Catégorie : Territoire Guillestrois Queyras

  • Plan de Phazy : la construction du centre Thermo Minéral va commencer

    Plan de Phazy : la construction du centre Thermo Minéral va commencer

    Le Conseil de la Communauté de Commune de Guillestrois du 27 janvier a présenté le projet d’établissement thermo-minéral du Plan de Phazy. Voyons ce qu’on en apprend !

     

    Un projet ancien, qui a refait surface en 2015

    Nous en avions parlé lors d’un précédent article. La valorisation de ce site romain a été mainte fois étudiée, mais en 2015, à l’initiative du Maire de Risoul, il a été remis sur pied, et un appel à projet a été lancé. La sélection du cabinet lauréat a été réalisée, et le projet retenu vient d’être présenté fin janvier aux élus du conseil communautaire.

    Pour rappel, le site du plan de Phazy est un site géologique situé sur la faille de la Durance et qui rejette de l’eau chaude qui dispose de vertue thérapeutiques. Son exploitation a été stoppée suite à tremblement de terrre il y a près de 100 ans. Du site originel il reste des bassins, une fontaine et une rotonde.

     

    Le projet de centre thermo-minéral retenu

    Voici les principales caractéristiques du projet en chiffres

    • date ouverture : juin 2018
    • nombre salariés  : entre 5 et 10 personnes selon saisonnalité
    • capacité de 60 000 baigneurs / an sur 8 mois
    • coût 3,5 millions d’euro (financé par l’Europe notamment via fonds pour Espace Valléen)

    Côté constructions et aménagements, voici ce qui a été prévu :

    • Un bâtiment principal sur micro-pieux, avec vitrage auto-nettoyant et toit végétalisé, un chauffage par pompe à chaleur, et 70m2 de bassin
    • Des bassins en terrasse sur le flanc du rocher fe Barbein, pour une surface totale de 200m2
    • La rontonde sera modernisée, et la porte remplacée par une porte vitrée, et un jardin minéral mis en oeuvre
    • Le site sera protégé par une palissade en bois, pour que les baigneurs en extérieur trouvent de la sérénité (bruit/vent)
    • Des équipements complémentaires : grotte à sel, hammam, sauna, salle de massage, vestiaire, coin restauration

    A noter que la fontaine et les bassins actuels resteront en accès libre et gratuit.

    Pour rappel, le projet immaginé par la communauté de commune et Risoul prévoyait d’être découpé en 3 volets :

    • 1er volet : Etablissement centré bien-être, nature et santé, qui s’inspire des Spas Nordiques Canadiens, des Onsens Japonais ou des centres islandais (Il ne s’agit pas de construire ici un centre thermo-ludique comme au Monétier les Bains). Coûts 3 M€ et 500K€ aménagement voie d’accès, parkings. A noter que les voitures seront exclues du site, le site sera accessible par Bus (pour rappel le site est classé Natura2000)
    • 2ieme volet (530 K€) : mise en valeur du site et sécurisation des zones naturelles sensibles : mise en place d’un chemin d’interprétation pédagaogiques (chemins, plateaux et zones d’observation, création zone de pique-nique)

    Pour l’instant on en parle pas trop de cet aménagement du 2ieme volet, gageons que la demande de subvention au titre des Espaces Valléens englobe cette partie plus pédagogique !

     

    Voilà que devrait faire évoluer le site. Les communes et la communauté de commune attendent beaucoup de cette valorisation, afin d’apporter des activités complémentaires été comme hiver aux vacanciers. Nous regrettons toujours qu’il n’ait pas été prévu de mieux exploiter l’eau chaude de la faille (pour alimenter par exemple un réseau de chauffage sur la commune ou la zone du Villard), qu’a priori aucun panneau solaire ne semble avoir été prévu et que le projet se semble pas incorporer la Fontaine Pétrifiante de Réotier, qui pourtant est géologiquement complémentaire, et située de l’autre côté de la Durance.

     

  • Panique sur les routes des Hautes-Alpes : chutes de neige et circulation !

    Panique sur les routes des Hautes-Alpes : chutes de neige et circulation !

    Voilà la neige qui continue de faire son retour cette semaine, pour le bohneur des vacanciers, des socio-professionnels, mais pas de ceux qui repartent !

     

    Une belle chute de neige… mais des routes saturées un jour de chassé-croisé

    Cette fois-ci, la chute de neige a duré toute la journée, c’est un vrai régal pour les yeux ! Entre 20 et 40 cm de neige fraîche dans le Queyras. Mais ce changement de temps n’a pas fait le bonheur de tous : après les chutes de neige de début de semaine qui avaient englouti sur un tas de neige les voitures en stations, voilà que la météo en remet une couche ! Les vacanciers de la première semaine des vacances de février avaient surveillé dès hier jeudi le changement de temps, et beaucoup ont anticipé leur départ, de peur de rester coincé en station.

    Du coup, mals équipés, une grande pagaille a été observée sur les routes : unr RN94 totalement congestionnée sur plusieurs dizaine de kilomètres et des bouchons sur plusieurs axes, 5 heures pour faire Vars-Embrun, 3h Guilleste-Embrun, des véhicules bloqués sur le bas côté ou carément renversé, comme ce poids-lourd à Chateauroux qui a bloqué complétement la circulation. Nous nous rendions dans le Queyras pour faire quelques photos de grand blanc, et avons du rebrousser chemin. La situation était aussi compliquée pour rejoindre les stations, celles de Vars/Risoul et ainsi que celles du Queyras.

    Voici une petite vidéo côté Chateauroux où nous étions engagés pour rejoindre le Queyras : beau bouchon (3 heures pour faire Guillestre/Embrun, 5 heures pour Vars-Embrun), un poids lourd échoué bloquait la route !

     

     

    Voilà qui va relancer le débat sur les pneus hiver qui ne sont pas obligatoires en France

    La situation semblait ce soir moins grave que celle du 27 décembre 2014, mais suffisamment préoccupante pour que des hébergements d’urgence soient activés et que les autorités décident bloquer l’accès aux véhicules depuis Chorges dans le sens Gap-Briançon. Le préfet des Hautes-Alpes a appellé à ne pas quitter ce soir les stations de Vars et Risoul et demandé aux naufragés de rejoindre les 7 points d’accueils mis en place : Chorges, Embrun, Guillestre, l’Argentière, Savines, Eygliers, Saint Clément. Les véhicules non équipés ne monteront pas en station et seront bloqués par la gendarmerie.

    Mais cette situation a encore due à l’absence d’équipements adéquates : plusieurs véhicules se se sont retrouvés coincés, roulant sans équipements (dont des bus et poids-lourds). Ah si tous avaient lu nos conseils sur les équipements hivernaux pour rouler dans le Queyras-Guillestrois, ou encore comment monter ses chaînes, il y a aurait eu moins de pagaille ! Voilà qui va relancer le débat sur la nécessité de faire changer le loi pour les zones de montagne.

     

    Un gros boulot pour la DDE/DIRMED/Gendarmes pour la nuit, merci à eux. Et patience aux naufragés des routes, équipés ou non équipés car les véhicules équipés sont du coup pris en otage…  Ah les « sports » d’hiver !!

  • SfrFreeStyle Tour 2016 / Etape de Vars : nous y étions

    SfrFreeStyle Tour 2016 / Etape de Vars : nous y étions

    Nous avions prévu d’aller découvrir dans la station de Vars le ski freestyle cette année, à l’occasion du passage pour la 4ième année consécutive du SFR-FreeStyle-Tour à Vars. Voici un compte renu rapide avec quelques photos.

     

    Le SFR FreeStyle Tour, une compétition à suivre !

    Notre objectif était double : découvrir le FreeStyle en ski, et s’essayer à la prise de vue de photo de sport.

    Comme nous l’avions rappelé dans l’annonce de l’évènement dans l’agenda, cette compétition en 4 étapes est la plus importante d’Europe. Elle est également qualificative FIS. Par ailleurs, cette discipline est peu connue des grands médias, et c’est spectaculaire.

    La finale a eu lieu le 11 février, en raison d’une chute de neige conséquente le 10 et la prise d’un fort vent : la station avait besoin de purger les avalanches pour que la compétition ait lieu. D’ailleurs, le mercredi 10 le Télésiège de Pelvoux était fermé toute la journée.

    Le lendemain, le beau temps était de la partie, les snowmakers avaient fait un excellent boulot pendant la nuit : la piste était bien « chapée ».

    La finale femme et kids a eu lieu entre 09h40 – 10h40. Nous sommes arrivés à ce moment là. La finale homme ainsi que le training homme passaient après, à 14h tout était fini avec la remise des médailles. Bref, une compétition qui passe très vite !

    Les compétiteurs ne sont pas jugés sur de la vitesse, mais sur des figures de style, le tout sur une succession de grosses bosses « les nouilles ». On prend une claque dans la compréhension du vocabulaire : les nouilles, les départs en switch, les corks 8/10, les flips, les grabs, les slides, les pipes, les twists. Bref, un univers emprunté au skate ou bmx, on se sent vieux tout d’un coup !

    Heureusement, le speaker s’égosille pendant la compétition et met de l’ambiance. A notre sens, il manquait une bonne zique. Celle diffusée était trop peu entraînante, et diffusée pas assez fort : domage, on aurait dit qu’il fallait faire une économie de droits SACEM !

    La finale homme a débuté alors que le beau temps était remplacé peu à peu par un temps plus gris : les trainings étaient sous le soleil, la finale a été jouée avec un vent devenant de plus en plus fort, et une visibilité plus réduite (un marquage au bleu a été mis en place pour aider les concurrents à mieux voir les reliefs). Du coup, pas mal de chutes pendant cette finale homme, des skis qui se détachent, de la casse fixation, et plusieurs favoris au tapis !

    J’ai été surpris par le peu de spectateurs : moins de 100 pour une finale, c’était un peu triste, c’est vrai qu’il faisait froid (-9°C le matin en bas de la station à 9h00), mais quand même !

    J’ai découvert la qualité du Snowpark de Vars, en live. L’année dernière on était passé dans la station pour faire quelques répérages (le temps n’était pas au beau fixe pour faire des shootings de la station). Là on était sur le bord du Snowpark de l’Eyssina, superbe !

    Lors de la remise des prix et des photos, on est surpris par la mise en avant des sponsors via les semelles de ski : ces sports, comme le ski alpin en général, ne peuvent tourner sans eux.

    Côté Photos, eh bien ya encore des progrès à faire : enfin là j’étais parti léger (grand angle), ça a permis de redécouvrir les réglages de vitesse et de mise au point autofocus que l’on utilise guère en photographie de paysage !

     

     

    Les résultats du SFR FreeStyle Tour 2016 -Etape de Vars

    Vars est la deuxième étape du SFRFreeStyleTour 2016,après Val Thorens. Plusieurs concurrrents ont gagné des access pour la finale de la Clusaz, plusieurs aussi se retrouveront à la prochaine étape de Tignes !

    • Côté Girls : Tess Ledeux (FR) a remporté la première place devant Sandra Eie (NOR) et Lou Barin (FRA)
    • Côté Kids : trois français Nathan Pecqueur-col, Charles Vrain, et Owen Branjonneau
    • Côté Hommes : Gaetan Carlier, le varsinc, remporte la première place, devant Carles Aguareles (Andorres) et Joona Kangas (Finlande)

    Parmi les compétiteurs, il y avait des régionaux de l’étape, notamment un compétiteur de Orres. La victoire d’un varsinc a fait plaisir à la station, et à son maire !

     

    Vous trouverez ci-contre quelques photos prises, également visibles sur notre page Instagram : cela vous permettra de découvrir la discipline. L’année, prochaine, on y sera de nouveau, et vous ?

  • Maison du Soleil de Saint-Véran : l’inauguration annoncée pour Juin 2016

    Maison du Soleil de Saint-Véran : l’inauguration annoncée pour Juin 2016

    La pose de la première pierre avait été effectuée le 4 Août 2015, voici annoncée la date de l’ouverture du Centre d’Interprétation du Soleil !

     

     

    Un petit rappel sur les projets solaires de Saint-Véran

    Nous en avions parlé lors de l’inauguration en Août 2015 de la nouvelle base vie de l’Observatoire de Saint-Véran, Saint-Véran développe son positionnement et ses atouts, en créant un véritable complexe de diffusion de la culture scientifique autour de l’astronomie.

    On rappelle la devise de la commune « le pays où les coqs picorent les étoiles », son label disputé « Plus beau village de France » et son observatoire unique puisqu’il est le plus haut de France et qu’il est situé dans le Parc du Queyras dont le ciel est remarquable par sa pureté (propice aux observations des étoiles).

    AstroQueyras et la commune de Saint-Véran, appuyés par l’Observatoire de Paris -Meudon – se sont lancés depuis 2011 dans un projet astronomique !

    • L’association qui gère l’observatoire de Saint-Véran (ex Observatoire Château-Renard) avait besoin de reconstruire la base vie de l’observatoire situé à 3000 mètres.
    • Pour financer les travaux de rénovation, AstroQueyras et la mairie de Saint-Véran ont décidé d’en faire un vrai projet touristique, avec une activité toute l’année, d’où la nécessité de construire au village une structure capable d’accueillir les visiteurs toute l’année.
    • Une étude de faisabilité a été réalisée en 2012 avec l’aide du Comité Départemental du Tourisme et a mis en évidence l’opportunité de développer les offres touristiques alternatives dans les Hautes-Alpes, notamment autour de la diffusion de la culture scientifique, et pour le cas de Saint-Véran, de l’astronomie et des mines de Cuivre.

    Un projet de création d’un véritable complexe astronomique a été décidé, ce qui a permis d’obtenir des financements adéquates pour développer une nouvelle offre touristique à Saint-Véran, complémentaire aux deux autres offres déja existantes : le patrimoine bâti et naturel (le Parc du Queyras, l’un des plus beaux village de France, le musée du Soum, le bati à fustes, etc), et l’archéologie et la géologie (la mine de cuivre intégrée maintenant au geoparc des Alpes cotiennes, carrière d’extraction de serpentine ou marbre vert). Bref, de quoi apporter de la valeur aux visiteurs, et ce en toutes saisons.

    Le projet de complexe de diffusion de la culture scientifique autours de l’astronomie de Saint-Véran comprend deux réalisations, effectuées en deux phases :

    • rénovation de la base vie au pic de Château-Renard : naissance de l’observatoire de Saint-Véran, situé à 3000 mètres d’altitude (le plus haut de France) => inauguration en Août 2015
    • création d’un observatoire solaire : naissance d’une Maison du Soleil au village, située au village à 2000 mètres => inauguration en 2016

    Dans les deux cas, l’Observatoire Astronomique de Paris met à disposition du matériel de pointe et appuie la démarche scientifique. Au cas particulier de la Maison du Soleil, l’Observatoire de Paris met à disposition un coelostat (instrument de captage de la lumière solaire) et un spectrographe très haute résolution (analyse de la lumière du soleil, décomposition et mise en évidence des phénomènes solaires) bien sûr dédiés à l’observation du Soleil.

    Bref, de quoi faire de Saint-Véran un haut-lieu de diffusion de la culture scientifique et technique, autour d’actions orientées astronomie.

     

    Maison du Soleil : une date d’inauguration a été annoncée, comment y accéder ?

    Initialement, on avait parlé d’une inauguration pour les vacances de Noël / début 2016, finalement ce sera en juin ! Madame l »inauguration de la Maison du Soleil de Saint-Véran pour le 10 juin 2016 précisément.

    [mise à jour 24 avril 2016] finalement ce sera le 09 juin, ministre oblige

    Situé en plein village, le site a vocation à devenir un lieu incontournable pour l’observation, l’étude et la compréhension du Soleil à destination de tous les publics y compris les scolaires.

    Ce musée pédagogique est localisé dans la partie haute du village (pour avoir une ensoleillement maximal en toute saison). Plus spécifiquement il est situé dans une extension du Bouticari, au pied du départ des pistes de ski. Il disposera d’une capacité d’accueil de 30 personnes (soit une classe scolaire) et sera ouvert toute l’année.

    L’occasion aussi de faire en sorte que les visiteurs traversent le village pour y accéder, puisque le Bouticari c’est tout en haut ! Malins ces Saint-Véranais 😉

    La bâtiment s’intègre parfaitement dans l’architecture de Saint-Véran (rappelons que la charte Plus Beau Village de France est très exigeante) : elle est construite en Bois des Alpes.

    Nous étions au branchement des panneaux solaires du Bouticari installés par Ener’Guil et en avons profité pour prendre quelques photos de la Maison du Soleil. Le gros oeuvre se termine, les aménagements intérieurs devraient commencer à être posés à compter de février.

     

    Que pourra-t-on voir à la Maison du Soleil de Saint-Véran ?

    La finalité de cette maison du soleil est d’en faire un lieu de culture scientifique, ouvert toute l’année, afin de développer l’astronomie touristique et le tourisme scientifique à Saint-Véran. Complémentaire de l’Observatoire inauguré en Août 2015, la Maison du Soleil sera ainsi le point d’accueil principal pour l’astronomie à vocation pédagogique, touristique et éducative, et un véritable relais de l’observatoire pour la diffusion de l’information et la sensibilisation des visiteurs.

    La Maison du Soleil permettra aux visiteurs, sur deux étages et plusieurs salles, de mieux comprendre l’importance du Soleil pour la vie sur terre, à travers plusieurs équipements scénographiques et muséographiques :

    • à l’étage, le « Vaisseau Solaire » dédié à l’astrophysique du soleil : les visiteurs pourront observer le fonctionnement de l’astre solaire, les activités du soleil (taches, éruptions) – via un Celeosta d’un diamètre de 1 mètre qui traverse le bâtiment, et ses caractéristiques (température, composition, rotations) – via un spectrogramme.
    • au rez de chaussée, des espaces pédagogiques et intéractifs : le disque solaire sera projeté sur un écran, en complément de vidéos et de panneaux explicatifs, et des ateliers pédagogiques avec expériences intéractives seront organisés, permettant de comprendre l’intéraction entre le Soleil et la Terre, plus spécifiquement sur les différentes activités humaines (soleil et santé, soleil et biologie, soleil et chimie, soleil et développement durable, etc.), le but étant de sensibiliser sur l’importance de l’astre solaire pour la vie sur Terre et comment on peut l’exploiter.

    Enfin, la Maison du soleil disposera de deux espaces complémentaires :

    • un « Jardin solaire » où des cadrans solaires de différents types seront présentés et utilisés à des fins pédagogiques.
    • une terrasse, installée au sud-ouest, qui sera utilisée pour des observations nocturnes, en complément de celles proposées en altitude à l’observatoire.

    L’observatoire astronomique de Paris (CNRS) a mis à disposition plusieurs équipements de haute précision, permettant d’organiser un véritable parcours scénographique et pédagogiques, autour des rayons du soleil. Un faisceau de lumière traverse chaque espace et chaque salle sera équipée d’un appareil de haute précision, permettant une découverte du soleil sous toutes ses facettes :

    • Cœlostat, qui permet de récupérer puis projeter l’image du disque solaire sur un écran (diamètre de l’image d’environ 1m)
    • Spectromètre/Spectroscope à cercle de Rowland, permettant de mettre en évidence les caractéristiques du Soleil
    • Coronographe
    • etc.

    Des retransmissions en duplex seront même organisées depuis la Maison du Soleil (2000m) avec l’Observatoire de Saint-Véran (3000m) permettant ainsi au public de profiter des instruements à distance, et des films pédagogiques seront également projetés.

     

    Voilà de quoi permettre à Saint-Véran de trouver sa différenciation, en proposant une offre orientée Grands Astres et accessible à un large public, complémentaire aux activités classiques (randonnée, ski, patrimoine). Avec l’observatoire de Saint-Véran, cette Maison du Soleil achève le projet de création d’un véritable complexe de diffusion de la culture scientifique autour de l’astronomie, un haut-lieu du tourisme astronomique, un site incontournable : un projet de qualité, et de bonne augure pour l’activité économique du village et plus largement du Queyras.

  • Un temblement de terre pour le réveillon puis les premières chutes de neige !

    Un temblement de terre pour le réveillon puis les premières chutes de neige !

    On en parlait sur notre page Facebook, la neige est enfin là depuis cette nuit ! Retour sur une fin d’année particulière, et un début d’année plein d’espoirs !

     

    Un nouvel an 2016 mémorable

    Après un Noël au balcon pour cause de manque de neige, cette fin d’année aura été surprenante, avec des températures dignes d’un mois d’octobre/novembre, la possibilité de faire des randonnées d’inter-saison (certains sont même allés au Pic de Foréant – sans neige et sans raquette). Des cols Izoards et Agnel partiellement ouverts depuis quelques jours afin de faciliter les activités des professionnels et vacanciers pendant ces congés de fin d’année.

    Et bing ! Un grand temblement de terre à 21h42 le soir de la Saint-Sylvestre : un épicentre est située à 10km de profondeur, à hauteur de Bramousse/Arvieux, et d’une intensite de 3,5 sur l’échelle de Richter, rien que ça ! La dernière aussi forte secousse dans les Hautes-Alpes datait du 14 Juillet 2014, dans le massif du Parpaillon (Embrun/Crevoux).

    D’autres répliques ont eu lieu cette fois au Col de Vars : à 20 h 16 ce même jour (séisme de magnitude 2), et à 22 h 24 (secousse de magnitude 1,5).

    Ces tremblements ont été ressentis jusqu’à Briançon !

    A noter qu’en octobre, nous avions déja ressenti à Ristolas un beau tremblement de terre.

     

    La neige arrive : premières chutes de neige de 2016 depuis cette nuit !

    Alors que les vacanciers s’apprêtent à partir, voilà la neige qui est tombée en ce samedi 2 janvier 2016.

    Certes pas de quoi sauter de joie, mais suffisemment pour donner espoir : les stations des Alpes du Sud et celles du Queyras-Guillestrois tournaient à grands renforts de neige de culture, et attendaient impatiemment la neige naturelle qui n’est pas tombée depuis novembre et surtout début octobre.

    La météo à 10 jours annoncent une succession d’épisodes neigeux, croisons-les doigts, toute l’économie de la vallée et le plaisir des visiteurs/amoureux du Queyras en dépend. Même la nature était perturbée, certaines fleurs commençant à refaire apparition !

     

    Bref, un hiver, un Noël et Nouvel An à la montagne sans neige c’était pas marrant. Voilà qui remet quelque peu les choses en place ! Nous n’étions pas dans le Queyras en cette fin d’année, mais nous sommes impatients de reprendre nos entraînements de ski nordique et de profiter des pistes du Queyras-Guillestrois, mais aussi des Alpes du Sud !

  • Ouverture des stations de ski du Queyras : vivement une chute de neige !

    Ouverture des stations de ski du Queyras : vivement une chute de neige !

    Les stations village du Queyras ont pu accueillir les vacanciers pour ces congés de fin d’année, mais avec des domaines de ski ouverts à minima. Une activité économique et touristique durement touchée, mais des socios-professionnels qui se sont mobilisé pour offrir des prestations d’inter-saison bien sympathiques. La situation n’est pas que Queyrassine, mais touche toutes les massifs alpins d’Europe, et pas que. En attendant, les beaux panoramas du Queyras sont toujours là !

     

    Une situation générale dans les Alpes européennes, et au delà

    L’ensemble du massif des Alpes, côté France mais aussi Allemagne, Autriche, Suisse souffre d’un manque de neige. Seules les très hautes stations s’en sortent (Tignes, Val-d’Isère, Val Thorens), et encore avec des restrictions de ski (ainsi Val-Thorens a demandé aux locaux de ne pas skier pendant ces vacances afin de laisser la neige aux touristes sic !!!).

    Le Quebec a lui aussi connu des températures anormales, avec absence de neige. Depuis Noël, les températures se sont inversées, la neige commence à arriver, enfin !

    Côté Hautes-Alpes, un changement de températures et de l’humidité sont annoncés pour début d’année. Croisons les doigts. Il ne faudrait pas que le manque de neige s’éternise, l’année 2015 a déja été assez dure comme cela pour l’activité économique et touristique (effectifs saisonniers). C’est domage, car le département et les stations en général avaient lourdement investi cette année en spot télévisés et autres promotions pour le lancement de saison.

