Voici la règlementation en vigueur en août 2023 pour l’usage des drones civils suite à une harmonisation des arrêtés municipaux dans l’ensemble du territoire du Parc Naturel Régional du Queyras.
Sous l’impulsion du Président du Parc, les communes ont souhaité harmoniser l’usage des différentes pratiques notamment pendant la haute période estivale, compte tenu des fortes fréquentations. Cela concerne la pratique du Bivouac dans le PNR du Queyras (nos pages ont été mises à jour), la circulation des chiens et animaux domestiques (les animaux doivent être tenus en laisse sur l’ensemble des alpages et des forêts soumises au régime forestier, ainsi qu’à proximité des troupeaux.), et l’usage des drones civils et la pratique de l’aéromodélisme, ce dernier point étant l’objet du présent article informatif.
Pourquoi ?
Le survol de zones protégées est nuisibles pour la faune sauvage dans les espaces naturels sensibles.
Le bruit gêne les périodes reproduction, les engins peuvent être aussi dangerieux ou vus comme une menace par les espèces.
Les drones sont aussi dangereux pour l’homme, notamment lors de rafales de vent ou en cas de perte de contrôle (pilotage ou plus de batteries)
La règlementation nationale pour l’usage des drones
La règlementation nationale du 31/12/2020 érige quelques règles majeures :
pour tout engin de plus de 250g, une déclaration obligatoire du pilote et des matériels auprès de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) est à effectuer (site alpha tango / formation QCM en ligne)
Des exigences renforcées pour les pilotages d’engins de plus de 900g
Des zones de restrictions sont même prévues (cf geoportail)
Pour rappel, voici les 10 règles à suivre dans tous les cas de figure pour faire voler son drône :
Ne pas survoler des personnes
Respecter les hauteurs maximales de vol (120 mètres de hauteur)
Ne jamais perdre de vue son appareil et ne pas l’utiliser la nuit
Ne pas faire voler son appareil au-dessus de l’espace public en agglomération
Ne pas faire voler son appareil à proximité des terrains d’aviation
Ne pas survoler de sites sensibles ou protégés : centrales nucléaires, terrains militaires, réserves naturelles…
Respecter la vie privée des autres, en ne diffusant pas les prises de vue sans l’accord des personnes concernées, et en n’en faisant pas une utilisation commerciale
Vérifier dans quelles conditions on est assuré pour la pratique de cette activité
En cas de doute, se renseigner auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).
La règlementation d’usage des drones dans le Queyras
Les arrêtés munipaux ont été harmonisés courant août 2023 pour préciser les règles d’usage sur le territoire des à des fins de loisirs du domaine public pour le décollage, le pilotage et l’atterrissage d’engin volant téléguidé
Dans la Réserve naturelle de Ristolas – Mont Viso, le survol en drone est strictement interdit.
En dehors de la Réserve Nationale
Usage loisir dans le domaine public pour le décollage, le pilotage et l’atterrissage d’engin volant téléguidé est rigoureusement interdite
A moins de 200 mètres de la faune sauvage, des refuges, des lacs, des cabanes et chalets d’alpage, du bétail ainsi que des animaux de protection et de conduite des troupeaux.
Usage professionnel ou à objectif promotionnel, l’avis de la commune doit être recueilli.
En conclusion, pour un vol en drone dans le Parc du Queyras
Les télépilotes de drone doivent savoir que :
Une zone de protection minimale de 200m est mise en oeuvre sur les zones sensibles et autour des animaux.
Dans la Réserve de Ristolas Mont Viso, l’usage est totalement proscrit
L’Office de Tourisme Intercommunal (OTI) du Guillestrois Queyras sort une nouvelle version de son site internet le 1er Juin 2022
Après une gestation de 2 ans, pas mal de groupes de travail, les évolutions ont été présentées le 31 mai aux socio-pros à Guillestre (Salle du Queyron).
Le déploiement est programmé pour le 1er juin, sous une nouvelle URL.
Les principales évolutions du nouveau site internet de l’OTI Guillestrois Queyras
Un nouveau contenu éditorial (la rédaction a été sous traitée en grande partie), permettant aussi de créer des landings pages dynamiques plus facilement
Notamment côté villages ou activités, ou incontournables
Une navigation principale à 4 axes : thème, villages, pépites, pratique
Fin de la bascule de saison, les 4 saisons sont valorisées et visibles en permanence
Intégration des enjeux du Parc (développement durable)
Des exigences renforcées côté photos, avec des critères de qualité / taille
Valorisation des horaires / dates ouverture
Un refresh côté cartographie
Un refresh design pour une meilleure navigabilité, et une meilleure compatibilité mobile
Donner envie de rester sur le site et tout découvrir
Fonctionnalité de mise en favoris ou de mise en avant sur la home
Un nouveau socle technique, pour plus d’évolutivité
Partie éditoriale / destination : WordPress couplé aux fiches Apidae (plus de 4500 contenus), c’est la solution Woody qui a été retenue
Partie Réservation & gestion newslettre : Ingenie
Meilleure valorisation du Guillestrois
Moteur de recherche amélioré, et filtres dans les pages de catégories, notamment sur les labels
Les remarques apportées en séance sur le nouveau site web
En séance les acteurs ont échangé sur :
Enjeux stratégies du projet :
Mettre en cohérence la stratégie digitale avec la stratégie promotionnelle (presse, pub réseaux sociaux, passage TV)
Faire autorité, augmenter la présence digitale, faciliter le cross canal
Faciliter séjours des vacanciers et la réservation pour soutenirs les prestataires
Améliorer l’ergonomie front et back office
Améliorer la perception des valeurs de la destination, séduire via images fortes/différenciantes
Répondre aux exigences de classement de l’OT (démarche qualité OT de France)
Le focus est sur la partie éditoriale, cette partie est prioritaire
NDLR : les OT n’ont pas le droit de faire de commercial (concurrence déloyale)
Un site construit avec les équipes de l’OT, qui ont contribué aux contenus et à la réflexion
Un projet inclusif donc, mais on est alors surpris d’avoir vu aussi peu de socios-pros à la réunion (beaucoup de personnes du CA de l’OT, les élus, la presse)
Par contre il n’y a pas de page présentation équipe OT, d’ailleurs on ne dit pas qu’il s’agit du site de l’OT
Un déploiement qui sera progressif
Le dépoiement est prévu pour le 1er juin 2022, quelques jours avant la saison touristique estivale.
Doivent arriver ultérieurement notamment météo, webcam, tout n’est pas terminé
Le site est beau, mais il manque de fantaisie ou de clins d’oeil, genre mascote ou animation pour mieux accueillir le visiteur et mettre du vivant
Pourquoi le tutoiement ? Eternel débat que nous avons tranché ici sur Envie de Queyras, on préfère le vouvoiement [Conseiller Départemental / Maire]
L’OT a expliqué qu’il s’agissait d’interpeler, c’est un parti pris volontaire, pour ne pas laisser indifférent, interpeller, « c’est le tutoiement de la belle mère » !
On peut être surpris d’observer l’usage de l’écriture inclusive, par un organisme qui dépend de la puissance publique / financé par la République
Il manque une page sur le traitement des déchets, pour sensibiliser et montrer nos actions [Président de la ComCom]
Objectifs finaux présentés en conclusion [Président de l’OT] :
Que les habitants et acteurs du territoire utilisent leur site web vitrine,
Générer plus de notoriété par un meilleur référencement
En conclusion :
Un beau refresh, ils se sont pas mal (trop) inspirés de Envie de Queyras, une entreprise du territoire, c’est pas bien 🙂
Le projet visiblement a été difficile à accoucher, la crise sanitaire est venu semble-t-il perturber. Courage !
Le site est bien exécuté, et en effet il est aligné maintenant avec les actions de promotions TV (ex: Echappées Belles, Des Racines et des Ailes)
Une meilleure valorisation du Guillestrois, mais manque Vars/Risoul ! On sait bien qu’ils ont leur propre Office de Tourisme, mais ne sommes-nous pas dans la même ComCom ?
Le fait qu’on soit sur le site de l’Office de Tourisme est caché, ce n’est pas transparent
Les questions qui restent en suspend :
La question du un peu (trop) papier glacé (de « la belle image ») ? Est-on vrai ?
A quelles cibles de clientèles veut-on parler ? Le positionnement semble assez élitiste là quand même. Combien d’hébergements sont dans cette cible ?
Historiquement on vise la clientèle des stations village, un concept qui semble quelque peu délaissé sur le nouveau site
Est-ce que des actions concrêtes seront lancées pour inciter à rénover (aide à l’investissement / au classement), histoire d’accompagner une montée en gamme plus affirmée ?
Cf les réflexions en cours sur la Régie des Remontées Mécaniques : si on suit la cible du site, il faudrait renover drastiquement les domaines skiables
Seront nous alignés avec le schéma de cohérence territoriale (SCOT), qui ne va pas tarder à être travaillé et qui devrait clarifier le positionnement du territoire ?
Le slogan « A la hauteur de l’Essentiel » est conservé. L’identité du territoire n’a pas été retravaillée à cette occasion. Dommage.
Un retour à un grand « Un secret à partager » aurait ajouté de la malice, davantage valorisé notre simplicité, il est tout de même présent, pas très cohérent
Et répondu aux remarques apportées en séance : animation/mascotte + tutoiement
Là on a un message statutaire affirmatif : on est « à la hauteur », ce qui est très subjectif et péremptoir
Quel a été le coût du projet & fonctionnement vs l’ancien site ? Le sujet n’a pas été abordé, personne n’a posé la question.
Côté Envie de Queyras, nous allons bientôt reprendre les évolutions sur nos plateformes, après 3 ans de pause :
Nous avons profité de la crise sanitaire pour analyser l’évolutions des usages, et réfléchir aux évolutions à apporter à notre plateforme
Nous avons testé de nouvelles petites choses, écouté les retours clients, le tout sans subventions !
Histoire de mieux répondre à notre promesse : faire simple et efficace, on a encore un peu de boulot, mais de bonnes idées à venir
La Commune de Ceillac et les Domaines Nordiques du Queyras prévoient l’ouverture du stade de biathlon 4 saisons pour l’hiver 2023/2024. Voici les caractéristiques prévues de cet équipement.
S’entrainer au biathlon dans les Hautes Alpes, pas si simple
En France, seuls 2 comités Nordique ne disposent pas de stade homologué Biathlon compétition par la FFS : Vosges et Alpes Provence
Conséquence : si on est biathlète professionnel (U15 et au delà) dans les Alpes du Sud, il n’y a pas de structure disposant d’équipements adaptés pour les tirs 50m, et pas de piste dédiée pour les entrainements été.
Dans les Hautes Alpes, les domaines nordiques ne sont néanmoins pas restés les bras croisés ces dernières années :
Serre Chevalier est équipé au Stade des Guibertes, mais il a perdu son homologation (il n’est plus adpaté aux nouvelles normes pour des tirs 50mn carabine- toit protégeant les cibles, collecteurs de plombs,etc.)
Névache, Vallouise et Crevoux disposent de pas de tir 10m
Le pôle de formation excellence ski nordique est situé à Briançon (Diplôme National Moniteur Ski Nordique de Fond), avec des sessions cycle préparatoire DE Nordique Ski de fond à Arvieux (CREPS)
La Communauté de Communes du Guillestrois Queyras a souhaité réfléchir en 2018/2019 avec des cabinets d’étude (Alterespaces System D / Abest Ingenierie) à l’avenir de ses domaines nordiques, sur 2 axes :
Etude positionnement des sites et activités nordiques actuels afin de dynamiser les activités, diversifier les ressources et améliorer le positionnement
C’est ainsi qu’enfin on a reconnu que nos grands itinéraires devaient davantage mis en avant (Agnel / Izoard), on le demandait depuis plusieurs années (cf les Intégrales en haute saison)
Choix de sites de biathlon 4 saisons, afin de dynamiser les activités nordiques
Sur base de ces analyses, Ceillac a été retenu en 2020 pour l’investissement biathlon.
La décision s’est basée sur les points forts du domaine de Ceillac :
La qualité du site et de son enneigement
L’excellence du domaine Nordic Ceillac (chalet nordique tout neuf, 50km de pistes sur site, 155km pour les 4 domaines du Queyras)
Les projets à venir (hébergement 300 lits chauds)
Le projet de stade de biathlon de Ceillac : en route pour l’hiver 2023/2024
Fort de cette décision côté ComCom, la commune de Ceillac a amorcé à l’automne 2020 les études avancées de la construction d’un stade de biathlon.
L’investissement serait financé dans le cadre du plan de relance du gouvernement, appuyé par des aides Département/Région Sud Paca.
Le projet a pour périmètre (info partielles / nous compléterons ultérieurement, des arbitrages doivent être en cours) :
Construction d’un Stade de biathlon 4 saisons relié l’hiver à l’ensemble du domaine
Date Ouverture du site : hiver 2022/2023 pour le biathlon ski de fond, au printemps suivant pour le ski roue
MAJ 20/10/2022 : défrichement à l’automne 2022, et donc finalement ce sera pour l’hiver 2023/2024 pour le pas de tir, et l’été 2024 pour les pistes de ski roue
Pas de tir de 15 cibles / couloirs (extensible à 30) : 50m (22 long Rifle) et 10m (plomb, laser), anneau de pénalité, cibles éclairées
Piste ski roues / roller de 2,5km (1,5km débutants et intermédiaires, 1km niveau expérimenté)
Départ depuis Chalet Nordique ou depuis les Marmottes
Départ foyer nordique
Arrivée : pas de tir au pont du Pasquier en rive droite du Cristillan
Extensible 3km
Dénivelé 53m
Usage : loisir, entrainement, compétition jusqu’au niveau régional
Public visé : scolaires, clubs, entreprises, familles, des Hautes Alpes (05) et Alpes de Haute Provence (04)
Coût 1,67 K€ (TTC sûrement)
On ne sait pas encore si des activités annexes sont prévues, mais nul doute que oui, afin d’étendre les activités (par exemple le ski joering est déjà proposé pendant l’hiver, un pump track a été installé pour l’été, etc.)
Voici des nouvelles du Téléski de la Brune d’Abriès, le projet d’une nouvelle remontée mécanique pour les stations de ski alpin du Queyras.
Le projet de Téléski d’Abriès : objectif, périmètre, planning
La construction de ce nouveau téléski est programmée sur le domaine skiable alpin d’Abriès, sur les versants ouest/nord de la montagne de Gilly plus exactement dans le secteur du Bois de la Brune.
Cela faisait longtemps que la Régie des Remontées Mécaniques n’avait pas lancé une nouvelle installation !
Ce projet de remonte pente est en réalité déjà ancien : il a été officiellement lancé par l’ancienne municipalité (Jacques Bonnardel), et repris pour la nouvelle (Maire Nicolas Crunchant).
Il était prévu dans le cadre du Plan de Reconquête de la Région Sud 2020/2021, et appuyé par le Département des Hautes Alpes, mais le Covid a quelque peu perturbé le calendrier.
Il semble que l’étude ClimSnow de la Région Sud, menée fin 2021, n’ait pas remise en cause le projet. Mais il est vrai que nous n’avons pas eu accès aux conclusions.
Son objectif : permettre au skieur de rejoindre le haut du domaine skiable d’Abriès une fois arrivé au pied de la piste de ValPreveyre.
Jusqu’à présent, il fallait emprunter une navette routière pour être ramené sur le front de neige d’Abriès.
Le projet permettra donc la suppression de ce bus retour, un retour skis aux pieds à la station depuis Valpréveyre
Il offre ainsi un nouvel accès au domaine skiable d’Abriès (une nouvelle porte d’entrée)
et surtout il valorise le secteur de Valpreveyre et la Brune, là où la neige est meilleure (orientation nord), notamment grâce aux Retours d’Est légendaires
Nous avions déjà évoqué le projet de station de ski de Valpreveyre (quelques années avant les JO de Turin)
Indéniablement cela va renforcer l’attractivité de la station de ski du Haut Guil
Le planning de mise en oeuvre :
Maître d’ouvrage :le Syndicat Mixte des Stations de Montagne du Queyras (Régie des Remontées mécaniques domaines alpins)
Travaux fin d’été 2022 : début défrichement le 15 août
Réalisation automne 2022
Mise en service Décembre 2022 (saison hiver 2022/2023)
la mise en service effective (clientèle) a été effectuée le samedi 6 janvier 2024, après quelques péripéties (homologation retardée, manque de neige au sommet à l’ouverture saison)
des travaux complémentaires vont être menés pendant l’été/automne 2024 afin d’y remédier (ajout enneigeur complémentaire)
Travaux associés:
Défrichement forestier 4,0838 ha, les terrassements en déblais/remblais évalués à 48 960 m³ (surface totale = 5,5877 ha).
Reprofilage des pistes existantes du domaine skiable : liaison TK Brune/TK Ruibon, TK Brune/piste Brune, aménagement piste Brune
Modification de l’air d’arrivée du TK Ruibon.
Création d’une passerelle aval sur le torrent du Bouchet
Elargissement de la piste retour de Valpreveyre (piste en encorbellement), afin de permettre l’accès au départ de cette nouvelle remontée mécanique
Le projet ne nécessite pas le lancement d’une enquête publique compte tenu de sa petite taille (moins de 10ha de défrichement).
Les études d’environnements ont été réalisées et ont validé le projet (MRAe & ONF).
Une consultation publique est en cours (mars/avril 2022) sur le sujet du déboisement.
L’appel d’offre « Réalisation du téléski de la Brune et aménagements connexes » a été lancé le 28 évrier 2022, date limite de réponse 31/03/2022
Critères de choix : Technique 55% / Prix 45%
Coût estimé 2,3 M€ HT (2.275.000)
Lot 1 Téléski 1020 K€
Lot 2 Terrassements 937 K€
Lot 3 Passerelle 250K€
Lot 3 Local technique 68K€
Caractéristiques techniques du Téléléski de la Brune d’Abriès
Le téléski démarre au pied du Roux (gare de départ en amont du parking de la chapelle Saint Barthélémy), pour arriver au dessus de la Réserve Collinaire actuelle, et sera relié :
Au secteur du TK de Ruibon, qui sera d’ailleurs rallongé de quelques mètres pour faciliter l’accès à la piste de Valpreveyre par gravité (actuellement il faut quelque peu faire des efforts)
A la piste Roggier Miegge pour revenir au pied de station (télésiège)
A la piste noire La Brune bien évidemment (qui sera reprofilée afin d’en faciliter l’usage par tous et améliorer son tracé)
Voici les principales caractéristiques de ce TK, annoncé comme étant à faible consommation d’énergie et assez silencieux :
Equipement de ligne optimisés pour le confort de l’usager
Comptage skieurs par infrarouge
Ses caractéristiques sont assez proches de celle du téléski de la Colette qui fait lui 1170m de long pour 347m de dénivelé.
Les autres projets de remontées mécaniques dans le Queyras
Voici les autres projets prévus à plus ou moins lointaine échéance :
Arvieux : Remplacement du télésiège TS3 La Revue (qui date de 1983) avec démontage de 2 téléskis
Arvieux : déplacement du tapis de Brunissard Pra Bernard sur le front de neige de La Chalp (peu probable, car coûts importants)
Arvieux : agrandissement réserve collinaire de Pra Premier (qui date de 1999)
Molines : restructuration front de neige (faciliter accès depuis parking)
Molines Saint Véran : rremplacement du télésiège de La Burge qui date de 1988 (avoir un équipement été/hiver, avec suppression de 2/3 téléskis)
Saint Véran / Abriès / Ceillac : amélioration alimentation réserve collinaire & modernisation réseau de neige de culture
Au delà, il pourrait être interessant d’avoir accès aux études prédictives ClimSnow réalisées par la Région Sud tout dernièrement pour l’ensemble des stations du Queyras. Afin qu’un véritable débat puisse avoir lieu autour de l’avenir des stations et du développement de nouvelles activités (ski de rando notamment), alors qu’au même moment le Parc du Queyras est en train de travailler à sa nouvelle charte. Sachant que ce projet a fait couler beaucoup d’encre. Il pourrait être interessant de le mettre en cohérence avec un plan de développement d’ensemble du territoire (Scot). A suivre…
La filière fromagère du territoire s’est lancée dans une démarche de reconnaissance AOP/AOC pour son fromage phare le « Bleu du Queyras ». Voici une rapide présentation du projet et des attentes.
Le Bleu du Queyras récompensé au Salon de l’Agriculture 2022, mais pas que
Le Guillestrois Queyras est à l’honneur à l’occasion du Salon de l’Agriculture 2022 (SIA), 2 spécialités fromagères ont été primées :
1 médaille d’argent pour la Fromagerie de Château-Ville-Vieille pour son Bleu du Queyras
2 médailles d’argent pour la Fromagerie de la Durance à Guillestre pour sa raclette aux trois poivres et pour celle à l’ail des ours.
Une belle reconnaissance au moment où la filière du Bleu s’engage sur le chemin de l’AOP. De quoi vouloir en savoir plus sur ce fromage et la démarche en cours.
A noter que deux autres acteurs du Queyras ont été primés au Concours Général 2022 de la Porte de Versaille :
La Brasserie de Serre-Ponçon – médaille de bronze pour sa Dure à Cuire (Nicolas Garcin Molines)
Le Plantivore – médaille d’or pour sa confiture à la myrtille sauvage (Jean Pierre Labonde Château Ville Vieille)
Bref, la qualité ca prime !
La genèse du projet d’AOP Bleu du Queyras
En mai 2017, l’appelation Bleu du Queyras (plus exactement « Bleu du Queyras Fromagerie Château-Queyras » avec éléments figutatifs) est déposée en tant que marque à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) par la Fromagerie de Château Queyras (SICA Alpages de Fontantie).
En 2018, la Fromagerie de la Durance à Guillestre, la Fromagerie de Montbardon à Eygliers et la SICA Alpages de Fontantie de Château Ville Vieille (Fromagerie du Queyras) travaillent à l’obtention d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP).
Deux structures juridiques sont créées pour fédérer la démarche, appuyée par la Chambre d’Agriculture des Hautes Alpes, la Région, Le Parc Naturel Régional du Queyras, le Département, et l’Europe :
Un GIEE Lait Fromageable pour le Bleu du Queyras
Une Association Interprofessionnelle du Bleu du Queyras, qui regroupe pour l’instant 12 producteurs de lait et les 3 fromageries fondatrices, mais le potentiel est plus grand
Objectif : reconnaissance AOC par la France, puis en AOP par l’Europe.
Les bénéfices attendus du projet pour la filière fromagère des Hautes Alpes :
Reconnaissance du terroir, de ses savoirs faire et de sa communauté humaine : plus de notoriété en France et à l’Etranger pour le territoire, et pour le département.
Freiner l’érosion des producteurs de lait, consolider une filière laitière fragile, maintenir l’activité en zone de montagne, redynamiser, créer de l’emploi, inciter les jeunes producteurs à s’installer
Promouvoir une agriculture de qualité, avec plus de valeur ajoutée et des produits attractifs
En 2021 : choix de l’étiquette Bleu du Queyras
Autres fromages visant une labelisation :
Tome ou Tomme du Champsaur ( en cours)
Banon (AOC/AOP déjà obtenues) – fromage de chèvre
AOP, AOC, IGP : les différences et la démarche de labelisation qualité
Les SIQO (Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine) comprennent les AOC, les APO, les IGP, les spécialités traditionnelles garanties (STG), l’AB (Agriculture Biologique), le Label Rouge (LR).
Le label AOC/AOP désigne un produit dont toutes les étapes de production sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même aire géographique
En 1990, le label AOC imaginé d’abord pour le vin, a été ouvert à l’ensemble des produits agricoles.
En 1992, la règlement européenne s’est inspiré du label français pour créer l’AOP, qui a porté dans un premier temps à tous les produits autres que les vins et les eaux de vie. En 2009, l’AOP a été étendu aux vins.
Depuis le 1er janvier 2012, une fois enregistrés au niveau européen, les produits concernés ne doivent porter que la mention AOP, seuls les vins sont autorisés à porter l’Appellation d’origine contrôlée française (AOC)
L’IGP (Indication Géographique Protégée), lancée par l’Europe en 1992, renforce la restriction géographique.
