Le pays du col Izoard, des Granges de Furfande et des Chalets de Clapeyto.

Quelques chiffres clef sur Arvieux

Altitude : 1540
Population : 373
Surface : 72,62 km2
Code Postal : 05350

 

La géographie d'Arvieux

Le village d'Arvieux ouvre la porte à la vallée de l'Izoard, également appelée le Val d'Azur. Traversée par le torrent l'Aigue d'Arvieux, il se compose du chef lieu Le Bourg, et de hameaux : Les Escoyères, Villargaudin, Les Moulins, Le Pasquier, Les Maisons, Le Coin d'Arvieux, La Chalp (hameau où se situe la station de ski alpin), Brunissard (au pied de la montée du Col Izoard, et lieu de la station de ski nordique).y

L'éthymologie du nom d'Arvieux viendrait du latin « Arvium », signifiant « Champ Labouré » ou « arviolum » signifiant petit champ.

La commune jouxte celle de la Roche de Rame (via le col de Néal) et celle de Cervière (via le Col d'Izoard ou le Col des Ayes) :

  • Elle comprend deux alpages de renom (l'alpage de Furfande et celui de Clapeyto)
  • Trois sommets importants du Queyras sont sur la commune : le Grand Rochebrune (3320m), le Beal Traversier (2910m) et les Crêtes de Coste Belle (qui surplombent la Casse Deserte et le Col Izoard)

Le territoire est traversé par plusieurs grands itinéraires de randonnées pédestre : la Via Alpina, le GR58, le GR541, la Haute Route des Escartons, le GR5.

Arvieux est aussi renommé pour l'architecture de ses maisons traditionnelles : celles des maisons en bardeaux de mélèzes avec balcon en fuste, mais aussi celles spécifiques à Arvieux des maisons à arcades sur 2/3 niveaux avec galeries peintes. La maison Fantin, siège du Parc est un bel exemple..

Arvieux comprend deux campaniles, qui servaient à avertir la population en cas de danger notamment d'incendie, ou informait des corvées ou des conseils municipaux : celui de Brunissard (la Tour du Procureur, reconstruit en 1885 et rénové en 1998) et celui de la Chalp (reconstruit en 1994)
 

La petite histoire d'Arvieux

Arvieux a été fortement impacté comme les autres communes du Queyras par les guerres de religion. A la Chalp, l'Eglise catholique Saint-Laurent fait face au Temple protestant. L'Eglise date du 13ième siècle et a été remaniée en 1685 suite aux guerres.

  • 1411 : crue du Guil qui détruit les hauts-fourneaux à la Fusine
  • 1630  la peste venue d'Italie ravage les familles (2/3 des habitants sont touchés)
  • 1638 : incendie
  • 1685 Révocation de l'Edit de Nantes, plus d'un tiers de la population émigre (Suisse, Allemagne, etc.)
  • 1893-1897 : les troupes du Général Baron Berge, installées à Château-Queyras, tracent la route du Col Izoard
  • 1920 création par le pasteur Suisse Dupasquier, puis Jacques Meyer de la coopérative de jouets en bois "L'Alpin chez Lui". En 1940, l'atelier s'installe à l'endroit actuel (la Chalp)
  • 1931 : électrification d'Arvieux par la société "L'énergie électrique du Queyras" à partir de l'usine d'Aiguilles
  • 1934 : inauguration de la Route des Grandes Alpes qui passe par le Col Izoard

 

L'avènement du ski et du tracteur va faire évoluer l'économie du Queyras : à 100% agropastorale, elle va se tourner davantage vers le Tourisme