     

    Etat d’ouverture des stations de ski alpin du Queyras au 19 décembre

    Les webcams du Queyras le montre clairement : comme dans le reste des stations de ski des Alpes, l’ouverture des domaines skiables du Queyras n’est que partielle et réalisée à grand renfort de neige de culture. Soulignons l’excellent travail réalisé par les snowmakers afin de permettre aux vacancier de profiter de leurs vacances, aux premiers desquels les enfants. Tous les domaines ont favorisé le front de neige afin de permettre aux cours de ski des débutants de se dérouler normalement.

    Voici les prévisions d’ouverture des pistes de ski pour chacun des domaines de ski alpin du Queyras pour l’ouverture du 19 décembre (bien sûr les tarifs des forfaits sont adaptés aux conditions réelles d’ouverture des pistes de ski / remontées mécaniques)

    soit un total de 8 pistes et 7 remontées mécaniques

    Côté ouverture du domaine de la Forêt Blanche Vars-Risoul, qui a ouvert ses pistes le 12 décembre, c’est un peu mieux, l’altitude moyenne étant plus élevée mais surtout la Forêt Blanche étant lourdement équipée de canons à neige. Mais on ne peut pas dire que la situation au top. La neige naturelle n’est pas encore là.

     

    Etat d’ouverture des domaines de nordique / ski de Fond du Queyras au 19 décembre

    Le Queyras dispose de 4 domaines de ski nordique : le Domaine de l’Izoard (Arvieux/Le planet), le Domaine du Haut-Guil (Abriès/Ristolas), le Domaine du Cristillan (Ceillac), le Domaine des Aigues (Molines/Saint-Véran. Ces 4 domaines de ski de fond du Queyras devaient ouvrir progressivement à partir du week-end du 21 novembre. Cela n’a donc pas été possible cette année en raison du manque de neige.

    Pour l’ouverture des stations de ski, une boucle d’un kilomètre tracée en neige de culture sur le site du Planet à Arvieux a été mise en place (en accès libre et non sécurisée), ce qui permettra aux mordus de nordique de patienter (voir photo ci-contre de Nordic Queyras prise le 25 décembre).
     

     

    Bref, une année 2015 particulière à tous points de vue, ce sera un Noël au balcon. Les professionnels ont remis en surface les VTT et organisé des activités de pleine nature comme des sorties thématiques ou des sorties en randonnée pédestre. La montagne est également belle en VTT ou en randonnée pédestre, avec de bons souvenirs en perspectives  : il est très rare de pouvoir arpenter le massif du Queyras en décembre comme si on était en plein été, profitez-en ! Et n’oubliez pas d’emporter vos raquettes à neige, vous trouverez quelques topos sympas sur notre site dans la partie rando et ski nordique ! Patience, la neige finira par arriver, et si vous hésitez, lisez notre dossier sur les 5 raisons de venir faire du ski dans le Guillestrois/Queyras !

  • Des nouvelles de la RD1091 Grenoble Briançon : la RS1091 du Chambon

    Des nouvelles de la RD1091 Grenoble Briançon : la RS1091 du Chambon

    Nous en avions parlé ici même : en avril 2015, le grand tunnel du Chambon (RD1091 Grenoble -Briançon a du être fermé pour cause d’effondrement de la montagne . Après plusieurs mois de tension, la route alternative RS 1091 dite du Chambon a été ouverte fin novembre. Ce n’est cependant qu’un palliatif, d’ailleurs elle est strictement réservée aux usages locaux : c’est en réalité une route de secours. Explications.

    [mise à jour du 24/02/2016] : voir dans les commentaires les dernières actualités concernant l’ouverture/fermeture de la Route (de secours) du Chambon RS1091. la route doit être confortée suite à un effondrement partiel. Elle est donc fermée plusieurs nuits par semaine.

    [mise à jour 24/04/2016] : le tarif spécial négocié du Pass Fréjus 2016/2017 a été reconduit – voir en fin d’article et dans notre agenda

    [mise à jour 16/07/2016] : l’accès via la RS1091 a été facilité pour cet été

    [mise à jour 15/12/2016] : la route Grenoble Briançon ouvre dès le 17 décembre et ce jusque début mars, soit toute la saison touristique d’hiver ! Les tarifs réduits Fréjus restent en vigueur jusque fin avril 2017.

     

     

    Un bref rappel des faits depuis notre dernier article sur le sujet

    Depuis l’affaissement le 10 avril 2015 de la voûte du grand tunnel du Chambon, situé sur la commune de Mizoën sur la RD1091 Grenoble Briançon, les vallées de la Haute-Romanche à savoir les communes de La Grave et Villard d’Arène (surtout) et de la Guisane à savoir les communes de Monétier, Briançon / Serre-Chevalier (dans une moindre mesure) sont lourdement touchées économiquement. Par ricochet, l’activité touristique du Queyras est impactée.

    Des fissures avaient tout d’abord été constatées sur la voûte du Tunnel du Chambon, puis des effondrements partiels, obligeant à la fermeture de la Route. Après analyse, la cause a été établie : la montagne s’affaisse, tout un pan de montagne doit tomber. L’effondrement de la montagne a eu lieu, mais de manière partielle.

    Paradoxe : l’état ne pouvait provoquer l’affaissement, car cela aurait empêché la déclaration d’état de catastrophe naturelle. Si on intervient, ce n’est plus naturel, donc plus de fonds de garantie assurantiels ! Drôle de pays 😉

    La RD1091 est certe une départementale par son nom, mais en réalité un axe majeur de type RN par son importance économique : de nombreux habitants de La Grave et de Villard d’Arène travaillent à Bourg d’Oisans, de nombreux enfants sont scolarisés dans l’Isère également (paradoxe : c’est moins loin que d’aller à Briançon, surtout en plein hiver quand le col du Lautaret est bloqué par les congères de neige). Travailleurs, Scolarisés, mais aussi Approvisionnements ne peuvent plus passer, obligeant à un détour impossible. Le Tourisme est également dévié. Bref, une vraie catastrophe économique pour la Haute-Romanche, la Guisane et au delà tout le département des Hautes-Alpes. Les clients étrangers sont notamment les premiers qui ont annulé leurs vacances dans la Haute-Romanche.

    Depuis la fermeture de la RD1091, les départements de l’Isère et des Hautes-Alpes ont mis en place des dispositifs afin de réduire quelque peu les désagréments pour la population de Haute-Romanche devant rejoindre l’Oisan en raison de leur emploi : une navette lacustre pour permettre aux actifs et scolarisés de traverser le lac a été mis en place, puis une navette hélico lorsque les flancs de la montagne menaçaient de s’effondrer et ainsi rendaient la navigation trop dangereuse. Certains habitants de Haute-Romanche ont du parfois prendre les sentiers en hauteur (45mn de marche), lorsque les dispositifs n’étaient pas encore décidés ou ne pouvaient être opérationnels (ex: en raison de la météo).

    Une petite vidéo de France TV Info sur la navette fluviale/lacustre, qui permet de bien percevoir la situation et les impacts sur la population :

     

    Ces dispositifs ont mis cependant du temps à être en place : la population de Haute-Romanche est restée dubitative, puis désespérée devant l’impuissance de l’état. Le sentiment d’abandon s’est installé avec raison. On est capable d’aller faire la guerre en Syrie/Irak, mais pas d’apporter une solution à un montagne dont la falaise s’affaisse. Pas possible de provoquer par dynamitage sont affaissement définitif?

     

    Le déplacement du Premier Ministre, le détournement du Tour de France : enfin ça bouge !

    Le Premier Ministre Manuel Valls s’est rendu à la Grave le 24 Juillet pour officialiser la mobilisation de l’état, des administrations et des collectivités territoriales. Des aides économiques et fonds de soutien ont été activés pour soulager les entreprises impactées (près de 45 entreprises / 150 actifs impactés sur La Grave, 21 entreprises / 35 actifs sur Villar-d’Arêne) : report de paiement URSSAF/Impôts, exonérations charges fiscales et sociales, prise en charge des conséquences économiques, etc.

    La veille (sic) de l’arrivée du premier ministre soit le 23 juillet, le département de l’Isère avait justement tenu une conférence de « présentation du projet de piste en rive gauche du Lac de Chambon ».

    L’ADDET (agence départementale du Tourisme) a même mis en place des opérations spéciales afin d’inciter les Hauts-Alpins à re-decouvrir la Grâve et Villard d’Arène, isolés au bout du département, et des tarifs spéciaux ont été négociés avec le tunnel du Fréjus pour l’été (avec un process quelque peu compliqué il est vrai). Entre temps, le passage du Tour de France 2015 par le Lautaret a du être annulé, et le tracé de l’étape modifié.

    Le département avait lancé dès le 20 avril des travaux de réparation / confortement du tunnel, mais ceux-ci ont du être suspendus le 23 juin en raison de l’accélération des mouvements géologiques, tout un versant de la montagne menaçant de s’effondrer après la constatation par sonde des mouvements.

     

    La construction de la route de secours RS1019 du Chambon et son ouverture à la circulation

    Le 19 Mai, le Département de l’Isère avait voté une enveloppe prévisionnelle de 5 millions d’euros pour réparer le grand tunnel du Chambon, finalement ces fonds seront utilisés principalement pour un itinéraire de contournement du tunnel, et ainsi rétablir quelque peu les communications routières indispensables à la vie locale. Elle attendait avant de lancer les travaux de voir l’évolution de la situation sous l’angle géologique. Le lancement des travaux a été amorcé le 20 juillet, puis plus lourdement à compter 27 juillet (pour faire écho au passage du Premier Ministre), et plus résolument à compter du 10 Août 2015.

    Une route de secours RS1091 a donc été construite sur la rive gauche du Lac du Chambon (face à la RD 1091), en ré-utilisant une ancienne piste forestière, avec de lourds travaux de sécurisation : dynamitage d’un éperon rocheux, mise en place de blocs de protection (le lac est en contrebas), terrassements, purges de blocs et mise en place de protections pour éviter les chutes de pierres., mise en place d’équipements d’alerte et de signalisation (la route est exposée à plusieurs couloirs avalancheux et est soumise à un Plan d’intervention pour le déclenchement des avalanches PIDA).

    Finalement entièrement goudronnée finalement (elle ne devait être récouverte initialement que de gravillon), elle est d’une longueur de 5.3 km, avec une largeur réduite de 5,5 m en moyenne sur l’essentiel du parcours, et permet en 13 mn aux Isérois et Haut-Alpins de retrouver un peu d’air dans leurs échanges économiques, en voiture.

    Voici une vidéo de France TV Info sur la construction de la route de secours :

     

    La route de secours du Chambon RS1091 a finalement été ouverte à la circulation le 24 novembre 2015 à 16h, plus de 7 mois après la fermeture de la RD1091, et aura coûté finalement environ 6,7 millions d’euros (elle devait intialement être ouverte mi-novembre).

     

    Un chemin goudronné plutôt qu’une route : c’est bien une route de secours… et de montagne !

    Une route de montagne sinueuse et de faible largeur

    Nous avons emprunté cette route le 23 décembre 2015, afin de la découvrir. Voici ses principales caractéristiques :

    • un longueur de 5,3 km surplombant le lac du Chambon (vertigineux et humide)
    • Une largeur roulable : 5,50 m (permet le croisement de deux véhicules légers à vitesse réduite) / 3,50 m au niveau de l’éperon rocheux où un alterna est mis en place sur 600 mètres
    • Une pente maximale de 10% : elle est en réalité très vallonnée, surplombe le lac avec de belles pentes en dessous, ce qui explique qu’elle est réservée aux véhicules courts/légers et sans remorque,
    • Une revêtement de bitume sur toute la longueur
    • Une route sinueuse et exposé exposée aux avalanches et chute de pierres. En plein hiver et au printemps, il y aura du travail pour les équipes de déneigement et de sécurisation (DDE)
    • une route dont on sent que la sécurisation a été travaillée : des refuges ont en effet été aménagés tous les 150 m au maximum.

     

    Voici une vidéo tournée par leDauphiné présentant la route

     

    Un potentiel de trafic limité

    Elle calibrée pour un trafic maximal de 1500 véhicules jours, soit 90% du trafic de la population locale observé en dehors des périodes de chassés-croisés.

    A titre de comparaison, la RD 1091 avait un trafic moyen de 2400 véhicules/jour en moyenne annuelle, dont 5% de poids lourds, mais pouvait monter à 10 000 en plein chassé croisé estival lors des pics d’affluence touristique. Elle ne permet donc pas d’absorber le trafic important d’accès aux stations de ski lors des congés d’hiver, surtout avec une partie à voie unique : seule une partie des 2 400 véhicules/jour relevés sur la RD 91 pourra emprunter la nouvelle voie / route de secours.

    Depuis son ouverture, hors congés scolaire, la route enregistre 700 véhicules jours. Lors du premier chassé-croisé, les gendarmes ont du mettre des limites car des touristes étrangers commençaient à l’emprunter, rappelant ainsi qu’il s’agit d’une route de secours à usage local, comme le prouvent les panneaux d’affichages InfoRoute situés en amont, qui indiquent bien que la route est fermée. C’est que les socio-professionnels et office de tourisme avaient communiqué trop vite !

     

    Un guide d’utilisation a été édité par le Conseil Départemental de l’Isère, et quelques règles de bon sens

    Des véhicules autorisés, d’autres interdits

    Cette route d’accès ne peut pas être empruntée par les véhicules de plus de 3,5 tonnes ou de plus de 8 mètres de long (poids lourds mais pas que, ceux munis de remorque, les autocars et campings car.

    Les véhicules de moins de 3,5 tonnes, de moins de 8 mètres de long et peu larges sont les seuls autorisés à emprunter la route de secours en permanence. Des dérogations peuvent être demandées.

    D’ailleurs la signalisation n’indique pas l’ouverture de la route et invite à passer soit par Gap RN 85 soit par le tunnel du Fréjus : elle est réservée au trafic local et ne remplace pas la RD1091.

    Les équipements spéciaux sont conseillés pendant la période hivernale. En cas de forte neige, ils sont obligatoires.

     

    Un système de régulation de trafic

    Des feux tricolores s’activent pour réguler le trafic afin de fluidifier le passage de l’éperon rocheux

    Le route pourra être fermée en cas de risque de sécurité (risque d’avalanche, conditions climatiques défavorables, accident ou incident) en cas de très fort trafic (lorsque le trafic atteint 400 véhicules par heure), lors des opérations de maintenance (ex : opérations de déneigement) et un système d’information des usagers prioritaires a été mis en place (ceux qui empruntent la route pour aller travailler).

     

    Un guide d’utilisation a été publié

    Ce guide du bon usage de la RS1091 à télécharger ICI reprend les principales règles à respecter : une distance de 50 mètres avec le véhicule qui précède, ne jamais stationner le long de la route, la priorité de la file de véhicule sur un véhicule seul, règles de croisement / dégagement, etc..

    Quelques semaines après son ouverture, voici une petite vidéo de France TV Info faisant un premier bilan

     

    Cette route n’est donc pas apte à ramener le trafic routier d’avant : elle n’est réservé qu’à usage local. Nous avons d’ailleurs observé des rues désertes le 23 décembre à la Grâve, les hôtels et commerces étant fermés. Même le téléphérique de la Meige a été fermé la première semaine des congés de Noël, avant que les locaux s’en émeuvent. Finalement, le téléphérique a été ouvert aux piétons pour quelques jours. Bref, la situation dans la Haute-Romanche est bien encore critique, surtout en l’absence de neige cet hiver. Gageons que les chutes de neige annoncées pour début 2016 viennent redresser quelque peu la situation.

     

    Quand sera rouvert le tunnel du Chambon et donc la RN1091 ?

    Après plusieurs mois d’études, le département de l’Isère a annoncé le 3 septembre la solution finale pour résoudre le cas de la RD1091 : le percement d’un tunnel de dérivation d’une longueur de 990 mètre (départ au milieu du tunnel existant côté Bourg-Oisans pour se raccorder après la petit tunnel du Chambon côté La Grave. Une dérivation partielle a donc été retenue pour rétablir la circulation sur la RD 1091.

    L’ouvrage devrait être livré en décembre 2016, avant d’être de nouveau fermé en 2017 pour des travaux d’amélioration et de sécurisation, pour un coût compris entre 20 et 25 millions d’euros, co-financé par l’Isère avec l’État, les Régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    L’appel d’offre pour sa construction a été lancé le 27 novembre, l’enquête publique est en cours, le début des travaux est prévu pour mai 2016, avec le calendrier suivant :

    • une mise en service provisoire avant l’hiver 2016-2017 du 15 décembre 2016 au 6 mars 2017
    • une fermeture pendant quelques semaines avant l’été pour finaliser les équipements, la circulation étant alors déviée par la route de secours
    • une réouverte du 13 juillet au 21 Août 2017 pour la saison touristique estivale
    • une dernière fermeture pour achever les équipements, avec une ouverture définitive de la RD1091 prévue le 30 octobre 2017

    Au delà, il faudra reconsidérer l’importance de la RD 1091, et certainement la requalifier en Route Nationale. En effet, cet accès est stratégique :c’est un itinéraire routier de liaison inter-régionale (Rhône-Alpes – PACA) à fort enjeu économique et touristique y compris au niveau international. La route du Col du Lautaret permet en effet de rejoindre les stations de montagne de l’Oisans (Alpes d’Huez, Deux Alpes), et du Briançonnais (SerreChevalier, Montgenèvre), et de relier France et Italie dans cette partie des Alpes françaises, via le Col du Montgenèvre. Bref, une route d’importance stratégique, les conséquences économiques constatées à l’occasion de sa fermeture le prouvent bien. A noter que les deux Départements ont lancé une étude de vulnérabilité de la RD1091, pour faire face aux aléas géologiques et éviter un “Chambon 2”.
     

    Les accès à privilégier pour rejoindre les Hautes-Alpes et le Queyras en cet hiver 2015/2016, et pour 2016/2017

    Depuis le Nord du département, les routes à emprunter pour rejoindre les Hautes-Alpes, le Briançonnais et le Queyras , sont les suivantes :

    • la RN85 Grenoble Gap (Col Bayard), ou encore l’A51 Grenoble – Luce la Croix Haute puis RD 1075, pour ensuite dans les deux cas poursuivre via la RN94 Gap Briançon
    • le tunnel du Fréjus puis le Col de Montgenevre : lire à ce sujet notre info concernant le tarif spécial du Fréjus
      • tarif spécial 2015/2016 Pass Tunnel du Fréjus, qui a été reconduit pour l’hiver 2015/2016 avec un process d’achat simplifié (tout se fait en ligne).
      • tarif spécial 2016/2017 du Pass Fréjus 2016/2017 pour la période 01/05/2016 – 30/04/2017 (été 2016 / l’hiver 2016/2017)

    Depuis le Sud du département, pas de souci, l’A51 Aix-En-Provence / Gap est la voie royale.

    NB : en hiver, les col du Galibier, Izoard et Agnel sont fermés !

     

    Bref, cette route étroite et sinueuse n’est pas destinée au grand trafic touristique : c’est une route de secours (deviendra-t-elle à terme une route de délestage?). Le trafic continuera d’être redirigé vers les RN85/RN94 ou le tunnel du Fréjus/Montgenèvre, en attendant l’ouverture d’un nouveau tunnel du Chambon pour l’hiver 2016-2017. Mais les habitants et professionnels de Haute-Romanche disposent maintenant d’une alternative, de quoi être un peu soulagé suite à une année 2015 difficile. Plusieurs ont pris des dispositions notamment pour les enfants (scolarisés maintenant sur Briançon, le Département 05 s’engageant sur les moyens pour déneiger les accès au Lautaret).  De notre côté, nous sommes passé le 23 décembre, et la Grave était vide !

    Vivement l’ouverture du tunnel de dérivation, en 2017. D’ici là, on espère aussi que la thématique transport et accès soit complètement remise à plat : train, route, finalisation de l’A51, voie rapide dans la vallée de la Durance, etc. A priori l’exécutif PACA nouvellement élu s’y est engagé. Gageons que du concret sorte rapidement, le département a besoin d’être désasphyxié.

  • Ouverture des domaines skiables de Vars-Risoul : c’est parti, vivement la neige fraîche !

    Ouverture des domaines skiables de Vars-Risoul : c’est parti, vivement la neige fraîche !

    Montgénèvre avait ouvert la danse le week-end du 28/29 novembre, Serre-Chevalier le week-end dernier, voici que Vars et Risoul (domaine de La Forêt Blanche) entrent dans la danse ce 12 décembre. Mais ce sera une ouverture partielle là aussi. Côté stations villages du Queyras, ce sera encore plus difficile : pas encore de neige.

     

    Un enneigement faible dans les stations de ski des Alpes du Sud

    Si la neige était arrivée dès début octobre, une longue période de hausse de températures en novembre a eu raison des premières épaisseur de neige, avant que les températures ne se décident à redescendre pour permettre aux canons à neige de fonctionner.

    Montgénèvre avait ouvert la danse le week-end du 28/29 novembre (4 pistes alimentées par 3 remontées mécaniques, 300 mètres de denivelé de pistes). Ce week-end des 12/13 novembre, Montgenèvre ajoute 3 remontées mécaniques et 8 nouvelles pistes. Serre-Chevalier avait du retarder son ouverture initialement prévue le 28/29 novembre, a pu ouvrir le week-end dernier sur 4 jours uniquement. A compter de ce week-end, Serre-Chevalier ouvre en continu.

    Plusieurs stations de ski ont ainsi retardé au 19 décembre leur ouverture en raison du faible enneigement (Orres, Orcières Merlette 1850, Puy-Saint-Vincent, etc.)

    Côté Vars et Risoul, qui ont lourdement investi ces dernières années en canons à neige, on a réussi à maintenir le calendrier initial, non sans mal (et cela ne fait pas trop COP21 !) :

    • côté Vars  150 000 m3 de neige articielle ont été crée depuis novembre
    • côté Risoul Plus de 200 000 m3 d’eau ont été nécessaire pour créer la neige artificielle.

    Côté stations-village du Queyras, pas de neige fraiche tombée récemment également, les réserves colinaires ont été lourdement mises à contribution, même les domaines de ski de fond n’ont pu véritablement démarrer, voir à ce sujet notre article dédié sur les conditions d’ouverture des domaines skiables du Queyras : bref, une ouverture à minima, au mieux des possibilités. Dame nature a toujours le dernier mot !

    Sur tous les stations de ski des alpes du Sud ouvertes à ce jour, il s’agit donc à chaque fois d’ouvertures partielles. Tout le monde attend la neige, les professionnels et les saisonniers surtout. C’est que la saison d’hiver est essentielle pour l’économie locale.

     

    Vars-Risoul : une ouverture partielle du domaine de ski, état des lieux des remontées et pistes ouvertes au 12 décembre (jour d’ouverture)

    Côté Vars, 6 remontées mécaniques (télésièges) et 15 pistes (1 noire, 7 bleues, 7 vertes) sont ouvertes, de 1850 à 2250m d’altitude (secteurs de Vars les Claux et de Sibières) soit 13km.
    L’activité chien de traîneau est praticable depuis le sommet de la télécabine de Chabrières ouverte aux piétons. Sur le VarsPark, 6 modules sont ouvertes aux riders.

    Côté Risoul l’axe principal a été enneigé : 5 remontées mécaniques et 6 pistes sur l’axe principal de la station sont desservies .

    Un forfait adulte journée fixé à 20 € sur les deux domaines pour ce week-end (côté Risoul, il comprend l’accès illimité à la Lugedévale uniquement ce week-end), les tarifs enfants ajusté en conséquence également, pour tenir de l’état d’ouverture des pistes.

    Nul doutes que ces stations gardent sous le coude quelques pistes pour les ouvrir pendant les congés scolaires !

     

    Vars en scène : Cali comme invité de marque !

    Traditionnellement, côté Vars, un artiste célèbre vient lancer la saison. En 2014, Olivia Ruiz avait fêté le début de saison, déja avec un manque de neige évident. Cette année, Cali lancera officiellement la saison de ski , à l’occasion de la 8ème édition de «Vars en scène» par un concert gratuit à 19h depuis le front de neige.

     

     

    Le domaine de la Forêt Blanche de Vars et Risoul est donc prêt à accueillir le public pour cette saison saison hivernale 2015-2016. La saison de ski est lancée, enfin, on attendra encore un peu pour la neige, en espérant que ça arrivera rapidement afin que l’inquiétude ne s’installe côté socio-professionnels et que le moral revienne au beau fixe, à la veille de ces vacances de Noël.