La STG, crée par l’Europe en 1992, valorise des produits à mode de fabrication traditionnels.
Le label AB né en autriche dans les années 20 et apparu en France en 1950, met en avant les modes de production qui respectent la biodiversité, la préservation des ressources naturelles et le bien être animal
Le Label rouge s’applique depuis 1965 aux produits qui ont un niveau de qualité supérieur par rapport aux autres produits similaires habituellement commercialisés.
Pour chaque labelisation, les acteurs doivent fournir une succession de document cahier des charges auprès de l‘INAO (Institut national de l’origine et de la qualité), avant qu’une enquête publique ne soit réalisée, après des acteurs locaux du département (restaurateurs, transformateurs, producteur de lait, vendeurs, consommateurs, chambre d’agriculture, etc). Des procédures de contrôles sont prévues, afin de s’assurer régulièrement du respect des exigences du label, une fois obtenu.
Dans le massif des Alpes, plusieurs productions ont déjà été reconnues, avec des impacts économiques plus que bénéfiques :
IGP Raclette de Savoie (2017)
LR Tartiflette au Reblochon ou reblochon de Savoie (2015)
Le label comporte ainsi un cahier des charges, ce qui donne pour l’AOP Bleu du Queyras :
Une délimitation claire des zones de production et de transformation (où sont réalisées 100% des opérations de production / transformation)
Des bases scientifiques (milieu naturel, usages historiques constants)
Une description précise du produit pour en tracer la qualité
Des exigences sur les techniques de production de lait et de transformation en fromage (processus de fabrication homogènes)
Un descriptif de l’histoire du produit et de l’usage du nom
L’Association espère obtenir le label AOP pour 2025/2027 (il faut généralement 8/10 ans).
A l’été 2022, les membres lanceront la production sur base de leur nouveau cahier des charges, afin de le roder.
Caractéristiques du fromage Bleu du Queyras
Aires géographiques retenues :
Hautes Vallées de la Durance et du Guil : Queyras Guillestrois, Briançonnais, Embrunais
Haute Vallée du Drac jusqu’aux portes du Valgaudmar : Champsaur-Valgaudemar et une partie du Col Bayard
70% des éleveurs du département du 05 pourraient être concernés à terme
Vaches laitières retenues
3 races de montagne : tarine, abondance, montbéliarde
Alimentation à base de fourrage : foin et complément limité
Le fourrage doit venir à 70 ou 80 % de la zone de l’AOP
120 jours de pacage sur alpage
Sans ensilage/enrubannage, sans OGM
Fabrication au Lait entier cru, affinage 30 jours minimum
Forme ronde d’un diamètre de 18 à 22 cm, pesant 2 à 2,5 kg
Qualité gustative : fromage à pâte persillée, non pressée, non cuite, salée, lisse et onctueuse
couleur ivoire tacheté de bleu dans les cavités
à croute fine fleurie bleu grise, au lait de vache entier et cru, doux et crémeux
aux arômes persistants de champignons et de sous bois.
fondant et persistant en bouche
Quelques remarques de notre part :
Restera à voir qui récupèrera la marque, qui pour l’instant appartient à la Fromagerie du Queyras de Château-Ville-Vieille, et apparemment pas encore au collectif GIEE. Nul doute que cela sera ajusté plus tard, ou repris par le département
Etant chauvins, nous pouvons être surpris par le fait que le Bleu du Queyras ne sera pas exclusivement produit sur notre beau territoire. Mais si on veut augmenter le volume de vente, on peut aisément comprendre qu’il va falloir de grandes quantités de lait et donc de grands cheptels / troupeaux. Le Bleu du Queyras est certainement déjà produit avec du lait d’autres zones à l’heure actuelle.
Il est difficile d’imaginer que les volumes de lait de nos alpages suffisent pour atteindre une production d’envergure nationale et européenne. Le label va donc garantir la provenance des ingrédients entrant dans sa composition, ce qui est mieux que le flou actuel
En résumé, un bel instrument de promotion et de développement économique, un projet qui va encore s’affiner, et surtout un produit à déguster dare dare si vous ne connaissez pas encore. Nous devrions bientôt voire passer une publicité sur les chaînes nationales ou étrangères de télévision, avec nos beaux paysages et le beau sourire de nos habitants ! A suivre…
L’enfant du pays Simon Billy remporte le Championnat du Monde de ski de vitesse / KL 2020 à Vars sur la mythique piste de la station.
Simon Billy et Valentina Greggio décrochent le titre à Vars
55 skieurs s’étaient donné rendez-vous sur la piste la plus rapide du monde aka Chabrières. Malgré le vent, une neige dure et des conditions de neige pas forcément idéales malgré les efforts de équipes de damage de la station, le beau temps et le ciel bleu étaient au programme pendant 3 jours dans le domaine de la Forêt Blanche.
Vendredi Simon décroche le Championnat de France 2022. Et termine le week-end par le titre de Champion du Monde 2022
A 31 ans, Simon Billy couronne donc ses efforts, après moulte péripéties (une terrible chute à 230km/h en 2017 et 1 an d’arrêt de toute compétition), et le Globe de Cristal de la Coupe du Monde en 2021, dans une discipline exigente.
Simon Billy a été flashé ce week-end à 208,32km/h. Côté femmes, Valentina Greggio s’impose.
Les records du monde de Speed Skiing de 2016 ne sont bien sûr pas tombs, il faut attendre la fin de saison pour bénéficier des conditions de neige idéales (il est détenu depuis 2016 par Simone Origone et Valentina Greggio)
En tout cas, Simon tentera de réitérer en Coupe du Monde dans quelques jours à Vars et surtout fin mars lors des Speed Masters sur cette même piste de Chabrières, lorsque la neige sera plus favorable.
Les podiums hommes / femmes du Championnat du Monde de ski de vitesse 2022 de Vars
Voici en résumé les principaux résultats.
Le podium Hommes 1. Simon Billy (FRA) 208,32km/h 2. Manuel Kramer (AUT) 206,90 km/h 3. Simone Origone (ITA) 206,36 km/h // détenteur du record du monde 4. Bastien Montes (FRA) 202,52 km/h 5. Klaus Schrottshammer (AUT) 201,45 km/h
Le podium Dames 1. Valentina Greggio (ITA) 201,29 km/h // détentrice du record du monde 2. Clé Martinez (FRA) 196,85 km/h 3. Britta Backlund (SWE) 193,26 km/h 4. Hanna Matslofva (SWE) 190,33 km/hf
Le Parc du Queyras et le Département des Hautes Alpes vont lancer des travaux d’aménagement au sommet du Col Izoard. Les travaux devraient être menés dès le printemps 2022, reste à voir qui reprendra la gestion commerciale du site.
L’opération Grands Cols du département des Hautes Alpes
Depuis plusieurs années, le Département des Hautes Alpes souhaite améliorer les équipements des 6 principaux cols du Département (Agnel, Lautaret, Galibier, Izoard, Vars, Noyer).
Les principales portes d’entrée du département font en effet face à une importation fréquentation touristique, et les élus souhaitent améliorer la valorisation de ce patrimoine remarquable, véritable vitrine du territoire :
Améliorer la défense face au piétinement et au stationnements sauvages
Mieux canaliser les flux/usages (amélioration accueil, toilettes sèches, clarificatin des sentiers),
Mieux valoriser ces sites emblématiques sous l’angle éco-tourisme (scénographie, pédagogie, maintien biodiversité, protection contre érosion, gestion durable, préservation environnement).
Le Col Agnel a été le premier col à bénéficier entre 2015 et 2019 de nouveaux aménagements, puis le Col de Vars pris le relais en 2020. En 2021, les études ont porté sur Lautaret et Izoard, pour une mise en oeuvre à compter de 2022.
Les aménagements prévus au sommet du Col Izoard dès 2022
Après plusieurs mois d’étude, le Parc du Queyras a annoncé en novembre 2021 les nouveaux aménagements qui seront mis en oeuvre dès 2022 pour un coût de 600K€ (voir photos jointes) :
Une maison du Parc s’installera à la place de l’ex Musée du Cyclisme
Nivellement et pose d’une esplanade (plateau dale parcours entre la stèle et la maison du Parc)
Nouvelles aires de stationnement et refonte des espaces de circulation : 40 places de parkings, 2 arrêts minute pour bus, stationnements vélos et motos
On se souvient que pour l’arrivée du Tour de France au sommet du Col en 2017, des terrassements avaient du être effectués afin d’étendre la zone de parking et ainsi permettre l’accueil des équipes, coureurs et spectateurs
Nouveaux équipements : toilettes sèches, salle hors sace, intégration paysagère du bâtiment maison du parc, avec des extensions en façade et sur le côté droit côté cabane, et une antenne relais (sic)
A noter que la Cabane tenue par la famille Guion depuis 1955 est en débat : elle n’est pas prévue dans les plans et est vouée à disparaître, ce qui n’est pas sans soulever des questions juridiques (la cabane serait située sur Arvieux mais les taxes sont payées à Cervières). Une pétition a même été lancée par Monique Guion, afin d’avoir le soutien des amoureux habitués du site.
Il est prévu un petit commerce avec buvette (sic), de quoi renforcer le caractère violent de l’éviction de la cabane de la famille Guion (qui possède également le Refuge Izoard).
Un appel d’offre sera lancé, il serait logique que Monique en récupère la gestion. Mais en théorie les espaces naturels ne devraient pas être exploités commercialement (cf loi littoral)
Le musée du cyclisme ne sera pas maintenu, il était à l’abandon depuis 2008.
La stèle est conservée, ouf !
Renaturation des espaces : remise en état des départs de rando, création de cheminements en défens pour accéder aux panoramiques (belvédères nord/sud), signalétique eet panneaux didactiques, 8 terrasses avec transats et tables de piques-nique, remise en état des tables d’orientation (ajout d’une table côté Arvieux).
Par contre, il est surprenant de voir que le projet de Musée du Cyclisme est abandonné : nous l’avions évoqué dans notre article sur le passage du Tour de France 2017. Alors même que le col est labelisé Route du Tour…
Bref, une requalification paysagère qui ne plaira à pas à tout le monde, pour un site qui restait assez naturel. Mais il est vrai que le passage régulier de grands évènements, notamment des courses cyclistes, la première d’entre elle le Tour de France, fait que le site n’a jamais été très bien équipé, il fallait faire quelque chose. A suivre…
Un énorme éboulement s’est produit dans la Combe du Guil en ce 1er novembre 2021. La catastrophe a été évitée de peu.
250m3 de roches isolent le Queyras pendant quelques heures
L’alerte a été donnée par un témoin à 13h20, soit l’heure où les roches sont les plus chaudes, ou presque.
D’énormes blocs de roche sont tombés sur la RD902 au niveau de la Chapelue (secteur des Crèches La Chapelue / à proximité de l’embranchement route de Montbardon), et par chance aucun véhicule ne passait en dessous au moment de la chute des rochers. On a évité le pire.
250 tonnes de falaise se sont ainsi effondrés sur la chaussée, entrainant de facto la fermeture de la route. Le Queyras s’est donc retrouvé isolé pendant quelques heures.
Des entreprises spécialisées sont venues purger les blocs ménaçant encore de tomber, afin de permettre la réouverture de la route en fin de journée. Des alternats ont été mis en oeuvre le lendemain pour finir les travaux.
Ce secteur avait déjà subi en 2016 des chutes un peu plus loin à la sortie de la Chapelue direction Château-Queyras (3m3)
Si la route du Queyras est une abonnée aux petits éboulements (qui n’a pas peu son carter, une vitre ou de la tôle touchés), notamment lors des phases de dégel en journée, il arrive de temps en temps que de plus grosses chutes ait lieu, malgré les efforts du Département pour purger ou protéger les passages les plus sensibles. Des camions passent plusieurs fois par jour d’ailleurs pour nettoyer la chaussée. La dernière grosse chute avait eu lieu à l’oratoire Saint-Christophe en décembre 2019 (50m3), en aval des crêches. En 2016, un éboulement entre les tunnels de Roches Brunes et de Roches Violette avait impacté lourdement la circulation pendant plusieurs jours. Lors de violents orages, il n’est pas rare non plus d’observer de grosses coulées de boues entraînant la coupure de la circulation pendant plusieurs heures.
Bref, toutes les routes de montagne de france et de navarre sont sujettes aux intempéries, ce n’est pas nouveau, par contre la route du Queyras va subir dans les années qui viennent un petit lifting purge côté falaises, les points critiques ayant justement tous été identifiés recemment, après étude.
La Combe du Queyras D902, la candidate idéale pour de lourds travaux à venir
Il est vrai aussi que des travaux plus importants doivent être menés sur cette route côté purge, notamment sur ce secteur le plus à risque.
Des études « Sécurisation des Gorges et de la Combe du Guil » ont été lancées il y a 3 ans), mais pour ce qui en est de la mise en oeuvre, les budgets disponibles manquaient, et ces dernières années ils étaient accaparés par le site du Pas de l’Ours (un autre éboulement mais cette fois-ci d’un pan entier de montagne ayant nécessité la construction d’une nouvelle route).
Un plan pluri-annuel de sécurisation des Gorges du Guil devrait être bientôt voté et mis en oeuvre (6M€ sur 4 ans), sachant que le département a d’autres sujets sur d’autre routes du département notamment la RD1091 Grenoble Briançon (galerie paravalanche de la Marionaise, le tunnel des Ardoisières, la Combe de Malaval), avec des montants autrements plus conséquents (près 80M€ pour le départment du O5, 25M€ pour l’Isère)
Au total 100M€ devraient être investis pour sécuriser divers points sensibles du département, soumis aux risques naturel de montagne et aux fortes amplitudes de températures.
Rappelons aussi que le Parc du Queyras se situe en territoire de montagne, et que de tout temps, les montagnes bougent. Le rechauffement climatique ne va par contre pas améliorer les choses… A suivre.
Voici quelques nouvelles au sujet de l’avenir de Fort Queyras., qui vient de changer de propriétaire le 15 avril 2021 pour 661 000 euros, suite à une vente aux enchères.
Un bref rappel historique et des derniers soubresauts
Nous avons détaillé le site et son histoire dans notre page dédiée au chateau Fort Queyras :
6500m2 de bâtiments, 3200m2 habitables, 16 corps de bâtiment, 4 hectares d’emprise foncière, une édification au 13ième siècle, un ramaniement Vauban,
une exploitation commerciale via des visites guidées ou libres, 10 000 visiteurs en été sur 2 mois (juillet/août)
Voici une rapide retrospective de ces mouvements de ces dernières années, le sujet ayant déchaîné les passions :
2001 la famille Marty devient propriétaire du Fort, la commune pré-empte le bien et l’exploite jusqu’en 2017 mais perd en appel après 6 ans de procédures
2009/2014/2015/2018 le Fort est mis en vente mais ne trouve pas preneur. Le prix demandé il est vrai était élevé.
En raison de difficultés financières de la faille Marty, une saisie immobilière est demandée au juge par leur débiteur (la Banque Caisse d’Epargne), afin de récupérer 600K€ auprès de la SCI Saphir
L’audience est annoncée pour le 15 avril 2021. La famille Marty estime le bien à 2-3M€.
La vente aux enchères du 15 avril 2021
La demande de renvoi de la vente, demandée par la famille Marty (impacts crise sanitaire ayant empêché les visites), a été rejetée par le juge.
La mise à prix a été fixée à 400 000 euros. François Marty en espérait 2 millions
3 candidats se sont positionnés par avocats interposés
Fort Queyras a finalement été adjugé 661 000 euros au profit de la SCI Melma (Stéphane Maestro Villa / Aix en Provence).
Aucun autre acheteur n’a finalement renchéri dans le délais de 10 jours post adjudication (il fallait une offre supérieure de 10% pour provoquer une 2ieme vente aux enchères).
Mai 2021 La commune officialise qu’elle n’exercera pas son droit de pré-emption, en raison du contrat d’exploitation commerciale (SARL Queyralily) qui courre jusqu’en 2029, et qui doit être honoré par tout nouveau propriétaire sauf dénonciation / dédomagement
Mai 2021 : par voie de presse, la famille Marty annonce son intention d’attaquer la commune et l’association des Amis de Fort Queyras pour trafic d’influence et escroquerie, revendiquant 8 millions de dédomagement
Qu’est ce que le trophée Village Préféré des Français ?
Il s’agit d’un prix décerné par l’émission éponyme de France 3, animée par Monsieur Patrimoine aka Stéphane Bern.
14 villages, soit 1 pour chacune des Régions de métropole et 1 pour représenter l’Outre-mer, sont pré-sélectionnés, et chacun peut voter pour élire le village de son choix.
Le gagnant de l’édition est diffusé lors d’une émission fin juin/début juillet.
La tagline « Patrimoine, gastronomie, artisanat, les 14 villages sélectionnés rivalisent de charme ! »
Avec à la clef, un afflux touristique accru pour le village gagnant l’édition cet été, et une sacrée renommée grâce à l’audience de près de 3 millions de téléspectateurs.
Quels sont les villages sélectionnés pour l’édition 2021 ?
Il s’agit de la 10ième édition, et Saint-Véran est sélectionné comme l’un des plus beaux villages de France, et est le seul retenu de la Région Sud Paca.
Qui succédera au village du Bas Rhin Hunspach de l’édition 2020 ?
Sont en compétition pour l’édition 2021 du concours :
1 – Hérisson / Auvergne-Rhône-Alpes
2 – Châteauneuf / Bourgogne-Franche-Comté
3 – Île de Houat / Bretagne
4 – Sancerre / Centre-Val de Loire
5 – Saint-Florent / Corse
6 – Rocroi / Grand Est
7 – Long / Hauts-de-France
8 – Samois-sur-Seine / Île-de-France
9 – Villerville / Normandie
10 – Domme / Nouvelle-Aquitaine
11 – Auvillar / Occitanie
12 – La Désirade / Guadeloupe (Outre-Mer)
13 – Fresnay-sur-Sarthe / Pays de la Loire
14 – Saint-Véran / Provence-Alpes-Côte d’Azur
Voilà donc le pays où les coqs picorent les étoiles, situé dans le Parc Naturel Régional du Queyras, pré-sélectionné pour ce beau concours.
Sans nul doute en raison de son architecture, son côté pittoresque, et la richesse de son patrimoine.
Voici le résumé du village établit par France Television
En plein cœur du parc naturel régional du Queyras se trouve la plus haute commune d’Europe : Saint-Véran, qui culmine à 2 042 mètres d’altitude.
Ce village de montagne, également classé parmi les plus beaux de France, a conservé son organisation typique en quartiers.
Saint-Véran peut également se targuer de bénéficier d’un des ciels les plus purs d’Europe, ce qui explique la présence d’un observatoire et de la maison du Soleil.
Le village possède un petit patrimoine riche, avec ses fours à pain, ses fontaines en bois et ses croix de mission.
Enfin, été comme hiver, Saint-Véran est un paradis pour les sportifs qui peuvent y pratique le ski alpin, le ski de fond ou encore de la randonnée à pied et à VTT, parmi d’autres activités.
Comment voter pour élire Saint-Véran village préféré 2021?
Chacun d’entre nous peut voter (plusieurs fois par jour possible) :
soit par téléphone au 3245 (0,80€/min + prix appel)
soit en ligne depuis la page dédiée sur le site de France Télévision
Si vous êtes un amoureux du Queyras, vous ne serez pas insensibles à voter pour promouvoir notre destination (même si le Queyras ne se résume pas à Saint-Véran).
Le Tour du Queyras (GR58) est en lice pour l’édition 2021 du Concours annuel Mon GR Préféré organisé par la Fédération de Randonnée (4ieme édition)
[maj 26/11/2020] mise à jour avec les résultats définitifs. Le Queyras finit 3ieme (voir détail plus bas).
Qu’est ce que le Concours national Mon GR® préféré FFRandonnée ?
La Fédération Française a lancé en 2017 la première édition du Concours Mon GR Préféré, visant à promouvoir les itinéraires français de grande randonnée.
L’objectif est d‘inviter les Français à élire « leur GR® de cœur » parmi une sélection de 8 GR® présentés chacun dans un reportage vidéo dédié, véritables carte d’identité de chaque itinéraire (intérêt paysager, patrimoine remarquable, les hommes qui l’animent).
Sous quelle forme ? Un jeu concours annuel :
Un vote en ligne ouvert à tous (ou presque voir plus bas)
Un bonus 20% coup de coeur du Jury : 7 membres se prononcent selon les critères suivants via une note sur 10 avec un maximum de 50
La personnalité du GR® (aspects identitaires, différenciants et pittoresques) ;
L’intérêt (patrimonial, historique, culturel, floristique et faunique ;
L’émotion ressentie en visionnant la vidéo de présentation ;
La surprise, la découverte, le dépaysement ;
L’envie de parcourir cet itinéraire.
8 vidéos sont tournées (4 jours par GR / 8 minutes par destination) pour présenter chacun des GR, apportant une belle valorisation / mise en lumière pour les territoires associés
Le GR gagnant remporte le titre honorifique de GR Préféré des Français N+1
Quels ont été les précédents GR Elus GR Préférés des Français ?
Vote 2017 / Edition 2018 : GR 34 – Destination baie de Morlaix (24% / 55 000 votants)
Vote 2018 / Edition 2019 : Le GR® R1, tour du piton des Neiges à La Réunion (974) (32% / 47 000 votants)
Vote 2019 / Edition 2020 : GR 21 Littoral de la Normandie (30,4% / 93 000 votants)
>> L’édition 2021 (vote en novembre 2020) est donc la 4ième édition !
Quels sont les GR Pré-sélectionnés pour le concours Mon GR Préféré Saison (édition 2021)?
Quel GR succèdera au GR21 Littoral de la Normandie (élu par 100 000 internautes pour le titre 2020) ?
8 itinéraires de Grande Randonnée (GR ou GRP) ont été pré-sélectionnés pour le titre du GR Préféré 2021 :
GR® de Pays Grand Pic Saint Loup (Ref 3401) / HÉRAULT – OCCITANIE
GR® 509 – Grande Traversée du Jura (Ref 512) / JURA – BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ
GR® 3 – La Loire sauvage à pied (Ref 349) / LOIRE-ATLANTIQUE – PAYS DE LA LOIRE
GR® 75 – Les Portes de Paris (Ref 7500) / PARIS – ÎLE-DE-FRANCE
GR® 30 – Tour des lacs d’Auvergne (Ref 304) / PUY-DE-DÔME- AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
Voici la bande annonce de lancement de la saison 4 du concours :
C’est donc à vous de jouer pour que notre beau GR reçoive le titre distinctif en 2021, et bien sûr de choisir le Tour du Queyras comme votre chouchou (voir video plus bas).
Le GR58 Tour du Queyras est sélectionné : à vous de jouer pour l’élire !
Et bien cette année, le Tour du Queyras, le GR mythique qui sillonne les villages des vallées du Queyras (GR58) a été retenu.
Voici les modalités de vote pour cette 4ieme édition :
Dates de vote : 5 novembre (00h01) au 25 novembre 2020 (23h59), heure de Paris
Modalités de vote : depuis le site mongr.fr (donc à 100% sur internet)
Personnes Eligibles : toute personne physique majeure résident dans France (Métropole et Dom Tom), Belgique, Allemagne, Suisse
Nb de vote maximal / personne : 1 par jour et par personne / foyer (même nom, adresse, email), le multi-vote sous différents identifiants est interdit (l’organisateur se réserve le droit de demander des justificatifs)
Possibilité de jouer à l’Instant Gagnant (sont à gagner : 21 abonnements au magazine Passion Rando, 21 topos guides, 21 RandoPass, 21 GR Access)
Résultat : le jeudi 26 novembre
Voici la petite vidéo de présentation tournée début septembre 2020 (par David du Blog Carnets de Rando, en partenariat avec la FFRandonnée Hautes Alpes CDRP05 (vous trouverez les différents topos Randonnées / Trail du Queyras sur notre site) :
5 septembre : Ceillac > Saint-Véran, nuit au Refuge des Gabelous
6 septembre : Saint-Véran > Refuge Agnel
7 septembre : Refuge Agnel > Ristolas, nuit du Refuge de la Monta
8 septembre : Ristolas > Abriès, nuit du gîte l’Edelweiss
Les résultats du concours Mon GR Préféré 2021 : le Queyras termine sur le podium
Finalement, le GRP Grand Pic Saint-Loup remporte le titre de « GR préféré des Français 2021 ». Le GR58 finit sur le podium à la 3ieme place. Avant prise en compte du bonus jury, il aurait terminé 2ieme.