  • mars 1950 : station est choisie comme station témoin et inaugure son Babyt Téléski Le Devez ( Pomagalski) à Arvieux La Chalp, il sera déplacé à Pra Bernard en 1964
  • 1951 : Premier centre UCPA (à l'époque UNCM Union Nationale des Centres de Montagnes), crée par le pasteur Jacques Cadier (aujourd'hui La Girandole). L'UNCM a prit en 1944 la suite de la branche alpine de Jeunesse et Montagne (constituée en 1940 par l'Armée de l'Air suite à la défaite contre les allemands pour former les jeunes), à l'initiatives de plusieurs mouvements de jeunesse (dont Eclaireurs de France, Auberges de Jeunesse et Compagnons de France). L'UNCM fusionnera en 1965 avec l'Union nautique française (UNF) pour devenir l'Union nationale des centres sportifs de plein air (UCPA).
  • 1952 : le baby téleski d'Arvieux est déplacé à Pra-Bernard, suite à l'installation de l'UCPA/UNCM
  • 1961 : installation à Brunissard du téléski "Le Jamberoute". Il donnera lieu au Grand Prix du Jamberoute
  • 1964 : installation du téléski Le Devez en provenance d'Arvieux, il remplacera en 1974 le Baby Teleski de Pra-Bernard
  • 1970 : pour préfigurer la création d'un brevet des accompagnateurs de moyenne Montagne, Jacques Cadier et d'autres testent le concept via un Tour du Viso du 25 au 27 juillet 1970, et diffusent le 21 juillet 1970 un programme de randos accompagnées qui sera diffusé par les hoteliers, les mairies et les syndicats d'initiatives (12 journées seront organisées, rassemblant 74 touristes de 16 à 61 ans - "personnes aisées à bonne culture générale"). Le 5 décembre 1971, l'UNAMM (Union Nationale des Accompagnateurs en Montagne) est crée à Molines, avec comme Président Jacques Cadier. Le Tourisme de Rando est né !
  • 1971 Jacques Cadier participe à l'aventure de la création de l'ANCEF/ ANCEFSF (Association Nationale des Centre Ecole de Ski de Fond) , avec Bernard Gentil pasteur à Molines
  • 17/06/1976 création du brevet d'état Accompnateur de Moyenne Montagne : le Queyras en est à l'origine !
  • 1977 : création du Parc Naturel Régional du Queyras, dont Arvieux est commune fondatrice
  • piste de luge et tapis roulant de Pra-Bernard
  • 1978 une avalanche touche la gare de départ du téléski de Jamberoute
  • 1983 installation du télésiège La Revue 3 personnes (Montaz Montino)
  • 1989 : création du Grand Beal, course ski d'alpinisme
  • 1992 : fin de l'exploitation des téléski de Jamberoute (il sera démantelé en 1996)
  • 1993 : fin de l'exploitation du téléski de Pra-Bernard (il sera démantelé en 1994)
  • 1999 1ère réserve collinaire (Pra  premier  2050  m)  avec 4,5  km  de  canalisation jusqu’à La Chalp (1700m)
  • 2007 1ère résidence  de tourisme (600 lits sur 2500 prévus dans tout le Queyras)
  • 2008 1er tapis roulant pour la vitrine nordique (éclairée) de PraBernard

 

Sur le territoire de la commune, trois hameaux et deux sites ont une histoire particulière :