    Pour l’instant pas de chute de neige conséquente attendue avant Noël, on se console avec nos images des stations de ski, mais ça peut vite évoluer. Vivement un bon retour d’Est comme on l’aime !

    Et si tu ne sais choisir entre stations du Queyras et celle du Guillestrois pour tes vacances de ski de Février, tu peux lire notre petit dossier sur les 5 bonnes raisons de choisir l’une des stations du Queyras-Guillestrois, les dates d’ouverture et tarif des forfaits de ski de Vars-Risoul et ceux des stations villages du Queyras et des domaines de nordique/ski de fond. Patience, la « puff » finira bien par arriver !

  • Concours photo MonViso Unesco 2015 : les résultats sont sortis !

    Concours photo MonViso Unesco 2015 : les résultats sont sortis !

    Le Parc du Pô Cuneese et le Parc Naturel Régional du Queyras organisaient cet été la première édition d’un concours photos , ouvert aux photographes amateurs et professionnels. Nous en avions parlé sur notre page Facebook. Voici donc les résultats de ce concours photographique de l’été dont le sujet était La Réserve de Biosphère Mont-Viso Unesco – l’homme et la nature.

     

    Le concours photo en détail : finalités, périmètre

    Cette première édition du concours photo gratuit MonViso Unesco lancée en plein été (du 25 juillet et 30 septembre 2015), exigeait bien évidemment des photos concernant le territoire des 109 communes constituant la Réserve de Biosphère transfrontalière du Mont-Viso, donc des deux versants du Mont-Viso (Italie/France) . Ce concours était financé par le programme 2007/2013 du fond europeen de développement régional ALCOCRA.

    Pour rappel, le territoire de la Réserve de Biosphère comprend 21   communes du Queyras-Guillestrois (Abriès,   Aiguilles,   Arvieux,   Briançon,   Ceillac, Cervières, Château-Ville-Vieille, Eygliers, Guillestre, La Roche de Rame, Molines-en-Queyras, Mont Dauphin, Puy Saint André, Risoul, Ristolas, Saint Crépin, Saint Martin de Queyrières, Saint Paul sur Ubaye, Saint-Véran, Val-des-Prés, Villar Saint Pancrace) , et 88 communes italiennes.

    Le but : valoriser la réserve de Biosphère transfrontalièe du Mont-Viso par un concours photos ouverts aux amateurs et professionnels, organisé en 2 sections : Instagram et Appareil Photo Traditionnel

    Le sujet des photos était laissé libre, afin d’avoir une bonne représentation du territoire et de ses différentes facettes : la nature, le patrimoine, la culture, les traditions, la relation homme-nature, la randonnée, les paysages, etc. de ce territoire transfrontalier de la réserve de biosphère transfrontalière du Mont Viso.

    Chaque participant pouvait soumettre un nombre illimité de photos par participant, mais bien sûr une seul photo par participant et catégorie était sélectionnable pour être retenues dans la shortlist

    La finalité pour les organisateurs étaient certes de valoriser et d’impliquer les visiteurs/habitants de la zone donnée, mais à n’en point douter aussi récupérer des photos pour les exploiter, puisque les participants mais autorisaient, via le règlement, l’organisateur du concours à utiliser les photos à des fins de communication/promotion sans rémunération permission ou avis, à reproduire, adapter et publier leurs images dans le cadre de la valorisation des actions de la Réserve de biosphère transfrontière du Mont Viso et ce dans divers formats et sur tous types  de  supports (magazines,  affiches,   livrets,  exposition,   site  internet,  réseaux  sociaux, insertion, presse, vidéos, etc).


    Le jury photo, le choix des gagnants et les prix du concours

    Les 5 membres qui ont composé le jury de ce concours photo étaient un journaliste, un photographe, un expert en marketing/communication, un collaborateur du Parco del Po Cuneese et un collaborateur du Parc naturel régional du Queyras.

    Côté sélection des images/photos, les règles spécifiques avaient été établies pour chacune des sections du concours photo :

    • Pour la section Instagram

    Les 30 meilleurs photographies postées sur le compte Instagram sous le hashtag de la Réserve de Biosphère du Parc du Pô Cuneese #monvisounesco,ont été désignées par un jury.
    Ensuite, les 3 meilleurs ont été retenue, d’après le nombre de « j’aime » au 25 octobre sur Instagram

    • Pour la section photo traditionnelles

    Les 3 photos gagnantes seront retenues par le jury parmi une pré-selection de 10 photos

     

    Côté gains, les 30 photos gagnantes section Instagram et les 3 photos gagnantes section photo traditionnelle ont été insérées dans une publication spéciale concernant le concours de la Réserve de biosphère. Les six photos gagnantes se sont vues attribué des lots liés au territoire de la Réserve. Les trois photographes gagnants, de la section traditionnelle, en outre, ont été invités à présenter leurs images à une expo photographique liée au territoire.

     

    Le résultat final du concours photo MonViso Unesco 2015

    Une remise de prix a été effectuée le 30 octobre à l’occasion de la clôture du projet Alcotra GouvMab Viso. Sur près de 1500 photographies soumises (1000 sur instagram, 450 photos traditionnelles), le jury a effectué sa selection des 40 meilleures, puis les 6 gagnantes (3 par section).

    Dans la section Instagram, trois gagnants retenus parmi 30 ont été choisis par un vote populaire Instagram (au nombre de J’aime) : 1er Simon Mondino, 2e Antonella vichi, 3e Enrico Testa.
    Dans la section Appareil Photo Traditionnel, les 3 vainqueurs retenus parmi 10 ont été  1er Roberto Bruno, 2e Massimo Alloi, 3e Enrico Testa.

    Peu de français ont a priori participé, mais tout de même 2 gagnants dans la section Appareil Photo : Monique Eymard pour une photo au lever de soleil sur le plan d’eau d’Eygliers, et Henri Longchamp pour un arbre dans la brume à la Casse Déserte. C’est vrai qu’il a été lancé tardivement.

    Les 30+10 ont été publiées dans un livret spécial, que vous avons eu la chance de nous procurer (voir photo ci-contre).

    Une partie des photos sont visibles au Muséum Naturel de la rivière Po, Piazza Denina n. 5 – Revello (CN) depuis le 8 novembre, jusqu’à l’Epiphanie (Heures d’ouverture: 14h30 à 18h30 le dimanche uniquement pendant l’hiver, entrée libre)

     

    Voilà une beau concours photo, première action visible de coopération transfrontalière au sein de la Biosphère Mont-Viso Unesco, qui a priori sera relancé en 2016. Une belle matérialisation de la coopération transfrontalière, et une belle représentation de la variété des paysages autours du Mont-Viso, le roi de pierre que nous avons en commun !

  • Une nouvelle campagne de promotion des Stations de Ski des Hautes-Alpes

    Une nouvelle campagne de promotion des Stations de Ski des Hautes-Alpes

    Nous l’avions évoqué ici en début d’année : l’ADDET a été mise en place pour améliorer la promotion touristique des Hautes-Alpes début 2015. Cet été, peu d’actions visibles, hormis le petit cube rouge et le début des aménagement du Col Agnel, premier d’une serie d’aménagement des grandes sites des Hautes-Alpes. Voilà ses premières actions lourdes qui arrivent, à l’occasion de la saison hiver 2015-2016.

     

    Un nouveau site internet pour l’Agence Départementale de Développement et du Tourisme (ADDET)

    Le nouveau site a été officialisé le 23 septembre avec une nouvelle tagline : « au plus près de la différence ». Il semble que les Hautes-Alpes cherchent à se démarquer des grandes stations des Alpes.

    Ce nouveau website met mieux en avant les grands sites des Hautes-Alpes (conformément au nouveau Schéma de Développement Touristique adopté fin 2014), avec un classement destination (stations de ski, grands sites, territoires-vallées) et activités (pleine nature, culture et art de vivre, évènements), et un espace nommé les Essentiels qui regroupe les aspects plus commerciaux, des visuels de photographes locaux et une mise en avant de ses comptes de réseaux sociaux. Il est multi-langue : française/anglais/italien.

    Indéniablement la première pierre de la nouvelle stratégie du département des Hautes-Alpes en matière de développement économique touristique.

     

    Une vidéo de promotion des stations et domaines de ski des Hautes-Alpes

    Cette année, l’ADDET a choisit de mettre en avant un ambassadeur célèbre : le champion de ski Luc Alphand, multi-médaillé. Cette vidéo va être diffusée à compter du 16 novembre sur les chaînes nationales d’informations sportives (Bein sports, Eurosport, etc.) ou en continu (LCI, ITélé, BFM TV,etc.).

    La vidéo est courte (30 secondes), mais est assez efficace, par contre on y trouve le champion dans un bain scandinave, surprenant ! Les Hautes-Alpes seraient-elles devenues la petite Suisse ou l’Autriche ?

    De notre côté, nous préférions quand même la vidéo de promotion 2014 (défilé le haute-nature), qui montrait plus la diversité du département. Espérons que cette vidéo sera déclinée en plusieurs autres, car toutes les stations des hautes-alpes n’ont pas les même cibles de clientèles, les domaines de ski étant de taille différente.

     

    Une publication dans un supplément de l’Equipe Magazine du 14 Novembre

    Par ailleurs, un supplément de promotion des stations de ski a été publié dans l’Equipe Magazine du Samedi 14 Novembre.

    Ce supplément complète la vidéo, avec un Edito de Luc Alphand (« j’ai eu la chance de skier partout dans le monde mais rien ne vaut la neige et le soleil des Hautes-Alpes »), mais surtout une présentation des différentes stations et domaines de ski des Hautes-Alpes.

    On y fait la distinction entre les grands domaines (Serre-Chevalier, Montgenèvre, La Grave-La Meige, Vars, Risoul, Puy-Saint-Vincent, Les Orres, Orcières Merlette 1850, Superdévoluy – La Joue du Loup », et les stations villages (elles ne sont pas citées, on y cite les vallées du Briançonnais, des Ecrins, du Queyras, du Champsaur-Valgaudemar, du Buëch-Devoluy, de Serre-Ponçon).

    L’ADDET met en avant « de grands dénivelés, des sommets flirtant avec les 3000 mètres, des vallées souvent en forêt », et termine en indiquant que les Hautes-Alpes ne peuvent se résumer au ski : il y aussi des hommes, un terroir, une lumière particulière, l’ensemble apportant une « ambiance finalement très différente ».

    Côté stations, on trouve une page commune pour les stations de ski du Queyras-Guillestrois : une belle photo de Saint-Véran prise par le photographe Bertrand Bodin, une photo du Vars Speed Masters, une mise en avant de MontDauphin, un rappel de quelques grands évènements

    Coté publicité, on y trouve une belle page pour Vars au tou début du supplément (VarsTour), et une page proposant des séjours Promo Ski Alpin et Ski  Nordique dans le Queyras (Office du Tourisme du Queyras) ainsi qu’une page de synthèse des stations de « Glisse », avec un tableau des tarifs Forfait/Jour et Forfait/6 jours, et une belle carte afin d’aider à situer le département des Hautes-Alpes et ses stations/domaines de ski, et les moyens d’accès.

    Domage que le ski nordique ne soit pas mis en avant (seul l’Office du Queyras le met en avant) : comme nous l’avons maintes fois évoqué ici, à notre sens le ski de fond n’est pas à opposer au ski de piste, mais est bien à considérer comme une activité complémentaire (« Quand je vais en station, j’aime bien varier les plaisirs ! »).

     

    Bref, une communication push bienvenue surtout cette année où les attentats (de janvier, mais aussi ceux du 13 novembre à Paris) et les baisses de pouvoir d’achat n’augurent rien de bon pour la fréquentation des stations cet hiver, et perturberont l’activité touristique des hautes-alpes. Le département a des atouts, il est en train d’en organiser la promotion, conformement aux conclusions de ses assises du Tourisme Horizon 2020, finalisées fin 2014. Reste à espérer que cette année la neige tombera en abondance (les chutes de début octobre semblent aller dans ce sens) !

  • Les ascensions oubliées (du Mont Viso) des officiers géographes (1750-1850)

    Les ascensions oubliées (du Mont Viso) des officiers géographes (1750-1850)

    Nous étions le 23 octobre 2015 à Pelvoux pour suivre la conférence d’Olivier Joseph et de Paul Billon-Grand “Une autre histoire des Alpes – Les ascensions oubliées des officiers géographes et des habitants des Alpes du Sud (1750-1850)”. Voici un rapide compte rendu de cette belle soirée, augmenté de nos recherches, qui nous a permis d’apprendre que le Viso a été gravi 110 ans avant la date que tout le monde avait en mémoire, à savoir l’ascension de 1861 par William Mathews, Frederick William Jacomb, Michel Croz et Jean-Baptiste Croz).

    NB : une conférence devrait être organisée dans le Queyras pendant l’été 2016. Depuis la conférence de Pelvoux, une conférence similaire a été organisée à la Société d’Etude des Hautes-Alpes le 6 novembre à Gap, ainsi qu’à Briançon (Arnica Montana, 10 février 2016).

     

     

    Les recherches menées suite aux 150 ans de l’anniversaire de la Barre des Ecrins

    Ces recherches menées par Olivier Joseph  – historien (qui édite l’excellent site vallouise.info) et Paul Billon-Grand – toponimiste, et par Eugenio Garoglio (CeSRAMP – Université de Turin), avec la collaboration d’Alexandre Nicolas (cartographe expert de Pelvoux – voir son site Le cartographe).

    L’idée de creuser ce sujet leur est venue à l’occasion de al commémoration Anniversaire 150 ans ascension des écrins (25 juin 1864 première ascension barre des Écrins dans le massif des Écrins par les Anglais A. W Moore, Horace Walker et Edward Whymper, guidés par le chamoniard Michel Croz et le suisse Christian Almer). L’ascension de la Barre des Écrins est un événement, car elle était jusqu’au rattachement de la Savoie à la France (1860), le plus haut sommet français. C’est donc marque une date importante. Elle fait entrer le massif des Écrins dans l’histoire de l’alpinisme sportif.

    Mais pourquoi avoir attendu 1864 pour gravir les Ecrins, comment s’y sont-ils pris? Paul Billon-Grand et Olivier Joseph s’interrogent et lancent des recherches sur les écrits disponibles, pour mettre à jour une série d’ascensions majeures oubliées : « dans les années 1750, puis dans les années 1850, la réalisation des cartes dites de Bourcet et de l’État-Major a nécessité d’importants travaux de géodésie au coeur des Alpes du Sud. Pour trianguler puis dresser ces cartes, les officiers et les habitants des vallées concernées ont escaladé des dizaines parmi les plus hauts sommets de nos massifs, dont le Viso et la Barre des Écrins ».

     

    Les premières ascensions et cartographies : ce que l’on pensait savoir jusqu’à présent

    Les Anglais viennent en masse dans les Alpes à compter de 1815 (Napoléon permet aux anglais de revenir), s’en suivent plusieurs années de l’âge d’or de l’alpinisme : des alpinistes à barbes (mode capillaire en Angleterre) entrée en dissidence religieuse ou via à vis de la royauté (des socialistes qui s’opposent à l’expansionnisme anglais) parcourrent les montagnes et ont gravi les plus hauts sommets des Alpes. Jusqu’au tragique accident de 1865 (première ascension du  Cervin), qui a stoppé les ascensions.

    Les Anglais ont certes gravi les Ecrins en 1864, mais ils ne sont pas partis de rien : dès 1854 la premiere cartographie du briançonnais était établie, et Whymper l’avait en main, elle était connue des Anglais.

    Mais d’où venait-elle? Donc en 1864, les Anglais ne sont assurément pas les premiers à découvrir les sommets, en réalité les officiers militaires y sont venu depuis longtemps, comme vont le prouver les recherches de nos 4 passionnés.

     

    Les ascensions de 1750-51

    L’excellent site Bibliothèque Dauphinoise de Jean-Marc Barféty nous en dit plus sur le contexte de l’époque : à cette époque, la France est en guerre dans les Alpes entre 1742 et 1748, et a besoin de relever précisément ses frontières et le territoire. Elle cherche à avoir une meilleure connaissance des passages et cols vers le Piémont, dans le cadre des conflits entre la France et le Piémont, afin d’affiner sa stratégie militaire.

    De famille notable protestante, Pierre Joseph de Bourcet se met au service des rois de de France: 

    • Bourcet est missionné pour relever d’abord le territoire du Comté de Nice envahi par la France
    • Le Traité d’Aix-la-Chapelle de 1748 (guerre de succession d’Autriche) sera même négocié sur la bases des cartes de Broucet : le Comté de Nice tout comme la Savoie seront restitués à l’Autriche, plus précisemmnt à Charles-Emmanuel III (Duc de Savoie, Prince de Piemont, Roi de Sardaigne)
    • Le ministère de la guerre lui demanda ensuite de poursuivre le relevé sur la frontière du Dauphiné, de 1749 à 1754, qu’il réalise avec son frère cadet « Bourcet de la saigne ».

    C’est la première grande carte en vision orthogonale, dit Carte de Pierre Joseph Bourcet 1749/1755, qui a été finalisée vers 1770. Ces cartes précises sont aquarellées et dessinées au 1/14400e. De très nombreux détails y figurent : maisons, cabanons, chemins, rivières, etc.

    Ces relevés servirent notamment pour le traité de Turin (ou traité des limites) signé le 24 mars 1760 entre le royaume de France et le royaume de Piémont-Sardaigne, ou encore en 1792 lorsque la France entre en guerre contre l’Autriche et le Piémont. En 1793 parait le complément des cartes : « Noms, situation et détails des vallées de la France le long des grandes Alpes dans le Dauphiné et la Provence et de celles qui descendent des Alpes en Italie depuis la Savoie jusqu’à celle de Saint-Etienne au comté de Nice » du marquis de Pezay, description littérale des vallées, routes, rivières, etc. présents sur les cartes.

    Nos 4 chercheurs remarquent très vite les signaux géodésiques :

    Les documents de triangulation observés par nos 4 passionnés, complétés par une reconstitution en 3D des cartes, permettent de confirmer que les sommets ont tous été monté en 1750. En 1750 ou 1751 Bourcet, Bourcet de la Saigne, ses officiers et des habitants sont bien montés sur le Mont Viso (3841m), 110 ans avant les premiers anglais ! Donc en 1750 les officiers ont les cartes, et en 1751 Bourcet dissocie bien Pelvoux et les Ecrins sur ses cartes, contrairement à ce qu’on disait. Et il y sont montés !

    Les ingénieurs géographes connaissent les vallées car les habitants connaissent. On trouve les traces de ces ascensions dans les comptes et billets des trésoriers qui sont une mine d’or, et qui permettent de mieux comprendre le process de pose de signal et la triangulation :

    • Le signal est posé par les habitants. « Les officiers étaient systématiquement accompagnés dans ces ascensions par trois habitants des vallées qui portaient les instruments de mesure, et d’un autre qui les guidaient. » Ils y montent munis de crampons, cordes, et bâtons
    • « D’autres habitants des communautés montagnardes étaient réquisitionnés pour installer sur les sommets des « jalons » : signaux permettant les visées de loin, composés d’un tronc d’arbre de 10 à 15 mètres de hauteur, et d’un drap blanc formant « bannière ». »
    • 2 ascensions préparatoires de reconnaissance (préparation) et deux ascensions (installation de la station des officiers et des jalons) sont nécessaires pour procéder à la géodesie primaire, soit 4 ascensions en tout
    • Une base plane est établie dans la plaine pour établir la triangulation de référence (ex: dans la pleine de Mont-Dauphin) : espace plan pour avoir une base de référence pour la mesure pour tous les autres points. On dresse point de géodesie primaire, puis secondaire, puis tertiaire , à chaque fois on mointe sur ces points hauts.
    • Sur les cartes, le Signal est matérialisé par une barre verticale surmontée d’un cercle et d’un cercle à la base (un trou), l’ensemble matérialisant le Tronc d’arbre munis de draps pour les signaux.

    Bourcet à ordre de se raccrocher aux bases de Cassini, qui lui ne s’est pas occupé du Haut Dauphiné (ses équipes se sont arrêtés à embrun et Grenoble). Pour rappel, le vaste projet de cartographie du royaume demandé par Louis XIV est encore en cours : lancée suite à la création de l’Académie des Sciences par Colbert, le Roi Louis XIV ordonne à l’Académie de « dresser une carte de toute la France avec la plus grande exactitude possible » On doit aux Cassini une carte qui fera référence, bien que moins précise que celle de Bourcet : apparaissent le Méridien de Cassini à la verticale de Paris (la méridienne de Paris, allant de Dunkerque à Perpignan, travail de Cassini I et Cassini II et terminée en 1718), et y sont tracés sur cette base les parallèles et tout le canevas géodésique de la France.  La carte des principaux triangles de Cassini sera terminée en 1744, avant que ne soient opérée une triangulation complémentaire entre 1745 et 1783, pour avoir un maillage du pays quasi définitif en 1783 (une carte de France couverte de plus de deux mille triangles -réseau primaire et secondaire)

    Ce relevé topographique de Cassini se poursuit dans les Alpes lorsque Bourcet lance la sienne. Pour certaines parties de la carte, Bourcet se sert des signaux, des mesures et de la triangulation mise en place par Cassini pour la zone entre Grenoble et Embrun, pour une carte commencée en 1750. A priori, Bourcet est convaincu que le Viso est le centre des Alpes !

    En 1756, Bourcet est nommé Directeur général des fortifications du Dauphiné le 1er janvier, Commissaire principal du roi pour le règlement des limites sur les frontières du Dauphiné, de la Provence et de la Bourgogne. A noter qu’il vouait une dévotion particulière au sanctuaire de Notre-Dame du Laus, où son coeur repose dans l’un des piliers de l’abside de l’Eglise.

    James David Forbes, géophysicien, glaciologue et alpiniste écossais qui fut le premier à faire le Tour du Viso la connaissait, puisqu’il la cite dans le chapitre consacré au Dauphiné dans « Norway and its glaciers » (Edinburgh, 1853), où il fait l’éloge de la Carte du Haut-Dauphiné de Bourcet, publié en 1758, qu’il utilise pour la connaissance de la topographie du pays : « a most admirable and faithful map of Dauphiné » et « extremly clear, and its fidelity makes it invaluable to the traveller »

     

    Les ascensions de 1851-1853

    Entre Bourcet et 1853 , plusieurs révolutions technologiques surviennent pendant la révolution française : l’avènement du mètre (en remplacement de la toise), et l’apparition de la méridienne comme nous l’avons vu. C’est aussi la période où la science et plus spécifiquement les connaissances géométriques avancent, avec deux nouveautés qui améliorent les relevés géodésiques :

    • l’instrument de mesure Cercle répétiteur de Borda (imaginé par Jean-Charles de Borda et perfectionné par Étienne Lenoir), instrument de mesure des angles pour lever des plans : cercle de Borda dit est dit « cercle répétiteur de Lenoir » fin 18ième. Borda adapte son invention à la géodésie, et c’est cet instrument qui est utilisé pour les premières mesures de triangulation, après avoir été utilisé en astronomie par Cassini I. Il remplace le quart de cercle mobile qui était beaucoup moins précis.
    • Méthode de Moindre carré  de l’allemand Carl Friedrich Gauss (1795/1809/1829) , du français Adrien-Marie Legendre (1805) et de l’américain Robert Adrain (1808)  la méthode permet d’ajuster les approximations (gestion des biais)

    Napoléon 1er à besoin de cartes précises. En 1808, Napoléon Ier décide d’établir une carte destinée à remplacer celle de Cassini. L’Etat Major réalise la carte générale de la France dite carte de l’ « Etat Major ». Les travaux visant à établir cette carte militaire s’étalèrent entre 1817 et 1866?  Elle fut en réalité établie en plusieurs échelles, mais la carte principale publiée à partir de 1833 était à l’échelle 1/80 000ième.