Nb votants : 93 265
Classement final podium
GR® de Pays Grand Pic Saint-Loup (Hérault) : 20 602 voix- 21,5%
GR® de Pays Tour des Baronnies Provençales (Drôme) : 16 308 voix * – 17% // y compris bonus 20% coup de coeur du jury
GR® 58 – Tour du Queyras (Hautes-Alpes) : 16 260 voix – 16,9%
GR® 509 – Grande Traversée du Jura (Jura) : 15 986 voix – 16,7%
GR® 30 – Tour des lacs d’Auvergne (Puy-de-Dôme) : 13 097 voix- 13,7%
GR® 3 – La Loire sauvage à pied (Loire-Atlantique) : 6 915 voix – 7,2%
GR® 75 – Les Portes de Paris (Paris) : 3 737 voix- 3,9%
Le GRP Grand Pic de Saint-Loup se compose de 4 tours
Tour des villages du Pic : 49 kilomètres
Tour des vignes au causse : 73 kilomètres
Tour des Londres à la Buèges : 55 kilomètres
Tour de la Séranne aux gorges de l’Hérault : 68 kilomètres
Domage, le Queyras sera peut-être recompensé lors d’une prochaine saison du Concours de la FFR. En attendant, voici une video de présentation du gagnant
L’Office de Tourisme Intercommunal du Guillestrois Queyras organisait ce matin 14 juin 2019 une réunion de présentation de l’univers de marque retenu par les élus pour le territoire en terme de communication touristique.
Au delà de l’aspect marketing, cette formalisation dans un Guide de Marque permet au territoire d’essorer son concept et de synthétiser son positionnement.
Nous indiquons ici une rapide synthèse de ce qui a été présenté, afin de permettre aussi aux acteurs du territoire ou aux visiteurs de mieux comprendre sa richesse et son positionnement.
Le Guide de Marque a été formalisé avec l’aide d’un cabinet dédié, et suite à des ateliers avec les socio-professionnels du territoire.
Un nouveau logo du Queyras : des ajustements dans la continuité, des traits d’Union bienvenus, au bénéfice d’une meilleure compréhension
La fusion des Communautés de Commune du Queyras (Escarton du Queyras) avec celle du Guillestrois avait laissé un goût amer. Comment se reconnaître avec des histoires et un positionnement aussi divers?
L’Office de Tourisme s’est arrétée avec les élus sur un logo repositionné (ouf c’est le même, la création de la typo avait beaucoup fait parler il y a quelques années) :
Une valorisation du Queyras (le mot à plus forte notoriété)
Un abandon du mot Guillestrois qui n’est connu que des habitants des Hautes-Alpes
Guillestre est la ville porte d’entrée du territoire, le Mont-Viso le sommet le plus haut, avec un trait d’union entre les 2.
Une tagline inchangée
Cela permet ainsi de faciliter l’identification du territoire dans son positionnement géographique, en s’appuyant sur les noms de lieux les plus connus (Queyras, Viso, Guillestre), et soulignant la diversité / complémentarité.
Du coup le logo devient
le Queyras
Guillestre – Mont-Viso
A la hauteur de l’essentiel (l’accroche)
Pour rappel, les stations de Vars et Risoul ont pu garder leur compétence touristique (Loi Montagne) et donc leur positionnement spécifique (gestion propre, logo propre).
Une reflexion sur l’identité de la nouvelle Communauté de Commune serait nécessaire, afin de bien distinguer les 2 entités côté logo.
Un guide d’usage de la marque : le positionnement, les cibles
Le Guide présente les piliers de la marque touristique du territoire, les clientèles cible identifiées, et les points de différence identifiés à travailler/mieux valoriser.
La raison d’être de la marque : ses piliers
Vision : retrouver sa nature par la nature
Mission : se déconnecter pour se recentrer sur ses essentiels
Style : décalé, humain (direct, ouvert)
Valeurs : respect, nature, partage, sincérité
Promesse : explorer des expériences inédites
Signature : à la hauteur de l’essentiel
Les clientèles cible
LES URBAINS SATURÉS
Ceux qui aspirent à une respiration. Ils cherchent à reprendre du temps avec ceux qu’ils aiment.
Les vacances permettent de se ressourcer, de se recentrer et de se retrouver, c’est le lieu où ils peuvent vivre leur passion.
LES AVENTURIERS-VOYAGEURS
Ceux qui revendiquent une âme de dénicheurs. Ils adorent les grands espaces et recherchent les rencontres singulières.
Ils partent toujours en voyage et ne parlent jamais de vacances.
Ils fuient l’offre standardisée et le tourisme industriel.
LES CONSOMME-ACTEURS
Ceux qui aspirent à la sobriété, à la juste consommation qui est pour eux un acte militant.
Ils sont adeptes de la consommation bio et locale, une consommation qui a du sens et qui permet d’agir sur la société.
Le respect de l’Homme et de l’environnement sont des ingrédients indispensables.
LES ENFANTS DE 0 À 12 ANS
Ceux qui découvrent ou se perfectionnent en montagne, ils sont venus avec les parents, leur grands parents ou en tribu.
Ils veulent s’amuser en apprenant des curiosités de la montagne.
Ils aiment se faire surprendre et se dépenser en s’amusant.
Le ludique est le fil rouge du programme de leurs vacances.
Les spécificités du territoire identifiées / à travailler en priorité
La Déconnexion / Reconnexion par des expériences inédites
La Pureté (Ciel Bleu, Ciel Etoilé, Absence de Pollution)
Le Parc Naturel Régional et les réserves naturelles (la valeur Parc, faune, flore, paysages, patrimoines, etc.)
Les Rencontres (artisanats, guides outdoor, évènements, producteurs, etc.)
La Neige (villages-stations, ski de rando, activités nordiques, domaine alpin, domaine nordique, etc.)
L’Itinérance (Tour du Queyras, Tour du Viso, Gîtes, Refuges, etc.)
Le Vélo (Grands Cols, VTT, etc.)
L’Eau (Guil, Durance, Eau-Vice, Aqua Réotier, Plan de Phazy, fontaines, pèche,etc.)
Le Ciel (activités parapente, astronomie, aérodrome, observatoire, cadrans solaires, oiseaux)
La période touristique estivale s’achève bientôt, les travaux de construction de la nouvelle route ont débuté le 27 août. Le département, la ComCom, la Région et la Préfecture ont organisé une réunion publique d’information ce soir à Aiguilles, afin d’expliquer à la population le planning du chantier, et les dispositifs qui sont prévus pour la circulation de cet hiver 2018/2019 sur la route provisoire.
Voici une rapide retranscription des informations essentielles à retenir, ce n’est pas forcément exhaustif, mais cela devrait permettre à chacun de mieux comprendre comment nous allons pouvoir circuler dans les mois qui viennent pour rejoindre le Haut-Guil (ou en redescendre). Si vous avez des compléments ou précisions à apporter, ou pour toute erreur détectée, n’hésitez pas à les apporter via les commentaires.
[maj 30/08/2018] Ajout de commentaires / informations complémentaires pour en faciliter la compréhension ou l’analyse.
La D947 est en cours de reconstruction sur la rive droite du Guil (rive opposée à l’ancienne route) et est donc fermée, suite à un gigantesque glissement de terrain dit au lieu-dit « Le Pas de l’Ours », entre Aiguilles et Abriès.
Une route temporaire a été ouverte, avec alternat. Pendant l’été 2018, un dispositif d’information a été mis en place avec des agents d’information, des dépliants explicatifs, des panneaux informatifs, afin de faciliter les déplacements entre Haut-Guil et Aiguilles et la compréhension/patience des usagers, notamment des vacanciers. Les socio-professionnels du Haut-Guil, dont nous faisons partie, étaient inquiets pour cet hiver.
La réunion publique avait pour but de présenter comme les choses vont se passer d’ici l’ouverture de la nouvelle D947 et notamment d’informer sur les dispositifs qui sont prévus pour cet hiver. Une session de questions/réponses était prévue et a permis d’apporter quelques précisions bienvenues.
Une réunion préalable avait eu lieu plus tôt dans l’après-midi (16h / Château-Ville-Vieille) entre elus (les maires, Chantal Eymoud pour la Région, Marcel Canat, etc.) et en présence des experts du projet et d’Enedis .
la préfecture (sous-préfet de Briançon Jean-Bernard Iché / Pierre Yves Lecordix – direction adjoint de la Direction des Territoires)
le département (Marcel Canat – Vice Président en charge des Routes / le responsable du centre technique d’Eygliers / le chef de projet Pas de l’Ours)
la ComCom (Christian Laurens, Vice Président)
plusieurs maires du Queyras/Guillestrois,
etc.
Excusée : la conseillère départementale Valérie Garcin Eymeoud (congés)
Absent : RTM
La réunion a été menée par Marcel Cannat, voici le support de présentation PPT utilisé : vous y trouverez des cartes du chantier, le planning du projet et des prochaines étapes.
En introduction, il avait été annoncé que les services de l’état allaient faire une rapide synthèse du sujet, mais finalement le sujet a été rapidement éludé, le temps ayant manqué ou aucune question n’ayant remis sur le sujet sur la table.
[Département] Le glissement s’est stabilisé cet été. Un survol par drône a été fait et a montré des fissures
A noter que :
Le radar de surveillance doit faire son retour début octobre sur le site, les capteurs et caméra de surveillance ont connu des disfonctionements (cf relevés audio-conférence Août) . Ces sujet n’ont pas été évoqués.
La conférence sur le glissement du Pas de l’Ours organisée le 30/08 par le Parc a été ajournée: « le RTM préfère se retirer pour éviter toute polémique autour de l’accès routier hivernal. La conférence prévue par le Parc du Queyras sera reportée à une date ultérieure. »
[ComCom] Des sondages ont été faits, nous attendons les résultats de l’étude que nous avons lancé (NDLR étude du glissement pour apprécier les aléas de submersion à l’aval et la faisabilité d’une possible dérivation du Guil. Les conclusions sont attendues pour début septembre), une réunion publique sera organisée pour présenter les conclusions [Département] Nous attendons la validation des services de l’état pour pouvoir cureter le fond du lit
Lorsque la question a été posée, les élus se sont regardés ayant été surpris par la question. Les relevés de décision officiels indiquent :
Audioconférence du 22 Août : « Un survol par drone de la partie supérieure du glissement effectué lundi a montré des fissures visibles au-dessus de la niche d’arrachement. Le secteur est inactif actuellement mais pourrait être réactivé à la faveur de fortes pluies (retours d’Est par exemple). (…) Repositionnement des caméras vers le compartiment Ouest : question à discuter début septembre lors de la remise du diagnostic par la CCGQ.
Audioconférence du 29 Août : « Pas de mouvement significatif. Les données issues des sondages géotechniques (NDLR sondages par explosifs) seront rendues la semaine prochaine. »
A noter aussi :
On sait aussi que les mouvements sont plus importants côté Ouest (« Compartiment Ouest » côté Aiguilles).
La Piste de Marassan, située plus haut, a été aménagée tout début août pour servir de 2ieme piste de secours si jamais le Guil est en crue et menace la route de secours. Un revêtement leger a été posé. On aurait aimé des précisions.
Le sujet du plan de secours n’a pas non plus été évoqué, certainement parce qu’on se dit que le mouvement de terrain / glissement ne reprendra qu’au printemps…
Travaux de construction de la nouvelle route dureront d’Août jusqu’à fin 2019, en 2 phases : de fin août à novembre 2018 puis d’avril à novembre 2019
A ceci s’ajoute la construction de 2 ponts
Ouverture du nouveau Pont du Peynin fin 2019
Ouverture du nouveau Pont du Gouret fin 2020
Fin 2019 la route sera entièrement aménagée y compris les glissières de sécurité, le pont du Peynin sera opérationnel, seul le nouveau pont du Gouret ne sera pas encore fait.
Le rond-point du Gouret sera là jusqu’à finalisation du pont (alternat spécifique).
3 lots dont le plus gros concerne la construction d’ouvrages de soutènement 19M€
Un chantier avec en pointe 50 personnes (hors encadrement)
Une pente maximale de la nouvelle route de 8%
Le chantier générera des déblais (180 000 m3, une grosse partie sera utilisée par les travaux, restera 80 000 m3 soit 30 semis remorques par jour pendant 10 mois , qui seront stockés localement dans un maximum de 10km.
Des remblais d’apport nobles sont aussi nécessaires (35 000 m3) : ils seront récupérés via des prélèvements sur des ressources locales
La spécificité du projet tient à la nécessité de construire des zones de soutènement, le plus importante est la construction d’une paroi clouée de 30m de haut côté Abriès.
Le chantier est organisé de sorte qu’il y ait une stricte séparation des flux chantiers avec ceux de la circulation routière. Création d’un pont /route provisoire pour le chantier
Les travaux de déboisement ont commencé dans la semaine du 27 Août
Seront réalisés en septembre/octobre 2019
Les 2 parois clouées de la route définitive sur les 6 du projet
La déviation de la route provisoire afin d’améliorer le confort des automobilistes cet hiver (pente maximale 14% contre 17% à l’heure actuelle) et de différencier les flux véhicules courants / engins de chantier
L’aménagement du pont provisoire côté Abriès pour permettre aux engins de chantier d’y passer
[Département] « Nous sommes toujours sur les 24/25 millions HT annoncés. La Région vient de confirmer aujourd’hui (Chantal Eymeoud) qu’elle participera à hauteur de 30% (6,3M€ HT), quote-part identique à celle du département, l’état ayant confirmé son taux de 40. Diminuant ainsi la quote-part Département… »
Côté coût des travaux, plusieurs chiffres ont été avancés. Officiellement c’est 21 HT M€, le département a budgété 24/25 millions. 6,3M€ pour 30% cela fait bien 21M€.
L’appel d’offre comprenait des clauses d’insertion sociale et des engagements environnementaux. Les entreprises retenus l’ont été non pas sur le critère du moins disant financier, mais celle répondant aux impératifs de qualité et gestion des imprévus, avec des entreprises ayant l’expérience mais aussi des entreprises locales, la notification des marché a été effectuée début juillet 2018 :
Lot 1 (ouvrages de soutènement, terrassement) : 19 millions d’€ // GUINTOLI (mandataire) avec ALLAMANNO / CHARLES QUEYRAS TP / BUCCI Frères / NGE Fondations / Stabilisation Protection
Lot 2 (couche de forme et fondation) : 1 million d’€ // ALLAMANNO (mandataire) avec SOGEA / BUCCI Frères / GUINTOLI / SRM
Lot 3 (chaussée) : 1 million d’€ // Société Routière du Midi (mandataire) avec BUCCI Frères
En fin de réunion, le détail suivant a été donné par Marcel Cannat : 21€ travaux nouvelle route + 1*2 M€ ponts + 1M€ revêtement + 1M€ remblais soit 24/25M€ Pour l’instant, aucun dépassement n’est entrevu.
[Département] Depuis cet après-midi, le dernier accord manquant a été reçu (verbal), tous les accords de propriétaires ont été obtenus. Nous remercions la Safer pour son action et son aide dans cette partie du dossier. Nous avons mis en oeuvre la DUP (déclaration d’utilité publique), l’enquête du commissaire ne vas pas tarder à être lancée (automne 2018) Côté expropriation, elles seront possibles au 1er semestre 2019 si nécessaire, a priori nous avons maintenant l’ensemble des accords des propriétaires identifiés.
Quelques compléments pour mieux comprendre :
L’enquête d’utilité publique est nécessaire en raison de l’impact environnemental notamment (d’une durée minimale de 15 jours avec un préavis de 8 jours soit 3 semaines minimum, mais avec des conclusions+avis du commissaire enquêteur qui peuvent prendre jusqu’à 6 mois pour être transmises à la préfecture), elle n’est pas encore lancée à ce jour, c’est prévu pour l’automne 2018
Côté expropriation, l’enquête parcellaire (nécessaire pour exproprier) a été lancée en amont de la DUP en juin/juillet, mais la validation ne pourra intervenir qu’à la clôture de la DUP (l’arrêté de DUP vaut arrêté de cessibilité). Le dernier accord manquant étant verbal, il peut se passer des choses.
L’avis suite à enquête publique ne pourra être rendu qu’au premier semestre 2019 : si l’avis est favorable, les expropriations pourront être lancées (sous réserve de l’absence de recours jurdiques)
Il n’a pas été évoqué de cas de recours devant le tribunal administratif. L’absence de confirmation par ommission, si elle est véridique, est plutôt une bonne nouvelle.
Ce sont surtout les travaux des nouveaux lacets provisoires côté Aiguilles qui vont commencer à compter de la semaine du 03 septembre : le planning général le confirme, il faut donc attendre la DUP.
Début Août, Max Brémond, président de la Communauté de Commune du Guillestrois-Queyras, avait suggéré de réouvrir la RD947 pour l’hiver entre décembre et mars « puisque le glissement de terrain de ralenti ces dernières semaines » et que « la route de secours en rive opposée risque d’être verglacée ». Le département avait repondu que cela n’est pas possible, voici que la Préfecture fait de même :
[Sous-Préfet] « L’état ne jouera pas la loterie avec la sécurité des personnes. L’ancienne route ne ré-ouvrira pas pour l’hiver, elle est condamnée. »
[Département] La route de provisoire actuelle a des lacets côté Aiguilles avec une pente trop importante – un maximum de 17% Nous allons construire une route parallèle provisoire côté Aiguilles ce qui permettra d’avoir un profil de pente maximum de 14% comme celui de la Montée de Ceillac, avec enrobés bitumineux. Cela aura aussi l’avantage de oermettre une claire séparation entre les flux chantiers et les flux routiers quotidiens Nous prévoyons de terminer les lacets provisoires d’ici le 15 octobre (au pire début novembre). Ces nouveaux lacets permettront aussi de faciliter le chantier
[Département] « Tous les moyens (humaines y compris embauche de saisonniers supplémentaires, machines / chasse neige, stockage de sel, voire usine de fabrication de bouillie de sel, etc. ) seront mobilisés si nécessaire cet hiver. On étudie l’acquisition d’une machine polyvalente comme celle du Lautaret (fraises à neige + étrave), l’utilisation de sels spécifiques ou de méthode d’épandage spécifique qui permettent de descendre plus bas que les 5 degrés (rappel on est en Ubac), type saumure, bouillie de sel*, ou encore la pouzzolane** qui renforce l’adhérence sur neige).
* En dessous de -7/-8°C, la teneur en eau libre est trop faible pour amorcer convenablement le processus de fonte de la neige ou glace. A ces températures, l’action du sel en grains est donc stoppée. Une première solution consiste à dissoudre le sel et à le répandre directement sous forme de saumure, mais son action est limitée dans le temps. Une autre solution est la bouillie de sel : cela consiste à répandre simultanément du sel en grains et de la saumure conjuguant ainsi les avantages des deux procédés : – la saumure attaque directement la couche de glace ou de neige, – au fur et à mesure de la dilution de la saumure, le sel en grains fond, maintenant une concentration suffisante de la saumure et prolongeant ainsi son efficacité, – du fait de l’apport d’eau, le mélange reste efficace jusqu’à des températures ambiantes voisines de -10/-12°C. (source Ministère du Développement Durable
** La pouzzolane redonne de l‘adhérence entre les pneus et la chaussée réduisant les risques de glissades et de dérapages des véhicules. Son application est parfaitement adaptée aux virages et pentes accentuées. La pouzzolane résiste aux températures mêmes les plus extrêmes (au-delà de -50°, elle est toujours efficace), à la différence du sel qui perd toute efficacité en dessous de -7/8° (ce dernier étant un accélérateur de fonte) C’est un produit naturel avec un PH neutre et riche en oligo-éléments qui n’occasionne aucun dégât sur notre environnement (aucune corrosion des carrosseries des véhicules, aucune attaque sur les bétons, aucune détérioration de la route, aucune destruction de la végétation…).
[Département] Si neige (rappel 18 jours de chute de neige l’hiver dernier), on pourra avoir besoin d’imposer les équipements spéciaux, comme sur les autres routes du département (ex: montée de Risoul/Vars). Mais nous ferons tout pour limiter la durée d’équipements spéciaux (cela détériore aussi la route) afin de revenir au plus vite à une route « noire ».
[Département] « Nous avons des réunions de chantier tous les jeudis. Une page internet dédiée sera créée sur le site du département » « Une réunion au printemps sera effectuée pour tirer le bilan d’hiver. »
[ComCom] « Un débrief du dispositif mis en oeuvre cet été va être fait d’abord (agent d’accueil, panneaux d’information, etc.). Globalement c’est plutôt positif. Pour l’hiver, les éléments de langage sont en cours de définition, une campagne de communication est en cours d’organisation y compris côté média pour fin octobre. Les aires de chaînage sont en cours d’étude
[Département] Les PMV (panneau à message variable) situé en amont (Saint-Clément, Guillestre) nous laissent peu d’espace pour communiquer en plusieurs langues, il n’y a que 2 page possibles.
La Fermeture Enedis est confirmée à compter de début septembre mais des aménagements horaires ont été obtenus, plus exactement deux ouvertures additionnelles (en milieu de matinée, une autre en milieu d’après-midi), en plus des ouvertures temps de midi et soir. Le chantier est prévu sur 11 jours étalés sur 4 semaines. Décaler le chantier ou l’étaler serait problématique. Enedis doit ré-intervenir, pourtant lors du déplacement des lignes effectué il y a plusieurs mois nous leur avions fourni les plans de la nouvelle route… Enedis nous a garanti de ne pas fermer la route si ils n’interviennent pas (pas de fermeture exagérée)
Les dates prévues : 6,7, 13, 14, 18, 19, 20, 24, 25, 26 et 28 septembre.
Horaires de fermeture de 8h00 à 10h puis de 10h30 à 12h, enfin de 13h à 15h puis de 15h30 à 17h
(sous réserve de modification ultérieure – nous mettrons à jour dans notre page dédiée aux horaires Route du Pas de l’Ours
La question soulevée par la salle était que « On remercie le département et la comcom pour les conditions de circulation ce tété, cela c’est globalement bien passé. Mais cette fermeture de la route arrive au mauvais moment, car en juillet/août on paye nos charges, en septembre on fait notre bénéfice de saison ». La réponse du département a surtout souligné le fait qu’on ne peut rien faire contre le rouleau compresseur Enedis, qui semble mener la barque côté planning…
Voilà la charte du Parc du Queyras Prolongée de 3 ans supplémentaire, soit jusqu’en 2024.
La charte actuelle du Parc du Queyras, qui fixe les objectifs du parc régional, avait été signée en 2010 pour une durée de 12 ans, soit jusqu’en 2022. La loi biodiversité du 8 Août 2016 a en introduit la possibilité pour les Parcs Naturels Régionaux d’étendre dans un maximum de 3 ans la durée de leur charte, ceci afin de faire des économies, la majorité des Parcs n’étant pas particulièmenent en avance dans la mise en oeuvre effective de leur charte.
Le comité syndical du Parc du Queyras avait validé le 6 décembre 2016 la demande de prolongation de la charte émise par la Région PACA (principal financeur).
Le conseil régional Procence-Alpes-Côte d’Azur avait officiellement validé ce choix en date du 7 juillet 2017
L’ensemble des Parcs Naturels Régionaux PACA ont fait de même, la Région souhaitant par ailleurs améliorer la gouvernance et la gestion de ses parcs, et par là même mieux les utiliser
Nicolas Hulot, ministre d’Etat et ministre de la transition écologique et solidaire, vient de faire valider le 28 mars dernier la prolongation du classement du Parc Naturel Régional du Queyras de 3 ans, soit jusqu’au 18 avril 2024. Le journal officiel du 30 mars 2018 officialise l’extension.
