agro-pastorales et de l'artisanat, la polyactivité avec travail saisonnier devient la règle pour subsister, des véhicules d'investissement en commun sont mis en place (SICA Sport, SICA Habitat)

  • L'été, le sentier du GR58 voit fleurir les premiers gîtes, hôtels et lance le développement des locations saisonnières. La randonnée familiale se développe, la montée en charge des grands chemins de randonnée parachève la notorité (GR58, GR5, Via Alpina).
  • L'hiver, la construction des stations de ski amorcée dans les années 60 développe le ski alpin, mais aussi le ski de rando, la raquette.
  • Sont venus ensuite les sports d'eau-vive, le parapente, les randos équestres et les sentiers VTT (Vélo Tout Terrain)

Des innovations sont nées dans le Queyras : les plus longs téléski, le métier d'accompagnateur de moyenne montagne, le premier centre UCPA, le premier centre ski de fond, etc.

Le Queyras est traversé frequemment par les grands évènements sportifs d'envergure nationale mais aussi internationale : Tour de France, Giro, Critérium du Dauphiné, EmbrunMan, courses de trail et de VTT. De grandes courses sont crées localement et participe à sa notorité : le Grand Béal, la Traversée du Queyras. Plus récemment, des manifestations plus culturelles ont été crée : Festival Jazz'n Cheeze de Montbardon, Musi'Queyras.

 

L'architecture et l'habitat dans le Queyras

La patrimoine architectural emblématique, construit tout au long des siècles, comprend de nombreux édifices (églises, chapelles, oratoires, calvaires, croix de mission, etc.), mais aussi de nombreuses fontaines, fours banaux, ponts. A ceux-ci s'ajoutent les célèbres cadrans solaires. Il a été fortement impacté par les évènements historiques, notamment les guerres de religion (catholiques vs protestants, guerre du Dauphiné vs Italiens), les calamités climatiques (innondations, avalanches), et la dernière guerre mondiale qui a fortement impacté le Haut-Guil

Les 4 vallées disposent ainsi d'éléments architectureux caractéristiques dédiés :

  • les maisons et fermes compactes en L de Ceillac
  • les maisons et fermes à arcades en U d'Arvieux
  • les fermes de la reconstruction suite aux bombardement de 1944/1945 et aux inondations de 1957, à Abriès, Ristolas. Ristolas est ainsi inscrit au patrimoine du XXième siècle.
  • les maisons bourgoises d'Aiguilles
  • les maisons, chalets et fermes à fuste de Molines et Saint-Véran

 

La création du Parc Naturel Régional du Queyras en 1977, et son évolution

Le Parc Naturel Régional du Queyras, situé dans les Hautes-Alpes, a été crée le 10 Février 1977, et est le plus haut Parc Naturel Régional de France et même d'Europe. Il comprend en son sein plusieurs les zones protégées suivantes :

  • la réserve naturelle d'Escreins
  • la réserve nationale Ristolas-Mont Viso
  • les sites Natura 2000 : Rochebrune, Izoard, Vallée de Cerveyrette/Bois des Ayes, Haut-Guile Mont Viso
  • une zone de protection de biotope : Vallon de Bouchouse (Foréant/Egorgeou)

Voici les grandes dates de création/évolution du Parc

  • 10 Février 1977 : création du Parc, avec les 7 communes histoires, Ceillac et 2 communes associées, véritables villes porte (Guillestre et Eyglier)
  • 2005 : création zone de protection du vallon de Bouchouse (Baricle, Foréant, Egorgeou)
  • 2 Juin 2010 : renouvellement charte du Parc jusqu'en avril 2021, et ce pour :
    • la totalité des communes suivantes :Abriès, Aiguilles, Arvieux, Ceillac, Château-Ville-Vieille, Molines-en-Queyras, Ristolas, Saint-Véran,
    • pour partie les communes de Eygliers et Guillestre
    • NB : la commune de Vars (pour la partie Val d'Escrein n'a pas souhaité signer la charte du Parc et n'est donc pas membre. Par contre le Val d'Escrein fait partie de la zone d'étude du Parc.
  • 8 Février 2007 : création de la Réserve Naturelle Nationale Ristolas-Mont-Viso

 

La reconnaissance internationale : la création de la 13ieme réserve de Biosphère UNESCO du Mont-Viso

Le Queyras a été reconnu en 2013 13ieme réserve transfrontalière Man and Biosphere MAB UNESCO, en partenariat avec les communes frontalières italiennes et ce pour une durée de 10 ans.

La réserve de biosphère comprend non seulement les communes associées au Parc Naturel Régional, mais aussi toutes celles du Guillestrois et une grande part de celles du Briançonnais dont Briançon. Côté italien, plus de 100 communes sont associées.

 

Les Sites emblématiques de la vallée du Queyras

  • Les Gorges du Guil
  • Fort Queyras (dit communément Chateau Queyras, du nom de la commune)
  • Le Col Agnel
  • Le Col Izoard et la Casse Déserte
  • Le Tunnel de la Traversette
  • La Réserve Naturelle Nationale de Ristolas Mont Viso
  • Saint-Véran
  • L'observatoire de Chateau-Renard

Carte de Vallée du Queyras

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