    En ce qui concerne les Ecrins, dès 1820 des géographes suisse et géographe français avaient déjà mesuré la Barre des Ecrins depuis le Tabor. Le Haut-Dauphiné est ensuite exploré par les ingénieurs qui procédaient au levé de la carte d’Etat-Major. C’est le capitaine Adrien Durand qui a eu la lourde et épuisante tâche de lever le massif des Ecrins. Il sait très bien où se situe le sommet des Ecrins, et le grand Pelvoux et la Meije. En effet, le Capitaine Durand, polytechnicien spécialisé en géodésie et triangulation, a eu pour mission de relever le territoire du Sud Est de la France pour le compte du ministère de la Guerre.  En 1828, il entre en Vallouise avec l’intention de recruter deux « guides » afin de le conduire au sommet du Pelvoux. Il a d’abord envisagé de gravir la Meije mais il l’a trouvé trop excentrée. Il écarte aussi la Barre des Ecrins car car jugée peu propice à l’établissement d’un campement de 5 mètres de diamètre, la construction d’un signal et l’installation de son théodolite (instrument de triangulation). Durand fait la première ascension du Pelvoux en 1828, avant de revenir en 1830 avec ses instruments, des vivres, en compagnie de ses guides et aidé par des porteurs, pour établir son signal à la cime de la Pointe Durand (3932m), la plus haute cime de la Barre des Ecrins. Quelques années plus tard (1848), la plus haute pointe sera établie à la Pointe dite « Puiseux » (1848), 11m plus haut, soit 3943m.

    Pour la connaissance précise de la géographie interne du massif et la fixation de la toponymie, il faut attendre les travaux de Paul Guillemin, qui publia une carte du massif du Pelvoux en 1879, et de Henry Duhamel, avec la carte qui illustre le Guide du Haut-Dauphiné, en 1887.

    La carte est donc un secret militaire, elle est dérobée du regard : les cartes de l’Etat Major et celles de Bourcet seront oubliées car elles sont secret défense. Mais les premières ascensions sont réalisées donc bien avant les anglais, pour des besoins militaires. Et ces ascensions permettent aux militaires de mieux comprendre comment sont nées les Alpes, à force d’être sur le terrain. C’est ainsi que les 7 Merveilles du Dauphiné sont détectées. Certains proposent même de renommer la  6ième merveille du Dauphiné pour la situer au dessus de Château Queyras : c’est la Casse Déserte.

     

    Mais pourquoi donc les Anglais ont annoncé être les premiers?

    Les Anglais sont littéralement tombés amoureux des sommets des Alpes, qu’ils appelaient des « Lofty summits » (« qui commandent l’admiration et qui est grand »). D’ailleurs ils fondent en 1857 le premier Club Alpin au monde (« Alpine Club »), qui propose une vision de l’alpinisme comme étant une activité exempte de règles et de régulations, à vocation aussi culturelle que sportive.

    Mais pourquoi annoncent-ils être les premiers ? En réalité ils ne l’ont pas décrété, mais les événements se sont emballés pour eux. Car les deux récits de Whymper et de Moore n’indiquent pas que l’ascension des Ecrins sont une première, mais les publications anglaises puis françaises ont attribué très rapidement à la cordée de Whymper le mérite de la première ascension.

    En réalité, il faut se replonger dans le contexte de l’époque : suite à la première ascension du Mont Cervin (14 juillet 1865), qui s’est accompagnée d’un accident tragique, les ascensions sont stoppées. Les alpinistes Anglais doivent donc justifier pourquoi ils se rendent dans les Alpes. C’est là qu’apparait « Nous sommes les premiers « , afin de rationaliser leurs actions. Ce processus de réécriture de l’alpinisme a gommé les premières ascensions, quand bien même ils savaient ne pas en être les précurseurs. Le responsable de cette réécriture de l’histoire semble être Coolidge, qui critique les cartes d’Etat Major « ce sont des réduction, elles sont fausses ».

     

    Et les habitants dans tout cela?

    Nul doute que les habitants locaux n’ont pas attendu les militaires pour aller explorer les sommets. Ils les guident d’ailleurs. Et cela se vérifie aussi côté Italie pour l’ascension du Viso d’après les recherches italiennes actuellement en cours.

     

    Bref, une conférence riche et bien intéressante, qui remet en cause un paquet de certitudes ancrées dans les consciences, à commencer par la date de première ascension du Mont Viso: une autre histoire des Alpes est en train d’être re-découverte ! Vous trouverez sur le site vallouise.info le communiqué le 15 Août par nos 4 chercheurs, qui vous donnera des détails supplémentaires. En tous cas, on ne peut que saluer cette initiative. Chapeau bas Messieurs !

    Crédit photo de la pointe du Viso de Bourcet : Olivier Joseph / Paul Billon-Grand

  • Inauguration de la Maison du Tourisme du Queyras (Château-Ville-Vieille)

    Inauguration de la Maison du Tourisme du Queyras (Château-Ville-Vieille)

    L’Office de Tourisme du Queyras poursuit sa mue : après le nouveau logo dévoilé en janvier, voici un nouveau bâtiment situé à proximité immédiate de la Maison de l’Artisanat de Château-Ville-Vieille. Nous étions à l’inauguration, où plusieurs personnalités du département étaient présentes.

     

    22 Janvier 2015 : l’Office du Tourisme dévoile sa nouvelle identité, son nouveau logo, et son nouveau directeur

    Nous ne pouvions y être présents, c’était en début d’année : l’OT Queyras dévoilait son nouveau logo, sa nouvelle typographie et sa nouvelle identité, avec la tag line : « A la hauteur de l’Essentiel ». Ce slogan prenait la suite de la tagline « Un secret à partager ». L’objectif, financé par les fonds Européens LEADER, est d’affirmer une véritable marque pour le territoire du Queyras.

    La police crée spécifiquement pour la vallée a quelque peu surpris, mais comme tout changement, peu à peu les acteurs se sont habitués. Surtout avec l’arrivée des nouveaux supports de communications (plaquettes, affiches, cartes) arrivée pour l’été. Rapidement une version sur bois est venue mettre un peu de chaleur et rassurer tout le monde !

    Cette nouvelle identité visuelle s’est faite concomitamment avec l’arrivée d’un nouveau directeur pour l’Office de Tourisme (Pierre Kovacic, qui avait déja auparavant dirigé l’Office et qui précédemment était le directeur de l’OT de Gap) et d’un nouveau directeur (Alexandre Goyet) pour la régie syndicales des stations du Queyras i.e. les remontées mécaniques. Bref, après les changements au Parc (remplacement des deux directeurs par une directrice) ça bouge dans le Queyras !

     

    26 Octobre 2015 : L’inauguration de la Maison du Tourisme

    Elle était entrevue au printemps (juin), mais les travaux ont mis plus de temps que prévu. Le bâtiment a été ouvert tout l’été pour l’accueil des vacanciers, il restait à l’inaugurer !

    Ce nouveau bâtiment jouxte celui de la Maison de l’Artisanat de Château-Ville-Vielle. Le parking de la Maison de l’Artisanat a été remodelé (goudronnage et pavage), et un parcours de l’autre côté de la route va être mis en oeuvre (hum, ça va être dangereux !). La volonté était de renforcer ce pôle d’activité du Queyras (cette zone est à la croisée des chemins des vallées du Queyras).

    Lors de l’inauguration étaient notamment présents : Joel Giraud (Député des Hautes-Alpes), Marcel Canat (Vice-Président Conseil Départemental en charge des Routes notamment), Le Président de la ComCom du Queyras (Escarton), les maires et des représentants région et département, et bien sûr le Président (Philippe DiMarco) et le Directeur de l’Office du Tourisme (Pierre Kovacic) et de nombreux socios-professionnels/queyrassins. Nous étions présents, vous trouverez ci-contre quelques photos de l’inauguration (nous avons perdu entre temps nos photos ce qui explique leur faible qualité, voici néanmoins celles-postées sur notre page Facebook).

    Les discours ont mis en avant l’aspect architectural notamment le respect de normes de haute qualité environnementale et énergétique, et a mis en avant l’utilisation du bois. Le Président de la ComCom du Queyras est revenu sur les coûts (qui ont fait débat pendant de nombreux mois dans le Queyras), en expliquant que le coût total de 1,8 millions comprenait aussi le coût de la chaufferie bois localisée à droite de la Maison de l’Artisanat, et qui permet d’alimenter les deux bâtiments, mais aussi le village.

    L’intérieur est lumineux, le bâtiment comprend aussi des salles de réunions, mais permet surtout aux équipes de l’Office de Tourisme de se rassembler : les équipes du Siège, qui étaient auparavant localisée à Aiguilles, se retrouvent auprès des équipes « opérationnelles » de l’Office de Tourisme. A noter que les Offices de Tourisme situé au coeur de chacun des villages sont fermés en dehors des vacances scolaires (ils réouvrent dans chaque village pendant les périodes scolaires), ce qui n’a pas manqué de provoquer la polémique (« des villages vides??? »).

    La manifestation s’est terminée par le dévoilement d’une plaque et la traditionnelle coupe du ruban, puis par un verre de l’amitié.

     

    Bref, un bâtiment que nous ne pourrez pas manquer car bien situé à côté d’un des pôles économiques du Queyras (La Maison de l’Artisanat, crée en 1989, située au carrefour de Château-Ville-Vieille), et un nouvel outil de promotion pour la vallée du Queyras. Reste à voir comment cela va évoluer avec la fusions de la ComCom du Queyras avec celle du Guillestrois au 01/01/2017, et le transfert associé de la compétence Tourisme à la ComCom.

  • L’Occitane signe avec la mairie de Réotier : bientôt de l’eau distribuée à l’international ?

    L’Occitane signe avec la mairie de Réotier : bientôt de l’eau distribuée à l’international ?

    Les sites de la Fontaine Pétrifiante de Réotier et du Plan de Phazy sont connus pour la spécificité de leurs eaux thermo-minérales, de leur site (pré-salé avec faune/flore caractéristique) et leur positionnement sur la faille Durance : depuis l’Antiquité ces sites sont bien connus ! Côté Fontaine Pétrifiante de Réotier, on en parlait depuis plusieurs mois, voilà l’accord officialisé entre  la mairie de Réotier et l’Occitane en Provence, entreprise spécialisée dans les cosmétiques à base de produits naturels.

     

     

    Plusieurs prétendants, finalement l’Occitane est retenue

    En 2014, le maire Marcel Canat avait évoqué la piste d’investisseurs chinois, qui d’ailleurs avaient visité le site. Finalement une société de PACA a été retenue en 2015, puisqu’elle est née dans les Alpes de Haute-Provence (à Forcalquier), et est basée à Manosque : c’est l’un des leader mondiaux des cosmétiques, et une société qui sait vendre l’esprit Provence. L’accord a été signé le 15 octobre dernier.

     

    Le périmètre de l’accord avec l’Occitane portant sur l’exploitation de l’eau de la Fontaine Pétrifiante

    L’accord d’une durée de 6 ans comprend tout d’abord une phase d’étude de 2 ans sur les qualités de l’eau (afin d’en déterminer le meilleur débouché, effectuer des tests cliniques). En parallèle, une étude d’impact du prélèvement d’eau sur l’environnement du site sera menée, afin d’être sûr qu’une exploitation industrielle, fut-elle minimale, n’a pas d’impact négatif sur le site, et déterminer les quantités permettant un prélèvement raisonné et durable.

    Par ailleurs, l’accord comprend également un volet mécénat, concrétisé par des travaux d’aménagement du site (voir ci-après).

    L’idée de l’Occitane est d’utiliser les eaux surchargées de bicarbonate de calcium et riches en minéraux, dans la fabrication de ses produits de beauté, en particulier des crèmes ou des shampoings.

    Le principal bénéfice pour la commune est, si les produits sont commercialisées, le gain de notoriété apporté par ce leader des cosmétiques, distribué dans le monde entier (90 pays, 2800 boutiques). On sait que la marque Provence fait vendre !

     

    Des travaux pour préserver le site de la Fontaine de Réotier

    L’Etat, le département et l’Occitane investissent globalement 54.000 euros pour améliorer l’accès au site de la Fontaine Pétrifiante, dont 12000 pour l’Occitane.

    Cette somme permettra de valoriser le site en effectuant quelques travaux respectueux de l’environnement et de la biodiversité : ré-aménagement du parking, marquage au sol pour les personnes à mobilité réduire, améliorations des espaces verts, poses de barrières en bois pour sécuriser la fontaine, etc.

     

    Des revenus pour la commune de Réotier

    Durant la phase d’étude des 2/3 premières années, le département Recherche et Développement de l’Occitane a besoin de prélever 5000 litres d’eau par an. Avec une rémunération contractuelle de 1 euro par litre, ,voilà 5000 euros de revenus pour la commune à ce titre. Pour mener ses études, l’Occitane doit accéder au site  : l’Occitane accède ainsi au site également pour 5000 euros par an.

    Voilà donc 10.000 euros par an sur les deux premières années. Il n’est pas exclu de construire à proximité une petite usine. La commune et le département se mettent à rêver à une énorme fréquentation sur le site (actuellement envion 30 voitures en continu sur la journée pendant l’été).

     

    Voilà un site atypique qui trouve donc un débouché. Dommage cependant que le projet ne soit pas commun avec celui du Centre Thermo-Minéral avec bains scandinaves du Plan de Phazy, annoncé récemment également, car les deux sites sont complémentaires géologiquement (les eaux sont thermo-minérales, les sites sont Natura 2000 en raison de la salinité, permettant le développement d’une faune/flore de pré salé continental).

  • Le projet des Bains Scandinaves de Phazy est lancé

    Le projet des Bains Scandinaves de Phazy est lancé


    Décidément, les sites des prés salés de Guillestre sont nourris de projets. Après l’exploitation par l’Occitane en Provence de l’eau de la Fontaine Pétrifiante de Réotier, voici le site du Plan de Phazy concerné également par un gros (et vieux) projet.

     

     

    Des eaux thermo-minérales aux propriétés reconnues

    Nous en avions parlé dans notre présentation du Plan de Phazy et de ses eaux termo-minérales, l’eau de Phazy procure, compte tenu de sa minéralité, des bienfaits connus depuis l’Antiquité. Et les communes propriétaires du site (rappelons que Guillestre et Risoul sont co-propriétaires) ont eu de nombreux projets sur les 30 dernières années pour faire renaître les thermes (le dernier projet était étudié par le groupe La Chaîne Thermale du Soleil au début des années 80), thermes qui étaient très fréquentés avant les conséquences du tremblement de terre de 1935.

     

    Le projet de bains scandinaves

    Ce projet est porté par la communauté de communes du Guillestrois et vise à créer un centre Thermo-Minéral, plus concrètement un centre avec bains scandinaves extérieurs et intérieurs. Ces bains scandinaves sont des bassins en bois et permettent de se plonger dans une eau à 38/39°. Le projet vise à créer un parcours autours des bassins, permettant certainement d’alterner des bains de températures différentes (chauds et froids).
    L’enjeu du projet est de veiller à protéger l’environnement (le site est Natura 2000 et la Rotonde protégée par les Bâtiments de France puisqu’à proximité des fortifications de Mont-Dauphin), tout en développant l’activité économique du Guillestrois autour de cette pépite géologique.

    Quelques chiffres :

    • Un bâtiment d’une surface maximale de 700m2, avec une capacité de 250 personnes
    • Des bassins de bains scandinaves intérieurs (pour 200m2) et extérieurs(pour 500m2), une grotte à sel, des hammams et saunas, 2 cabines de soins
    • Un jardin botanique permettant de valoriser les espèces des prés salés (espèces protégées via Natura2000) et les pierres salines (GeoParc du Briançonnais)
    • Un investissement de 5-6 millions d’euros, une quinzaine d’emplois crées
    • Un concours d’architectes lancé en octobre 2015, un choix final en janvier 2016, un début de travaux en 2017 pour une ouverture prévue pour 2018/2019
    • Une gestion délégué à un gestionnaire privé

    L’ambition est de faire passer la fréquentation du site de 10.000 visiteurs à 60/80.000 visiteurs par an, et de créer une activité complémentaire aux activités classiques d’été (après-randonnée) ou hiver(après-ski), capable d’attirer une clientèle locale ou de tourisme sur 10 mois d’activité.

     

    Quel lien avec le projet de l’Occitane de la Fontaine Pétrifiante de Réotier?

    Drôle de situation : le site de la Fontaine Pétrifiante est en plein projet avec l’Occitane ! Même si la communauté de commune s’en défend, le succès des Grands Bains de Monétier est dans tous les esprits. Il semble que le positionnement en terme de gamme ne soit pas forcément le même : on ne cherche pas à construire une Centre Thermo-Ludique.

    Nous regrettons cependant que le site de Réotier, complémentaire géologiquement, ne soit pas officiellement intégré à la réflexion, afin d’en faire des projets liés (après tout, les deux sont dans le Guillestrois). A minima il serait intéressant d’exploiter pédagogiquement les deux sites, de manière plus spécifique une présentation de la faille de la Durance, les tremblements de terre, la zone Natura 2000 et les prés-salés.

    Il semble que les projets soient montés en parallèle, alors que géologiquement de grandes choses pourraient être faite autour de la thématique Grande Faille de la Durance, voire sur le sujet de la géothermie.

    Nul doute que les crèmes et shampooings de Réotier pourront trouver échos auprès des clients des bains scandinaves de Phazy, et des soins associés !

     

    Voilà ce site qui va donc évoluer, vers un bâtiment où l’on parle de bains scandinaves mais pas de thermes (snif). Ca bouge dans le Guillestrois !

  • Congrès DSF : Bilan Saison Hiver 2014/2015, normalisation du calcul des km de pistes

    Congrès DSF : Bilan Saison Hiver 2014/2015, normalisation du calcul des km de pistes


    Les 7 et 9 octobre avait lieu à Biarritz, au pays basque, le Congrès Annuel de Domaines Skiables de France (DSF ), qui regroupe l’ensemble des professionnels (acteurs publics ou privés) qui font tourner les stations de ski françaises (235 des 250 stations de ski françaises y sont représentées). Ce congrés est habituellement l’occasion de faire le bilan de la saison passée, de présenter les nouveautés pour la saison à venir, et de discuter des enjeux du secteur du tourisme hivernal de montagne.

     

    Bilan de la Saison Hiver 2014/2015 : fréquentation, chiffre d’affaires des stations de ski

    A cette occasion, il a été annoncé que les stations de ski françaises, avec 54,9 millions de journées skieurs soit -2,7% par rapport à la saison précédente) ont repris la première place du classement mondial aux Etats-Unis (53,6 millions de journées skieurs -5,6%), puis l’Autriche (51,8 millions de journées skieurs, +2%).

    La veille avait été publié le traditionnel classement Montagne Leaders. C’est ainsi que l’on a appris que sur l’hiver 2014/2015 et sur le top 100 stations, le nombre de journées Skieurs a baissé (-2.7%) mais le Chiffre d’Affaires est resté stable (malgré une saison difficile en matière d’enneigement, et une fréquentation en baisse de 2,7%).

    Les Alpes du Sud sont le massif qui a le plus souffert (-8% de fréquentation , -11% sur 5 ans).

    Côté Hautes-Alpes, 7 stations sont apparues le top 30 des stations avec progression des chiffre d’Affaires : La Meije, Ancelle, Serre-Che, Vars, Puy-Saint-Vincent, Risoul, les Orres.

    Comme les années précédentes, 4 stations sont dans le top 30 des stations en terme de journées-skieurs (Risoul, Vars-Crevoux, Serre-Chevalier, Montgenèvre)

    • Serre-Chevalier 11ième du classement par journées skieurs +2,37%, CA+4,97%
    • Vars Crevoux, 25ieme des journées skieurs -1.63%, CA+4,45%
    • Risoul 29ième journée skieur -10,77%, mais CA+2,13%
    • Montgenevre 30ième des journées skieur -3,17%

     

    Les perspectives pour la saison 2015/2016

    Si l’automne est plus frais que celui de l’année dernière, il est trop tôt pour dire si la neige tombera en quantité et appréhender à ce stade l’épaisseur de la sous-couche du manteau neigeux !

    Mais cette année, le gros changement porte sur la modification du calendrier scolaire: les vacances de printemps reviennent plus tôt dans la saison (le décalagé datait de 2010), soit du 11 avril au 1er mai. De quoi permettre une utilisation plus longue des équipements des stations qu’il faut amortir, et réjouir les professionnels du ski.


    De nouvelle règle de calcul des km de pistes : un début de transparence

    Depuis plusieurs années, l’argument de « qui a le plus grand domaine » est mis en avant, avec affichage d’un nombre de kilomètre ahurissant, perturbant l’utilisateur. Chaque station utilise sa propre méthode, assimilant selon les cas leur communication à un argument falacieux de vente.

    Les normes de balisage des pistes et calcul de longueur de piste tant différente en Europe, pour l’instant il n’y a pas de règlementation européenne en la matière. DSF et France Montagne ont établi une circulaire de calcul, applicable par leurs membres. Cette norme indique que chaque station doit détailler sur son site web la méthode de calcul utilisée expliquant les valeurs sur lesquelles la station communique à grand renfort de publicité/marketing, mais aussi la valeur calculée selon la méthode de la trace directe mesurée au centre de la piste (en gros celle données par les GPS). Les autres méthodes tiennent compte des virages effectués par les skieurs, avec un coefficient moyen qui ne doit pas dépasser de 30%, ou encore compte deux fois la portion commune entre plusieurs pistes, ou encore la surface totale des pistes et les dénivelés.

    Ce n’est pas encore la panacée, mais cela permettra au moins d’obtenir le chiffre sur une méthode commune : celle de la mesure de la trace directe et centrée. Nous mettrons à jour les informations du site sur les chiffres clefs des stations de ski du Queyras une fois ceux-ci mis en ligne par la Régie des Remontées Mécaniques du Queyras, la SEDEV (Vars) et Belle Montagne (Risoul).

     

    Les enjeux à venir pour les stations et domaines de ski français

    Année de la COP21 oblige, les acteurs du ski ont discuté de l’impact des changements climatiques sur l’activité des stations. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura de l’impact, d’où la nécessité de continuer à investir : aller plus loin dans la neige de culture (30% des pistes de ski sont couvertes), les nouvelles techniques de travail des pistes, et renouveller les infrastructures. Il semble que les technologies et nouvelles techniques de neige de culture/préparation des pistes permettent de gérer la baisse de température, et donc de supporter la baisse du nombre de nuits froides.

    Autre challenge à venir à 1 an, et pas des moindres : le sujet de la discussion des compétences Tourisme, qui à partir du 1er Janvier 2017, via la loi NOTRE (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) sera du ressort des Communautés de Communes, ce qui n’arrange pas les grandes stations. Elles avaient l’habitude de communiquer séparemment avec leur propre image. Ce sera un beau sujet du Congrès de l’ANEM (Association Nationale des Elus de Montagne) qui aura lieu les 15 et 16 octobre 2015 au Puy-en-Velay.

     

    Bref, une saison en demi-teinte qui cache une baisse de fréquentation, un désir de transparence, et un combat à venir sur le sujet de la compétence Tourisme. A suivre !

  • Pêche dans le Guil : point de situation sur la surmortalité des poissons

    Pêche dans le Guil : point de situation sur la surmortalité des poissons

    Nous vous l’avions annoncé sur notre page Facebook et avions mis à jour en conséquence l’agenda 2015 de pêche de première catégorie, le Guil a en 2015 encore été frappé par une surmortalité des poissons.

     

    Une surmortalité déja constatée en 2014, avec là aussi une suspension de la pêche

    En 2014, la pêche avait du être suspendue dans le Guil et le Bouchet, avec là aussi au final aucune explication trouvée. En 2015, la fermeture de la pêche a eu lieu encore plus tôt, au grand dam des pêcheurs locaux et des vacanciers : la pêche à la truite dans le Guil est en effet très prisée. Heurement, la pêche en lacs d’altitude a permis de rattraper quelque peu la saison.

    Est-ce une pollution d’origine naturelle, ou humaine? D’anciens déchets enfouis qui libèrent des toxines de temps en temps? Des truites malades au centre d’alivenage?

    Surprenant, étant donné que toutes les communes sont en rêgle en théorie côté traitement des eaux. Mystère.

     

    Le mystère pas encore levé suite aux premières analyses : un suivi régulier va être mis en place, quelques pistes

    Depuis fin Août, de nombreuses analyses ont été effectuées, avec des prélèvements sur l’eau potable, les eaux des torrents du Guil et du Bouchet, analyse de détection des principales substances chimiques polluantes, sans qu’aucune cause réelle et sérieuse ne soit trouvée.