Rappelons que :
La mise en oeuvre effective de la charte actuelle est sous surveillance du CNPN (Conseil National de la Protection de la Nature), qui dépend du Ministère. Depuis plusieurs années il presse les instances dirigeantes du Parc d’accélerer dans la mise en oeuvre des objectifs fixés par les acteurs du territoire dans cette charte, demandant même des plans et bilans triennals.
La commune de Vars est revenue recemment dans le Parc du Queyras, pour le seul périmètre du Val d’Escreins, sous le statut de commune associé (le Val d’Escreins étant dès sa création inclu dans le périmètre du Parc, mais la commune en était sortie lors du dernier renouvellement de 2012).
Comme déjà échangé ici, de notre côté, nous pensons que le périmètre actuel du Parc du Queyras n’est pas cohérent avec le découpage administratif du territoire, le rendant difficilement lisible (des communes membres pour une fraction seulement de leur territoire, des communes associées, etc.), et qu’il faudrait donc le revoir afin d’associer plus de communes, et rendre l’ensemble du territoire plus cohérent et plus fort. A quand l’arrivée de Cervières (qui était prévue initialement en 1977, de Risoul, Saint-Crépin, etc) ??? A suivre…
Voici une brève présentation des bénéfices pour les 2 parties ainsi que de la première gamme.
Un bref rappel sur l’accord entre la commune de Réotier et le groupe l’Occitane en Provence
Pour rappel l’eau de la Fontaine Pétrifiante de Réotier est chargée en bicarbonate de calcium (jusqu’à 10 fois plus concentrée que les autres eaux thermales), apportant des bénéfices cosmétiques pour protéger la peau.
Un accord cadre final a été signé le 2 octobre 2017 à Rétier entre la commune et le Groupe, permettant ainsi de metttre sur le marché une gamme de produits baptisé Aqua Réotier :
L’objectif pour la commune de trouver là quelques subsides et de déveloper la notorité (à terme la gamme devrait être visible dans les 2900 points de vente l’Occitane en Provence, répartis dans 90 pays !).
L’image de Réotier, du Guillestrois Queyas et au delà des Hautes-Alpes sera sans nul doute impactée, amenant de visiteurs curieurs de découvrir le site et le territoire d’où sont tirés ces produits cosmétiques
La commune a touché à titre d’illustration 34 000€ de l’accord, soit autant que les taxes fiscales de la commune (4 taxes ramenant annuellement près de 40 000 €)
Le groupe a obtenur l’autorisation de prélever 5000 litres d’eau par an (soit 0,04% de la capacité de la source, et pendant une durée de 15 ans, pour 15 à 35 000 euros par an selon la quantité prélevée, tout en s’engageant à préserver la faune et la flore du site.
Il s’agit donc d’un accord commercial oui, mais avec un part de mécénat notamment pour embéllir / protéger ce site sensible
La nouvelle Collection Aqua Réotier de l’Occitane
En cette fin février, l’Occitane officialise une nouvelle gamme utilisant l’eau de Réotier, plus exactement de la Fontaine Pétrifiante. La gamme a été présentée courant mars aux habitants de Réotier.
La première gamme de produits, fabriqués à base de l’eau de Réotier (son calcium) enrichie avec de d’acide hyaluronique et de la glycérine.comprend 4 produits, dans une gamme de prix de moins de 30 euros :
Un gel ultra-désaltérant Aqua Réotier l’Occitane,
Une crème l’Essence d’hydratation,
Une gelée néttoyante
La brume de fraîcheur hydratante. Ces produits sont constitués de l’eau de Réotier (son calcium), enrichie avec de d’acide hyaluronique et de la glycérine.
Une grande campagne de communication a été lancée, sachant que cette collection vise particulièrement les jeunes femmes et un usage quotien. On a ainsi vu apparaître :
Le hastag #retouralasource, l’accroche « Plongez dans une source de fraîcheur »
Le slogan « Offrez à votre peau un concentré d’hydratation et de fraîcheur grâce à la toute nouvelle collection Aqua Réotier. Ces soins aux textures surprenantes et sensorielles capturent le pouvoir hydratant de l’eau de source Réotier, incroyablement riche en calcium. »
Ainsi que l’expression « Bleu Réotier, Bleu dans la Peau’. Voici quelques vidéos présentant la gamme et ses bénéfices
Voici quelques vidéos pour vous permettre de comprendre le positionnement marketing de cette nouvelle gamme de produits cosmétiques.
Depuis fin mars 2018, la gamme est d’abord testée en France dans 300 magasins et disponible sur le site internet / eboutique de l’entreprise. Si le succès est au rendez-vous, elle sera distribuée dans les autres boutiques du groupe à travers le monde, et la gamme sera enrichie progressivement. A priori, il se dit que le succès est déjà au rendez-vous. Réponse dans quelques mois de manière plus chiffrée !
Voilà une commune qui se décale pour trouver des débouchés tout en protéger/valorisant son patrimoine. Pas d’usine installée sur le territoire (pour l’instant), donc pas d’emprise ou de nuisance / dénaturation du site, mais une réelle exploitation en terme de notoriété de site emblématique de la commune. Bravo au conseil municipal qui ose ! Cela nous rappelle les projets Eau de Saint-Véran, voire l’exploitation Eau du Viso déjà effectuée en Italie. Cette innovation de la commune Réotier donnera sans nul doute des idées à plusieurs, à l’heure où le projet de Centre Thermo Minéral du Plan de Phazy connait quelques péripéties.
L’Assemblée Générale de l’association « Retour en Queyras » devrait valider le 16 mars prochain 4 nouveaux itinéraires labélisés « Sur les pas des Huguenots et des Vaudois ».
Le Conseil de l’Europe a reconnu en 2013 le circuit pédestre de 1800km entre France/Italie/Suisse/Allemagne « Sur les pas des Huguenots et des Vaudois » comme l’un des 32 itinéaires culturels européens, valorisant les patrimoines partagés des différents pays et cultures de l’Europe. Il s’agit donc d’un circuit pédeste sur le thème de l’exil des Huguenots.
Rappelons que les protestants queyrassins durent fuire la persécution après la revocation de l’Edit de Nantes (1685-1690), en passant côté italie pour rejoindre la Suisse et l’Allemagne. Les Vaudois des vallées du Piémonts reviendront au pays lors de la Glorieuse Rentrée.
Un tronçon français de 374km a été labelisé par la FFR (Fédération Française de Randonnées) comme itinéraire GR965 « Sur les pas des Huguenots » en janvier 2015 : il s’étend de Poët Laval dans la Drôme à la borne frontière à Chancy (Suisse).
Des itinéraires associés étaient à l’étude, depuis le Cevennes (de Mialet à Die, intégré officielleement en 2017), le Lubéron, la Maurienne, et … le Queyras.
Des variantes cyclo/équestre sont prévues sur le tronçon français.
Côté Queyras, l’association Retour en Queyras s’est emparée du sujet, et a défini en 2017, avec l’aide du Parc du Queyras, 4 sentiers de liaison avec l’Italie
Le sentier des Huguenots : Arvieux/Château-Queyras/Molines-Saint-Véran/Aiguilles/Abriès/Ristolas/Col Lacroix
Des variantes qui permettent de passer directement d’Arvieux à Aiguilles
Une boucle italienne courte via le Col Malaure
Une boucle italienne longue apr le Col Bouchet
Ces sentiers apparaitront sur la prochaine version de la carte européenne du Chemin des Huguenots et des Vaudois, et devraient être balisés par les équipes du Parc Naturel Régional du Queyras pour être opérationnels pour l’été 2018
Veuillez noter à ce sujet les dates suivantes importantes :
Vendredi 16 mars 2018 à 14h30 – Assemblée Générale – validation des circuits
Mardi 21 août 2018 à 17h à Brunissard – INAUGURATION – du « Sentier des Huguenots queyrassin », en présence, notamment, de 80 allemands de Wurmberg (ville jumelée avec le Queyras).
Voilà une belle initiative qui aurait plu à certains qui nous ont quitté et qui avaient fortement travaillé le sujet, et en tout cas un beau complément historique pour notre territoire.
L’hiver météorologique commence le 1er décembre, et marque véritablement la vraie saison en montagne (la saison calendaire fait débuter l’hiver le 20/21 décembre – solstice d’hiver – il se termine vers le 20 mars avec l’équinoxe).
Et bien le Haut-Guil a été privilégié encore cette année : 5cm à Molines, quelques flocons à Ceillac, mais 60/80cm à l’Echalp.
Voilà qui est de bonne augure pour la saison de ski 2017/2018, à commencer par les pistes de nordique qui ont déjà ouvert mais avait besoin de recharger en neige fraîche.
Les skieurs de randonnées ou de ski freestyle ont afflué déjà pour se regaler sur les pistes de la station d’Abriès, immaculée de poudre blanche légère, légère…
Croisons les doigts pour que cela se poursuive, il en faudra plus pour faire une bonne sous couche. Soyez prudents côté avalanches…
Crédits photos : Gîte 7 degrés Est Ristolas (l’Echalp)
Le Val d’Escreins revient dans le Parc à compter de la saison estivale 2018 et ce jusqu’à la fin de la charte actuelle (2022).
Pour rappel, Vars était sorti du Parc lors du renouvellement de sa charte en 2012, sachant que la charte actuelle arrive à échéance en 2022 (elle sera vraisemblablement prolongé de 2 ans jusqu’en 2022). La commune avait en effet fixé comme exigence, pour qu’elle reste dans le Parc, une prise en charge sur le budget du Parc de l’entretien de la route du Val d’Escreins. La Région avait alors demandé à ce que la Commune sorte, un membre ne pouvant fixer des conditions pour rester dans un Parc.
Suite à publication cet été du décret d’application de la loi sur la biodiversité, le Parc avait proposé à Vars de revenir dans le périmètre du Parc. La commune a profité de l’opportunité offert par le decrêt d’application de la loi de reconquête de la biodiversité du 8 Août 2016 (décrêt du 10 juillet 2017), pour réintégrer le Parc. Vars pourra donc bénéficier de nouveau du logo du Parc pour le seul territoire du Val d’Escreins. Les élus varsincs se sont prononcés pour une réintégration dans le PNR Queyras pour la durée restant à courir de la Charte acutelle, par délibération 13 novembre 2017 (11 voix pour, 3 contre, 1 abstention), 6150€ de budget annuel. Cette décision a été actée lors du comité syndical du Parc Naturel Régioanal du Queyras le 20 novembre 2017. Le conseil municipal voit l’intéret d’un retour dans le Parc afin de pouvoir bénéficier de la notorité du Parc pour les activités d’été (randonnée), ainsi que de son expertise dans l’entretien des sentiers (balisage).
[maj 24/05/2019] La Région PACA a validé en mars 2018 l’extension du périmètre du Parc au Val d’Escreins, portant la superficie du PNRQ à 600km2. Le décret ministériel 2019-443 du 14 mai 2019 publié au JO du 16 mai 2019 officialise cette réintégration de Vars dans le Parc Naturel Régional du Queyras, 10 communes composent donc le périmètre du Parc maintenant officiellement. La nouvelle surface comprend les surfaces contigües aux communes de Ceillac et Guillestre limité au Val d’Escreins, c’est à dire suivant la ligne de crête Pic Font Sancte > Pic de Panestrel > Pointe d’Escreins, Pic des Houerts, Mortice, Crête de Vars & et Couniets, crête de la Scie).
Nous avions déja souligné le fait que le balisage était dépassé, voilà qui va être corrigé ! Par ailleurs, nous étions depuis de nombreuses années ici même sur ce site de fervents militants au retour de Vars dans le Parc, ainsi que de l’élargissement du périmètre du Parc afin de faire coincider le territoire administratif avec le territoire du Parc, pour plus de lisibilité. Rappelons que Cervières était prévue à la création du Parc (les chasseurs dit-on on fait capoter l’affaire). Par ailleurs certaines communes devront fusionner à terme, on aura un Parc avec 4/5 communes (Queyras, Guillestre, Eygliers, Vars). A quand Risoul ? A quand Mont-Dauphin, Saint-Clément, Saint-Crépin ? Réotier aura un dilemne : Parc des Ecrins + Parc du Queyras ?
L’extension du périmètre du Parc est un vrai enjeu qu’il conviendra de suivre… sachant que la réecriture de la charte ne devrait pas tarder à être lancée. En attendant, le retour de Vars, après 6 ans de pause, fait sens.
Ce lundi 6 novembre, le Queyras a connu la première chute de neige conséquente.
45cm ont été mesurés, les photos prise ici date du mardi 7 novembre (le lendemain), la couche de neige a eu le temps de se tasser.
Le ciel bleu, avec ce tapis de poudre blanche, donnent indéniablement de la magie au petit village de Ristolas. Nous vous avons mis aussi une photo de l’entrée du village (premier pont traversant le Guil).
Bref, nous changeons de saison indéniablement, les températures sont basses, l’hiver arrive ! Espérons que l’enneigement sera sufisemment précoce pour permettre d’ouverture des domaines de ski nordique, a priori cela ne devrait pas tarder.
Bon hiver à tous, croisons les doigts pour le ski alpin / remontées mécaniques.
Le Parc Naturel Régional du Queyras a effectué une mise à niveau de son site internet, qui apporte une meilleure valorisation des actions du Parc, une facilité sans nul doute de mise à jour et une mise à jour technique.
Voici un rapide tour d’horizon des changements notables, et des lacunes que l’on aimerai voir comblées !
En terme de contenus :
Une meilleure valorisation des actualités du Parc
Une partie Agenda théoriquement alimentée par la base de données touristique Apidae (saisie des offices de Tourisme) : à l’heure où nous sommes passés, c’était vide
Une section dédiée à la Réserce Naturelle Nationale de Ristolas Mont-Viso
Une section dédiée à la Réserve de Biosphère transfrontalière du Mont-Viso reconnue par l’Unesco en 2014
Une valorisation de la Marque Parc : on trouve surtout une explication du label… pas des bénéficiaires
Une valorisation des actions du Parc, mais une mise en avant des plans d’action pluri-annuels manque
Une page dédiée aux visiteurs touristes : c’est surtout une page de lien avec l’office de tourisme…
Une présentation des espaces muséographiques : cela mériterait mieux !
Une présentation de Chemin des Parcs
Plus de photos et vidéos, exploitant ainsi la base photographique des agents du Parc : good
Il manque aussi un accès aux comptes rendus des commisions et des comités syndicaux. Domage !
En terme ergonomique/technique
La mise à jour est surtout technique, pour faciliter la mise à jour des contenus
Le site est maintenant responsive (i.e. s’affiche correctement sur les mobiles), par contre pas trop rapide
La navigation mériterait d’être encore améliorée
Bref, une mise à jour qui était nécessaire, afin de remettre à niveau techniquement le site et en faciliter la gestion. Les contenus seront sans nul doute étoffés ou rendus plus accessibles afin d’être plus accessibles, afin de permettre à chacun, queyrassin ou pas, de mieux comprendre les actions, avancées et le fonctionnement du Parc du Queyras.
Les frères jumeaux Dematteis ont battu ensemble le vendredi 8 Août 2017 le record du monde de vitesse de l’ascension du Mont-Viso par la voie Classique
L’exploit en détail : le record de Dario Viale de 1986 est battu de plus de 8 minutes
Bernard Dematteis a battu le 8 septembre 2017 le record de vitesse de l’ascension du Mont-Viso, en soit 1h40″47
Le parcours : rejoindre le Sommet du Mont Viso (3841m) depuis la Source du Pô à Pian del Re (2020m), par la voie normale, soit 1821m de dénivelé à avaler.
Son frère jumeau Martin Dematteis est arrivé 5 secondes après le précédent record de Dario Viale.
Dario Viale avait établi le précédent record en 1986 (soit il y a 31 ans auparavant, l’année de naissance des 2 jumeaux) en 1h48″54 : il a été battu de 8 minutes 7 secondes.
Originaires de Sampeyre, ils avaient passé 4 jours d’acclimatation sur Refuge Quintino Sella. De nombreux supporters s’étaient répartis tout au long du parcours pour les acclamer. Redescendus en hélicoptère, ils ont signé de nombreux autographes devant le chrono d’homologation officiel. Le site officiel de l’exploit : Record MonViso
La video de l’ascension finale : record battu !
L’évènement a été placé sous le sighe de la sensibilisation à la protection de l’environnement, et la promotion de la biodiversité, en particulier la protection des écosystèmes de montagne de la Biosphère transfrontalière du Mont-Viso : un habitat naturel unique et riche mis en péril par la changement climatique et le comportement humain (déchets). Pour preuve, au même moment, la source du Pô est à sec en cette fin d’été 2017. Bravo Bernard
Voilà un bel exploit en cette fin d’été sur le secteur Mont-Viso. L’espagnol Kilian Jornet ou le français François D’haene, les célèbres traileurs, relevront-ils le record ?
Les services de l’état ont recadré le projet, le considérant trop impactant pour cet espace naturel sensible. La communauté de commune va devoir revoir son projet de centre thermo-minéral.
De passage à la Mairie de Guillestre, nous avons pu début mai consulter le plan du projet affiché en salle du conseil (ce sont les 2 photos additionnelles affichées ci-contre)
[maj 01/09/2018] Le projet va sûrement être abandonné / enterré (voir ci-dessous)
Un bref rappel sur le projet de centre thermo-minéral du plan de Phazy
D’un coût annoncé dans la presse de 3,5 M€, le projet était inscrit aux projets financés par les enveloppes européennes Espaces Valléens, avec une ouverture au public prévue initialement pour juin 2018 et comprenait :
une passerelle d’accès depuis le parking bus
une zone thermo-minérale intérieure : un bâtiment principal avec 70m2 de bassins intérieur (bassin polyvalent, jacuzzi, massages, lits bouillonnants), avec toit végétalisé
une zone thermo-minérale extérieure : trois bassins extérieurs en terrasse sur 200m2, avec une maison sauna chauffée par poêle à bois, et des terrasses, un jardin minéral
une modernisation de la rotonde (grotte de sle, hammam, douches), avec éclairage nocturne d’ambiance
préservation des bassins naturels extérieurs actuels (gouilles)
un jardin minéral extérieur
un coin restauration (restaurant et snack)
un espace beauté, des vestiaires avec casiers
des salles de soins
un accès uniquement par Bus (voitures exclues du site)
Un 2ieme volet additionnel de plus de 500K€ de mise en valeur des zones naturelles sensibles (chemin d’interprétation pédagogique), portant ainsi le projet à près de 4M€. Ce volet n’était pas prévu à court terme.
Une zone naturelle sensible… à protéger : le projet va devoir être revu
Le services de l’Etat, notamment ceux veillant au respect des zones Natura200, n’ont pas validé le projet. Rappelons qu’il s’agit du seul Pré-Salé de la Région PACA
Le projet sera probablement révisé (à la baisse?), certainement avec une meilleure prise en compte du 2ieme lot, mais aussi un dimentionnement financier plus adapté aux ressources financières des communes ou de la nouvelle Communauté de Commune.
En effet les sommes budgétés à l’Espace Valléens annoncaient un coûté total de 5,5 M€, se répartissant ainsi :
Etudes techniques préalables 214K€
Construction de l’établissement phase 1,2,3 4,5M€
Efficacité energétique établissement 400K€ (sous projet phase 2)
Aménagement de la zone nauturelle sensible 375K€
Côté financement, certes l’Europe finance via l’enveloppe Espaces Valléens, mais surtout la Région via l’Enveloppe Plan SmartMountain PACA (Stations de Demain)* ,ainsi que via le département et l’état (Dotation Equipements territoires ruraux), soit un auto-financement de près de 40%. Or on sait que l’enveloppe SmartMountain PACA de 100M€ a été quelque peu été revue à la baisse…
Max Brémond, maire de Risoul et Président de la ComCom a indiqué sur DICI TV
« On revise un peu notre projet à la baisse : c’est un espace naturel sensible, le seul pré salé que la région PACA […] Le premier projet ne correspond aux attentes des services de l’état. […].
Il faut qu’il y ait un projet au Plan de Phazy, ca fait des années que l’on l’attend, que les population l’attend, on se doit aussi de diversifier les activités touristiques surtout avec rechauffement climatique.
On doit proposer plusieurs activités sur le territoire à notre clientèle, afin qu’elle continue de venir et ne puisse pas s’ennuyer (lors de son séjour), il faudra qu’un projet sorte du plan de Phazy.
Bref, le projet est recalé. A priori un projet corrigé devrait être reproposé. De notre côté, nous estimons qu’il serait plus important de raisonner plus globalement avec le site de la Fontaine Prétrifiante (les deux sites sont complémentaires), et de réfléchir à plus longue échéance, notamment en intégrant la future voie rapide Durance qu’il faudra un jour se décider de construire pour désengorger les Hautes-Alpes. Pourquoi pas à court terme utiliser l’eau chaude pour le chauffage de la ville ou de la zone commerciale située à proximité… ?
[maj 01/09/2018] A priori le projet va tomber à l’eau d’ici la fin de l’année, suite à une interview de Max Bremond dans le Dauphiné Libéré de ce jour
A priori les raisons sont liées à la proximité avec le site classé de Mont-Dauphin et les exigences de la zone, classée Natura 2000. Mais il faut aussi savoir que l’enveloppe Espace Valléens a été perdue…
« Un projet bientôt mort et enterré » « L’architecte des Bâtiments de France, l’Agence régionale de santé, la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement : tous ces services de l’État ont bloqué le projet. Alors on l’a revu. Parce que, depuis 2014, les élus de la communauté de communes sont tous d’accord pour aménager le Plan de Phazy. Mais rien n’y a fait. Le projet a sans cesse été bloqué. Nous avons même fait venir sur place un inspecteur du ministère de l’Environnement mais rapidement, dans ses propos, nous avons compris qu’il n’était pas favorable à ce projet » « C’est vraiment dommage de freiner les élus qui veulent développer leur territoire. Surtout sur un site existant et qui attire déjà 20 000 visiteurs par an. Vraiment, je ne comprends pas cette décision. »
* Plan Smart Mountain Région PACA : cette enveloppe de 100M€ a été refondue dans les cadres des 12 OIR PACA (Opération d’Intéret Régional) qui visent à créer des filières d’excellences, à repositionner / spécialiser la région en terme d’innovation et de développement économique du territoire sur des filières bien ciblées. Sont attendus : 1 M€ d’investissements privés et publics, 50 000 emplois crées et 500 implantations d’entreprises.
6 ont été officialisées en octobre 2016 à Ollioules par le Président PACA de l’époque Christian Estrosi
1-OIR Industries du futur, présidée par Pierre Grand Dufay et Gérard Goninet (Airbus Helicopter), faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur une vitrine de l’innovation et de l’industrie de pointe
2-OIR Thérapies innovantes, présidée par Xavier Cachard et Vincent Fert (HalioDX), faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur un des leaders mondiaux des thérapies de demain
3-OIR Smart Mountain, présidée par Chantal Eymeoud et Marc Ventre (Directeur général délégué du groupe safran), inventer en Provence-Alpes-Côte d’Azur la montagne de demain. « Nous devons inventer la montagne de demain, compétitive, en y adaptant les principes de la smart city » « Nous avons lancé, poursuit-il, un plan Smart Mountains de 100M€ pour moderniser nos installations et notre économie de montagne. Cette OIR permettra de concrétiser les projets des entreprises et de financer la recherche pour faire des Alpes le poumon économique du nord de notre territoire. »
4-OIR Smart Grids, présidée par Bernard Kleynoff et le Pôle Capenergie, faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur une vitrine européenne et internationale pour le déploiement à grande échelle des réseaux électriques intelligents
5-OIR Smart City, présidée par Francoise Bruneteaux et Frédéric Chevalier (the Camp), faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur la vitrine européenne des territoires intelligents
6-OIR Naturalité, présidée par Bénédicte Martin et Gérard Gonidec (Occitane), faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur la référence française sur les produits naturels et l’alimentation de qualité
6 autres ont été officialisées en juillet 2017 par Renaud Muselier, successeur de Christian Estrosi à la tête de la région PACA
7-OIR Énergies de demain : faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur un territoire de référence de l’économie verte et de la transition énergétique
8- OIR Industrie navale et maritime : faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur une référence de la filière navale et maritime pour conquérir de nouveaux marchés
9- OIR Logistique et mobilités durables : faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur une référence pour la mobilité et la logistique de demain
10- OIR Technologies clés (optique, photonique et Internet des Objets, Chimie & Matériaux) : faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur le territoire d’excellence de la transition numérique
11- OIR E-Santé – Silver économie : faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur la référence européenne de la silver économie
12- OIR Tourisme et industries culturelles : faire de Provence-Alpes-Côte d’Azur le territoire du tourisme et des industries culturelles
Voilà une date qui est passée inaperçue, pourtant elle est d’importance : le Parc du Queyras fête cette année ses 40 ans, et son anniversaire était le 7 janvier dernier.