  • le hameau des Escoyères :
    • ce hameau, posé sur un plateau, se situe sur l'ancienne voie romaine (appelé aussi chemin des Espagnol) qui permettait de rejoindre le Gros d'Eygliers depuis Arvieux. Les Escoyères est le plus ancien centre de peuplement du Queyras,
    • A l'époque gallo-romaine, des troupes romaines y étaient cantonnées et un administrateur dépendant de Rome y résidait. C’est aussi à partir de ce village que se fit, à la fin de l'Empire romain, la christianisation du Queyras. C'était aussi la nécropole antique de toute la vallée (chemin des morts) : des fouilles ont permis de relever des tombes anciennes, objets funéraires, un prieuré érigé au XIIe siècle
    • on y accède depuis la route par un chemin de terre mis en oeuvre en 1967 (qui comporte 31 lacets), ou par les sentiers de Grande Randonnée (GR58/GR5/GR541), qui empruntent la voie romaine et le chemin de la Croix. En 2013, le tracé du GR58 a été modifié afin d'éviter la route aux 31 lacets : un sentier rejoint maintenant directement la Chapelue sans avoir à marcher le long de la route du Guil.
    • A noter le chemin de Charve construit, en 1878, dans la falaise et surplombant les gorges du Guil, passe par les Escoyères.
    • Il se compose de trois groupes de maisons : les Pons (ou les Esponces), le Serre, le Châtelard.
      • Il fut abandonné en 1948, mais depuis 2012 une famille habite à l'année de nouveau
      • Le Châtelard du subir un important incendie en 1967
      • Chaque groupe de maisons dispose d'une chapelle : la chapelle Saint Marcellin au Châtelard, Saint-Roche aux Escoyères Saint Roch, Saint Romulad aux Esponces et au Serre
    • Trois bâtiments sont d'intéret patrimonial
      • la chapelle prieuré bénédictine de Sainte Marie Madeleine, inscrite aux Monuments Historiques: fondée au XIIIe siècle par des moines de l’Abbaye de Boscodon, elle fut détruite en 1574 durant les troubles religieux au XVIe siècle, puis reconstruites XVIIe siècle. Ses linteaux de portes sont réalisés avec une stèle romaine importante pour l'histoire du Queyras
      • la Chapelle Saint-Roch construite en 1715 et une maison, ces deux dernières étant décorées chacunes d'un cadran solaire de Zarbula
    • Un hôpital existait au hameau des Escoyères, il était sous le titre de Sainte-Marie-Madeleine, et fut, vers le XVIe siècle uni à l’abbaye de Boscodon, près d’Embrun; un religieux de cette abbaye était encore titulaire de ce petit bénéfice en 1769
    • La stèle de Saint-Marie-Madeleine explique le nom donné au Queyras : le nom de Quariates est visible sur une pierre romaine tronquées de cette chapelle, et sur laquelle on peut lire une inscription latine en épitaphe qui mentionne Albanus Bussulus, préfet des Capillates (peuple de l'Ubaye vraisemblablement), des Savincates (peuple vivant probablement dans la vallée de Savines), des Brigani (peuple de Briançon), et des Quariates (qui ont donc donné leur nom au Queyras).
  • le Veyer, dont il ne reste que 3 bâtiments à côté de l'Eglise Saint-Claude et du Presbytère
    • La paroisse fut fondée en 1499 avec les hameaux de Véyer, des Escovère, de Bramousse et La Chapelue/Montbardon, qui furentdétachés des paroisses d’Arvieux, Guillestre et Château Queyras
    • Le Veyer disposait d'une école réputée, qui éduquaient les enfants avant qu'ils n'aillent à Guillestre, Embrun ou Briançon
    • L’abbé Jacques Gondret, fut curé du Veyer et est bien connu des Queyrassins puisqu'il est l'auteurs de mémoires historiques sur le Queyras.
  • l'Ange gardien : c'est un rocher et col qui marque l'entrée dans le Queyras géologique de schistes lustrés, et qui marque la fin de la Combe du Queyras.
    • C'est aussi le lien d'une stèle monuments aux morts, érigée en 1926 en souvenir des morts de 14-18 pour l'ensemble des villages de la vallée. Cette stèle est une pyramide à huit faces gravées des des noms des soldats originaires des sept communes et qui sont morts pendant la première guerre mondiale (210 morts, alors que le Queyras comptait en 1911 environ 4100 habitants, soit plus de 5% des Queyrassins).
    • en haut du Col, un oratoire consacré à l'Ange Gardien porte l’inscription "Saint Ange Gardien, guidez et protégez les voyageurs", qui révèle les peurs suscitées par la Combe.
  • La fusine : une forge hydraulique a été construite en 1327, au lieu dit la Fusine (devant la forêt éponyme - fusine est dérivé de fondre) avant l'ange gardien, à la confluence du Guil et de l’Aigue d'Arvieux.
    • Le 1er avril 1311 Jean II, dauphin, concède à Isnard Isoard (Isoard des Isoards ou Isnards des Isnards) les hauts fourneaux nommés la Fusine (Fodina) situés près du ruisseau du Colombier : il l'exempte de tous péages, et lui donna le droit de prendre l’eau nécessaire aux ruisseaux voisins pour mettre en mouvement ses machines, de se servir de ses bois pour ses hauts fourneaux et de faire apporter des matières premières du marquisat de Saluces. Le 9 septembre 1313 le Dauphin confirme cette concession, en échange d'une redevance annuelle au Dauphin
    • Elle était composée de deux hauts-fourneaux, quatre cheminées et deux martinets actionnés par le torrent de l'Izoard et a permis un fort développement économique, avec une petite industrie
    • Les hauts fourneaux brûlaient les arbres de la forêt, pour permettre la fonte du minerai extrait des mines de Château-Dauphin (Casteldelphino en Italie), minerais qui étaient acheminés par le Col Agnel.
    • Le 13 janvier 1320 (1321) Isnard Isoard céda son établissement à Confortinus Ferrari, italien.
    • En 1405, une crue du Guil, l’une des plus terribles de l’histoire du Queyras, dévasta l'installation, puis une nouvelle fois en 1428-1429
    • Le 3 août 1426 le bois de la Fusine fut vendu aux enchères et acheté par la communauté de Saint-Véran, moyennant un florin de Gènes de rente annuelle
    • Une nouvelle fonderie fut installée en aval, dans la Combe. Elle fonctionnait encore en I556, mais une nouvelle crue interrompit définitivement cette industrie. Elle fut abandonnée au profit de deux forges construites en 1427 à Château-Queyras
  • Le pont du déserteur (à venir)

 

Sites remarquables

Les points de vue de Villard Gaudin et du Queyras, celui du Veyer, celui des Maisons et bien sûr les alpages de Clapeyto et de Furfande.

Carte de Arvieux

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