    Un professionnel du Queyras a même été un instant suspecté, avec la désagréable surprise de voir les gendarmes débarquer dans son établissement. Le doute a rapidement été levé après audition. Tout recemment, il se dit qu’un particulier a libéré des huiles essentielles sans en mesurer les impacts.

    Bref, les esprits se sont échauffés, la situation est incompréhensible : les services de l’état ont décidé, avec la fédération de pêche des Hautes-Alpes, de mettre en place un suivi sur long terme, avec de trouver une bonne fois pour toute une explication à cette situation. Sauf si les bruits de fond de vallée s’avèrent vrais !

     

    Gageons qu’ils trouvent d’ici le printemps 2016, afin que la saison de pêche ne soit pas durement impactée. Surtout que poissons n’ont pas été les seuls animaux touchés par la surmortalité en 2015 : les chamois aussi  ! Si l’ on sait que c’est la keratoconjonctivite, a priori d’origine Troupeaux, là aussi la saison de chasse a du être suspendue dans quasi toutes les communes du Queyras. Et cette maladie va se transmettre aux bouquetins, mouflons, etc. , cela va impacter les 2/3 ans qui viennent. Pas drôle !

  • Réserve Biologique Assan : une belle inauguration pour un site d’exception !

    Réserve Biologique Assan : une belle inauguration pour un site d’exception !

    Comme annoncé dans l’Agenda, l’inauguration de la Réserve Biologique Intégrale d’Assan a eu lieu samedi dernier. Nous y étions, et c’était bien sympa !

    La matinée était organisée par l’O.N.F. (Office National des Forêts), représentée par Christian Massa, les communes de Guillestre et de Ceillac (représentée par les maires Bernard Leterrier et Christian Grossan), et le Parc du Queyras (représenté par son président Mathieu Antoine). A noter la présence des médias D!CI TV et LeDauphine, ainsi que du Maire d’Abriès (Jacques Bonnardel, qui est également au Conseil du Parc).

     

    Qu’est ce que la Réserve Biologique d’Assan

    La réserve fait plus de 1000 ha et est située sur le territoire des communes de Ceillac et Guillestre, entre Ceillac et Bramousse. Elle est gérée par l’ONF.

    Elle a été officialisée en 2014 par des arrêtés ministériels (Agriculture et de l’Ecologie, janvier 2014) et Préfectoral PACA (octobre 2014), et dispose d’une réglementation d’accès spécifique. La zone est ainsi protégée des actions de l’homme, afin de pouvoir suivre l’évolutions du biotope sur plusieurs années et améliorer la connaissance scientifique, et  accroître et préserver la diversité biologique. Vous en apprendrez plus en lisant notre présentation détaillée de la Réserve Biologoque Intégrale d’Assan.

     

    Déroulement de la matinée inaugurale de la réserve intégrale

    La matinée a débuté par l’officialisation du panneau pédagogique de la réserve situé au niveau du barrage de Maison du Roi. Un panneau identique a été posé au parking de la Via Ferrata de Ceillac.

    Nous nous sommes ensuite dirigé dans la réserve, sur la route de Ceillac, puis répartis en deux groupes, pour une visite d’une heure au sein de la montagne d’Assan. Chaque groupe a pu ainsi bénéficier d’explications sur les études en cours, la particularité des sols (couvert forestier), des espèces animales et végétales recensées, et chacun a pu questionner/échanger avec l’ONF.

    On a ainsi pu apprendre que 80 zones sont surveillées, et que les captures d’insectes se font via des pièges en plexiglass : de l’eau avec l’alcool, singeant l’odeur du bois mort, attire les insectes, qui se cognent dans la glace avant de retomber dans un liquide à base de formol. Ils sont ainsi conservés, puis prélevés par l’O.N.F.

    Et on a eu droit à la classique démonstration de calcul de l’âge d’un arbre : prélèvement de l’écorce, et comptage des cernes pour déterminer le nombre d’année de l’arbre, avec observations des années où l’arbre s’est développement rapidement vs moins vite, grâce à l’épaisseur des cernes.

    Enfin, tous les participants se sont retrouvés à la Salle Polyvalente de Ceillac, autour d’un pot inaugural, avec les discours du Maire de Ceillac, de Guillestre, de l’ONF, et du Parc du Queyras. Chaque représentant a mis l’accent sur la nécessité de faire de cette réserve un bel outil pédagogique pour les générations futures, les habitants et visiteurs du Queyras, voire à étendre la zone à terme (à aujourd’hui, tout le massif n’est pas protégé). Le Parc du Queyras a rappelé le contexte actuel de méfiance en France autours des réserves, et insisté sur l’enjeu pour tous les acteurs est d’en faire une bel outil au service de la renommée du territoire mais aussi de ses habitants, via des actions pédagogiques concertées.

     

    Inauguration de la Réserve d’Assan : ce qu’il faut en retenir

    • le projet est né en 2007 par un vote en conseil de municipal de Guillestre et Ceillac, validant le lancement d’une étude d’opportunité. Les débats ont déja été passionnés.
    • deux années ont été nécessaires pour échanger avec les habitants, les chasseurs et les éleveurs. Cette discussion a aboutit à l’abandon du projet de Réserve dirigée tampon, et à la réduction de la zone de la réserve, afin de ne pas empiéter sur les meilleures zones de chasse de Ceillac.
    • en 2009, les deux conseils municipaux ont validé la création de la Réserve d’Assan, située sur deux communes, entre Guil et Cristillan, et au sein du Parc du Queyras, après donc 7 ans de gestation du projet
    • le site est exceptionnel : c’est la forêt la plus sèche des Alpes méridionales, ce qui explique la présence majoritaire de pins sylvestres
    • trois études sont en cours
      • étude sur les insectes sur vieux bois morts sur 3 ans
      • inventaire ornithologique, notamment des petits oiseaux/passeraux au chant
      • suivi du milieu des bois morts et gros bois (relevé tous les 10 ans pour en mesurer l’évolution)
    • des espèces recensées par les meilleurs spécialistes des insectes : les insectes capturés ont été envoyés aux quatre coins de l’Europe lorsqu’ils ne pouvaient être identifiés
    • une visite annuelle sera organisée chaque année par l’ONF.
      • Lors de la Fête de la Nature. En 2015, nous ne pouvions y être, mais la visite de la Réserve d’Assan partait de Bramousse, et permettait d’en traverser un portion en une matinée de marche.
      • En 2016, cette visite devrait permettre d’avoir une vue globale de la réserve, depuis les versants opposés à la Réserve.
    • des visites de groupe sont possible en contactant l’ONF, qui se fera un plaisir de vous accompagner.

     

    Bref, une zone particulière que l’on soupçonnait pas dans le Parc, mais qui mériterait quelques moyens pour être un vrai outil pédagogique. Une visite par an, c’est peu ! Espérons que la mobilisation des acteurs puissent appuyer les ressources O.N.F. D’ici là, il ne faudra pas manquer la prochaine Fête de la Nature, en mai 2016 !

     

  • Rachetons Fort Queyras : la souscription citoyenne est lancée

    Rachetons Fort Queyras : la souscription citoyenne est lancée

    Queyras Passion ne fait pas les choses à moitié : c’est le 15 Août, jour du Feu d’Artifice de Château Queyras qu’elle lance officiellement la souscription publique pour le rachat de Fort Queyras ! Détaillons plus en détail ce qu’il s’est passé depuis notre dernier article sur l’avenir de Fort Queyras.

     

    Un bref rappel des faits

    Notre article « Des nouvelles de Fort Queyras » avait permis de dresser un état des lieux de la vente de Fort Queyras, et de l’impact prévisible sur la saison d’été à venir.

    Nous nous faisions echo des articles de presses successifs parus depuis la mise en vente initiale, jusqu’à la  mise en vente sur le Bon Coin qui a fait tant de bruit !

    Nous terminions notre article en lançant un appel aux acteurs du Queyras, afin de profiter de l’opportunité offerte par cette vente afin de reprendre la main sur ce site emblématique du territoire, et surtout de ne pas laisser passer cette occasion !

    Nous avions mis à jour l’article fin juin/début juillet suite à l’heureuse décision des propriétaires actuels du Fort d’ouvrir les visites pendant l’été 2015, suite à l’ouverture de la Réserve du Fort et de la Via Ferrata.

    Début Août nous vous annoncions le lancement d’une démarche par l’association Queyras Passion, et la publication prochaine d’un article sur le sujet. Le voici donc !

     

    Queyras Passion lance la souscription publique avec l’appui des pouvoirs publics

    Queyras Passion, l’association de protection du patrimoine du Queyras, qui fête cette année ses 20 ans, a cherché à mobiliser courant juillet les bonnes volontés (notamment l’association des socios-professionnels Queyr’Avenir) et les pouvoirs publics (la communauté de communes de l’Escarton du Queyras).

    Son objectif est de lever 4 m€ d’euros (1m€ auprès de particuliers, 3m€ auprès de mécènes) afin d’être en mesure de construire avec les pouvoirs publics un vrai projet de développement pour le site, afin d’en faire (et refaire – cf historique du Fort) un beau pôle d’attractivité économique et touristique, viable sur toute l’année.

    L’opération est lancée avec l’appui de la Communauté de Communes du Queyras. En parallèle, l’Escarton du Queyras a lancé une étude pour valider la valorisation du site et l’état du bâti / les coûts d’exploitation/entretien.

    Deux articles publiés dans le Dauphiné sont recemment parus pour annoncer la démarche, puis annoncer le lancement de la souscription. Ils ont été relayés par D!CI, Alpes1, et des passages TV sont en cours d’organisation.

     

    Comment participer et faire un don pour aider au rachat de Fort Queyras?

    [maj 25/01/2017] : une association s’est crée les Amis de Fort Queyras, la page Facebook change de nom, l’url du site web aussi

    Plusieurs supports d’information ont été mis en place pour la communication sur cette opération :

    Les dons se font en ligne via la Page de Don Rachetons Fort Queyras – don 100% en ligne – hébergée par la plateforme HelloAsso.

    Les dons sont déductibles de l’impôt sur le revenu et ISF, et de l’impôts sur les sociétés (voir plafonds en vigueur).

    A noter que si le projet échoue, les fonds abonderont un ou des projet(s) de sauvegarde du patrimoine du Queyras, choisis par vote par les donateurs.

    Si le projet réussit,les fonds seront reversés à la structure juridique qui reprendra la propriété et l’exploitation du site.

    [maj 01/11/2016] : une association dédiée se constitue (article à venir)

     

    A noter qu’un stand de présentation du projet et de la démarche sera présent à la Foire de la Saint Mathieu (fête du parc) le 19 septembre.

    Bref, ça bouge, ça fait plaisir. Il y a du chemin, mais au moins ça entreprend !

  • Comment venir dans le Queyras avec une RD1091 Route du Lautaret fermée?

    Comment venir dans le Queyras avec une RD1091 Route du Lautaret fermée?

    La route Grenoble-Briançon par le Lautaret a été coupée le 10 Avril 2015 par l’effondrement de la voute du Grand Tunnel du Chambon. Après quelques explications, voyons quelles sont les alternatives pour rejoindre les stations villages du Queyras (Abriès, Aiguilles, Arvieux, Ceillac, Château-Ville-Vielle, Saint-Véran, Ristolas, Molines et Guillestre/Vars/Risoul) par la route mais sans passer par le Col du Lautaret. Les institutionnels ont en effet mis en place des dispositifs particuliers pour l’été 2015 et l’hiver 2015/2016.

     

    [MAJ 16/07/2016] : cet article a été mis à jour par un article dédié pour cet été 2016 : Grenoble Briançon RD1091/RS1091 : un accès facilité pour cet été 2016, un point sur la situation des travaux du nouveau tunnel du Chambon et la réouverture de la route Grenoble Briançon.

     

    Un bref rappel des faits

    Le 10 Avril 2015 après-midi les services de l’état ont été contraints de fermer à la circulation la RD1091, fermant ainsi l’accès à la vallée de l’Oisan depuis les Hautes-Alpes, et inversement bloquant l’accès direct à la Haute-Romanche, la Grave, Villar d’Arène, le Lautaret et Briançon depuis l’Oisan et Grenoble. 

    En effet, des mouvements géologiques importants ont été observés, fragilisant la structure même du tunnel du Grand Chambon : la voute du tunnel commençait à s’effondrer.

    Rapidement les services de l’état ont ordonné le lancement de travaux de confortement. Malheureusement, les mouvements de la montagne se sont amplifiés progressivement.

    Si dans un premier temps une ouverture au 1er juin a été annoncée, celle-ci a été décalée au 15 juin, puis 10 juillet, avec une promesse que la route serait opérationnelle pour le passage du Tour de France.

    Des travaux de renforcement de la structure du tunnel ont été lancés, après quelques études préalables. Les esprits se sont échauffés, de multiples réunions publiques ont été organisées, sans qu’elles puissent rassurer les habitants de ces vallées.

    Les préfectures ont mis en place des navettes fluviales, certains habitants ont testé le chemins de montagne, ajoutant au stress la fatigue physique. D’autres ont lancé la construction d’un chemin alternatif, exténués par l’attentiste des services de l’Etat. Bref, une situation intenable.

    Les travaux de confortement ont finalement dû être stoppés le 23 juin en raison de l’ampleur croissante des mouvements de falaise. Les gendarmes ont alors sécurisé l’accès aux lieux, tant côté route que côté lac.

    Pendant ce temps là, c’est à dire depuis 3 mois, plusieurs communes sont coupées d’un axe majeur, et au delà, tous les acteurs économiques sont asphyxiés.
     

    Un point sur la situation actuelle (juillet 2015)

    Les experts ont annoncé la chute de 800 000 mêtres cubes de falaise dans le lac pendant le week-end du 4 et 5 juillet. Les habitants de la vallée de Haute-Romanche se sont inquiété par la vague générée par la chute d’une tel cubage de roche dans le lac. EDF a rassuré en expliquant que la falaise allait générer une vague sur la berge opposée, et non pas sur le barrage lui-même.

    Finalement, une petite partie seulement de la falaise s’est éfondrée dimanche 5 juillet dans le lac. La suite viendra sûrement, mais a priori ce sera progressif. De quoi agacer les habitants des vallées concernées, et au-delà, tous les Hauts-Alpins. En effet, cette voie d’accès est majeure pour l’économie du département.

    Les navettes fluviales étant impossibles dans ces conditions, la préfecture des Hautes-Alpes a mis en place une navette hélicoptère (pont aérien) pour les 80 habitants de la Grave et de Villar d’Arène qui doivent se rendre à leur travail tous les jours sur Bourg d’Oisan. A défaut, il leur restait à prendre les sentiers de montagne (40mn de marche) !

     

    Le résultat d’un sous investissement chronique pendant les décennies passées?

    On mesure alors l’impact de non-investissements dans les accès au département. Si on ne peut maîtriser la montagne, la présence d’une A51 finalisée aurait permis de réduire l’impact. Pareil pour les lignes de trains dont la régularité fait défaut, et donc l’existence même est posée (l’état devrait donner plus d’informations sur le Paris Briançon ces jours ci).

    Le président de Région Michel Vauzelle a d’ailleurs relancé fin juin l’Etat pour l’accélération du projet du tunnel de Montgenèvre, réclamant un Grenelles des Alpes…

     

    Les actions mises en place par l’ADDET et le CDT PACA pour la saison touristique de l’été 2015

    Le comité départemental du Tourisme des Hautes-Alpes (ADDET) et régioanal (CDT PAca) ont cherché à mobiliser la solidarité des habitants des Hautes-Alpes.

    Une communication spécifique a été mise en place pour la saison touristique.

    En effet, les villages impactés sont toujours accessibles, le Lautaret aussi : pourquoi se priver de bonnes randonnées ou d’une visite sur le glacier de la Meije?

     

    Comment rejoindre cet été le Queyras sans passer par le col du Lautaret?

    Pas de panique.

    Si vous venez du Sud, vous n’emprunterez de toute façon pas le Col du Lautaret, mais l’A51 via Tallard pour rejoindre Gap.

    Si vous venez du Nord, c’est là que la situation se corse : il est difficile de rejoindre Briançon. Vous avez plusieurs alternatives, par ordre de croissant de simplicité  :

    • la RN85 Grenoble Gap via Bayard (Route Napoléon – c’est notre route préférée), puis la RN94 Gap-Briançon
    • l’A51 jusqu’à Luce la Croix Haute (la seule partie de l’A51 construite depuis Grenoble), pour rejoindre ensuite Gap, mais vous aurez un petit paysage
    • Le tunnel de Fréjus pour rejoindre ensuite par l’Italie le Col de Montgenèvre, un tarif spécifique a été négocié jusqu’à la Toussaint, mais avec un process compliqué qui passe par les OT & Hébergeur (il est nécessaire de se faire envoyer les éléments par courrier préalablement, en montrant patte blanche). Pour l’hiver 2015/2016, un nouveau dispositif bien plus simple a été mis en place (voir plus bas)
    • Le Col du Galibier (attention si vous êtes en caravane, belles pentes, vérifiez que ça passe), couplé éventuellement avec le Col de l’Izoard, qui sont ouverts jusqu’à l’automne
    • Le col Agnel, qui est ouvert lui-aussi jusqu’à l’automne !

    Dans tous les cas, les parcours pour rejoindre le Queyras sont rallongés de plus d’une heure (si tout se passe bien et sans pause).

     

    Quelle est la solution pour la saison d’hiver?

    Les experts et autorités ne peuvent prévoir si le tunnel pourra être réparé d’ici l’hiver et si la route sera réouverte à court terme : la falaise ne s’est pas encore affaissée,  il faut attendre que le pan de montagne tombe pour ensuite en voir les impacts sur la route, le tunnel et sa structure.

    Construire une route alternative serait possible, mais elle serait alors en zone avalancheuse. A suivre… et on est très inquiet pour l’activité économique de la Haute-Romanche.

    [mise à jour 30/12/2015] : voir notre article dédié à la Route d’accès de secours du Chambon RS1091 qui est réservée à la population locale : il faut passer soit par Bayard ou Luce-La-Croix-Haute ou par le tunnel du Fréjus couplé au Montgenèbre (voir le tarif spécial PASS Fréjus qui a été mis en place pour cet hiver , accessible en paiment en ligne).

    [mise à jour 24/04/2016] : le tarif spécial négocié du Pass Fréjus 2016/2017 ont été reconduit et officialisé pour la période 01/05/2016 – 30/04/2017 : voilà l’été 2016 et l’hiver 2016/2017 couverts.

     

    Il vous reste à prendre votre mal en patience, en restant prudents sur la route et en pensant à la beauté des paysages que vous aurez mérité en arrivant dans le Queyras ! A défaut de patience, il vous reste le train jusqu’à Gap/Briançon ou MontDauphin.

  • Des nouvelles de la vente de Fort Queyras : un projet d’avenir ?

    Des nouvelles de la vente de Fort Queyras : un projet d’avenir ?

    Nous nous en étions fait largement écho en 2014 via notre page Facebook : Fort Queyras, l’emblème de la vallée du Queyras, est en vente depuis mi 2014.

     

    Des articles de presse récents

    Voilà que Alpes1 le 02 Février, puis la Provence le 15 Avril, nous donnent quelques nouvelles :

    • le site est toujours en vente : le 2 février pour 3 millions d’euros, pour 2,5 millions de 15 Avril. En fait :
      • 2,65 millions y compris les honoraires agence (sur le site de l’agence immobilière Patrick Besse, spécialisée dans la vente de demeures et chateaux de caractères -« de l’authenticitié, de belles pierres, de l’histoire »),
      • ou 2,50 millions FAI (frais agence inclus) sur le site belles demeures (Groupe SeLoger)
    • les maires du Queyras se réunissent a priori en avril sur le sujet, sans nul doute pour faire une nouvelle proposition, sur base d’une évaluation fraîche des Domaines

     

    Les mots des propriétaires sur le site internet du Fort

    Les propriétaires ont mis à jour le site internet de Fort Queyras le 26 Février dernier, avec les mots suivants :

    « […]Fort Queyras est un site privé et inscrit aux monuments historiques. L’ouverture au public n’est que la décision des propriétaires et non une obligation légale. Nous avons décidé de vendre le site de Fort Queyras[…] »

    En tous cas, on peut les remercier vivement d’avoir tenu le flambeau pendant toutes ces années. Nous les avions rencontré il y a longtemps en juin, l’année où ils avaient racheté l’édifice.

     

    Un rappel des faits

    • Pour une présentation du monument, voire notre page dédiée à Fort Queyras
    • Au printemps 2014, nous apprenions que les propriétaires du Fort (la famille Marty) mettaient en vente le chateau médiéval du 13ième siècle, qui reçoit 20 000 visiteurs/an, et que la communauté de communes des escartons du Queyras aurait proposé 1,8 millions.
    • Assez vite un doute s’installe quand à l’activité Via-Ferrata au pied du fort pour l’été 2014, quelques semaines avant le début des vacances d’été. Finalement la via ferrata a ouvert jusqu’en septembre 2014
    • en septembre, le pays est encore sécoué : la station essence de Ville-Vieille va fermer. Finalement, la communauté de commune se portera acquéreur. ouf !
    • en octobre, le fort est fermé comme annoncé, et une banderolle « A vendre » est installée sur sa facade. Triste !

     

    Quel impact économique pour le Queyras en 2015?

    Compte tenu de la très forte incertitude pour la prochaine saison d’été (le fort pourra-t-il réouvrir?), plusieurs entreprises dépendantes de l’activité du Fort ferment début 2015 (exemple : la boutique de souvenirs au pied du fort La Réserve du Fort, le restaurant la Paillote du Guil, etc.). Ca fait déja vraiment bizarre quand on passe à Chateau-Queyras.

    Par ailleurs, la Via Ferrata, très appréciée des passionnés, qui passe sur le terrain du fort, sera-t-elle ouverte?

    Et quelle sera l’image donnée en juillet/août 2015 aux visiteurs du Queyras, par un Fort emblématique mais toutes portes, pont-levis et crémaillères fermées? Un impact d’image durable, qui sera plus difficile à rattraper.

     

    Pourquoi Fort Queyras est important pour le territoire du Queyras

    • parce que tout territoire a besoin de ses symboles, de faire vivre ses valeurs, son histoire, son patrimoine. Le lien passé / présent, tout comme pour les individus, est majeur
    • parce que les visiteurs recherchent les sites vrais et les lieux mythiques, véritables identificateurs des territoires parcourus (« des vacances qui marquent »)
    • parce que les natifs du Queyras ont de l’or sous leurs pieds, une histoire riche et singulière, et que créer de la valeur en local fait sens

     

    Bref : un site touristique incontournable et un patrimoine emblématique !

     

    Mais que faire de Fort Queyras? Un projet ambitieux et réaliste

    Etant un monument historique emblématique du Queyras, il nous semblerait opportun d’y rassembler tous les éléments du patrimoine du Queyras, et donc d’y rassembler :

    • la collection Queyras du Musée Dauphinois de Grenoble
    • la collection Queyras du Musée Muséum Départemental de Gap (issue de legs et de l’ancien musée d’Aiguilles)
    • l’armoire aux 8 serrures de l’Escarton de la mairie annexe de Ville-Vieille, qui matérialise la solidarité des queyrassins !
    • l’espace géologique

     

    A ces richesses du patrimoine du Queyras pourraient se joindre :

    • des salles réservées à l’histoire du Parc Naturel Régional du Queyras et de la Réserve de Biosphère Mont-Viso
    • des salles réservées aux Italiens, avec lesquels la vallée a des liens historiques solides
    • des salles réservées à la faune / flore
    • des salles réservées à des expositions thématiques ou temporaires, pour mettre en avant le patrimoine vivant du Queyras : artisanat, l’agriculture, histoire des stations de ski, histoire des migrations, expositions des photographes du Queyras, le Tour de France dans le Queyras, etc.

    Enfin, des manifestations culturelles et patrimoniales pourraient être organisées, comme :

    • une nouvelle version de Retour en Queyras, par exemple.
    • le traditionnel feu d’artifice du 15 Août, qui pourrait ainsi refaire son apparition avec son lustre d’antan, pour le plus grand plaisir des enfants, symbolisant la saison d’été
    • une fête du médiéval et de Vauban, en partenariat avec la citadelle Vauban de Mont-Dauphin (classée à l’UNESCO)
    • etc.