7 et 31 janvier 1977, le Parc du Queyras nait officiellement
L’arrêté du 7 janvier 1977 du Ministère de la Qualité de la Vie (un beau titre pour un ministère déja à l’époque) portant agrément des chartes constitutives des parcs naturels régionaux du Lubéron et du Queyras, a été publié au Journal Officle d 1er Avril 1977. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a de son côté délibéré et validé la création des 2 parcs du Lubéron et du Queyras quelques jours ensute, soit le 31 janvier 1977. La charte avait été élaborée dès 1973.
A l’époque, le Parc était né sous la forte impulsion de Philippe Lamour, maire de Ceillac depuis 1965 et dirigeant de la DATAR depuis sa création. A noter, comme nous l’expliquons sur ce site, que celui-ci aura un rôle déterminant dans la création du GR58 Queyras, ainsi que dans la création des stations villages du Queyras (les stations de ski, avec les programmes immobiliers associés).
Les objectifs des Parcs à cette époque sont :
« Les Parcs Naturels Régionaux sont destinés à maintenir la vie humaine dans certains secteurs menacés de dépeuplement en y assurant l’expansion de diverses activitiés, dont le tourisme » (décret de 1967)
Par opposition aux Parcs Nationaux, qui ont pour objet de protéger des zones dépeuplées afin d’y organiser la défense de la nature, l’homme n’y étant admis quà titre de visiteur (loi de 1960)
Pour rappel, le Parc du Queyras regroupe 10 communes, 2300 habitants et une superficie de 57400 ha. Son périmètre a varié au cours du temps, dernièrement avec la sortie du Val d’Escreins (Vars) suite quelques disputes…
La Vision de Philippe Lamour dans les années 80 sur les avancées du Parc
Philippe Lamour publiait dans le Courrier du Queyras une vision toujours d’actualité !
Dans une première étape, les dirigeants du parc se sont attachés à cette oeuvre de nettoyage et de rénovation des témoignages du passé, élimination des déchets domestiques et métalliques, épuration des eaux, propreté des sites. Une oeuvre permanente a été, en même temps, poursuivie pour la rénovation des monuments, églises, chapelles, fontaines, maisons traditionnelles, pour la disaparition des bâtiments en ruine, la remise en état des hameaux abandonnés, l’embellissement des villages.
Cette oeuvre à présent très largement engagée sera poursuivie avec persévérance au niveau des moyens financiers disposnibles avec le concours de municipalités. Mais grâce à ces effets et à leurs résultats, il est désormais possible d’entreprendre des actions constructives destinées à accroître le développement des activités dont dépendent le maintien et l’essor de la prospérité retrouvée.
Le succès comporte ses exigences, l’arrêt de l’exode et le redresssement démographique comportent de nouvelles exigence et en particulier de s’employer, dès à présent, à préparer l’emploi des générations montantes. L‘exploitation rationnelle des ressources naturelles doit permettre le maintien d’une agriculture orientée vers l’élevage ovin qui assurera la vie des familles demeurées attachées à la terre, mais elles seront de moins en moins nombreuses et c‘est surtout vers le développement des actvivités de tourisme que doivent être dirigées les actions et les migrations.
Dans ce domaine, on ne peut demeurer passif , il faut sans cesse accroître la valeur attractive de la région, améliorer les conditions d’accueil, multiplier les éléments d’intérêt qui susciteront une fréquentation touristique de plus en plus efficace, aussi bien par la qualité que par la quantité. Les équipements sportifs devornt être conçus en fonction de l’évolution des goûts et des techniques.L’hébergement doit être adapté aux exigences de la clientèle et aux contraintes de la concurrence. La vie culturelle doit être désormais considérée comme un élément devenu indispensable de la vie quotidienne. Le Queyras doit s’équiper pour satisfaire l’appétit croissant de la connaissance des lieux et des hommes qui anime les citadins désireux d’échapper à l’existence monotone et épuisante des villages pour retrouver les sources de la vie.
Une nouvelle et belle aventure commence pour le Queyras. Il a été sauvé de l’abandon qui le menaçait. Il doit à présent s’illustrer comme un lieu privilégié et un des plus beaux joyaux de notre patrimoine national.
Vers la prolongation de la charte actuelle ?
Loi pour la reconquête de la biodiversité promulguée en Août 2016, a apporté plusieurs simplifications touchant la gestion des Parcs Naturels Régioanaux :
le classement des Parcs est porté à 15 ans
les procédures de création ou renouvellement des Parcs sont allégées
les possibilités d’entrée de nouvelles communes au cours des 15 ans de classement sont ouvertes
les Parcs déja classés peuvent demander une prolongation de 3 ans, pour porter leur plan de 12 à 15 ans.
Le Parc du Queyras a donc décidé de demander la prolongation de la charte actuelle (2009/2021 agrée en 2010), n’ayant pas le temps d’en écrire une nouvelle compte tenu des délais (il faudrait commencer les travaux dès maintenant), ayant pris du retard dans la mise en oeuvre du plan 2009*2021), et la région ne souhaitant maîtriser les coûts (chaque réecriture coûte en 100/250K€). D’autres Parcs Paca ont demandé également la prolongation.
La validation de la prolongation doit être prise d’ici juin 2017 par la Fédération Nationale des Parcs Naturels Régionaux, après avis de la Conseil National de Protection de la Nature (CNPN).
Pour rappel le Parc avait failli perdre son agrément suite à un diagnostic finalisé en 2013 par le CNPN (période 2010 à 2013) et présenté en décembre 2014.
Ce diagnostic d’étape triénal avait été exigé en 2009 par le CNPN pour valider la nouvelle charte, car le CNPN avait déja constaté le retard pris sur plusieurs actions majeures.
Entre temps, un lourd déficit avait été constaté fin 2012, et n’avait pas arrangé le climat
Il s’en était suivi un ensemble d’actions correctrices et notamment une rationalisation/réorganisation du management et des missions, englobées dans un document « projet Avenir du Parc Horizon 2020 », et un programme d’actions triénales 2015/2017 réaliste ré-écrit.
Cette demande de prolongation coincide donc avec un bilan d’étape triénal 2015/2017.
Des animations spécifiques sont prévues en 2017
Le Parc du Queyras a prévu plusieurs festivités cette année pour célébrer cette anniversaire :
des animations/sorties spécifiques seront organisées pour la période estivale
une reflexion est en cours en ce qui concerne les Festivités de la Saint Mathieu versus la Fête des Parcs (une dissociation des évènements est entrevue)
A noter que 2017 est aussi le 60ieme anniversaire des tristes innondations de 1957 : des animations /expositions spécifiques sont prévues en juin.
Bref, bon anniversaire au Parc et à toutes les équipes du Parc. Ce sera encore une année particulière bien chargée, mais un regard en arrière permettra quand même de visualiser le chemin parcouru. Nous mettrons à jour l’agenda en conséquence des manifestations et festivités qui seront organisées pour la saison touristique.
Le Collectif Fort Queyras s’est réuni le mardi 27 décembre 2016 à la Maison de l’Artisant de Château-Ville-Vieille pour se transformer en Association de Sauvegarde
A noter qu’il existe dans les Hautes-Alpes déja plusieurs associations « Les Amis de xxx » (ex: les Amis de Saint Vincent les Forts). Particularité ici aussi : le site est une propriété privée, mais également un site inscrit aux monuments historiques.
Le collectif à l’origine du lancement d’une mobilisation et de la souscription Rachetons Fort Queryas a tout d’abord effectué un rapide bilan sur les actions lancées depuis 2015 :
un bilan sur la souscription : 115 donateurs, 13 500 euros recoltés
un rappel sur les nombreux contacts et échanges avec des associations tierces et les partenaires instititionnels
le rappel de la formalisation du dossier Mécénat et de la participation à l’Etude de la ComCom menée par le Cabinet Maîtrie du Rêve au premier trimestre 2016 : le collectif avait transmis une note de synthèse qui a permis d’alimenter les réflexions
le rappel de la suspension des actions dans l’attente de la synthèse de l’Etude ComCom
un échange sur les conclusions de l’étude
le constat de la vente toujours effective du Fort malgré le communiqué des propriétaires via différents articles de presse et l’officialisation de la suspension de la vente auprès de la Mairie de Château-Ville-Vieille
le constat que la ComCom a du désinscrire le rachat du Fort de sa liste de projets Espace Valléen (la somme a été réallouée à un centre aquatique sur Aiguilles)
la nécessité de rester mobilisés et de se structurer davantage
La création de l’Association Les Amis de Fort Queyras
La réunion s’est poursuivie sur de nombreux échanges autour des nouveaux statuts, et a discuté de nombreux points :
la domiciliation de l’association à la Mairie de Château-Ville-Vieille
l’object social
Sauvegarder Fort Queyras et ses abords, patrimoine historique national (forteresse Vauban) et emblématique du Queyras et des Hautes-Alpes
Contributer aux projets de rachat de Fort Queyras et permettre aux queyrassins et haut-alpins de se réapproprier ce patrimoine historique
Participer à l’élaboration et à la mise en oeuvre d’un projet d’exploitation viable qui contribue au développement économique du Guillestrois Queyras et à l’attractivité des Hautes-Alpes
la valeur de la cotisation annuelle : 10€ afin qu’elle reste attractive et accessible pour tous
l’élection des administrateurs de l’association (dont nous faisons partie)
la date de l’assemblée générale annuelle
Les statuts ont été finalisés et validés par le premier conseil d’administration réuni le 19 janvier :
l’association a a été immatriculée en préfecture le 29 janvier 2017
la prochaine assemblée générale sera organisé le 13 Août 2017 (lieu à définir), soit en plein coeur de l’été
Voilà qui aidera sans nul doute les passionnés du Queyras à mieux comprendre les actions entreprises et à rejoindre l’association pour amplifier le mouvement autour de la sauvegarde et meilleure exploitation de ce joyau du patrimoine du Queyras et des Hautes-Alpes. Au delà, vous trouverez sur leur site, sur lequel nous avons travaillé, plus de renseignements et des documents interessants.
Après 18 mois d’attente, voici la route Grenoble Briançon réouverture pour les vacances d’hiver : la Route de Bourg d’Oisans reliant Grenoble à Briançon via le Col du Lautaret, dite Route du Chambon ou route Grenoble Briançon, ré-ouvre à compter du 17 décembre 2016 jusque début mars 2017. Ensuite les travaux se poursuivront avant l’été. L’ouverture définitive du tunnel est programmée pour mi-décembre 2017. La réouverture du Chambon apportera une grande bouffée d’oxygène pour les vallées du nord des Hautes-Alpes, à la veille des sports d’hiver : l’accès aux stations du Briançonnais (Serre-Chevalier, Montgenèbre, Puy-Saint-Vincent, La Grave La Meije) en sera ainsi grandement simplifié.
[maj 16/12/2016] le Grand Tunnel du Chambon a rouvert ce vendredi 16 décembre matin à 11h10 : la route Grenoble Briançon via l’Oisan et la Grave est officiellement ouverte à la circulation jusqu’au 6 mars (date de reprise des travaux) [maj 01/05/2017] : pour les dates d’ouverture/fermeture du Tunnel du Chambon pour cet été 2017, voir notre annonce concernant les tarifs du Frejus. En résumé, le tunnel est ouvert aux périodes suivantes :
Ouverture du tunnel 24h/24 du 13 juillet 8h00 au 24 juillet 21h00
Ouverture du tunnel de jour (5h-21h) du 24 juillet au 21 août à 12h00
Pour rappel, la route de secours RS1091 est réservés aux … secours et locaux (pas accessible aux caravanes et autres camions lours). Il vous reste donc pour ces périodes estivales de fermeture le col du Galibier ou le tunnel du Fréjus, ou passer par Gap.
La fin du percement du tunnel du Chambon le 24 octobre
Pour rappel, la route Grenoble Briançon via Bourg d’Oisans était coupée depuis 10 avril 2015, suite au gllissement de terrain de la montagne de La Berche, fragiliant les voutes du tunnel. Le tunnel du Chambon a été donc fermé à la circulation, coupant la Haute-Romanche et le Briançonnais de sa voie principale d’approvisionnement. L’accès est en effet ouvert toute l’année, c’est la voie d’accès poumon de la vie économique, tant pour les livraisons que pour les accès touristiques, notamment pour la clientèle venant de l’Isère, du Rhône et des Alpes du Nord/Savoies. Un projet de remise en exploitation de cet accès critique a été lancé, consistant (voir les articles connexes en lien en fin d’article) :
en la construction d’une voie de secours dites Route de Secours du Chambon RS1091 (près de 5 mois nécessaire pour construire une nouvelle route qui a ouvert en novembre 2015). Elle a vu transiter près de 410 000 véhicules, soit 65 % du trafic de l’ancien tunnel du Chambon avant sa fermeture.
en la décision de construire un tunnel de dérivation pour contourner le tunnel pré-existant qui avait du subir l’affaissement d’un pan de montange. Une longue étude a permis d’arriver au lancement des travaux en mai 2016. Le premier ministre s’était même déplacé avec un co-financement état/région PACA/région Rhône-Alpe-Isère a été décidé.
Le percement du tunnel du Chambon a été finalisé le lundi 24 octobre, en présence des élus Hauts-Alpins et Isérois (rappelons que la route est essentiellemnt située sur le territoire de l’Isère, mais est beaucoup plus critique pour le département 05).
Les entreprises titulaires des travaux de percement ont travaillé d’arrache pied pour tenir les délais : 5 équipes se sont relayées de jour comme de nuit pour creuser l’explosif la dérivation du tunnel du Chambon( 7 jours sur 7 en 3/8, 24h/24h), avec l’usage de 400kg d’explosifs par jour pour une avancée de 4mètres. Le tunnel de dérivation de près de 500 m a été finalisé le 24 octobre :
le nouveau tronçon porte ainsi la longueur du tunnel à 966m, dont 496m pour le nouveau tronçon
le tunnel a été élargi de 60cm par la même occasion, avec une mise aux normes de sécurité (trottoirs de 20cm, évacuation fumées, détecteurs, zones de replis, etc.)
une galerie de secours de 173 mètres de long a été également mise en oeuvre
un réservoir incendie a été aussi construit (il es situé en amont sur la route de Mizoën avec une conduite de défense en tunnel)
L’ouverture de la route du Chambon Grenoble Briançon confirmée pour le 17 décembre
18 mois après le glissement de terrain au-dessus de la montagne, dès le 17 décembre les amoureux des Hautes-Alpes vont pouvoir reprendre la route départementale 1091Grenoble Oisans Briançon, celle-là même qui assure la liaison entre l’Isère et les Hautes-Alpes, et ce pour toute la saison touristique d’hiver !
la ré-ouverture sera provisoire pour 11 semaines pour faciliter la saison touristique d’hiver, plus concrêtement l’accès par le Nord au département (Haute-Romanche mais aussi Briançonnais)
le tunnel sera de nouveau fermée le 6 mars, pour permettre finalisation travaux d’équipement du tunnel (revêtement, électricité, éclairage et signalisation lumineuse, détecteurs et alarmes)
elle réouvrira du 8 juillet au 27 août en journée uniquement (travaux le soir), pour une dernière période de travaux
l’ouverture définitive est programmée pour mi-décembre 2017
Donc à compter du 17 décembre 2016 :
il n’y aura pas la couche de roulement, ni de trottoirs/éclairage définitif. La vitesse sera également limitée à 50 km/h
le tunnel, comme la route de secours, est interdit aux poids lourds de plus de 3,5 tonnes (sauf dérogation préfectorale pour les services publics et la desserte locale). Les autocars sont néanmoins autorisés.
la route de secours RS1091, située sur l’autre rive de la Romanche, sera fermée à la circulation cet hiver (elle mérite de se reposer, ayant rendu d’énormes services à la population), mais rouverte à la circulation pendant les périodes de fermeture du tunnel pendant les travaux d’inter-saison.
Que va devenir la route de secours RS1091 ?
Alors que le “nouveau” tunnel sera opérationnel du 15 décembre 2016 au 6 mars 2017, la RS 1091 sera fermée. Elle sera de nouveau rouverte à la circulation du 15 mars au 13 juillet 2017 (durant cette période, le tunnel sera fermé pour travaux tels réseaux, réalisation des trottoirs, revêtement en béton armé…). Après la mise en service définitive du tunnel du Chambon, la RS 1091 pourrait devenir une voie verte. Il se murmure que les autres tunnels de la route Grenoble Briançon ont aussi besoin de sérieux travaux…
Les tarifs spéciaux du tunnel du Fréjus ont été prolongés jusqu’en avril 2017
Comme nous l’évoquions dans nos articles de cet été, les tarifs spéciaux pour le Tunnel du Fréjus sont bien sûr toujours accessibles, et ce jusqu’a 30 avril 2017, le conseil départemental ayant négocié jusqu’à cette date avec l’exploitant du tunnel STRF. C’est aussi une autre alternative toujours valable, mails il est nécessaire d’acheter son ticket en ligne préalablement (voir détail).
De bon augure pour les stations concernées : Serre Chevalier, Montgenèvre, Puy-Saint-Vincent et Pelvoux-Vallouise.
Des animations prévues les 27/28 décembre pour célébrer l’évènement
À l’occasion de la remise en service (provisoire) du grand tunnel du Chambon, la commune de La Grave organise, les mardi 27 et mercredi 28 décembre, de nombreuses manifestations pour fêter l’événement, dont l’illumination de la Meije :
Une mise en couleur éphémère qui transformera ce monument de ciment en œuvre picturale
Un événement qui associera aussi le barrage du Chambon, ainsi que l’ancienne cimenterie ils seront illuminés à la tombée de la nuit par des projections de diapositives et une mise en couleur éphémère (réalisation : le Kolektif Alambik, qui illumine aussi lors d’évènements les bâtiments lors de la Fête des lumières à Lyon, ou des illuminations du mont Saint-Michel ou encore de Marseille.
Bref, le département et surtout la Haute-Romanche et le Briançonnais voient enfin un certain bout du tunnel. Il va falloir quelques mois pour démarrer tout cela, les touristes ayant perdu l’habitude de passer par là. Pour le Queyras, l’accès grenoble briançon par l’Oisans est à 10mn près identique en durée à celui par la RN04 via Gap. Les stations de Serre-Che, Montgenèvre et Puy-Saint-Vincent applaudissent cet appel d’air !
Les chutes de neige des 23 au 25 novembre auront apporté pas mal de quantités de neige en altitude (au delà de 2200 mètres) : les stations de Vars Risoul ainsi que le domaine nordique d’Arvieux/Izoard ouvrent ce week-end, les conditions d’enneigement étant satisfaisantes.
La pré-ouverture du domaine Nordique d’Arvieux
Le secteur du Planet sera ouvert soit 15km de pistes environ. La piste était déja préparée le week-end dernier (les équipes régionales s’y sont entraînée, ainsi que les jeunes). Le domaine sera ouvert tous les week-ends jusqu’aux vacances de Noël.
Les autres domaines de Nordique du Queyras devraient ouvrir en même temps que l’alpin, à savoir le 17 décembre, enfin il faut qu’il neige car pour l’instant il n’y a rien à Abriès/Ristolas et Ceillac notamment.
L’ouverture anticipée de Vars Risoul La Forêt Blanche le 3 décembre
Vars et Risoul ont décidé d’avancer leur ouverture en continu au week-end du 3 et 4 décembre : pour Vars ce sera une ouverture en continu, pour Risoul le domaine skiable sera fermé du lundi 5 au vendredi 9 décembre inclus, et ouvrira en continu le samedi 10 décembre pour la saison d’hiver , tel que l’indique leur site internet. Bref, si ils pouvaient faire simple… Pour rappel, côté Vars l’ouverture officielle sera bien célébrée le 10 décembre avec le concert de Christophe Maé.
Au total, ce seron 43 pistes et 11 remontées mécaniques qui seront ouvertes, « le plus vaste domaine de ski des Alpes du Sud sera ouvert ce week-end » ! A noter que les forfaits ne sont pas réduits en proportion, c’est plein tarif (tout le domaine n’étant pas ouvert).
Côté Vars, les pistes depuis le sommet de Chabrières, le front de neige ainsi que la liaison avec Risoul seront ouvertes. Côté Risoul, les pistes ouvertes seront les suivantes : Goupil, Valbelle, Lièvre, Plate de la Nonne, Route à Carlos, Saluces, Vallon vert, Pinatiaux, Perdrix, Serpent, Pra Rond, Cimbros, R2/ Clos du Vallon, R4/ Mélézet, R5/ Platte de la Nonne, R7/ Razis.
Côté Queyras, l’ouverture est programmée pour le 17 décembre, mais il serait bon qu’il neige car globalement la neige est présente au dessus de 2200 mètres. En front de neige, ça canonne mais ce sera des conditions d’enneigement a minima pour les pitchounes.
L’ouverture officielle du domaine de Vars Risoul la Fôret Blanche le 10 décembre
Voici les conditions d’ouverture pour le 10 décembre, où les 2 stations ouvrent en continu : 65 pistes (sur 118) et 26 (sur 51) remontées mécaniques.
Hauteur de neige Vars : 25cm / 110cm (dernière chute le 25/11)
Hauteur de neige Risoum : 40cm / 110cm (dernière chute le 25/11)
N’oubliez pas le concert d’ouverture le 10 décembre à Vars, avec Christophe Maé (19h)
Bref, ça se précipite, mais il serait bon qu’il reneige d’ici les vacances de Noël. Croisons les doigts. Mais certains seront contents de retrouver l’or blanc et de tester leurs planches de ski ou snowboard. De notre côté, nous attendrons qu’il neige un peu davantage, nous avons des choses à terminer/mettre à jour sur les sites internets en attendant.
Nous venons de recevoir notre badge ski de fond Nordic Alpes du Sud Forfait Saison (Nordic Pass). Celui-ci est désormais rechargeable, voilà qui est bien pratique pour découvrir les domaines de ski de fond du département et du Queyras.
Qu’est ce que Nordic Alpes du Sud ?
L’association Nord Alpes du Sud regroupe depuis 1985 les sites de ski de fond des deux départements Hautes-Alpes et Alpes du Haute-Provence. Chaque site reverse 15% de son chiffre d’affaire ce qui permet de mutualiser la communication et promotion du ski nordique sur les territoires, notamment via le site web nordialpesdusud.com. L’association devrait prochainement gérer aussi les Alpes Maritimes pour devenir une association régionale. A noter que Montgenèvre est sorti de l’association, souhaitant gérer directement son site et sa communication globale station;
En 2015, l’associatio a voulu prendre un nouveau virage : refonte du site internet avec vente en ligne, mais aussi arrivée de nouveaux forfaits plus appropriés. L’un des impératif était aussi de remettre à flot les budgtets déficitaires, via une réalignement pour permettre une gestion à l’équilibre, du coup les forfaits ont fortement augmenté. Cette nouvelle tarification, mise en place pour la saison de nordique hiver 2015/2016, a permis de passer sans trop d’encombre la difficile saison de nordique 2015/2016 (faible enneigement jusque fin janvier), et d’améliorer la communication. La grande cible est bien de redorrer image du nordique, d’attirer de nouvelles clientèles, de proposer une offre de forfait plus appropriée (des forfaits différenciés avec différent type de réduction) et de nouvelles animations.
En 2016, trois gros changements : nouvelle direction, un magazine Nordic Mag remodelé, et l’arrivée des forfaits numériques (nordic pass rechargeables).
Les nouveaux forfaits électroniques Nordic Alpes du Sud : la RFID au programme
L’association Nordic Alpes du Sud a choisi le système DAG System pour moderniser la gestion des forfaits de nordique/ski de fond à compter de la saison 2016/2017. L’objectif est de faciliter les vérifications / contrôles d’une part, mais aussi de mieux comprendre les usages et les attentes de la clientèle (évolution future des offres et des animations), et de la fidéliser.
Les 25 domaines de ski de fond des Alpes du Sud, soit toutes les vallées (Briançonnais, Embrunais, Gapençais, Haut Verdon – Val d’Allos, Queyras, Vallée de la Blanche, Vallée de la Haute Ubaye), sont maintenant équipés, pour le grand plaisir des abonnés au forfait saison (solution Pass Billetterie). Les grands itinéraires et domaines de nordique du Queyras/Guillestrois sont bien entendus concernés, nous sommes d’ailleurs en train d’en ajouter quelques uns sur le site !
Les titres sont désormais dématérialisés via un badge permanent muni d’une puce RFID : les contrôles sur les pistes (mega rares, on le regrette, on se sent souvent les seuls à payer !) seront facilités. Ces badges sont bien sûr nominatifs (il fallait uploader une photo) et rechargeables d’une saison à l’autre (coût 1€ + 3€ frais envoi lors du premier achat). Ce support « main libre » permet ainsi de recharger son forfait en ligne (il faudra utiliser son numéro DAG inscrit au dos).
L’Association Nordic Alpes du Sud poursuit sa mutation, il reste maintenant les stations du Queyras à basculer mais ce sera plus dur. On le sait, la subvention européenne reçue pour informatiser la billeterie et implémenter les forfaits badges avaient du être rendues faute de projet lancé. Et dans les Alpes du Sud, chaque station a son propre système. Ce serait si pratique si un seul système subsistait (ou si le rechargement était commun), permettant ainsi à chacun de recharger quelque soit la station, pour plus de souplesse (nous on aime bien changer de station/domaine de ski pour les découvrir tous). D’ici là, bonne saison de ski de fond / nordique à tous !
L’Assemblée plenière du Conseil Régional PACA du jeudi 3 novembre 2016 a arrêté officiellement les montants d’aide à projet pour les stations des Alpes du Sud. Voici le détail pour le Queyras/Guillestrois. Le rapport a été présenté en séance par Anne Marie Forgeoux, maire de Monêtier-les-Bains, et Présidente de la Commission du Massif Alpin PACA.
L’accompagnement de la Région pour redynamiser les stations des Alpes du Sud a été lancé le 8 avril 2016 par le nouveau Président de Région Christian Estrosi et a pris la forme d’un appel à projet régional :
intitulé contrat « stations de demain », il courre sur la période 2016/2020,
il prévoit un montant de 10 M€ par an soit 50 M€ sur la période afin de soutenir l’économie touristique liée aux stations de sport d’hiver pour les accompagner dans une dynamique d’excellence et d’innovation, e
auxquels s’ajoutent les crédits dédiés aux programmes européens POIA (incluant les contrats d’espaces valléens) et ALCOTRA,
Les thèmes d’intervention retenus par la Région au titre du contrat « stations de demain » étaient au nombre de 5 :
Développement des équipements structurants liés à la pratique du ski alpin et du ski nordique ;
Aménagement de coeur de stations ;
Développement du numérique ;
Développement du tourisme hivernal « après-ski » ;
Rénovation de logements touristiques.
Il était attendu deux types de candidature en fonction de la taille et de l’ambition stratégique des stations candidates :
Des candidatures « station village » :
Les candidats qui choisissent ce type de stratégie sont supposés avoir un positionnement commercial et touristique pour une clientèle de proximité, avec des prestations attractives et sur un domaine skiable plus qualitatif que quantitatif.
L’enjeu d’aménagement du territoire est dans ce sens prépondérant. Ils devaient démontrer l’inscription de leur projet « dans une ambition renouvelée de développement économique et durable de la station en lien avec l’espace valléen concerné », c’est-à-dire en cohérence avec la stratégie touristique locale englobant les enjeux de développement du tourisme estival et hors saison.
Des candidatures « Smart Mountain »
Les candidats qui choisissent ce type de stratégie sont supposés avoir un positionnement commercial et touristique, ainsi qu’un domaine skiable d’envergure leur permettant de viser une clientèle nationale et européenne.
L’enjeu économique devait être au coeur de ces candidatures, les stations concernées étant en concurrence directe avec les grandes stations des Alpes Françaises.
Ces candidatures « Smart Mountain » devaient, par ailleurs, s’inscrire dans un processus d’accompagnement et de co-construction d’une stratégie ambitieuse sur les volets numériques, diversification et développement économique durable avec l’innovation comme enjeu transversal.
La date de clôture de l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI), arrêté dans un premier temps au 30 juin 2016 a été repoussée au 31 juillet 2016 ! 17 dossiers de candidature ont été déposés auprès du service Montagne et Massif Alpin de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, sachant que les investissements identifiés pouvaient porter tant sur les domaines alpins que les domaines de ski nordique, mais aussi sur les investissements en programmes immobiliers ou numériques.
Le Comité de Sélection prévu par l’AMI s’est réuni le 30 septembre 2016 à GAP, et a constaté :
que le coût total des opérations chiffrées de l’ensemble des candidatures déposées est de 358 531 872 €, soit bien plus que les 100M€ (soit 3,5 fois plus, c’était attendu).
que l’environnement des stations est difficile : un contexte économique incertain, un contexte concurrentiel fort et des contraintes environnementales élevées
que les stations ont une vision stratégique à moyen ou long terme et un positionnement touristique affirmé
Qu’une partie des candidatures s’inscrivant dans le cadre des « Smart Mountain » ne sont pas assez détaillées en l’état, ce qui traduit une difficulté pour renouveler leur modèle économique ;
Ce comité de sélection a retenu toutes les candidatures, et a proposé une enveloppe financière maximale pour chacune des candidatures retenues, après application d’un barème de choix reposant sur des critères d’ordre économique (plus exactement le poids économique du domaine de ski : d’une part le Chiffre d’Affaires des stations concernées, d’autre part la puissance des stations concernées (potentiel de skieurs moyen par remontée mécanique). A noter que la commission du Massif Alpin a donné un avis favorable le 27 octobre également.
L’Assemblée plenière de la Région PACA a validé à l’unanimité la proposition, en rappelant que :
Sur les 68 stations, 17 domaines ont répondu (pouvant regrouper plusieurs stations animés par les collectivités territoriales telles les ComCom, etc.)
La Région fait le constat de la présence d’un parc technique et de remontées mécaniques vieillissants, avec des stations qui ont peu de ressource/moyens, notamment en raison des années sans neige. Elles doivent faire face à des nouveaux investissements (nouvelles générations de canons à neige, parc immobilier vieillissant, sous équipement en matière numérique pour faciliter attractivité du teterriroire).
La Région recherche à augmenter la fréquentation, et à aider les stations dans leur diversification de leurs activités été/hiver, via des équipements polyvalents. En terme d’effet économique, elle avance un effet de levier de 4 à 8 selon les territoires, avec un effet bénéfice bien évidemment sur l’activité économique et l’emploi.
Par ce plan station de montagne, la région cherche à mettre en place une politique structurante et innovante, afin de permettra aux stations des Alpes du Sud à suivre la compétition des domaines skiables (compétition avec les stations étrangères mais aussi celle des Alpes du Nord).
Au total, 45M€ ont été alloués, il restera donc 5M€ de marge à affecter ultérieurement. Chaque station candidate doit prioriser ses actions d’ici le premier semestre 2017, dans la limite de l’enveloppe financière et en application des critères d’éligibilité (des taux de subvention par projet seront appliqués selon une grille technique).
Au delà, nous pouvons être surpris par deux choses dans cette allocation :
de constater que la répartition des fonds est basée uniquement sur des critères de taille/poids actuel de la station : aucun axe stratégique n’a été pris en compte, comme exemple la capacité à étendre son domaine, l’altitude de la station, l’impact économique, la facilité de mise en oeuvre, la diversification,etc.
de voir que même les stations de basse altitude ont eu des fonds, plus exactement que 100% des demandeurs ont été satisfait : si l’on parle de rechauffement climatique, cela mérite des choix…
Mais peut-être que les choix (difficiles) viendront suite à la phase de re-priorisation, car on parle bien d’enveloppe maximale…
Le résultat des courses pour les stations de ski de Queyras/Guillestrois
Côté Queyras Guillestrois, voici les montants alloués par la Région, pour les stratégies « Stations de montagne », sachant que ces stratégies ont été pensées en cohérence avec la stratégie et le programme d’actions « Espace Valléen ».
Le résultat : si les 7M€ de projets déposés étaient justes, pour le Queyras, il y aura 7 fois moins ! Mais on s’y attendait (voir notre article précédent).
Pour les stations villages du Queyras AIGUILLES – ABRIES – RISTOLAS – ARVIEUX – CEILLAC – SAINT VERAN – MOLINES : 1M€
Le Comité de sélection a noté que la candidature « présente un intérêt stratégique pour le développement économique et touristique des stations concernées, qui, par ailleurs s’engagent dans une réflexion surl’hébergement touristique à l’échelle du territoire Guillestrois/Queyras (fusion des deux EPCI au 1er janvier 2017). »
Cette candidature doit leur permettre de :
renforcer le produit neige (piste et nordique), tout en diversifiant les activités toutes saisons ;
confirmer la vocation du Queyras, territoire naturel préservé, pour l’accueil d’une clientèle en quête « d’authenticité », tout en augmentant le nombre de nuitées et en maintenant des services de qualité.
La Région établit ainsi une enveloppe financière avec un plafond de 1 000 000 € d’engagement maximal pour la période 2016-2020, soit si l’on prend la quote-part des fonds européens 2M€
Les opérations proposées par les stations et la ComCom de l’Escarton du Queyras dans le cadre de la candidature étaient les suivantes : 1) Travaux de neige de culture sur domaine de Beauregard 2) Etude pour aménagement de sites pour la pratique du biathlon 3) Réhabilitation du bâtiment d’accueil de la Chalp sur la Commune d’Arvieux 4) Mise en réseau numérique des stations du Queyras 5) Molines: Création d’une luge environnementale 6) Rénovation du centre de vacance VVF de l’Ochette à Ceillac 7) Société hôtelière de St Véran: rénovation hôtel 3* des chalets du Villard 8) Aménagements des sites de biathlon du Queyras 9) Construction d’un téléski secteur de Val Préveyre (Abries) 10) Passerelles fusibles de ski de fond 11) Travaux de confortement des installations de neige de culture sur les domaines d’Arvieux, Ceillac et Haut-Guil 12) Aménagements d’aires de campings cars 13) Mise en place d’une signalétique cohérente dans les coeurs de villages et sur les routes du Queyras 14) Equipement GPS des dameuses 15) Plateforme de mobilité à Molines 16) Diversification et dynamisation de l’espace ludique d’Aiguilles 17) Développement d’un pôle montagne : sentiers à thèmes, patrimoniaux, parcours d’orientation et sécurité en montagne 18) Définition d’un schéma d’hébergement touristique 19) Rénovation du village de vacances de l’Hochette à Ceillac 20) Rénovation du village de vacances Alp’azur à Arvieux
Pour les grandes stations SmartMountain de Vars Risoul la Forêt Blanche : 6,3M€
Selon le comité de sélection, cette candidature présente un intérêt stratégique pour le développement économique et touristique des stations concernées, et, plus largement, pour le territoire couvert par la Communauté de Communes. Elle doit leur permettre :
de renforcer la cohérence du domaine de la Forêt Blanche en tant que domaine unique ;
d’attirer une nouvelle clientèle notamment à l’international, en renforçant l’offre de service en ski alpin mais aussi les activités après-ski et estivales ;
d’étudier et mettre en oeuvre un programme d’hébergements touristiques adapté aux standards internationaux à l’échelle du territoire Guillestrois/Queyras (regroupement des deux EPCI au 1er janvier 2017), pour mieux répondre aux attentes de cette clientèle.
« Une attention particulière sera portée au partenariat entre la collectivité chef de file et les stations bénéficiaires du contrat, notamment dans l’élaboration d’un projet d’innovation numérique commun et cohérent, développé sur l’ensemble du territoire. »
La Région établit une enveloppe financière régionale avec un plafond de 6 300 000 € d’engagement maximal sur la période 2016-2020, soit si l’on prend la quote-part européenne, 12,6M€
3 300 000 euros pour la station de Vars,
3 000 000 euros pour la station de Risoul
Les opérations proposées par les 2 stations dans le cadre de la candidature étaient les suivantes : Station de Vars : 1) Enneigement de la liaison Vars-Risoul 2) Extension du réseau de production de neige de culture sur Peinier 3) Information dynamique (panneaux numériques) 4) Renforcement du réseau de production de neige de culture sur la piste de la Faisandière 5) Restructuration et développement des remontées mécaniques : Fontbonne/Peinier 6) Construction d’un parc de stationnement enterré 7) Construction d’un équipement aquatique 8) Renforcement du réseau de production de neige de culture : pistes Crévoux, Corniche 9) Construction d’une salle polyvalente aux Claux 10) Restructuration et développement des remontées mécaniques : secteur Combe Froide 11) Extension du domaine skiable vers le secteur Combe Froide : aménagement de pistes
Station de Risoul : 12) Communication et expérience client 13) Modernisation de la neige de culture : amélioration des performances et optimisation des débits sur les axes principaux 14) Station digitale 15) Réhabilitation du bâtiment administratif station 16) Renouvellement des Remontées mécaniques de l’Homme de Pierre par la construction d’un télésiège débrayable 6 places 17) Enneigement de la liaison Risoul-Vars 18) Extension neige de culture : équipement du secteur de l’homme de pierre et réaménagement de piste 19)Rénovation du centre aquatique de Risoul 1850
Opérations à l’échelle du Guillestrois : 20) Numérique 21) Plan de Phazy : construction / réalisation de l’établissement thermo-minéral 22) Schéma d’hébergement touristique
Les fonds attribués aux autres stations de ski des Alpes du Sud
Voici les autres sommes attribuées par la Région aux autres stations de ski des Alpes du Sud, soit les 15 autres.
Aux projets des 8 autres domaine de type Stations Villages :
CEUZE – Station Village 250 000 €
LAYE – SAINT LEGER LES MELEZES – SAINT MICHEL DE CHAILLOL – ANCELLE 1,7M€
1 100 000 euros pour les stations de Laye – Saint Léger les Mélèzes – Saint Michel de Chaillol,
600 000 euros pour la station d’Ancelle.
CREVOUX 220 000 €
PELVOUX – VALLOUISE 380 000€
AUDIBERGUE GREOLIERES – 470 000 €
270 000 euros pour la station de Gréolières,
200 000 euros pour la station de l’Audibergue.
SAINT JEAN DE MONTCLAR – CHABANON – SEYNE-LE GRAND PUY – 1 462 000 €
742 000 euros pour la station de Saint Jean de Montclar,
420 000 euros pour la station de Chabanon,
300 000 euros pour la station de Seyne/Le Grand Puy.
REALLON – 450 000 €
LE SAUZE – SUPER SAUZE – SAINTE ANNE LA CONDAMINE LARCHE – SAINT PAUL UBAYE 1,38M€
1 150 000 euros pour la station du Sauze – Super Sauze,
280 000 euros pour la station Sainte Anne la Condamine,
6 000 euros pour les sites Larche – Saint Paul Ubaye.
Aux projets des 9 autres grands domaines de ski de type SmartMountain
AURON-ISOLA 2000 pour 5 076 000 €
2 576 000 € pour la station d’Auron
2 500 000 € pour la station d’Isola 2000.
LA GRAVE-LA MEIJE – VILLAR D’ARENE – MONTGENEVRE SERRE-CHEVALIER VALLEE – BRIANCON – LA SALLE LES ALPES MONETIER LES BAINS – SAINT-CHAFFREY, au titre de SmartMountain : 10,4M€
6 000 000 € pour les stations de Serre-Chevalier Vallée, Briançon, La salle les Alpes, Monêtier-les-Bains, Saint Chaffrey,
3 700 000 € pour la station de Montgenèvre,
700 000 € pour les stations de La Grave-La Meije – Villar d’Arène.
SUPER DEVOLUY LA JOUE DU LOUP : 2,8M€
PUY SAINT VINCENT 2 200 000 €
LES ORRES 3 000 000 €
ORCIERES 1850 – SERRE EYRAUD 3 150 000 €
UBAYE PRA LOUP 2 300 000 €
VAL D’ALLOS « ESPACE LUMIERE » – 2 110 000 €
VALBERG 1 275 000 €
Bref, des montants cohérents avec la taille respective des domaines. Comme nous l’avions déja souligné dans notre article de septembre, pour le Queyras, la somme n’est pas énorme, pour le Guillestrois c’est déja mieux, mais cela permettra d’apporter un effet de levier. Ces sommes correspondent à 50% puisque les fonds européens vont être aussi mobilisés, et le Département avait évoqué une participation aussi. De toute façon il faudra emprunter pour financer les opérations, ce ne sont que des subventions partielles… Restera aussi à être sûr que 100% de la quote-part de l’Europe soit allouée aux seules stations ou qu’elle n’est pas partiellement pas déja utilisée… Et bien sûr à faire les vrais choix (rechauffement climatique oblige).
Premières neiges sérieuses, l’automne s’installe, pour l’hiver on a encore le temps !
Il ne s’agit pas des premières chutes de neige, il avait déjà neigé à J-5 de la fin de l’été ! La neige était encore présente sur la Font-Sancte et le secteur Viso par exemple.
De la neige sur tous les massifs des Hautes-Alpes
Tous les hauts massifs Hauts-Alpins et Alpins ont été servis, avec des chutes de neige dès la nuit de mercredi 12 octobre, mais surtout du jeudi. De 15 à 35cm de neige, dès 1400 mètres. En vallée, de fortes pluies et des orages avec éclair le vendredi.
Classiquement, plusieurs routes départementales du Grand Briançonnais ont été fermées : le Col du Galibier, Pré de Mme Carle, Clarée. Ailleurs dans le département ont également été fermés les Cols de la Bonette et de la Cayolle. La circulation était difficile au Lautaret, au Col de Vars, Col de Montgenèvre, les Gorges du Guil et l’accès à la station de Risoul : les équipements spéciaux étaient obligatoires.
Côté Queyras/Guillestrois : pas mal de neige à Arvieux, de manière surprenant davantage de neige à Molines qu’à Saint-Véran (sic!), et une belle couche au Col Agnel. Les équipements étaient nécessaires pour le Col de Vars, l’Ange Gardien, l’accès à Risoul, et la circulation était difficile dans les Gorges du Guil. Mais rien en plein coeur village de Ristolas / Abriès : seulement un peu de blanc à 200 mètres au dessus du village (bien sûr de la neige plus conséquente au dessus). Ce n’était pas un Retour d’Est, l’onde de pluie ne venait pas de l’Italie mais davantage de la Côte d’Azur Française et de l’Ouest de la France, elle n’est donc pas passée préalablement sur le Viso.
Les grands cols routiers du Queyras ont fermés préventivement le mercredi soir (Izoard / Agnel), ils ré-ouvriront ensuite.
Les passionnés ont sorti les spatules pour en profiter, la communication touristique s’était préparée
Voici des photos prises le samedi 15 octobre (Crédit : Luc Herry) au Col Agnel : superbes ! Les Skieurs ont sorti les peaux de phoque, les kytes-surfeurs s’en sont donné à coeur joe. Côté Saint-Véran, certains sont montés à l’observatoire en ski de rando depuis le village (nous étions à la fête de la science dimanche à la Maison du Soleil et on pouvait voir les traces depuis le Bouticari).
Bien sûr dès les premiers flocons, tous les acteurs ont publié des photos des stations (Vars a même ressorti une une vieille vidéos de neige devant l’Office de Tourisme), c’est vrai qu’on est en pleine saison de vente des forfaits primeurs saison. Les stations de ski cherchent à précipiter la prise de décision de certains pour les réservations en station pour la saison d’hiver. Dans les Hautes-Alpes, Montgénèvre ouvre le bal 18 novembre déjà, ensuite ce sont surtout les domaines de ski nordiques, puis les stations à compter du 10 décembre (voir notre agenda).
Ces chutes de neige ont rien d’anormal en cette période. Déjà l’année dernière nous étions allés en raquette au lac Egorgeou suite aux chutes de neige des 3/4 octobre 2015. Ces chutes permettent à la nature d’alerter les arbres qu’il faut se préparer à l’hiver : les mélèzes, qui commencaient tout juste à changer de couleur (leur sommet commençait tout juste à passer au roux), ont compris que l’automne était bien là. Nous on attendait les couleurs d’automne avec impatience, elles vont arriver vite (les marmottes sont rentrées en hibernation depuis le 3 octobre déjà, certaines déja depuis fin septembre). Les vacanciers arrivent dans 1 semaine et seront contents de trouver cette inter-saison magnifique pour se reposer.
Mais nous avions fait le choix de ne pas nous exciter sur les réseaux sociaux sur cette neige d’automne, et garder notre calme ! Nous avons eu le temps de faire les randonnées qui nous manquaient sur le secteur Abriès (Le Roux > le Col de la Mayt et Lac de Rasis), vous retrouverez les topos/photos prochainement. Nous avions prévu d’aller en faire quelques une sur Saint-Véran, nous n’aurons pas le temps ! Travaillant en ce moment pas mal sur le secteur Serre-Ponçon, nous n’irons probablement pas faire quelques randonnées en raquettes en cet automne. Mais on est prêt pour la saison de ski de fond, on a encore pris le forfait super-primeur Nordic Hautes-Alpes, vivement qu’on puisse pousser sur les spatules.
Reste à espérer que la neige sera au rendez-vous pour la saison touristique hiver 2016/2017, les socio-professionnels le méritent, et la montagne est plus belle avec de la neige. Cette sous-couche devait durer, avec les températures basses.
La nouvelle est tombée semaine dernière, sur fond de bruits de rachat par des hollandais. Pendant l’été, des acquéreurs potentiels avaient visité le Fort.
Récemment le prix avait baissé à 1,1 M€, pourtant il y a un an la mairie de Château-Ville-Vieille avait proposé 1,4 M€. Les parties auraient du trouver entente ! Visiblement non. Entre temps, la réorganisation des territoires est passée par là, les nouvelles compétences ComCom devant prendre le relais au 1er janvier 2017. Dommage !
La famille Marty, propriétaire actuelle, a décidé de stopper la mise en vente. Elle a trouvé un associé qui apporte des fonds pour l’aider dans sa rénovation/exploitation. Si on lit entre les lignes, deux structures vont être crées/réaffirmées : la structure de portage du site (foncier/immobilier), la structure d’exploitation commerciale. A ce qu’on a compris, les visites de l’été 2017 ont connu une forte chute, c’est vrai qu’il n’y avait pas d’animation prévue cet été.
Que deviendront les dons apportés à l’opération Rachetons Fort Queyras / Queyras Passion ? Comme indiqué lors de la souscription, les fonds seront réaffectés après vote pour financier 1 ou plusieurs projets de rénovation de patrimoine Queyrassin. A ce jour, les dons se sont élevés 12 862€ (21/10/2016). >> [maj 28/12/2016] : une nouvelle association Les Amis de Fort Queyras s’est créee
Espérons maintenant que l’exploitation du site sera faite en bonne intelligence. Ce joyau mérite de l’attention.
Inscrits au Contrat Rivière en 2005 (sic !), des travaux d’aménagement des accès au Guil ont été réalisés en octobre afin de faciliter les activités de sport d’eau-vive.
Les fusions de communautés de communes ont cela de bien en ce sens que cela permet de solder les vieux dossiers !
Plus exactement, de nouvelles aires d’embarquemen/débarquement ont été construites (ex: Ristolas à droite des Tennis), et les aires les plus fréquentées ont été goudronnées et dégagées (ex: Ange Gardien et le Veyer), les travaux ont été menés par la société Charles Queyras TP. Les photos ci-contre montre les sites de l’Ange Gardien et du Veyer. Cela nous a permis de remarquer la présence de tables à pique-nique à l’Ange Gardien !