    Les associations patrimoniales du Queyras (par exemple : Queyras Passion, Queyracine) pourraient aussi y trouver leur siège social. On pourrait aussi pourquoi pas y mettre des locaux pour startups queyracines.

    Bref, Fort Queyras pourraient devenir un véritable pôle d’activité pour la vallée, et le fer de lance d’une nouvelle dynamique et image.

     

    Quel montant d’investissement est nécessaire? Un budget solide permettant de construire/péréniser efficacement

    Pour Envie de Queyras, il est indispensable que la vallée du Queyras ne laisse pas passer cette superbe opportunité de reprendre en main son destin, et son image !

    En effet, Fort Queyras est un symbole de la vallée : on ne voit que lui, et il est chargé d’histoire. Le Queyras peut se redresser par le culturel : sa singularité est forte (cf les fonds au musée de Grenoble).

    Si l’on fait un rapide calcul bien simpliste :

    • prix de mise en vente : 2,65 millions y.c honoraires
    • ramenons ce prix à 2,5 millions y.c honoraires et frais de notaire
    • ajoutons une marge pour travaux, soit 1 millions de plus, et un fond de roulement d’exploitation de 500 K€, cela fait un besoin de capital de 4 millions ( a priori en prévoyant large  – à affiner avec des experts)

     

    En effet, ne nous leurrons pas : un batiment de cette facture est coûteux en frais d’entretien. Et il a sûrement besoin, régulièrement, de gros travaux, a fortiori si on veut dynamiser le site et en faire un site rentable, tout en le dénaturant pas.

     

    Comment racheter le Fort pour en faire le fer de lance du Queyras?

    Si la communauté de commune met 1,8 millions, reste 2,2 millions d’euros à financer.

    Ne pourrions-nous pas envisager le financement du type suivant pour ce résiduel :

    • Région et Département 1 millions. Que représente 1 millions sur 15 ans pour le budget PACA?
    • Queyrassins (habitants à l’année, maisons de secondaires et passionnés) : 1,2 millions

     

    Nul doute aussi qu’un fond Européen doit exister si de vrais projets de développement économique sérieux sont lancés sont lancés, a fortiori en partenariat avec les autres sites Vauban des Hautes-Alpes.

     

    Une souscription complémentaire pour Fort Queyras ? du Crowdfounding?

    Pourquoi ne pas organiser une solution solidaire, en pleine adéquation avec les valeurs des Queyrassins, via une souscription pour ces 1,2 millions ?

    Un taux de financement des privés de 20/30% ferait sens, en complément du financement par l’impôt (collectivité territoriales).

    Et de rêver que 1000 foyers mettent chacun 1200 euros (avec réduction d’impôt à la clef)…  sachant que certains donneront plus que d’autres.

    Sachant que le budget nécessaire est logiquement à affiner, nous avons pris a priori des hypothèses larges.

    Et le Queyras est connu par plus de monde que l’on pense.

    Nous (EnviedeQueyras) serions logiquement motivés pour participer avec d’autres actifs du Queyras à une nouvelle dynamique : ce serait un beau symbole et une belle entreprise (sic pour le double sens !) : « élus, familles et passionnés du Queyras défendent le vrai et l’authentique et prennent en main les choses » !

     

    Et vous ? vous auriez envie de quelle solution ?

    Bref, la sagesse de nos élus fera sûrement avancer dans le bon sens le dossier. On croise les doigts pour que ce superbe élément du patrimoine Queyrassin change de dimension !

     

    mise à jour du 30 Mai 2015 : article de DICI TV Fort Queyras est à vendre sur le Bon Coin où l’on apprend que la ComCom réfléchit à un projet. Finalement nos idées ont du bon 🙂

    mise à jour du 09 Juin 2015 : le phénomène Fort Queyras sur Le Bon Coin prend encore de l’ampleur, cette fois-ci nationale, suite à la publication sur Le Dauphiné. Du coup repris dans les grands médias nationaux : France 3 Provence Alpes, FranceTv Info, Le Figaro, le Télégramme et BFMTV. On apprend donc que :

    • le propriétaire a été tout surpris d’apprendre que son chateau est sur Le Bon Coin
    • l’agence immobilière a décidé de médiatiser la vente sur le Bon Coin, qui bénéficie d’un traffic conséquent. Buzz involontaire ou organisé, en tout ça c’est dans le mille !
    • seuls deux acheteurs ont fait un offre de rachat, après avoir visité fin avril/début mai.
    • A priori peu d’intérerressés depuis 1 an. La communauté de commune n’aurait pas fait de retour. Bizarre, surtout après l’épisode de l’été 2014 et de la Via Ferrata.
    • Réponse bientôt (« Je pense qu’elle va se réaliser. Et certainement dans pas longtemps»). On dirait une forme de pression là, non? 😉

    La mention sur certains médias de « (…)2,8 millions d’euros, le prix d’un petit hôtel particulier parisien, mais avec plus de charme et d’histoires à raconter (…) » fait sourire !

    Bref, un effet médiatique réussit ! Orchestré ? Reste à espérer que Fort Queyras prenne le bon chemin. Ici on préfère l’option Publique ou Partenariat Privé Public, pour rendre au Fort sa vocation première. A suivre donc.

    Mise à jour du 18 juin : la boutique « La Réserve du Fort » est finalement ouverte cet été 2015 ! ouf

    Mise à jour du 6 juillet : les propriétaires ouvrent le Fort pendant l’été, du 6 juillet au 28 Août 2015. Pas de visites guidées, quelques animations. Voilà qui fera moins mort. Pour la via ferrata, elle a été démontée. Le projet de reconstruction sur l’autre rive, terrain propriété de la mairie, n’a pas vu le jour pour l’été 2015.

    Mise à jour du 14 Juillet : deux bonnes nouvelles, la Via Ferrata réouvre le 16 juillet, les travaux ont finalement été menés par la mairie. Ensuite, Queyras Passion prend le flambeau et lance le projet de don et construction d’un vrai projet pour Fort Queyras ! Nous en reparlerons prochainement dans un article dédié. ça bouge !

    Mise à jour du 16 Août : l’article annonçant le lancement de la souscription est paru !

  • Vars Speed Masters 2015 : 2 records du monde de vitesse sont tombés !

    Vars Speed Masters 2015 : 2 records du monde de vitesse sont tombés !

    Nous étions de passage dans la station de Vars la Forêt Blanche le 3 avril, et avons pu voir 2 records du monde de ski/snowboard de vitesse tomber depuis le pied de la piste de Chabrières !

     

    Les meilleurs mondiaux viennent défier les pentes de la piste de Chabrières

    Du 28 mars au 4 avril 2015, Vars La Forêt Blanche a accueilli les meilleurs skieurs de vitesse sur la piste mythique de Chabrière à l’occasion du Vars Speed Masters.
    Les meilleurs mondiaux s’élancent depuis le sommet de la piste de Chabrière, en haut de l’Essina à 2750m d’altitude avec 98% de pente.

    Voici leur teasing

    Une trentaine de coureurs se sont retrouvés pour tenter de battre le record du monde sur la célèbre piste de KL de Vars

     

    Le précédent record du monde avait déja été établi à Vars, en 2014

    Le 31 mars 2014, le record du monde était déja tombé à Vars : l’italien Simone Origone avait battu son propre record avec 252,454 km/h  (le précédent datait d’avril 2006 avec 251.4km/h établi aux Arcs).

    Vars avec Verbier en Suisse est l’une des seules pistes homologuées par la FIS pour battre officiellement des records du monde : une piste correctement sécurisée. En France, Les Arcs est une autre prétendante.

     

    Deux records du monde sont tombés ce 3 avril : en Ski, et en Snowboard

    Les tentatives avaient dues être reportées à de multiples reprises cette semaine là, en raison de la méteo.

    Et ce 3 Avril, pas de grand soleil, mais les conditions idéales visiblement pour faire tomber les records : pas moins de 2 records mondiaux sont tombés !

    Tout d’abord Simone Origone a battu son propre record du monde, à 252,632 km/h. Et encore il ne s’élançait pas du sommet de Chabrières, mais d’une dizaine de mètres plus bas (mauvais état de la piste tout en haut, volonté d’en garder sous le pied pour les records futurs). Le Français Simon Billy, fils du directeur technique de la piste de vitesse de Vars, prend la seconde place avec un run à 246,575 Km/h


    Ensuite, le record en snowboard a été battu par le Français Edmond Plawczyk, qui a descendu la pente à 203,275 km/h sur sa planche de snow
    le seul à détenir le record des deux pistes de ski de vitesse en France (Vars et Les Arcs) –
    Enfin, côté femmes, aucun record n’a été battu cette année. Ca sera pour l’année prochaine !
     

    Nous étions de passage à Vars, et sommes arrivés juste au moment des records !

    D’abord, ça va très vite, et même très très vite ! Moins de 6sec pour atteindre les 200 km/h, 17 secondes de run
    Ensuite, le simple skieur observant les runs sera surpris par le bruit/soufle de leur passage : on vous confirme que , qui ça chatouille les oreilles !
    La crainte qu’ils chutent est compensée par la musique qui rythme le bas de la piste, où tout le monde attend qu’ils s’élancent.

    Une fois arrivés, on est supris par leur matériel : des spatules longues (skis de plus de 2m40, 13,5km la paire, idem pour les snowboard), des combinaisons moulantes en lycra/polyuréthane aux couleurs motivantes (en rouge car la couleur résiste à la chaleur), des batons lestés et des casques profilés, des ailerons aux mollets, une protection dorsale, un look futuriste très aérodynamique.

    Bref, vous êtes dans un autre monde : celui des fous furieux, avec un espace de KL bien sonorisé pour motiver tous les présents.

    Voici la vidéo de synthèse, permettant de mieux se rendre compte de l’ambiance sur cette semaine des Vars Speed Masters

     

    Bref, une belle expérience, à ne pas manquer si vous êtes de passage à Vars la Forêt Blanche, et une piste qui permet de monter Vars au niveau des meilleures stations ! Indéniablement un beau facteur de notoriété.

  • 5 bonnes raisons de passer ses vacances de ski dans les stations du Queyras-Guillestrois

    5 bonnes raisons de passer ses vacances de ski dans les stations du Queyras-Guillestrois

     

    Nous avions l’habitude de venir faire du ski dans l’Embrunais (Les Orres), avec quelques journées dans les stations du Guillestrois (Vars-Risoul la Forêt Blanche) et quelques journées de ski de fond dans le Haut-Guil, voici qu’on a décidé cet hiver de refaire le tour de toutes les stations du Queyras/Guillestrois. Bon, ok, c’était aussi pour les besoins du site, mais surtout après réflexion, on c’est dit : mince, finalement, après 40 ans, on n’a jamais fait le tour des stations du Queyras ! Et il nous fallait voir aussi les changements apportés ces dernières années dans les stations de Vars-Risoul.

    Après 1 semaine de ski intensif en mars 2015, à redécouvrir les domaines et stations de ski du Queyras et du Guillestrois, voici un petit Bilan. A noter que ce retour se veut le plus objectif possible (on connnait aussi les grands domaines de ski de Savoie et l’article n’est pas sponsorisé par les Offices de Tourisme respectifs). Bref, un point de vue libre et forcément criticable.

    Alors, pourquoi venir faire du ski dans le Queyras / Guillestrois ?

     

    Raison  1 – Le climat : ensoleillement, hauteur de neige

    Les Hautes-Alpes, autrefois mises en avant comme les Alpes Latines, sont réputées pour leur 300 jours de soleil par an : le Queyras et le Guillestrois ne dérogent pas à la règle.

    Pour rappel, les Hautes-Alpes sont bien situées dans le Sud des Alpes [sic!], et à ce titre bénéficie du climat méditerranéen à la sauce Montagne ! Ce sont bien les Alpes du Sud 🙂

    Queyras et Guillestrois ont quelques spécificités côté neige : les fameux Retours d’Est du Haut-Guil, les belles expositions de Ceillac et Valpreveyre (nord) garantissant des pistes avec une neige décicieuse, et les belles hauteurs de Vars/Risoul (83% des pistes sont au delà de 2000 mètres), qui garantissent un enneigement de qualité pendant la saison.
     

     

    Raison 2 – la variété et complémentarité des stations du Queyras-Guillestrois

    Le Queyras, sous l’impulsion de Philippe Lamour, a initié le concept de stations villages en France. Les premiers équipements ont été mis en place dans les années 60. En parallèle, Vars et Risoul, nées dans les années 70, ont fusionné leurs domaines en 1990 pour donner naissance à la Forêt Blanche.

     

    Côté Queyras

    Chacune des 4 stations village a son caractère :

    On reste nostalgique des stations d’Aiguilles et Ristolas, qui n’ont conservé que des équipements pour l’initiation au Ski. Ristolas disposait du meilleur enneigement et de la meilleure orientation, mais la présence d’un réserve naturelle empêchait tout développement du domaine. Nous n’avons pas eu le temps de découvrir le domaine d’Aiguilles avant qu’il ne ferme, ni celui de Bramousse sur Ceillac. Snif !

    Gros plus : des stations à taille humaine idéales pour les familles, de larges surfaces dédiées au ski au Naturel (espace non damé) idéales pour les adaptes du hors piste sécurisé

    Dernier atout et pas des moindres : petites stations dit petits prix, et caractère différent. Vous aurez accès à plein d’autres activités de montagne (voir ci-dessous)

     

    Côté Guillestrois

    Les stations du Guillestrois, c’est bien évidemment le Domaine de la Forêt Blanche et ses deux stations mythiques :Vars et Risoul !

    Vous accéder à un domaine digne des plus grandes stations, avec 185km de pistes, 51 remontées mécaniques. C’est tout de même le 12ième domaine skiable de France en nombre de piste, 13ième en km de pistes. Risoul est plus boisé, Vars offre de plus grandes pistes dénudées, l’ensemble offre une grande variété de plaisirs. Ces domaines disposent de plus de bons dispositfs d’enneigement artificiels, dignes des grandes stations de Savoire/Haute-Savoie.

    En dehors de la taille du domaine, vous apprécierez les Equipements Snowpark et la piste de KL, qui font tomber des recors mondiaux !

     

    Bref, Le domaine de la Forêt Blanche de Vars-Risoul est complémentaire des domaines des stations village du Queyras ! D’ailleurs, nombreux sont les passionnés de glisse qui passent une journée ou deux dans le Queyras, lors de leur semaine à Vars-Risoul. Et ceci est d’ailleurs vrai dans l’autre sens. Nous avons même croisé sur les télésièges des skieurs de Serre-Chevalier ! Bref, de quoi varier les plaisirs, surtout que plusieurs systèmes de navettes gratuites ont été mis en place ces dernières années. Il est donc simple de se déplacer entre Guillestre/Risoul/Vars et les différentes stations de ski du Queyras.

     

     

    Raison 3 – les panoramas offerts par les différentes stations

    Nos photos sur ce site l’attestent, c’est beau !

    Depuis Vars et Risoul, vous aurez une vue sur Lac de Serre-Ponçon, mais aussi le Guillestrois (MontDauphin avec en Toîle de fond les Ecrins), et le Viso.

    Depuis les stations de ski du Queyras, vous retrouverez les grands sommets du Queyras : Mont Viso, Font Sancte, Tête des Toillies, Grand Rochebrune, Izoard, etc.

    Dans les deux cas, vous aurez une montagne agrémentée de belles forêts soupoudrées de blanc, et le grand soleil des Alpes du Sud. Et le CALME !

     

    Raison 4 – Les plaisirs en dehors des pistes

    Ces domaines sont déja prêts pour le multi-activité, ce qui permet de varier les plaisirs

    Côté sportif :

    • ski de rando
    • ski de fond
    • chiens de traineau
    • balades en raquette
    • parapente
    • balades en motoneige
    • etc.

    Nous conseillons fortement de ne pas hésiter à utiliser des guides pour découvrir le Queyras ou le Guillestrois autrement. Vous trouverez quelques topo de rando raquette et une présentation des domaines de ski de fond sur notre site.

    Côté culturel :

    La ville porte de guillestre est agréable à découvrir, mais la vrai pépite est le Fort de MontDauphin et sa citadelle Vauban. Dans le Queyras, les musées gérés par le Parc Naturel Régional du Queyras sont à ne pas manquer  (Musée du Soum à Saint-Véran, et l’Arche des Cîmes à Ristolas).

     

     

    Raison 5 – les animations pendant la saison

    Chaque domaine organise de grandes manifestations d’envergure internationale :

    • Côté Foret Blanche, on pense à la Coupe du Monde du Ski de Vitesse sur la Piste de Chabrière, au recors du monde Vars Speed Masters, au SFR Tour et au FestiVars
    • Côté Queyras, on pense au Grand Beal, à la Traversée du Queyras

    Et bien sûr plein d’autres évènements spécifiques à chaque village ou station, et dans le Queyras, des animations orientées nature par le Parc Naturel Régional du Queyras.

     

     

    Bien sûr, il y a des points à améliorer dans les stations du Queyras/Guillestrois

    Pour les adeptes des meilleures stations de Savoir ou de Suisse, vous notera des lacunes, car ces domaines ont leur spécificité. On n’est pas dans la grosse industrie des Portes du Soleil ou des 3 vallées : les Hautes-Alpes n’ont pas bénéficié des mannes financières des Jeux Olympiques. Mais elles se défendent.

    De notre côté, on aura noté :

    • des téleskis un peu dur dans le Queyras (pas de gestion automatique de la tension des câble sûrement).
    • le télésiège Abriès un peu surdimentionné, à l’inverse certains télésièges mériteraient d’être changés (ex: Arvieux)
    • des tables de pique-nique panoramiques manquantes à Abriès (pourtant annoncées sur le plan), un table pourrait aussi être ajoutée sur Valpreveyre
    • un système de forfait distinct : pas le même système de badge, pas de package avec Vars/Risoul voire Serre-Chevalier, pas de système de tarification unique
    • pour Vars-Risoul, qui ont fondé ensemble le domaine de la forêt blanche, même si les prix de base sont identiques, c’est la jungle pour les tarifs et dates de départ des différentes offres packagés ! On sait qu’il y a une petit guerre entre les deux stations au sujet de la répartition du Chiffre d’Affaire généré par les journées skieurs. Nul doute que la réforme territoriale viendra mettre un terme à cette bataille qui oublie le client.
    • pas forfait packagé ski de fond / ski de piste, pourtant ce serait un plus notamment dans le Queyras

    Au delà de ces améliorations court terme, d’autres enjeux sont à gérer au plus vite.

     

    Et des enjeux à venir pour les stations de ski du Queyras Guillestrois

    Bien sûr, on n’oubliera pas le rechauffement climatique, mais ces conséquences seront gérables, n’étant pas sur des stations de basse altitude, le climat étant particulier et les techniques de gestion de la neige s’améliorant. Au delà, plusieurs enjeux attendent ces domaines, afin d’enrayer la baisse de fréquentation :

    1- Améliorer les accès au Queyras/Guillestrois : on fait allusion aux difficultés de la ligne Paris-Briançon et des TER, et aussi de leurs prix (c’est aussi cher de descendre en train qu’ne voiture pour 1 personne, alors que le train est censé être un transport de masse. On vous répondra côté SNCF qu’il suffit de réserver à l’avance ! Oui, mais nous, on se décide toujours au dernier moment). Pourquoi pas ne pas mettre aussi à disposition un parc de voitures de location à la gare de MontDauphin, en haute-saison, histoire d’avoir un bon package voiture de loc / train ? A l’heure actuelle, difficile d’aller pour 2 jours dans le Queyras quand on n’est pas de la Région PACA. Or nombreux sont les clients potentiels hors vacances scolaires qui aimeraient bien se dépayser 2/3 jours, avec un coin pour travailler à distance. Le sujet ne concerne pas que ces domaines : toutes les stations des Hautes-Alpes sont concernées. Si on n’est pas de PACA ou de RHONE-ALPE, point de salut ! Moins de trains de nuit, des billets de train hors de prix, une A51 pas finie, pas de voies rapides. Certes ça permet aux vallées de conserver leur authenticité, mais alors comment rivaliser sur ce point avec la Savoie/Haute-Savoie? On espère un sursaut, les vallées s’asphyxient.

    2- Monter en qualité : des besoins côté Hébergement (problème structurel en France), mais aussi sur les Services. On fait allusion à la problématique Lits Chauds/Lits Froids. Des rénovations doivent être mises en place, le niveau de qualité exigé a évolué, on est loin de la Suisse ou de l’Autriche sur ce point. Proposer aussi des services aux nombreux skieurs de randonnée, qui ne font que passer, mais on pourrait imaginer quelque chose pour eux de packagé… Bref, au tout ski, on peut aussi adjoindre des Services Plus ou des manières de découvrir différemment les vallées.

    3- Faire en sorte que les résidences secondaires ouvrent ! On peut s’interroger sur le fait que beaucoup de résidences secondaires fermées l’hiver, notamment dans le Queyras. Pourquoi? Certainement en raison des coûts de chauffage, et du veillissement de la population des maisons secondaires. Là aussi des investissements sont nécessaires, mais ces lits froids pourraient rapidement venir augmenter l’offre de lits, qui plus, sur des logements de qualité.

    4- Investir sur les remontées mécaniques : on soulignera l’étude en cours pour mettre en place une remontée mécanique afin de supprimer la navette de retour Valpreveyre/Abriès. Ensuite la baisse des dotations de l’Etat ne faciliteront pas les projets nouveaux, certes.. Mais il y a sûrement aussi des améliorations de gestion à faire, avec de dégager une capacité d’investissement supplémentaire (les collectivités épongent depus de nombreuses années les dettes, notamment dues à la baisse de fréquentation). En attendant, la régie des remontées mécaniques du Queyras réalise progressivement quelques ajustements et investissements. Côté Vars/Risoul, il semble avoir une volonté de mieux s’entendre.

    5- Développer totalement la complémentarité entre Vars/Risoul et le Queyras côté Forfaits et Transport. Nul doute que la fusion de Communauté de Commune Queyras/Guillestrois facilitera les choses. Nous militons aussi pour le retour de Vars et Risoul dans le périmètre du Parc, avec MontDauphin. Ce sera bien plus simple en terme de compréhension du territoire, et cela profiterait à tous, les territoires étant complémentaires en terme d’offre. Pour le ski, avoir un même système de gestion de forfaits et des passages permettra de faire des synergies, et d’offrir des packages transvallées. Et on pourrait étendre ce besoin à toutes les stations des Hautes-Alpes, à l’instar de ce qui a été fait cette année pour le ski de fond (Nordic Alpes du Sud).

    Nul doute que les élections régionales de décembre 2015, cumulées à la réforme territoriales, permettront d’accélèrer certains dossiers et de poursuivre la rationalisation. En attendant, le charme du Queyras-Guillestrois est toujours là, authentique.
     

    Bref, grand soleil, qualité de l’enneigement, pleine nature et grands espaces préservés, complémentarité entre villages stations et grand domaine de la Forêt Blanche, panoramas, importance de l’offre Hors Ski (ski de rando, ski de fond, raquette, parapente, etc.) et notoriété des évènements sportifs, expliquent en grande partie la singularité des domaines de ski du Queyras et Guillestrois. Nous on adore !

    Et vous, pourquoi venez vous faire du ski dans le Queyras ou le Guillestrois ? Qu’est ce que vous appréciez, qu’est ce qu’il vous manque ou qu’il faudrait améliorer ?

  • La GTA obtient le label Destination France pour Voyage dans les Alpes

    La GTA obtient le label Destination France pour Voyage dans les Alpes

     

    Non, GTA n’est pas seulement un jeu vidéo, c’est aussi l’acronyme de « Grande Traversée des Alpes », d’abord un des tronçons du célèbre GR5 et qui passe dans le Queyras, mais aussi une grande association.

    Et elle vient de remporter le label Destination France pour son projet « Voyage dans les Alpes ». Découvrons ses missions et son projet !


    Petite histoire de la création de l’assocation Grande Traversée des Alpes

    La traversée par le GR5 des Alpes, depuis le Lac Léman jusqu’à la Méditerranée, s’appelle la Grande Traversée des Alpes.