Ces travaux ont été mis en oeuvre par la Communauté de Commune des Escartons, avec l’appui technique du Comité Départemental de Canoë-Kayak 05, et un co-financement avec la Région et le Conseil Départemental (Département 50%, Région PACA 30%, Escarton 20%).
Outre les accès, des dangers immédiats ont été supprimés (ex: retrait de cables, barres et autres ferrailles dangereuses). Par contre le bloc Infran de Millenium est toujours présent, mais ce n’était pas l’objet de ce dossier de 2005.
Pour la saison 2017, une seconde phase permettra l’installation d’une signalétique, de panneaux d’information et l’édition d’un topo-guide.
Bref, des travaux d’aménagement du Guil qui raviront sans aucun doute les professionnels des sports d’Eau-Vive et qui faciliteront les pratiques (canoë-kayak, rafting, hydrospeed, etc.).
La foire Saint-Mathieu à peine terminée, un retour d’Est a apporté quelques centimètres de neige fraîche dans le Queyras/Guillestrois !
La Saint-Mathieu a pu se rerouler malgré le maivais temps relatif : plus froid (8 degrés à 08h30 pour la montée de stands), et de la pluie l’après-midi. Elle est arrivée à peine le micro prit par le Préfet pour clôturer les discours officiels. A noter que cette Saint-Mathieu 2016 a été très bien organisée, la repartiion des stands ayant été améliorée. Les forains ont du être déçus, en raison de la météo qu’on ne peut commander : moins d’affluence bien logiquement. Pour rappel, la Saint-Mathieu marque la fin de la saison touristique d’été, une grande majorité d’hébergeur ferment à cette date (même si plusieurs ont déja fermé depuis 1 ou 2 semaines).
En début de soirée, les températures ont continué de descendre. Le Conseil Départemental a annoncé la fermeture des grands cols : Col Agnel, Col Izoard, Col du Galiblier le samedi 17 septembre soir, avec une reouverture soit le dimanche (Agnel), soit le lundi (Izoard). Les gendarmes sont allés en reconnaissance au petit matin, demandant aux usagers de la prudence en raison de plaque de verglas et ont confirmé la réouverture des 2 cols Izoard/Agnel pour le lundi 19 septembre.
Monsieur Hiver a pointé le bout de son nez. A noter que la Font Sancte avait déja reçu quelques centimètres 2 jours avant. Les stations de Vars/Risoul et les massifs au delà de 2300 mètres ont tous été soupoudrés, comme bien sûr les Ecrins !
Mais patience, l’été indien n’est pas encore passé. La végétation a du recevoir le message, les alpages et les mélèzes vont pouvoir changer plus franchement de couleurs pour aller vers l’orange.
Cet épisode nous a donné envie de neige ! De quoi se demander quelles sont les dates d’ouverture des stations de ski du Queyras, de Vars et de Risoul, mais aussi des espaces de nordique pour cette saison d’hiver 2016/2017. Réponse dans notre agenda. N’oubliez pas de profiter des tarifs super-primeur, certains se terminent le 30 septembre déjà.
Une belle retrospective sur l’histoire de la Route des Alpes à voire jusqu’au 13 novembre 2016 à Evian. Et le Queyras Guillestrois n’est pas en reste !
Nous n’avions pu être à la conférence de lancement de l’exposition le 30 avril dernier, où le commissaire de l’exposition, Françoise Breuillaud-Sottas (docteur en histoire, chercheur associé au LAHRHA -Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes) a du donner quelques informations croustillantes. Nous avons visité l’exposition le 09 septembre dernier lors de notre passage sur Annecy : nous avons poussé jusqu’à Evian.
La Route des Alpes : petit historique
Cette « véritable voie triomphale » mène le touriste émerveillé « des bords gracieux du Léman aux rives ensoleillées de la Côte d’Azur ». Sur une idée du Conseil Général de Savoie (construire une route reliant le Léman à la Méditerranée en suivant la ligne de crête des Alpes), le projet a été propulsé par l’action du Touring Club de France, notamment sur le financement de la part des Hautes-Alpes. La Route des Alpes a été inaugurée en 1911 mais n’est totalement achevée qu’en 1937 lorsqu’est inaugurée la route du col de l’Iseran par le Président Albert Lebrun. Longue de 600 km, traversant 5 départements, 9 cols dont 5 à plus de 2000 mètres d’altitude, elle traverse les plus belles vallées et panoramas des Alpes Françaises. Et elle propose plusieurs variantes déja en 1937, dont la Route d’hiver des Alpes par Grenoble et la Route Napoléon. Elle est empruntée dès sa création par des milliers d’automobilistes émerveillés qui découvrent la haute montagne. Les autocars de la Compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) la parcourent en cinq puis six étapes d’une journée. En saison, ont lieu deux départs quotidiens, l’un de Nice, l’autre d’Evian. Bref, un mythe !
Les acteurs de ce chantier titanesque voulaient construire la plus belle route de montagne du monde. Le Tour de France cycliste a parfait la communication et sa notoriété. Pari gagné !
Nous avons appris l’existence du kilomètre zéro de la Route des Alpes, à Thonon-les-Bains. Scellée en 2012 sur le parvis de l’Hôtel de Ville, c’est une plaque en bronze symbolisant le départ de la route des Grandes Alpes.
Ce qu’on peut voir pendant l’exposition
Nous avions déja un peu creusé l’histoire de la Route des Grandes Alpes qui traverse le Queyras Guillestrois en entrant par le Col Izoard et en ressort par le Col de Vars. Cette rétrospective nous en a appris davantage et est à ne pas manquer.
L’exposition présente sur trois étages des fonds documentaires vidéos (Gaumont-Pathé mais aussi des films dont plusieurs sur le Queyras) et photographiques, mais plus de 200 objets historiques (affiches, tickets, cartes, cartes postales, dépliants, livres, habits, etc.) et retrace bien évidemment l’histoire, mais aussi le contexte de ce mythique itinéraire. On se replonge dans l’Ambiance Touring Club de France, celui des lignes de la compagnie de chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée PLM et des autocars Berliet, des débuts du tourisme automobile et on prend conscience de l’importance du Queyras : un bon tiers des films portent sur le Queyras, pas mal d’affiches de l’Izoard et surtout de Vars, mais aussi Col du Lautaret, et le passage face à la Meije. La rétrospective n’est pas du tout centrée sur Evian. Bravo !
Bref, si vous avez l’occasion de passer d’ici le 13 novembre à Evian sur les bords du Lac Léman, ne ratez pas cette exposition. Le livre de l’exposition est aussi à acheter, il vous en apprendra l’essentiel, à quelques mois du passage du Tour de France 2017 dans le Queyras-Guillestrois, et qui emprunte justement la mythique Route des Grandes Alpes (Galibier/Vars/Izoard seront grimpés par les coueurs, avec un final qui s’annonce dantesque en haut de l’Izoard).
La Région PACA (Provence Alpes Côte d’Azur) a lancé en mars 2016 le Plan Smart Mountain, destiné à donner une nouvelle impulsion aux stations de ski des Alpes du Sud. Les stations du Queyras / Guillestrois sont naturellement concernées et ont déposé le 30 juin leur dossier à la Région. Voici quelques explications sur le plan Station de Demain / Smart Mountain, les projets annoncés des stations de ski du Queyras (7 millions d’euros) et celles du Guillestrois (Vars/Risoul). L’occasion aussi de dresser une photo des enjeux à venir.
Le plan SmartMountain Paca et les enjeux économiques du ski pour PACA
Le conseil départemental des Hautes-Alpes avait pourtant averti en 2015 qu’il n’allait plus pouvoir soutenir indéfiniement les stations déficitaires du département (28M€ depuis 2003 au profit des stations du Queyras).
Mais voilà que le résultat des élections régionales de mars 2016 a modifié la donne : la Région PACA (sous l’égide de son nouveau président Christian Estrosi) veut hisser au meilleur niveau les stations des Alpes du Sud, et aider les territoires à soutenir l’économie et l’emploi, via une meilleuire maîtrise de leur dépendance météorologique et de l’inter-saisonnalité des activités.
Le Président de Région est venu annoncer, le 11 mars 2016 à Montgenèvre, devant les élus des stations de montagne regroupés à l’occasion du congrès Association nationale des maires des stations de montagne des Alpes du Sud – ANMSM) :
sa volonté est de soutenir les territoires de montagne de PACA (3 des 6 départements de PACA sont alpins) : les aider à renforcer leur identité, d’en faire des aouts pour l’économie,
le lancement du contrat « Stations de demain » dans le cadre d’un plan global Smart Moutain « une station qui vise à réduire son empreinte écologique tout en proposant des équipements et des services innovants aux usagers de la Montagne (autochtones et touristes) en misant sur le numérique et la transition écologique et énergétique comme vecteurs de développement économique et d’attractivité. »
aider les acteurs à inventer les stations de demain : placer les stations au coeur des territoires, élargir les périodes d’activités, valoriser les diversité des patrimoines naturels/culturels de montagne, renouveller la fréquentation de la montagne ete comme hiver, attirer les touristes et redynamiser l’économie de nos montagnes, améliorer l’image de marque des stations de montagne des Alpes du Sud
A cette occasion, quelques chiffres ont été avancés concernant les Alpes du Sud, les stations et le ski
Les Alpes du Sud représentent 65% surface PACA, 15% des habitants, et sont le 2ieme massif de France.
Les Alpes du Sud représentent 15% du marché des sports d’hiver français, en 2nde position derrière Alpes du Nord
6,7 millions de journées skieurs par an
68 stations en 2013/2014 (nordic+alpin) : 756M€ de CA, 15 000 emplois dont 12 000 saisonniers
Un niveau d’investissement au plus bas de la décennie : 27M€ contre 217M€ dans les Alpes du Nord
Un taux de couverture en neige artificielle faible : le taux de couverture est en moyenne de 32% quand en Autriche le taux de couverture est de 70% et en Italie de 60%. Des saisons de plus en plus courtes
Les acteurs ont acté à Montgénèvre :
que pour qu’un domaine skiable soit attractif, performant et concurrentiel, il est absolument indispensable d’investir pour renouveler et moderniser les équipements, surtout qu’un emploi sur les remontées mécaniques génère entre 5 à 6 emplois indirects supplémentaires (effet de levier), afin de mieux gérer la pression concurrentielle des autres domaines (alpes du nord mais aussi suisse, italie, autriche, etc.)
que les stations doivent opérer une métamorphose pour s’adapter à toutes les saisons, afin de mieux gérer les nouveaux comportements / besoins des vacanciers (pluriactivité / multi saisonnalité) : des investissements doivent être réalisés pour mettre en oeuvre de nouveaux équipements utilisables tant l’été que l’hiver (ex: centres de remise en forme, piscine, etc.)
Bref, de gros enjeux économiques et des mutations à accélerer pour faire face, et l’envie de rattraper le retard pris sur les Alpes du Nord et les stations de ski étrangères. Ceci concerne naturellement les stations de ski alpin du Queyras / Guillestrois.
Les dossiers Appel à Manifestation d’intéret pour candidature Smart Mountain (contrat stations de demain Région PACA)
Afin de sélectionner les projets pouvant être financés par l’enveloppe des 100 M€ sur 6 ans, la Région a demandé aux stations de formaliser leur candidature et leurs projets. Les dossiers de 10 pages (stratégie à 5 ans et plan d’action) devaient être déposés avant le 30 juin 2016, afin de permettre à la Région de voir l’étendue des besoins. Les projets retenus doivent avoir pour objectif est d’améliorer la compétitivité touristique (une ambition renouvelés de développement économique) et de contribuer au developpement durable des stations de sports d’hiver et d’été de la Région PACA, en lien avec l’espace valléen concerné.
Ils bénéficieront :
de l’ingénierie technique de ARII (Agence Regionale de l’Innovation et de l’Internationalisation) et des services de la Région.: un accompagnement en terme de conseil stratégique et méthodologique
du label / Larque Smart Moutain : « les stations de demain en provence Alpes Côté d’Azur » : des opportunités de communication à travers une marque de territoire reconnue a l’international, des actions de communication (salons, d’objets, etc)
la marque French Tech mobilisera et fédèrera les écosystèmes de start-up autours de la thématique des sports de montagnes favorisant le développement économique et l’innovation.
Les dossiers devaient présenter des actions et investissements structurants prévus sur 5 ans sur les cinq axes d’intervention suivants :
Le développement des équipements structurants liés à la pratique du ski alpin et du ski nordique : remplacement/renouvellement de télésièges/ ascenseurs urbains pour les stations (favorisant l’accès sur le haut du domaine, desservant itinéraires découvertes piétons et restaurants d’altitudes,..), et les investissements en équipements de production de neige de culture (privilégiant ceux économes en eau, en consommation énergétique et sans adjuvants chimiques).
L’aménagement des cœurs de stations dans une perspective de développement des mobilités douces, de développement d’une autonomie énergétique de la station,
Les projets structurants qui misent sur le numérique (revolution numérique, panneaux d’affichage, le haut-débit, etc.)
Le développement du tourisme hivernal « après –ski » et 4 saisons (luges 4 saisons, patinoires écologiques…)
La rénovation du parc immobilier de logements touristiques (remise sur le marché de lits froids, réhabilitation énergétique, revision volumes)
Les premières actions financées sont prévues dès la saison de ski 2016/2017.
Espace Valléen Guillestrois/Queyras, Plan de développement numérique du territoire et SmartMountain
Ce plan Smart Mountain arrive d’un contexte où des changements importants sont en cours (loi NOTRe de réorganisation des territoires, exemption pour les stations classées, Acte II de la Loi Montagne) où plusieurs autres actions sont en cours (espace valléen notamment). Comme souvent, les sommes annoncées sont en parties issues de poupées russes !
Le plan Smart Mountain PACA prévoit ainsi de mobiliser des fonds provenant de la région mais aussi de l’Union Européenne (50%), notamment ceux de l’espace valléen et du numérique. Il permet de mettre une cohérence d’ensemble, et d’annoncer des chiffres ronds. Le budget voté est ainsi de 100 millions d’euros sur 6 ans pour près de 70 stations dans les Alpes du Sud, soit 17 millions par an pendant la durée de la mandature.
Les enveloppes Espace Valléen : le Guillestrois Queyras a soumis son plan Espace Valléen Guillestrois Queyras. Ce plan permet de se répartir des subventions structurantes de l’Europe dans le cadre du massif alpin. Plusieurs axes stratégiques du territoire pour la période 2015/2020 ont été identifiés par le PETR (Pôle d’Equilibre Territorial Rural du Briançonnais, Ecrins, Guillestrois et Queyras (ancien Pays du Grand Briançonnais), les Parcs des Ecrins/Queyras, et les représentants des acteurs socio-économiques du Guillestrois / Queyras (Conseil de Développement et des offices de tourisme) :
l’éco-tourisme,
les sports de nature estivaux et hivernaux,
le patrimoine culturel, la communication,
l’aménagement des sites emblématiques,
la commercialisation, la structuration touristique,
les services,
l’éco-mobilité
l’accompagnement des professionnels,
la préservation de la biodiversité.
regroupés sous les thèmes suivants :
montagne d’expérience : plan de Phazy, maison du Soleil, Jardin de Mont-Dauphin, route des saveurs et savoirs / ateliers consom’acteurs, schéma des sports de nature /randonnées pédestres / VTT / eaux-vives / Biathlon, coordinnation des évènements, etc.
montagne en scène : Fort-Queyras, Col Agnel, passerelle himalayenne Mont-Dauphin/Guillestre, etc.
montagne d’accueil : aires camping-cars, plate-forme de mobilité, liaison cyclable Guillestre/Eygliers, étude organisation de la compétence tourisme dans le cadre de la fusion, animation du schéma éco-touristique, etc.
montagne de la biodiversité : conservation & valorisation de la tulipe de Guillestre, sensibilisation aux bonnes pratiques en montagne, outils pour mise en oeuvre stratégie biodiversité du Parc du Queyras, démarche de protection du Tetra-Lyre, etc.
Le Queyras/Guillestrois a ainsi vu fin juin 2016 son plan d’actions 2016/2018 de l’Espace Valléen (i.e une première partie des budgets libérés) validé par le comité du Massif Alpin. Celui-ci comprend une trentaine d’actions dont les deux actions majeures suivantes :
l’aménagement du centre thermo-minéral du Plan de Phazy
la réhabilitation de Fort Queyras
La nouvelle ComCom est en train d’étudier la récupération de financements complémentaire, compte tenu des masses financières à investir.
Les enveloppes Développement Numérique du territoire : la Région PACA a été lauréate de l’appel à projet national au titre du développement numérique du territoire. Il s’agit là aussi de fonds de l’Etat et de l’Europe, abondés par la Région. L’état donnera 50M€ sur les 3 ans afin de faire de PACA «Un territoire connecté, désenclavé et attractif», disposant de l’équipement numérique en très haut débit. C’est ainsi que l’arrivée de la fibre se profile, mais pas que. Plus de 50 millions d’€ entre 2016 et 2020 seront donc consacrés à l’aménagement et au développement numérique des territoires alpins.
Bref, des sommes sont mobilisées pour faire changer les choses, une nouvelle ambition demandée, financée par les sommes repackagées des Contrats de Plan Etat/Région et des fonds européens (programme massif alpin des espaces valléens) pour faciliter la communication. Ces subventions ne feront pas tout, rappelons qu’il y a 68 stations dans les Alpes du Sud : 100/68 = 1.4 millions sur 6 ans, soit 245 K€/ an par station. Mais sans nul doute elles permettront d’amorcer une réflexion d’ensemble, ou d’abonder certains programmes d’investissement (financement partiel). Voilà pourquoi le département des Hautes-Alpes prévoit de compléter les financements des projets Smart Mountain lui aussi.
Les erreurs passées dans le Queyras / Guillestrois : l’exigence de piloter les affaires au plus fin
L’industrie du ski est on le sait une industrie difficile : il faut avoir des réserves pour éponger les années sans neige et les aléas, investir, et bien maîtriser coûts de fonctionnement vs investisssement, sachant que ces dernières années les habitudes de consommation ont fortement évolué notamment pour les activités d’hiver : baisse des revenus et du pouvoir d’achat, fractionnement / réduction des séjours (effet 35h ou pas), comparabilité des offres plus grande, augmentation du nombre de lits froids car ne correspondant plus aux standards du marché, etc.
Facile donc de critiquer, mais la situation des stations du Queyras n’est pas uniquement due au manque de touristes. Des erreurs d’investissement ont été faites, qui expliquent aussi le niveau actuel des forfaits (pas si éloignés de ceux de Réallon ou les Orres), elles sont régulièrements citées :
Des dameuses grands luxes hors service dès la première saison,
Le télésièges 6 places d’Abriès : un 2/3 place ferait l’affaire, pas de queue en bas mais attente aux téléskis du haut,
Le Télésiège de Ceillac un peu surdimentionné,
le Télésiège Molines rénové mais qui ne permet pas l’interconnexion avec Saint-Véran (sauf via des téléski)
Le Télésiège d’Arvieux rénové qui pourrait remplacer les 2 téléskis du haut
Le Réserve Colinaire Molines qui nécessite de pomper de l’eau en bas pour la redescendre ensuite, alors qu’on aurait pu utiliser les canaux ancestraux
etc.
Côté Forêt Blanche, ils ne sont pas en reste : des incohérences tarifaires entre Vars/Risoul, une mesentente entre Vars et Risoul sur la repartition des forfaits selon usage réel (Risoul doit près de 10M€ à Vars).
Pendant ce temps, les fabricants de remontées mécaniques sont les plus heureux : » oui, oui, vous allez pouvoir élargir la saison et amortir tout cela sans problème ».
Bref, avec les aléas économiques et météorologiques, la gestion doit être effectuée au plus fin. Pas simple.
Les besoins recensés par la Régie des Stations du Queyras, et Vars Risoul La Forêt Blanche
Le compte rendu du conseil municipal d’ABRIES – juin 2016 – nous apprend que le Queyras aurait déposé un projet global d’amélioration des stations de ski de 7 millions d’euros, portés par la Régie Syndicat Mixte des Stations de Montagne du Queyras, avec une participation des communes. La station d’Abriès aurait ainsi réussi à mettre à la liste des besoins :
l’extension de la neige de culture,
le nouveau téléski de la Brune, pour supprimer la navette entre le Roux et Abriès, et ainsi permettre aux skieurs de remonter en haut du domaine. On l’avait annoncé, des études avaient été lancées en 2015 sur le sujet
l’installation des Gazex pour le déclenchement des avalanches.
On parle dans les chaumières de 7M€, se répartissant entre 2M€ plan PACA, 2M€ abondement départment, 3M€ à charge des Queyrassins. Ce montant et cette répartition nous semble surprenants. Attendons un peu les chiffres officiels ! Mais bizarre qu’aucune communication n’ait été faite par la ComCom sur le sujet (rien dans la revue « Ensemble » par exemple) . Le Smart Mountain avait cependant pour ambition de fédérer les acteurs…
Côté Vars/Risoul : Vars a annoncé vouloir augmenter son domaine pour garantir la pérénité de la station : 3900 lits supplémentaires, de nouvelles remontées (un télécabine), des rénovations. Côté Risoul, pas d’échos, nul doute qu’ils ont recensés des besoins aussi.
De la nécessite de penser à plus long terme, pour préparer l’avenir du pays
Colmater grâce au plan PACA c’est bien, mais restent les vraies questions :
remonter en altitude les stations, ou réorienter les stations trop exposées au Sud : si on parle de rechauffement climatique, quand est-ce qu’on en tire les conclusions ?
relier les stations entre elles, comme c’était prévu au début du ski dans le Queyras (ex: Abriès devait être relié à Aiguilles)
mettre en oeuvre un pass magnétique commun Queyras/Guillestrois, voire sur toutes les alpes du sud, et même commun ski de fond/ski de piste
remettre en marche les grands itinéraires de ski de fond du Queyras, qui en faisaient sa richesse, au lieu de niveler par le bas pour rendre le domaine quelconque donc comparable aux autres
Bref, des décisions à prendre, porteuses d’avenir, et anticipatrices.
Resteront les problèmes spécifiques à toutes les Hautes-Alpes, qui impactent forcément Queyras et Guillestrois : l’accès !
Le Tunnel du Chambon devrait ré-ouvrir en décembre, mais resteront les problèmes structurels qui condamnent le 05 à recevoir majoritairement des vacanciers en provenance de PACA, en raison :
des tarifs du train (Paris Briançon ou TER) plus cher que le transport individuel (160 Aller en train de nuit, 110 euro aller en train de jour), qui plus est avec des rames qui ont moins de régularité qu’au lancement de la ligne en 1885 ,
de l’absence de voie rapide Durance pourtant évoquée dans les années 70 mais rejetée : pendant les vacances, des bouchons monstres se forment ainsi
la déviation de la Roche de Rame ou d’autres localités (ex: Rond-Point d’Embrun, Pont de Savines) traversées par la Route Nationale Gap/Briançon
d’une autoroute A51 non terminée dans sa partie nord (interconnexion avec Grenoble)
Bref, ça bouge certe, mais pas trop dans l’échange : des sommes sont mobilisées pour préparer un certain avenir, mais pour l’instant on raisonne à 5 ans. Espérons que nous aurons prochainement de plus amples informations et qu’un véritable débat d’orientation s’engage au niveau départemental et régional, grâce à l’expertise des structures de conseil (ARII). Ah la DATAR de Philippe Lamour nous manque !