    Son officialisation a donné lieu à la création de l’Association GTA Grande Traversée des Alpes le 21 juin 1971 à Ceillac, sur l’impulsion de Ph. Lamour, queyrassin bien connu, afin de gérer et animer l’itinéraire. Par là même occasion, le GR58 a été officialisé cette même année.

    La GTA est donc à l’origine une association et un itinéraire magique, et fortement liée au Queyras !

     

    Les missions de l’association GTA

    L’association a pour but de promouvoir le tourisme de randonnée entre le lac Léman et la Méditerranée, plus spécifiquement

    •  » faire du tourisme itinérant « une nouvelle chance pour la montagne ».
    • Favoriser la pratique des activités de loisirs et de nature en montagne pour un large public
    • Contribuer à l’essor économique de régions de montagne en difficulté en raison de l’abandon des activités traditionnelles,
    •  Participer à la protection et à la mise en valeur des richesses naturelles et humaines de la montagne. »


    L’association GTA a ainsi développé depuis 1971 plusieurs grands itinéraires et les réseaux associés d’hébergements qualifiés

    • La Traversée des Alpes GR5 bien sûr, l’itinéraire de rando à travers les Alpes Françaises, dont un tronçon qui passe par le Queyras
    • La Via Alpina, l’itinéraire de randonnée pédestre à travers les 8 pays de l’arc alpin
    • Sentinelles des Alpes, forts et villes fortifiées de la GTA, et dont Fort Queyras fait partie
    • La Route des Grandes Alpes, son équivallent routier via les Grands Cols des Alpes françaises
    • Les Routes de la Lavande, 6 circuits pour découvrir les secrets et savoir-faire de la lavande de la Provence aux Alpes
    • Les Chemins du Soleil, la grande traversée des Préalpes à VTT


    Côté hébergement, elle est à l’origine du concept même de gîte d’étape en France, lorsqu’elle a développé l’itinéraire GTA : des hébergements implantés tout au long du parcours et conçus prioritairement pour les randonneurs.

    Elle est aujourd’hui un outil de développement touristique au service des collectivités territoriales de l’ensemble du massif alpin (régions, départements, collectivités locales).

     

    Move your Alps, une nouvelle identité et nouvelle marque

    En 2014, l’association a revu son positionnement et sa communication : elle officialise un nouveau logo « GTA Move your Alps ». 

    La finalité est d’en faire LA marque des grandes traversées alpines, et de fédérer les actions autours de séjours de qualité et accessibles en itinérance, via 6 grands itinéraires.

     

    L’obtention du label Destination France pour « Voyage dans les Alpes »

    La GTA a obtenu le 16 décembre 2014 le label Destination France.

    Le Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International, avait lancé via Atout France un appel à candidature en juillet 2014 lors de la clôture des Assises Nationales du tourisme.

    La finalité était de fédérer les acteurs autours de projets pour  » rendre plus lisible et plus attractive l’image touristique de la France, en faisant sa promotion  internationale à travers quelques destinations phares ».

    Les Alpes avaient été citées parmi ces destinations majeures. Et l’association Grande Traversée des Alpes avait déposé son propre projet « Voyage dans les Alpes », avec pour cible d’accroître la clientèle européenne en été en favorisant le tourisme itinérant, et qui associant un grand nombre d’acteurs publics et privés.

    Le projet Voyage dans les Alpes a été retenu et officialisé le 16 décembre dernier par Atout France, et s’insère dans le projet stratégique national « Destination France 2010 – 2020 ».

    La GTA bénéficiera ainsi de crédits substanciels, afin de réaliser 6 objectifs à l’horizon 2018 :

    • accroître la part des clientèles européennes (Britanniques, Allemands, Belges, Néerlandais, Italiens, Suisses) de 10% dans le massif des Alpes l’été.
    • accroître les retombées économiques sur les territoires en favorisant les modes de découverte itinérants
    • déployer la culture d’accueil des clientèles itinérantes
    • accompagner la mise en marché de la destination
    • accroître la notoriété du massif des Alpes l’été et en renouveler l’image, comme terre d’itinérances douces, durables, accessibles et attractives.
    • renforcer l’intelligence économique territoriale collective en consolidant les outils de veille, d’observation et d’évaluation à l’échelle du massif alpin.

     

    Ce projet permettra ainsi de renforcer l’attrait du Massif pour un tourisme durable et économiquement pérenne, et de redynamiser la destination Alpine via une lisibilité accrue.

    Notons aussi que l’assocation et EDF dévoilerons des actions communes. Bref, de belles actions en perspective !

  • Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales : voici le 51ième Parc !

    Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales : voici le 51ième Parc !

     

    Une démarche entamée il y a 15 ans

    L’idée de Parc a germé il y a 15 ans, et cette démarche aura divisé jusqu’au dernier moment :

    • 44 communes sur 130 avaient refusé en 2013 d’adhérer au Parc, craignant de voir les libertés individuelles et leur autonomie restreintes par la future charte (perte de maîtrise de son destin), les règles et la politique du futur Parc
    • le Conseil national de protection de la nature avait émis un avis défavorable, justifié par le manque de consensus
    • La Fédération des parcs naturels régionaux avait quant à elle rendu un avis favorable.

    Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, a tranché en faceur de la création de ce 51ieme parc, et est venue officialiser le 8 décembre 2014 la création du PNR des Baronnies Provençales à Vinsorbes (Drôme, à côté de Nyons).
     

    Particularités du Parc

    Le Parc des Baronnies a les spécificités suivantes:

    • un parc interrégional (2/3 Rhône-Alpes , 1/3 Provence-Alpes-Côte d’Azur)

    • 8 communautés de communes, 86 communes (52 communes de Drôme, 34 des Hautes-Alpes)

    • pour les communes signataires : 31 000 habitants, 1560 km2, un territoire de montagne rural (la moitié des communes compte moins de 100 habitants). Le territoire cible compte 39 000 habitants et 229 000 ha.
    • 6 communes urbaines qui assurent le rôle de villes-porte  : Dieulefit, Grignan, Sisteron, Vaison-la-Romaine, Valreas et Veynes.
    • un territoire qui bénéficie d’influences alpines et méditerrannéennes
    • 10 sites natura 2000 et 5 espaces naturels sensibles, un faune et flore emblématiques (lavande, sabot de Vénus, le chou sauvage, la loutre, l’écrevisse à pieds blancs, etc.).


    Ses ambitions

    • préserver et valoriser les atouts naturels et humains
    • developper l’économie basée sur l’identité et les ressources locales
    • concevoir un aménagement cohérent, solidaire et durable


    Son logo met en avant ses spécificités : « la simplicité d’un pied de lavande, symbole paysager et culturel des Baronnies Provençales, des sillons épousant les plis du paysage, un lien entre la montagne et les champs cultivés, la marque des hommes qui vivent ce territoire entre Alpes et Provence ».

    Ségolène Royal a proposé aux communes réfractaires de prendre le statut de « communes associées »dans un délai d’un an, afin qu’elles puissent bénéficier de certains des avantages du PNR tout en gardant leur autonomie, sans à avoir à attendre le nouvellement de la charte initiale du Parc établie pour 12 ans et qui oblige les communes fondatrices.

     

    Le 7ieme parc naturel régional de France de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur

    Le PNR des Baronnies Provençales est donc le 7ième Parc Naturel Régional de la Région PACA.

    Deux autres parcs sont en gestation dans cette région : le PNR Sainte-Baume et le PNR Mont-Ventoux. A suivre donc !

  • 01/01/2015 : naissance de l’ADDET Hautes-Alpes, au revoir CDT05 !

    01/01/2015 : naissance de l’ADDET Hautes-Alpes, au revoir CDT05 !

    Il y a quelques jours disparaissait soudainement le Président du Conseil Général et Sénateur des Hautes-Alpes Jean-Yves Dusserre, emporté par la maladie. Son décès a surpris tous les Hauts-Alpins, d’autant plus que de grandes actions étaient en cours pour redynamiser le territoire, à commencer par l’un de ses poumons : le tourisme et l’économie (80% du PIB Haut-Alpin). L’occasion pour nous de revenir sur la réorganisation en cours dans le département du pilotage de l’économie touristique, avec la création au 1er janvier d’une agence transversale de pilotage englobant Economie et Tourisme.

     

    Historique

    Le précédent schéma touristique départemental arrivant à échéance, le Conseil Général en a fait le bilan et lancé une réflexion pour le prochain plan, accompagné par un cabinet externe.

    En parallèle, le Gouvernement a lancé fin 2013 les Assises Nationales du Tourisme, en demandant aux acteurs régionaux de remonter leurs conclusions pour le premier semestre 2015.

    22/10/2013 validation des orientations du nouveau schéma départemental de développement touristique 2014-2020

    06/12/2013 Nuit du Tourisme 1 – Premier rassemblement des acteurs du Tourisme sur le  thème de la gastronomie haut-alpine.

    11/02/2014 délibération stratégie de développement économique, premier bilan et nouvelle étape

    04/06/2014 Assises du tourisme – restitution des tables rondes filière/bassins

    24/06/2014 délibération création agence départementale économique et touristique

    27/10/2014 avis constition GIP Agence Départementale de Développement Economique et Touristique des Hautes-Alpes (ADDET)

    19/11/2014 Nuit du tourisme 2 – Présentation aux acteurs du Tourisme du rôle de la nouvelle agence

    28/11/2014 Approbation du nouveau Schéma Départemental 2014-2020 de Développement Touristique des Hautes-Alpes


     

    Nouveau Schéma Touristique départemental

    Suite à une phase de constat, qui a mis en évidence le déclin du tourisme dans le Hautes-Alpes (perte importante de nuitées – 10% en dix ans, soit environ 2 millions de nuitées) et de l’emploi associé, le Conseil Général a mis en oeuvre une réflexion sur un nouveau Schéma Touristique Départemental, alimenté par les retours issus des Assises du Tourisme.

    Le nouveau schéma touristique fixe 3 axes prioritaires :

    1. une organisation touristique plus efficace, via la structuration de l’offre touristique en 8 filières stratégiques (neige, lacs et rivières, air, itinérance, pleine nature, culture et science, patrimoine, terroir).
    2. un territoire plus attractif avec des sites stratégiques mis en valeur. Ce sont des sites touristiques qui font l’identité des Hautes-Alpes

    Le Queyras fait partie de ces zones stratégiques, sous le positionnement « Villages de Caractère ».

    1. le renforcement de l’action marketing et la montée en gamme, à commencer par l’hébergement (actuellement pour l’essentiel, l’offre départementale est plutôt dans l’économique ou le moyen de gamme).

    Ce Schéma est écrit bien évidemment en cohérence avec les orientations du Schéma Régional PACA de Développement Touristique (2012-2016).

     

    Création de l’ADDET (Agence Départementale de Développement Economique et Touristique)

    Jusqu’au 31 décembre 2014, le tourisme était piloté par trois structures :

    • le Comité Départemental de Tourisme (Association Loi 1901) en charge du tourisme

    • Hautes Alpes Développement HAD (Association Loi 1901), en charge de l’action économique)
    • Les Services Tourisme et Economie du CG05

    A compter du 1er janvier 2015, l’ADET (Agence de Développement Economique et Touristique) va prendre la suite de ces trois structures, en fusionnant sous une même direction les ressources allouées par le  département autours de l’action économique et touristique.

    L’ADDET prendra la forme juridique d’un GIP (Groupement d’Intéret Public), regroupant :

    • des personnes publiques (Département, Région,Communautés de communes & d’agglomération, Communes, CCI, Chambres des Métiers, d’Agriculture, Commerce et Industrie, l’interconsulaire)
    • des personnes privées (organisme, fédération et syndicats professionnels, personnes morales)

    La volonté est de regrouper dans une même structure les moteurs de l’économie haut-alpine (agriculture, tourisme, entreprises) afin de développer une vision globale et partagée du développement économique, en

    • créant des synergies entre les filières stratégiques (ex : le tourisme, l’agriculture, l’agroalimentaire, le bâtiment, l’aéronautique, l’énergie ou encore le numérique)
    • associant l’ensemble des partenaires, le Conseil Général fédérant les énergies

    La volonté politique est de faire avancer le département via cette agence :

    • des acteurs ensemble plus forts, plus cohérents, plus efficaces, plus solidaires (notamment dans l’accueil),
    • des acteurs décloisonnés, via la facilitation du maillage entre les différentes vallées

     

    Missions de l’Agence

    L’agence a pour finalité d’améliorer le rayonnement des Hautes-Alpes, son attractivité, mais aussi la promotion des sites des entreprises, des produits et des savoir-faire.
    Pour se faire ses enjeux est de fédérer, structurer et développer les filières stratégiques tout en favorisant l’innovation. Elle mènera enfin une mission de conseil et d’accompagnement des collectivités, des entreprises et des organismes, dans leur politique de développement.

    Plus en détail, voici les buts, missions et actions officiellement alloués à l’Agence par le Conseil Général.


    Buts :

    • proposer une stratégie cohérente en terme de positionnement,
    • développement, animation et promotion du territoire,
    • un meilleur pilotage, des synergies et une plus grande efficacité


    Objet : contribuer au devéloppement économique et touristique du département des Hautes Alpes => renforcer l’attractivité et la création d’emploi

    • rayonner en terme de notoriété et d’image
    • promouvoir les sites, les entreprises, les produits, les talents et les savoir-faire
    • attirer des personnes et des capitaux
    • fédérer, structurer et développer les filières et les acteurs
    • développer les filières stratégiques (tourisme, agriculture/agroalimentaire, BTP, aéronautique, énergies renouvelables et éco-construction, numérique)
    • favoriser l’innovation


    Missions :

    • Favoriser la mise en oeuvre de stratégie éco et touristiques
    • conseiller et accompagner les collectivités, les entreprises et les organismes dans leur politique de développement économique et touristique
    • intégrer les entreprises locales dans les grands réseaux régionaux d’innovation et d’affaires, et faire émerger des réseaux locaux
    • prospecter et accueillir de nouvelles entreprises ou des projets de développement, avec des outils d’implantation adaptés
    • mener toutes opérations de communication et de promotion commerciale sur les marchés français et étrangers, en lien avec les organismes locaux, régionaux et nationaux
    • déployer une ingénierie économique et touristique de qualité


    Actions

    • Prépare et met en oeuvre la politique touristique du département
    • Assure l’élaboration, la promotion et la commercialisation de produits touristiques en collaboration avec les professionnels, les organismes et structures locales interressées.


    ==> Plus généralement les Opérations de toute nature (yc partenariat, constitition de société, prise de participation, filialisation), permettant de réaliser ou faciliter cet object

     

    Gouvernance de l’Agence

    Outre les missions, la gouvernance est clarifié et repose sur une Assemblée générale, un Conseil d’Orientation et de Surveillance et d’un Directoire

    • President de l’agence : président du CG des Hautes Alpes
    • CA 28 membres Conseil d’administration appelé conseil  d’orientation stratégique et de surveillance
    • 1 Président du Conseil d’OSS et 6 vices présidents
    • 1 Bureau du CA appelé directoire administre l’agence
    • 1 Président du directoire, 1 Directeur Agence
    • 1 Commissaire aux Comptes

    L’agence est soumise au droit privé et à la comptabilité privée (plan comptable général).

     

    En conclusion

    Comme toutes les autres collectivités, le département des Hautes-Alpes réorganise ses structures de pilotage, ce qui devrait apporter plus de simplicité / efficacité / lisibilité sur les actions.

    Le schéma repense la gouvernance, en apportant de l’autonomie et de la responsabilité aux acteurs, dans le cadre de politiques co-définies. Les vallées devront en effet décliner dans leur propre schéma local d’organisation et de développement touristique (SLODT) leurs tactiques locales, sur base des stratégiques communes arrêtées au sein de l’ADDET.

    Sans nul doute ce « schéma » pourra être bousculé par la réorganisation territoriale en cours (cf notre article sur la modification des intercommunaulités), qui modifiera les rôles et missions respectifs Département/Région (l’économique à la Région?).

    Au delà, et plus spécifiquement, les enjeux pour les Hautes-Alpes sont de plusieurs ordres :

    • définir le positionnement des Hautes-Alpes pour pouvoir améliorer la communication (visibilité), sur base d’une identité claire (lisibilité), et d’une « marque forte », mettant en avant la diversité et les atouts forts de ses territoires. Ce sera l’occasion d’arrêter enfin une tagline ombrelle, celle-ci n’ayant pas arrété de changer ces dernières années (hic !)
    • fédérer des acteurs de taille et puissance différentes. Les grandes stations (Serre-Che, Vars, Montgenèvre) ont de l’avance, il se pourrait que les stratégies globales génèrent quelques frictions. Tout le monde ne joue pas dans la même cour.
    • penser Out-of-the-box, notamment sur les nouvelles formes de tourisme, tout en ne perdant pas sa singularité. Les Hautes-Alpes, ce ne sont pas les Alpes du Nord !
    • accélérer la montée en gamme tout en garantissant la simplicité et l’accessibilité à toutes les bourses du tourisme de montagne
    • prendre en compte au plus vite les conséquences du réchauffement climatique, qui impactera durablement les activités de la saison d’hiver.
    • secouer l’Etat afin que le département se désenclave et ait enfin des transports (SNCF) et politiques d’accès (voie rapide, tunnel) dignes de ce nom

     

    Quand au Queyras, son positionnement, tel que défini dans le Schéma Touristique Départemental, ne peut être réduit aux villages de caractère ! C’est bien plus que cela !

    Reste surtout à

    • rendre cohérent cet empilement de dispositifs et labels (parc régional, réserve biosphère, réserve nationale, réserve intégrale), ça ne fera que du bien !
    • remonter le caractère des vallées autres que Molines/Saint Véran. Les inondations de 1957 ont fait du mal, tout a été reconstruit dans l’urgence pour reloger les familles, du coup ils ont perdu leur âmes. Il y avait aussi des fustes à Ristolas !
    • valoriser les plus beaux sites, et retrouver une certaine « scénarisationTouring Club de France » du Queyras, à commencer par le Mont-Viso, et en partenariat avec l’Italie. La réserve de Biosphère devrait aider.


    Bref, il y a certes des choses à faire : le département ne manque pas d’atouts

    • il est resté authentique et peu défiguré par le béton
    • les différentes vallées ne manquent pas d’identité.

    Reste aux acteurs de travailler de concert sur l’essentiel, tout en ayant la latitude d’innover en local. Reste aussi à arréter dare dare une vraie stratégie de transport, car la situation n’est pas identique à la Savoie/Haute-Savoie, pas de TGV en bas de vallée !

  • La Haute Route des Escartons, un itinéraire mythique transfrontalier et accessible

    La Haute Route des Escartons, un itinéraire mythique transfrontalier et accessible

     

    Histoire : de la Haute Trace à la Haute Route des Escartons

    L’itinéraire de la Haute Route des Escartons a été créé en 1999 (il s’appelait alors Haute Trace des Escartons).

    Il a été repris en charge en 2012 par une association regroupant des hébergeurs, des associations, des agences et les collectivités publiques des vallées concernées.

    • Il permet de traverser les paysages réputés du Queyras, du Haut Val de Suze italien et du Briançonnais.
    • Il est balisé mais non tracé (non entretenu par la FFR)
    • Le logo de balisage est spécifique : voir la photo

     

    Les Etapes de la Haute Route des Escartons

    L’itinéraire totalise 115 km pour 2200 mètres de dénivelé, et est calibré pour les étapes suivantes (quelque soit le sens) :

    • Saint-Véran-Souliers
    • Souliers-Cervières via Arvieux et le Col Izoard
    • Cervières-Vallée de Thures (Italie)
    •  Vallée de Thures (Italie) – Vallée de la Clarée (Névache, France)
    • Névache – Buffère (Haute-Clarée)
    • Retour à Névache

     

    Pour en savoir plus

    Vous en saurez plus sur cet itinéraire praticable tant l’hiver (ski de randonnée) que l’été (randonnée pédestre/cheval/VTT), son tracé, son histoire via cet article de Ski Randonnée Nordique.

  • 10 GR (chemins de grandes randonnée) pour des vacances inoubliables dans le Queyras

    10 GR (chemins de grandes randonnée) pour des vacances inoubliables dans le Queyras

    Quand on parle de GR dans le Queyras, les esprits pensent tout de suite au GR58 ! Mais ce n’est qu’une partie des sentiers de grande randonnée disponibles, dont plusieurs sont tout aussi renommés.

    Voyons donc les autres GR bien connus des randonneurs européens, et qui permettent de découvrir les fantastiques paysages du Parc Naturel Régional du Queyras.

     

    Les 3 itinéraires de type GR (Grande Randonnée)

    • Le GR58 Tour du Queyras

    Conçu par Ph. Lamour, fondateur du Parc Naturel Régional du Queyras, le GR58 Tour du Queyras est permet en quelques jours de découvrir les différentes vallées du Parc du Queyras.

    Depuis, remanié à plusieurs reprises, il a engendré les sentiers de GRP afin de gagner en visibilité, mais est toujours aussi féérique ! Il dispose toujours de plusieurs variantes, ainsi que de nombreux points de jonction avec les GRP, le GR5, la Via Alpina et la Haute Route des Escartons.

    • Le GR541 Liaison GR54A-GR58

    Le GR541 permet d’assurer la liaison entre le GR 54 Tour des Ecrins et de l’Oisan (plus exactement de la variante GR54A) et le GR58 Tour du Queyras.

    Depuis le GR54A – le Pas de la Cavale, il descend à Saint-Crépin, via la vallée du Fournel et les alpages de Fressinières.

    Il se remonte ensuite depuis la Durance vers MontDauphin, avant d’entammer une ascension en direction des Granges de Furfande, lieu de jonction avec le GR58 Tour du Queyras.

    • Le GR5 GTA (Grande Traversée des Alpes)

    La Grande Traversée des Alpes est l’un des tronçons du célèbre GR5.

    Le GR5, crée dans les années 40, permet de ralier Nice depuis la Mer du Nord, par un itinéraire pédestre de 2600 km ! Il passe successivement par les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, passe une première fois en France (Jura), puis en Suisse (Lac Léman), et repasse en France pour entammer une traversée Nord-Sud des Alpes.

    Cette traversée des Alpes depuis le Lac Léman jusqu’à la Méditerranée s’appelle la Grande Traversée des Alpes ou encore le GR5 Alpes. Ce tronçon est là encore une initiative de Ph. Lamour, et a pour vocation de permettre aux européens de découvrir la diversité des Alpes Française.

     

    Les 2 itinéraires Bleu + Rouge Via Alpina

    La Via Alpina est un ensemble d’itinéraires au sein de l’Arc Alpin, qui permetent de traverser 8 pays (Slovénie, Autriche, Allemagne, Liechtenstrein, Suisse, Italie, France, Monaco).  Retrouvez plus d’informations sur les 8 étapes des 2 itinéraires (rouge/bleu) Via Alpina qui traversent le Queyras.

     

    La Haute Route des Escartons

    Nous vous avons déja présenté cet itinéraire de la Haute Route des Escartons balisé qui part d’Italie pour arriver à Saint-Véran, via la vallée de Névache et le Col d’Izoard. A découvrir !

     

    Les 3 sentiers de type GRP (Grande Randonnée de Pays)

    Certains de ces GRP faisaient auparavant partie intégrante du GR58 :

    • Le GRP Tour de la Dent du Ratier
    • Le GRP Tour du Pain de Sucre
    • Le GRP Tour de la Font Sancte (Ubaye/Queyras)

     

    Le Tour du Viso (Italie/France)

    Le Viso jouxte la frontière franco-italienne, alors pourquoi ne pas en profiter ? Si l’ascension est réservée aux randonneurs agueris, le Tour du Mont-Viso, première randonnée itinérante crée en Europe, est très accessible !

    Sachant que le Mont-Viso fait partie intégrale de la nouvelle réserve de Biosphère Queyras Mon-Viso, reconnue par l’UNESCO en juin 2014, comme 13ième réserve transfrontalière. Il serait bête de ne pas en profiter !

     

    3+2+1+3+1 = 10 !

    Vous n’avez plus d’excuses pour venir découvrir le Queyras et ses paysages via ces grands sentiers renommés. A vos sacs à dos !

    NB : si vous doutez encore, vous avez aussi le GR653D – Saint-Jacques-de-Compostelle, étape Montgenèvre – Arles, qui passe par Montdauphin. Plus d’informations sur le site Via-Alta.com !

  • Qu’est ce que le phénomène de Retour d’Est en Queyras ?

    Qu’est ce que le phénomène de Retour d’Est en Queyras ?

    Le Queyras est certes une terre à la lumière et paysages exceptionnels, mais il connaît aussi des phénomènes brutaux qui peuvent être parfois dévastateurs. Le Retour d’Est en fait partie.

     

     

    Qu’est ce que le Retour d’Est, comment se matérialise-t-il?

    Le Retour d’Est est un phénomène météorologique observable toute l’année, qui se caractérise par de très fortes pluies (printemps) ou de très fortes chutes de neige (l’hiver). Cet épisode pluvieux ou neigeux peut prendre une ampleur particulière lorsque les chutes sont importantes, de durée exceptionnelle, ou encore successives et rapprochées.

    Il existe plusieurs retours d’Est en France (exemple du retour d’Est Cévenol particulièrement sévère dans le Sud de la France en 2014, qui a provoqué sur une période longue de 3 mois des inondations exceptionnelles successives), mais celui du Queyras est très remarquable dans le contexte géographique de la vallée :

    • En hiver, il donne lieu à des avalanches dévastatrices (ex: avalanche du 10 mars 1946 qui ensevelit l’Echalp) ou une isolation des villages ou hameaux pendant plusieurs jours (Décembre 2008). Aujourd’hui, sa survenance est scrutée par les passionnés de glisse, qui attendent les bonnes couches de neige et de poudreuse, mais qui peut isoler le territoire pendant quelques jours.
    • Au printemps, il peut donner lieu à des inondations comme celles de juin 1957 ou de juin et octobre 2000, lorsqu’il se cumule aux fontes de neiges.

    Le Retour d’Est est observable 2 à 3 fois par an dans le Queyras, et est généralement d’une durée maximum de 4 jours.

     

    Quelles sont les zones du Queyras traditionnellement touchées?

    Les territoires impactés et l’ampleur des chutes de pluie/neige sont variés, mais le phénomène est particulièrement actif à la frontière italienne autour du Viso, donc

    • dans le Haut-Guil (Abriès/Ristolas/l’Echalp/La Monta/Le Roux/Valpreveyre) ;

    • dans la vallée Aigue Aignelle, secteur Col Agnel.

    Le Queyras est touché régulièrement, et ce depuis de nombreux siècles, comme en témoigne cette liste des avalanches en France.

     

    Comment nait ce phénomène météorolique dans le Queyras?

    Le Queyras, situé à l’Est du massif des Ecrins et du Pelvoux, est traditionnellement protégé par ces derniers des perturbations atlantiques. C’est ainsi qu’il bénéficie d’un climat très ensoleillé (plus de 300 jours de soleil par an), et relativement sec (peu arrosé). Cependant, 2 à 3 fois par ans, des circonstances climatiques particulières provoquent le Retour d’Est et ce principalement sur la frontière France/ Italie :

    • une dépression généralement localisée sur le golfe de Gênes en Italie (avec un centre dépressionnaire sur la Corse/Sardaigne), suite à la traversée d’une perturbation au dessus des Alpes en direction de la Méditerranée
    • une remontée depuis l’Est (i.e. la plaine du Pô) des masses d’air humides, chargées suite à leur traversée de la Méditerranée et poussées en direction des reliefs (froids) du Piémont italien et de la frontière française (notamment dans le secteur Haut-Guil & Mont Viso) par le vent nommé Lombarde

    Ce phénomène de Lombarde venant de l’Est génère la condensation sur les reliefs alpins frontaliers (notamment le Mont Viso) d’un air chaud et humide accumulé en Méditerranée et dans les
    plaines de Lombardie. Cette condensation provoque ainsi d’abondantes précipitations dans les hautes vallées piémontaises … et du Queyras. A noter que le phénomène de Lombarde explique aussi la « nebbia », le brouillard d’altitude observable aux frontières et qui déborde de temps en temps côté France dans le Haut-Guil) : c’est la condensation en altitude de masses d’air chaud et humide de la plaine du Pô sur les pentes des versants italien.

    Vous trouverez sur cet article de Méteo France plus d’explications techniques sur le phénomène de Retour d’Est dans le Queyras (Météo France).

     

    Quelles conséquences lors d’épisodes d’ampleur exceptionnels?

    Côté Queyrassin, même si le Queyras est beau sous le manteau neigeux épais, il est synonyme de vigilance et entre-aide, et rappelle toujours de tristes souvenirs.

    En effet, lorsque le Retour d’Est est conséquent, il impacte pendant plusieurs jours la vie quotidienne, voire entraîne de lourds dégats :

    • Au printemps, il implique de fortes précipitations pendant plusieurs jours, provoquant des inondations dévastratrices comme en 1958, lorsqu’elles se conjuguent avec la fonte des neiges.
      • Le Haut-Guil a observé des cumuls voisins de 300 mm de pluie en juin 1957 et mai 2008
    • En hiver, il apporte un enneigement exceptionnel (près de 2 mètres en village, bien plus dans les hauteurs), comme lors des épisodes du 11 au 16 janvier 1978, et celui de décembre 2008.
      • Abriès, Ristolas, le Roux, L’Echalp, la Monta, ainsi que les pentes du Mont Viso ont recueilli un ou deux mètres de neige en deux jours (mars 1993, mars 2007), mais plus de trois mètres comme en 1978 et en décembre 2008

    Lors de ces épisodes centenaires, une forte entreaide entre habitants est observée : la cohésion est de mise, des moyens exceptionnels sont mis en oeuvre par l’Etat, le département et la Région avec d’évacuer ou désenclaver les zones les plus impactées, et libérer au plus vite les routes.

    Chaque année, Département et Communauté de Commune déclenchent des avalanches préventivement ( Plan PIDA – Plan d’Intervention de Déclenchement d’Avalanche), lorsque les retours d’Est sont trop importants.

    Le phénomène de Retour d’Est terminé, il laisse en hiver la place à de superbes paysages nappés de blanc, ou permettent au printemps de finir de préparer l’arrivée des prairies fleuries, en attendant l’été.

     

    Le retour d’Est mémorable de Décembre 2008

    A titre d’illustration (voir photo ci dessus) , en décembre 2008, et notamment pendant la journée du mardi 16 décembre, il est tombé 20cm de neige fraîche à l’heure, avec une poussée du retour d’est observée jusqu’à Mont-Dauphin. Les hauteurs de neiges ainsi accumulées ont entraîné :

    • l’isolement des villages  : routes, lignes électriques et téléphoniques coupées, annulation des cars scolaires
    • des habitations englouties sous la neige voire impactées par les avalanches, des toitures dangereuses car surchargées de poudreuse
    • des avalanches ou coulées de neige particulièrement destructrices (notamment entre Abriès et le Roux – coulée de l’Alpet, ou entre Abriès et Ristolas – avalanche de la Fourche, ou encore celle qui a ravagé la hameau Valpreveyre détruisant la toiture et le clocher historique de la chapelle St Roch fraîchement rénovée ainsi que plusieurs habitations / chalets.

     

    Bref, un phénomène soudain, attendu par les passionnés de glisse en pleine nature – qui se ruent sur le la station de ski d’Abriès (Domaine du Haut-Guil) –  mais qui peut être moins drôle lorsqu’il survient au printemps, avec des crues dévastatrices. Dame nature sait reprendre ses droits.

  • Col Agnel : fermeture annuelle côté Italien effective depuis ce mardi

    Col Agnel : fermeture annuelle côté Italien effective depuis ce mardi

     

    L’Office de Tourisme du Queyras nous rappèle que l’Italie a procédé comme chaque année à la même date à la fermeture du col Agnel à compter de ce mardi 21 octobre pour la période hivernale, donc jusqu’au printemps. Les dernières voitures et motos sont donc passées côté italien lundi soir.

     

    A quelle date est fermé le col Agnel chaque année?

    En effet, l’Italie fixe au 3ieme lundi d’octobre, jour de la foire Saint-Luc de Guillestre, le début de la période de fermeture. La foire agricole de la Saint Luc est depuis le moyen âge un évènement majeur pour les échanges entre Provence et Italie. Les italiens sont encore nombreux à s’y rendre.

     

    Quand est réouvert le Col Agnel?

    Le col Agnel, troisième plus haut col d’Europe, re-ouvrira dès que les conditions de route le permettront (généralement entre fin mai et début juin), en accord avec la DDE française.

    Les barrières seront fermées à partir du lieu dit La Douane, en amont de la commune de Chianale Pontechianale. La barrière est relevée au printemps progressivement par tronçon, en fonction des conditions météorologiques.

    Bref, ça sent le changement de saison !

    Source : Tagatocn.it & La Stampa/Cuneo

  • A quoi correspondent les tas de pierres sur les sentiers? Qu’est-ce qu’un cairn ?

    A quoi correspondent les tas de pierres sur les sentiers? Qu’est-ce qu’un cairn ?


    Ce sont des marques laissées par les précédents randonneurs, permettant de baliser le chemin ou matérialiser un pic, et ainsi permettre d’identifier clairement le chemin.

     

    Comment est matérialisé le Cairn, quelle forme prend-il ?

    Ils prennent la forme d’un tas/monticule de pierres en pyramide, et sont le plus souvent situés à des endroits où il est difficile d’entretenir un sentier/sente clairement délimités ou un balisage peinture (ex : dans les éboulis, pierriers, ou les passages rocailleux).

     

    Qui construit et met en place des cairns?

    Chaque marcheur est ainsi incité à ajouter sa propre pierre (à l’édifice), afin d’enrichir la balise/le repère.

    Les guides ou personnel en charge de l’entretien des sentiers entretiennent aussi ces petits tas de pierre.

     

    Etymologie du mot Cairn

    Il viendrait du mot écossais càrn, amoncellement de pierres apposé pour matérialiser une sépulture ou le sommet des collines
     

    Où trouver des cairns dans le Queyras?

    Vous en trouverez naturellement dans le Queyras sur la plupart des sentiers de rando.

    Certains peuvent être de taille conséquente (ex: en haut du Pic Foréant).

    Parfois ils contiennent des cahiers ou des étuis ! Il fut en effet un temps relativement proche (moins de 10 ans) où, sur les pics principaux, dans les cairns, vous trouviez un étui en fer, protégeant un cahier, ce dernier permettant delaisser quelques phrases de son passage et de ces émotions.

    Exemple : en haut du Pain de Sucre, en haut de la Taillante

    Ces cahiers ont été généralement récupérés par les CAF (Club Alpin Français) afin de conserver les faits historiques qu’ils contiennent (récits pendant la guerre, post guerre).

    Je me souviens avoir lu des pages parlant de l’avant 39/45 en haut de la Taillante… Domage qu’ils aient disparus.

    Mais c’est vrai aussi que la fréquentation sur nos sentiers a augmenté années après années. Et difficile de protéger ces traces de l’histoire, qui maintenant sont beaucoup plus dans les réseaux sociaux, et sont donc dématérialisées, que sur papier. Voir sous la forme de vidéo GoPro !

     

    Et vous, quels sont vos cairns préférés du Queyras?

  • Tunnel de la Traversette : travaux finis, tunnel inauguré ! [vidéo]

    Tunnel de la Traversette : travaux finis, tunnel inauguré ! [vidéo]

     

    Nous vous avions montré en exclusivité l’apparence finale du tunnel de la Traversette (Pertuis du Viso-Buco di Viso), et notamment son ouverture rénovée côté français.

    Italiens et Français se sont donnés rendez-vous hier le 15 Octobre 2015 pour inaugurer le Tunnel suite aux Travaux. Celui-ci avait été fermé durant l’été.

    La radio D!CI nous offre aujourd’hui une belle vidéo d’inauguration de « fin de travaux ».

     

     

    Voilà qui rend le tunnel officiellement ouvert !

    Rappelons que le tracé du Tour du Mont Viso a été modifié en conséquence : il passe dorénavant par le tunnel, au lieu du Col.

    Pour en savoir plus :

  • Réorganisation des territoires : quid du Queyras et des Hautes-Alpes?

    Réorganisation des territoires : quid du Queyras et des Hautes-Alpes?

    Nous en parlions en juin sur notre page Facebook. Le préfet a remis en marche il y a quelques jours , suite aux élections municipales, la commission départementale de la coopération intercommunale (CDCI).

    Menée par la Maire d’Embrun et conseillère régionale UDI Chantal Eyméoud, cette commision organise la reflexion sur la réduction éventuelle du nombre de communautés de communes (19 actuellement, plus 1 communauté d’agglomération).

    Le préfet souhaiterait passer à 5 ComCom, avec un Queyras intégré au Grand Briançonnais, ce qui n’emporte pas beaucoup d’adhésion du côté de Guillestre.

    D’autres propositions sont sur la table. Nul doute que les aspects financiers seront un gros facteur. Reste à savoir si les territoires (et ses habitants) ne vont pas perdre en identité, à l’heure où le besoin est d’être politiquement plus proche des citoyens est plus criant et les technologies permettent de rapprocher les territoires…

    Alors le Queyras : avec Briançon, ou Serre-Ponçon? Pour quels avantages? Pour quelle identité? Pour quels moyens ou changements?

    Réponse, dans quelques mois, si cette reforme… aboutit.

     

  • Vidéo / Défilé Haute-Nature, saison hiver, collection Hautes-Alpes !

    Vidéo / Défilé Haute-Nature, saison hiver, collection Hautes-Alpes !

    Voici un nouveau spot vidéo officialisé par le Comité Départemental du Tourisme 05 (CDT05).  Plutôt destinée à la gente féminine, elle donne des idées pour les vacances de Noël et de Février, et ça fait sacrément saliver.

     

     

    Voilà de quoi nous inciter à réserver en station ou en village, et bénéficier ainsi de tarifs réduits. Un peu de patience, l’automne est aussi une belle saison 😉

    Enjoy !

  • Le 50ieme parc naturel régional est né : le PNR Golfe du Morbihan

    Le 50ieme parc naturel régional est né : le PNR Golfe du Morbihan

     

    C’est officiel depuis quelques jours : il existe maintenant depuis le 2 octobre 50 parcs naturels régionaux en France. A quelques jours du congrès national 2014 des Parcs, voilà un nouveau venu !

    Le Parc Régional du Golfe du Morbihan compte 30 communes regroupées et 5 communautés de communes et d’aglomération, et protège 17 000 hectares d’espaces maritimes parsemés d’îles et d’îlots. Il vise à valoriser et protéger cette grande zone maritime de richesses culturelles et patrimoniales. Plus d’informations sur le site du Parc Naturel Régional du Morbihan (PNRM).

    Cette officialisation est arrivée quelques jours avant le congrés 2014 des Parcs, qui se tient du 8 au 10 octobre dans le PNR de la Forêt d’Orien (Aube – 10), et qui a pour thème « Les Parcs, acteurs de l’égalité des territoires – Diversité, complémentarité, une chance pour les territoires”.

    Pour le rappel, la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur compte 6 parcs naturels régionaux, étendus sur 7000 km2, regroupant 195 communes et 265000 habitants : la Camargue, les Alpilles, le Lubéron, le Verdon, les Préalpes d’Azur et…le Queyras.

    Une forte attente est observée actuellement dans l’attente de la validation du PNR des Baronnies Provençales. Deux autres parcs sont en gestation également dans la région : Le Mont Ventoux et la Saint Baume.

  • Quelle est la signification du balisage des chemins de rando?

    Quelle est la signification du balisage des chemins de rando?

    Lorsque l’on a pas randonnée depuis longtemps (ou que l’on emprunte un chemin que l’on connaît par coeur), il arrive un jour où on se demande à quoi correspondent ces marquages sur les sentiers de randonnées, surtout qu’on a l’impression qu’il y a en a de nouveaux et que les plus connus (GR5/GR) on drôlement changé de couleur !?! Regardons un peu à quoi correspondent tous ces panneaux,sigles et autres traits colorés.

     

     

     

    Qui définit, trace et entretien les chemins et sentiers de randonnées dans les Hautes-Alpes et le Queyras en particulier?

    Le conseil général des Hautes-Alpes a re-défini en 2008 le balisage observé sur les chemins de randonnées de l’ensemble du département des Hautes-Alpes (dpt 05) :

    • La finalité est d’assurer une cohérence d’ensemble sur l’ensemble du territoire.
    • Elle s’inspire de la charte de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre.
    • L’objectif du balisage est officiellement « d’apposer sur un itinéraire de randonnées des marques régulières permettant de guide, orienter et de rassurer l’usager tout au long de son parcours. Ces marques sont définies par un ensemble de symboles représentés par des formes et des couleurs ».
    • La charte départementale reprend les codes nationaux de balisage définis par chacune des fédérations (pedestre, VTT, équestre).

    Ces améliorations touchent naturellement les fantastiques itinéraires et sentiers du Parc Naturel Régional du Queyras.

    Le Queyras a délégué en 2013 le balisage des sentiers du Queyras à la fédération française de randonnée (Comité 05). Cette dernière a transféré le balisage opérationnel à l’association des randonneurs et baliseurs du Briançonnais (ARRBB05).


    Comment se matérialise le balisage sur les sentiers : les différents types de balisage?

    Concrètement, le balisage visible tout au long du parcours est apposé sur :

    • des poteaux directionnels normalisés en mélèze,
    • des éléments de relief (arbre, rocher, pierre)

     

    Balisage via poteaux directionnels

    Les poteaux normalisés contiennent les informations suivantes :

    • via un embout-bague verte :  le nom du lieu, son altitude et ses coordonnées GPS

    • via des panneaux-lames directionnels jaunes :  la direction, les prochains lieux, avec pour chacun d’eux la distance en km et durée HH/MM, et ce par type d’itinéraire (randonnée pédestre, équestre et VTT).
      • Les lieux sont indiqués en commençant par le prochain poteau directionnel puis les prochaines destinations remarquables.
      • Les types d’itinéraires sont représentés par un pictogramme (PR, GR, GRP, équestre, VTT)

     

    Balisage apposé sur les éléments de relief

    Les balisages sur les éléments du relief sont de trois types :

    • trait horizontal : continuité du sentier
    • trait avec angle : changement de direction, avec indication du sens
    • trait en croix : mauvaise direction, à ne pas emprunter

     

    Les différents pictogrammes et sigles de type d’itinéraire

    Les différents pictogrammes et sigles des types d’itinéraire sont les suivants :

    • GR : itinéraire de Grande Randonnée , balisés par deux bandes superposées blanc/rouge

    Les GR sont les Grandes Routes de randonnée, et sont généralement linéaires (d’un point à un autre, traversant), et permettent de parcourir en un ou plusieurs jours une ou plusieurs régions, un massif, de traverser un pays.

    • GRP : itinéraire de Grande Randonnée de Pays, balisés par deux bandes superposées jaune/rouge

    Les GRP sont des boucles qui permettent en plusieurs jours de faire le tour d’un territoire et destinées à valoriser un territoire homogène par sa culture, son patrimoine, son économie, son identité.

    • PR : itinéraire de promenade et de randonnée,balisés une seule bande jaune

    Les PR sont des itinéraires d’une durée inférieure à une journée de marche ( de 2 à 8 heures).

    • VTT : itinéraire de Velo Tout Terrain (VTT) balisés par deux ronds accolés à un triangle. Ils sont rouge pour les grandes traversées et itinéraires de plus de 80 km, jaune pour les itinéraires locaux et marrons pour les itinéraires locaux des parcs naturels régionaux
    • Équestre : itinéraire équestre, balisé par une bande orange

    C’est ainsi que sur la photo ci-dessus vous trouverez les logos du GR, GRP et itinéraire VTT.

    NB : le Parc Naturel Régional du Queyras (PNR) a mis en oeuvre également un poteau spécifique lorsqu’on entre dans la Réserve National Ristolas Mont Viso. Il permet de rappeler les principales règles de ce secteur particulier où l’éco-système faune/flore est strictement protégé.
     

  • Nous étions à la Foire de Saint Matthieu – Fête du Parc et du Territoire

    Nous étions à la Foire de Saint Matthieu – Fête du Parc et du Territoire

    Nous étions le samedi 20 septembre à la Foire Saint Matthieu, qui comme chaque année a lieu au pied de Fort Queyras, sur la commune de Chateau-Ville-Vieille.

    Historiquement foire agricole (marché aux bêtes, remise de prix), elle est devenue depuis quelques années également la fête du Parc Naturel Régional du Queyras.

    Outre les traditionnels prix de la foire agricole (cette année peu de bêtes, l’été ayant commencé tard -fin juin-, les bêtes étaient encore en estive), les prix des concours Prairies fleuries ont été remis, ainsi que les 10 premiers lauréats du label Parc Accueil Hébergement.

    Par ailleurs, le parc a signé un partenariat de sponsoring avec le champion local de ski de fond Paul Goalabré – vice champion mondial de ski nordique (U23 – moins de 23 ans) – avec pour cible les JO de 2018.

    Les visiteurs ont pu profiter des nombreux stands de produits locaux et frontaliers, d’un vide grenier, et pour se restaurer de repas sous chapiteau.Parc/Département/Région avaient mis en oeuvre des animations spécifiques, avec supports didactiques, le tout en présence des représentants des collectivités territoriales.

    Comme chaque année, la Saint Matthieu marque la fin de la saison touristique. L’ambitions des acteurs est d’en faire également une fête du Territoire Queyras.

     

  • La saison d’automne est arrivée dans le Queyras : à vous les belles couleurs !

    La saison d’automne est arrivée dans le Queyras : à vous les belles couleurs !

     

    Les mois de Juillet et Août n’ont pas été aux attentes, nous n’avons pas connu les températures et les grands ciels bleus sur plusieurs jours habituels. Septembre a rattrapé le coup, avec de superbes semaines.
     

    Depuis fin septembre, les premiers gels accélèrent le passage de saison. L’automne arrive progressivement, comme ici dans le Haut Guil, une photo prise il y a une semaine. Progressivement les feuillus changent de couleurs pour passer au jaune/orange. Les mélèzes vont s’y mettre assez vite, permettant à la montagne de se parer de couleurs rouges/orangées/or.

    Nous reviendrons bientôt avec des photos bien sympatiques.

  • Le tunnel de la traversette se refait une beauté, nous y sommes passés !

    Le tunnel de la traversette se refait une beauté, nous y sommes passés !

     

    Nous étions dimanche 28 septembre au tunnel de la traversette : les travaux ont bien avancé, et doivent être terminés pour le 15 octobre.

    L’entrée française a été remise dans son état d’origine : une arche de pierre, mais cette fois-ci avec un tunnel en beton armé sous-jacent, afin de ne plus subir les affaissements et éboulements. Vous avez pu voir en avant première les photos sur notre page Facebook.

    On notera aussi que le tunnel en lui-même a été élargi en hauteur et nettoyé. Il est maintenant possible de l’emprunter en restant débout !

    Les nostalgiques se souviendront du névé côté français nécessitant un peu d’escalade et du besoin de se tenir recroquevillé lors de sa traversée (voir notre fiche rando).

    A priori, les recherches archéologiques n’auraient pas donné grand chose.

    A noter aussi que l’itinéraire du Tour du Viso a été modifié et passera dorénavant, non plus par le col, mais par le tunnel, ce qui a permis d’obtenir des subventions afin de réaliser les travaux.

  • Observatoire de Chateau-Renard : les travaux d’agrandissement avancent !

    Observatoire de Chateau-Renard : les travaux d’agrandissement avancent !

     

    Nous étions le samedi 27 septembre de passage en haut du pic de Chateau-Renard. L’occasion de prendre connaissance de l’avancée des travaux.

    Pour rappel, comme présenté sur notre page Facebook, l’observatoire s’agrandit afin de permettre d’organiser des observations nocturnes à un plus grand nombre, le tout pour près de 600 K€ d’investissement.

    Le confort change de dimension : il sera bientôt possible de passer quelques nuits là hauts, avec les passionnés, la tête dans les étoiles. Construit avec des matériaux naturels et basse consommation, il passera de 8 à 18 lits et recevra une nouvelle coupole.

    On note ainsi que les travaux de couverture sont presques terminés. Les visseries seront posées. Le reste sera effectué progressivement d’ici l’été prochain.

    En parallèle, une Maison du Soleil sera construite à Saint-Véran au printemps 2015.