A peine le Tour de France 2016 terminé, avec une nouvelle victoire de Christopher Froome, que les indiscrétions quand au tracé du Tour de France 2017 sont apparues au grand jour : la Grande Boucle passerait 3 jours dans les Hautes-Alpes
[maj 23/09/2016] : la cyclosportive L’Etape du Tour est annoncée également, et dévoile par la même occasion le tracé de l’étape Briançon/Col Izoard de la Grande Boucle 2017 => voir ci-dessous pour avoir plus de détails
[maj 29/09/2016] les équipes Parc du Queyras/DDT (Direction Départementale des Teritoires) travaillent sur le sujet de l’aménagement du Col Izoard
[maj 14/10/2016] : plusieurs informations nous parviennent
horaire de la présentation officielle du parcours par Armaury Sport ASO en live sur Facebook (Page Etape du Tour) le 18 octobre : 11h30.
la conférence au sommet de l’Izoard le lendemain 19 octobre semble se confirmer : elle aura lieu à 16h, Bernard Thevenet a été convié. Si mauvais temps,la conférence aura lieu à Briançon
les dates des étapes dans les Hautes-Alpes devraient être les suivantes : étape La Mure/Serre-Chevalier La Salle Les Alpes le 19 juillet, Briançon/Izoard via Embrun, Ubaye/Col de Vars le 20 juillet, Embrun/xxx départ le 21 Juillet
la Cyclosportive L’Etape du Tour serait le 16 juillet sur l’étape Briançon/Izoard. Ouverture des inscriptions le 21 octobre.
on verra bien le 18 si tout cela est exact 🙂
[maj 18/10/2016] : les dates ont été confirmées par ASO ce matin au Palais des Congrès de Paris ! Retrouvez tous les principaux détails (étapes, distances), en suivant les liens sur le TDF2017 et la Cyclosportive L’Etape du Tour 2017, nous venons de les ajouter dans notre agenda des manifestations à ne pas manquer cet été 2017.
Le tracé du Tour de France 2017 : ce qui est connu, ce qui est incertain
Le Tour de France 2017 partira le 1er juillet de Dusseldorf en Allemagne, avec un contre la montre de 13km. Ensuite, un départ depuis Dusselforf, pour une ville d’arrivée non encore connue (on parle de Verviers). Le Tour 2017 passerait ensuite :
selon les média vosgiens, par Vittel dans les Vosges (arrivée le 4, départ le 5 juillet),
puis par quelques étapes à travers le Jura et les Alpes,
et notamment, comme nous l’avons appris fin juillet, les Hautes-Alpes pour quelques jours.
Bref, on connait le départ (Dusseldorf) et l’arrivée (les Champs Elysées), mais côté Hautes-Alpes, une officialisation a eu lieu par la mairie de Briançon.
Un passage dans les Hautes-Alpes : 3 jours, deux villes étapes (Briançon, Embrun), deux cols
Le 26 juillet dernier, le maire de Briançon Gérard Fromm confirmé que le Tour de France allait bien passer par Briançon, qui plus est que Briançon allait être une ville départ (ce qui n’était plus arrivé depuis 2005 en tant que ville de déparrt, depuis 2007 en temps que ville d’arrivée.Ce sera le 45ieme passage du Tour à Briançon depuis la 1iere fois en 1947). Normalement ce genre d’information reste confidentielle, jusqu’à la divulgation du tracé. Mais un communiqué officiel de la mairie de Briançon a informé les médias sur l’accueil du Tour 2017 à Briançon : le Tour de France 2017 passera « 3 jours dans les Hautes-Alpes dans la deuxième quinzaine de juillet » :
une descente du Col du Galibier (les coureurs provenant de Savoie) tout d’abord, pour une arrivée d’étape à la Salle les Alpes / Serre-Chevalier
puis un départ d’étape à Briançon, avec un finish dans le Col mythique de l’Izoard, entre Queyras et Briançonnais, à 2630 mètres d’altitude, autours du 14 juillet a priori
Bref, Briançon accueillera la caravance pour 2 nuits, et le Col d’Izoard sera l’étape alpestre majeure Hors Catégorie du Tour de France 2017 (la dernière fois c’était en 2014).
Un arrivée au Col de l’Izoard surprenante, le Col de Vars mais pourquoi pas un Col Agnel?
Une arrivée au Col est surprenante, compte tenu de l’étroitesse des lieux. Le Galibier avait déja été le théatre d’un arrivée en 2011. En ce qui concerne le Col d’Izoard, le conseil départemental en profitera surement pour réaliser les aménagements prévus, à savoir un parking en bonne et due forme, comme nous en avions parlé dans notre article sur l’avenir du Musée du Col d’Izoard. En effet, des travaux d’aménagements seront effectués cet automne au Col Agnel. Le Col d’Izoard est le prochain sur la liste. Pas de passage devant la Casse Deserte et la stèle en hommage à Louison Bobet Fausto coppi ?
Mais peut être aurons-nous des surprises, car le Giro fête son 100ieme anniversaire : un passage par l’Agnel pour aller dire bonjour aux italiens ne pourrait-il pas être impossible !?
Et de 4 ! La Cyclosportive L’Etape du Tour est annoncée également dans les Hautes-Alpes, et dévoile le tracé du Tour de France 2017 par ricochet
L’Etape du Tour, la cyclosportive du Tour organisée en marge de la Grande Boucle, est annoncée dans le département (des indiscrétions au niveau du Conseil Départemental) avec un départ Briançon et une arrivée au sommet du Col d’Izoard. Traditionnellement les participants empruntent le même tracé que les pros quelques jours auparavant.
Pour rappel l’étape du Tour a été crée en 1993 par ASO (l’organisateur du Tour de France, propriétaire du journal sportif l’Equipe et de sa déclinaison Velo Magazine).
Il s’agit d’une cyclosportive routes totalement fermées, qui choisit 1 des étapes de montagne du Tour de France pour la mettre à disposition des passionnés.
Les routes sont entièrement privatisées : les coureurs peuvent ainsi vivre le mythe de la Grande Boucle sur les mêmes routes, même villes hôtes, même cols mythiques et même conditions que les cyclistes professionnels du Tour de France.
On annonce 15 000 cyclistes amateurs qui prendront part à cette cyclosportive : il s’agit d’un des plus grands rassemblements de cyclistes annuels au monde.
Voici le tracé annoncé : départ Briançon –> Guillestre –> Savines le Lac –> Le Lauzet (Ubaye) –> Barcelonnette –> le Col de Vars –> Guillestre –> Gorges/Combe du Guil –> arrivée au Col de l’Izoard.
Date annoncée : 2ieme quinzaine de Juillet, 2 jours avant les équipes Pro
On peut donc en conclure que le Tour de France 2017 empruntera lui aussi ce tracé. Réponse le 18 octobre prochain au Palais des Congrès de Paris.
Au delà, avec les 3 étapes dans les Hautes-Alpes, voilà une quatrième journée cyclo Tour de France de bonne augure pour l’économie touristique et l’image du département des Hautes-Alpes
Les aménagements prévus pour le Col Izoard : quelques nouvelles
Le Parc du Queyras et les acteurs départementaux ont commencé à travailler sur l’aménagement du Col Izoard, afin de permettre son passage lors de cette édition 2017. Une piste d’évacuation des équipes techniques, derrière l’obélisque, est à l’étude (outch !!!) . Cet aménagement est réfléchi dans le cadre d’une amélioration globale du site dont nous avions parlé (étude d’impact en cours) : requalification de l’accès aux tables d’orientation (amélioration de l’accès), réouverture du Musée du Col Izoard (dans le cadre de VeloViso), aménagements pour les cyclos (stationnement/barrière pour poser son vélo), aménagement d’une halte pour les autocars. Des travaux minimaux seront effectués en 2017, car le département donne la priorité à l’aménagement du Col du Lautaret (durement touché par l’épisode du Tunnel du Chambon et dont la réouverture est prochaine). Donc le nouvel aménagement du Col Izoard sera plutôt pour 2018 en ce qui concerne le musée et la halte cyclo.
Une conférence de presse au sommet de l’Izoard s’organise pour le 19 octobre
Une conférence de presse, le lendemain de l’officialisation du tracé officiel du Tour de France 2017 (18 octobre à Paris), est en cours d’organisation pour le 19 octobre… au sommet du Col Izoard.
A priori la neige est annoncée, par sûr qu’elle ait lieu là haut !!! Mais bon, ça sent bon le passage par l’Izoard. Enfin, pas sûr que le Tour s’arrête là haut, manque de place…
Alors, spéculations ? Réponse : le tracé officiel sera dévoilé le 18 octobre prochain au palais des congrés de Paris par l’organisateur ASO (Armaury Sport Organisation et le directeur du Tour de France Christian Prudhomme). C’est bientôt !
En cette fin juillet, une annonce sur paru-vendu nous informe de la baisse de prix de Fort Queyras. L’occasion de faire un point d’actualité sur les projets en cours
L’ouverture du Fort pour cet été 2016
Le Fort est bien ouvert à la visite en cet été 2016, avec même des horaires élargis, mais moins d’animations. Pour rappel, la via ferrata a été déplacée de l’autre côté du Guil, et est gérée par la Mairie (Quey’raft fournit le matériel). Dans Château-Queyras, la superette au pied du Fort est ouverte bien sûr, la blanchisserie a modifié sa devanture (finie la banderole fluo), mais la nouvelle signalétique est un peu bizarre (trop médiéval à notre goût). Les habitants ont apposé de vieilles photos dans beaucoup de rues, l’occasion de voir l’ancien château-queyras avec des photos d’époque ! A priori le feu d’artifice du 15 Août aura bien lieu.
En juillet 2016, Fort Queyras est toujours en vente, mais avec un prix en forte baisse
Une annonce sur Paru Vendu (Agence Prestige International) communique sur le prix de 1,1M€ (honoraires à la charge du vendeur donc net vendeur) – on partait de 2,8 millions.
Voici le texte de l’annonce :
Château fort Haute alpes Unique en Haute-Provence. 2h15 Aix-en-Provence. Château médiéval du XIIIe classé Monument Historique. A 1 350 m d’altitude, il offre un ensemble architectural exceptionnel. Les premiers bâtis médiévaux sont répartis sur 2 grandes cours : la haute-cour où s’élèvent au-dessus des remparts le donjon carré et la basse-cour pour les écuries, la grange et le four. A Vauban, on doit le « nouveau fort » Près de 3 000 m² de bâtis. 6 stations de ski dont Saint-Véran, village le plus haut d’Europe dans un parc régional donc très touristique été-hiver avec nombreuses visites. Surface terrain : 12600 m2.
Soit une sacrée baisse de prix ! C’est vrai aussi que le Fort est en vente depuis près de 2 ans, la famille doit être pressée de s’en séparer… ou inciter la ComCom à bouger. Qui va racheter ? Pour rappel, la communauté de communes a étudié le rachat (une évaluation des Domaines à 800K€), et les projets possibles, une restitution a eu lieu début juin. L’étude était inscrite aux projets de l’Espace Valléen, reste à trouver les fonds pour acquerir le Fort, qui on le rappèle était il y a quelques années encore la propriété de Château-Ville-Vieille. Par ailleurs, les toitures du bâtiment principal a été réparée fin juin,certainement suite aux remarques des architectes ayant visité le Fort cet hiver.
La soucription Rachetons Fort Queyras est toujours en cours, nous reviendrons ulérieurement sur le sujet.
Nous avons emprunté la Route de Secours RS1091 le 12 juillet dernier (Route du Chambon de secours), afin de nous rendre compte de l’avancée de la situation. L’occasion de faire un point d’actualité sur les travaux de la route du Chambon pour cet été 2016. Pour mémo, la route Grenoble Briançon est coupée depuis avril 2015 sur la commune de Mizoën au niveau du barrage du Chambon (en raison d’un glissement de terrain qui a affaissé les parois du Tunnel du Chambon. Une route de secours RS1091 a été construite à la hâte et finalisée en octobre 2016. Elle était réservée à des usages locaux.
Quand la route RD1091 Grenoble Briançon sera réouverte au niveau du Chambon?
Les travaux de percement d’un nouveau tunnel de 496m sont en cours depuis plusieurs mois, pour un coût total de 34M€ environ. La Région PACA, qui vient de rénégocier avec l’état les fonds de dotation, vient d’allouer 5M€ au projet, sachant que le tunnel se situe sur le territoire de l’Isère (qui supporte 50% des coûts, le solde étant financé par les deux régions et l’état). Le Ministre de l’Aménagement du territoire Jean-Michel Baylet était même venu le vendredi 13 mai prendre connaissance de l’avancée des travaux, confirmer les engagements de l’état au sujet du tunnel, faire un point sur la situation économique de la Haute Romanche, hautement impactée par la situation depuis avril 2015, et évoqué la nouvelle Loi Montagne.
Le percement d’un nouveau tunnel a été acté fin 2015, et a débuté fin mai 2016 (Eiffage a remporté l’appel d’offre), sachant que les travaux se font 24h/24h. Les travaux en cours visent à permettre une réouverture totale mi-décembre 2017 de la route départementale RD1091 Grenoble Briançon / Route du Chambon, avec des phases intermédiaires où elle sera partiellement ouverte :
Le nouveau tunnel sera ouvert à la circulation mi-décembre 2016 pour la saison touristique hivernale (décembre à mars),
Les travaux se poursuivront entre mars et décembre,
Une ouverture totale mi-décembre 2017 est confirmée (fin installation des équipements).
C’est donc mi-décembre 2016 qu’aura lieu la réouverture de la route Grenoble Briançon, partiellement d’abord, et totalement à compter de décembre 2017.
Pour suivre l’avancée des travaux de percement du nouveau tunnel du Chambon, voir la page du projet sur le site du département de l’Isère, les photos sont impressionnantes.
Quel est l’état de la route de secours RS1091 en ce début juillet ?
Nous avons été surpris par la dégradation de la route de secours, nous l’avions emprunté fin décembre 2015. On le sait (nous l’avions relayé sur notre page Facebook), des affaissements multiples ont été observés pendant l’hiver et le printemps, obligeant à des fermetures partielles. Mais force est de constater qu’à plusieurs endroits, la route dispose de confortements multiples, un alterna a même été mis en place.
Cette route est donc bien une route de secours, à emprunter par les conducteurs respectant scrupuleusement le code de la route et prudents, et elle ne peut être empruntée par les caravanes et autres transports à essieux multiples ou tonnages importants.
Peut-on emprunter la route de secours RS1091 cet été 2016?
La circulation via la route de secours est néanmoins facilitée depuis le mercredi 6 juillet 2016
Les panneaux à message variable ont été modifiés entre Bourg d’Oisan et le Monétier les Bains (voir nos photos). Il n’indiquent plus la fermeture de la route d’accès, pour favoriser les flux locaux pendant la période estivale, mais seulement les interdictions pour les poids lourds et véhicules longs
Seuls les panneaux avant Bourg d’Oisan (Grenoble/Vizile, Lisle d’Abeau) ou avant Le Monétier (Guillestre, Saint Clément) demandent de passer par le Montgenèvre ou la route du Col Bayard ou Lus la Croix Haute.
Les autorités surveilleront le trafic, à partir de 250 véhicules/heure les services seront en pré-alerte, à partir de 400 véhicules/heure la route de secours sera fermée à la circulation. Des contrôles de gendarmerie seront réalisés afin de veiller à ne pas compromettre la stabilité de l’ouvrage.
Si l’on résume :
si vous êtes une voiture, vous pouvez emprunter cette route de secours, mais êtes sujets à sa fermeture lors des grandes journées de chassé-croisé sur les routes.
si vous êtes une caravane, un camping car ou un poids lourds, vous ne pouvez pas
Les alternatives :
Il vous restera alors soit les itinéraires via le Col Bayard ou Lus la Croix Haute,
ou le tunnel du Fréjus pour rejoindre le Col de Montgénèvre (pour mémo, des tarifs spéciaux Tunnel Fréjus (Pass Tunnel à tarif réduit) ont été mis en place
Voilà l’accès à Briançon facilité depuis Grenoble pour cet été, mais il convient d’être prudent (route difficile, seulement pour les voitures, et elle peut être fermée à tout instant). Pour mémo, pour rejoindre le Queyras, les écarts de temps entre Bayard/Luce la Croix Haute ou Fréjus+Montgénèvre vs Chambon sont insignifiants. Et vous avez aussi le Col Agnel 🙂
En ce 15 juillet 2016, les vacanciers se sont réveillés avec les sommets enneigés.
La vieille, les températures étaient bien basses (-1° à Ristolas), la neige est arrivée en fin d’après-midi en plein coeur de plusieurs villages (Saint-Véran, Molines et Ceillac notamment). De la neige lourde vers 20h dans les villages de Ristolas ni Abriès, mais c’étaient des flocons gorgés d’eau.
En ce 15 juillet 2016 matin, la route du Col Agnel est toute blanche, près de 5 cm au pont de Lariane, mais près de 30cm en haut du Col. La route a du être déneigée, la prudence devait être de mise en raison des verglas résiduels.
Les sommets autours des villages sont tous blancs au dessus de 1700 mètres. Le Mont Viso s’est bien-sûr recouvert de blanc. Quelques randonneurs en bivouac ont du être surpris également, nécessitant des interventions des secours. Saint-Véran, plus haut village du Queyras, était tout blanc.
Du coup, le tunnel de la Traversette, dont le versant côté français était obstrué par un gros névé, va devoir encore patienter pour être dégagé et pouvoir être ouvert aux randonneurs. Pas mal de neige est tombée là haut-aussi. Les fortes chaleurs annoncées pour les jours qui viennent devrait lui permettre de reprendre sa fonte rapide, afin qu’on puisse déclarer le Tunnel de la Traversette ouvert (les randonneurs du Tour du Viso attendent cette ouverture avec impatience). Nous vous tiendrons informés sur l’évènement cité en lien ci-avant.
Le beau temps estival est de retour en ce vendredi 15 juillet matin. Une pensée cependant pour toutes ces familles touchées pendant la nuit par ce terrible attentat de Nice, commis en plein feu d’artifice du 14 juillet. Les enfants et leurs familles ne méritaient pas ça, le 14 juillet ce doit d’être une fête.
La nouvelle Maison du Tourisme du Queyras, dont le coût avait fait trembler les chaumières, est maintenant reliée à la Maison de l’Artisanat du Queyras par une coursive couverte.
Un petit retour sur le projet de la maison du Tourisme du Queyras
Nous étions à l’inauguration de la nouvelle Maison du Tourisme du Queyras en octobre 2015, qui regroupe à Château-Ville-Vieille toutes les Offices de Tourisme du Queyras (en haute saison, les offices de tourisme dans chacun des villages sont conservés). Le projet avait avec raison fait – avec raison- grincer des dents en raison de son coût (1.8M€ incluant la Maison du Tourisme mais aussi la chaufferie) et la centralisation des OT (disparition des OT des villages en basse saison, moindre animation / moins de vie dans les villages), et la faible accessibilité (parking trop petit ou situé en face – dangereusité pour les clients car il faut traverser la route). Il restait à finaliser plusieurs choses : la liaison Maison de l’Artisanat / Maison du Tourisme, et le parking.
Entre temps, la vallée du Queyras poursuit la mise en oeuvre des points d’accueil mutualisés Agence Postale / Office de Tourisme : en juin, c’est Ceillac qui a inauguré son bureau de poste maintenant installé dans l’Office de Tourisme, après quelques travaux de mise aux normes. Arvieux et Saint-Véran avaient été les précurseurs. Molines, Abriès et Aiguilles suivront avant fin 2016.
La nouvelle galerie couverte de la Maison de l’Artisanat
Voici que début juillet ont été finalisés les travaux de mise en oeuvre d’une coursive couverte : le Plantivore, les Croquettes du Queyras et autres artisants seront à l’ombre un peu plus, pour le plus grand plaisir des clients aussi. L’hiver cela permettra d’être protégé des chutes de neige du toit. Cette galerie permet aussi de rejoindre au sec la Maison du Tourisme depuis la Maison de l’Artisanat. La ComCom en a profité aussi pour refaire intégralement les places de parking.
Une finalisation qui apporte un supplément de confort pour les clients. Par contre, pas de nouvelle du nouveau rond-point, ni du parking en face de la Maison du Tourisme qui devaient être refaits. A suivre donc !
Nous étions à cette fête des alpages 2016 de Clapeyto, qui lance la saison d’été. Voici un rapide compte rendu de ce moment de convivialité.
Le messe étant prévue à 11h, nous avons pris l’option de nous y rendre à pied depuis le parking du Jamberoute. Après avoir croisé Anaîs du camping de l’Izoard, nous avons pris le chemin de Clapeyto, s’arrêtant à Pra-Premier pour observer la belle vue, le tout sous un soleil radieux.
La messe fut belle, nous étions environ 30 personnes, je m’attendais à plus pour un début du mois de juillet. Eucuménique officiellement, l’Eglise Catholique n’ait pas été présente : merci au pasteur retraité d’avoir officié. Le site des Chalets de Clapeyto est magique et empreint d’histoire (nous étions devant la stèle du Pasteur Cadier).
Cette fête de Clapeyto a été remise en marche il y a quelques années, pour faire écho à celle des Chalets de Furfande qui reprend une tradition séculaire du Dimanche du Milieu (en pleine estive, les familles se retrouvent dans les alpages). Sachant qu’historiquement, La Chalp et Brunissard sont des hameaux plutôt protestants, le Bourg et Clapeyto plutôt catholiques.
Pierre Blanc, ancien maire d’Arvieux et membre entre autre des Amis du Queyras a rendu un homage appuyé au premier Ministre Michel Rocard qui nous avait quitté la vieille, rappelant le lien particulier qu’il avait avec le Queyras. Il fut en effet hébergé dans la famille Cadier en 1947, lors de sa venue en temps de Chef Scout. La famille lui a ensuite sur les années suivantes inculqué les bases du ski, et Michel Rocard revenait régulièrement dans la vallée d’Arvieux afin de se ressourcer, et notamment à Clapeyto.
Le verre de l’amitié offert par l’association organisatrice (Les Barots) était très sympathique, pas mal d’échanges. Ensuite, les familles se sont dispersées dans leurs chalets, nous n’étions de 5 personnes à partager ensemble le pique-nique, mais là encore avec de beaux échanges sur le Queyras, son passé et ses perspectives. J’ai poursuivi ensuite la journée en me rendant au Col de Néal, afin de rejoindre le Lac de Lauzon que j’avais répéré quelques années auparavant. Sur les conseils de Pierre Blanc, j’ai fait le grand tour via le Coin d’Arvieux, retour Brunissard par le GR58 en balcon. Une superbe journée.
Domage que cette fête soit si peu connue/suivie, elle mérite plus, le Queyras ce ne sont pas que des réservations, mais aussi des cultures, traditions et moments d’échange.
Comme chaque année, les moutons arrivent en troupes dans le Queyras pour l’été.
Les premiers à être arrivés semblent être ceux d’Aiguilles : les bergères de Peynin sont remontées à pied depuis « le bas de département » en réalité le 04, nous les avions croisé sur la route.
Là il s’agit des moutons de Ceillac, qui sont arrivés par camion ce 24 juin à Maison du Roi, avant d’être regroupés pour remonter vers le plateau de Ceillac.
A Ristolas, l’estive est programmée le 29 juin matin. A Saint-Véran, la deuxième fournée de moutons est prévue également pour le 29 juin.
Ces troupeaux passeront l’été au frais, gardés par les patous et le berger, qui veilleront à les protéger des prédateurs notamment le loup.
Les troupeaux d’estive (moutons, vaches), outre le fait qu’ils bénéficient de l’air pur et de l’herbe du Queryas, participent ainsi à l’entretien des alpages, là où les hommes auparavant fauchaient.
A noter que le 24 juin, un nouveau pont a été inauguré par le Parc au niveau de Bergerie sous Roche, sur la route du Mont-Viso. Ce petit pont remplace des planches en bois, et donnera plus de confort aux bergers. En échange, un paturage moins intensif sera pratiqué dans ce partie du Haut-Guil.
Bon été à eux, ainsi qu’aux bergères et bergers. Transhumance retour programmée en octobre.
Les Queyrassins se sont reveillés avec les sommets blancs en ce 19 juin.
Pas grand chose à Ristolas, mais bien plus au Col Agnel : plus de 25 cm de neige fraîche, certains ont ressorti les skis pour aller se faire une sortie ski de randonnée de fin de saison.
Le tournage récent de la série TV à succès Alex Hugo a permis de mettre en valeur ce grand col incontournable du Queyras, qui plus est cette pépite des Hautes-Alpes. L’occasion pour nous de faire un point sur les aménagements prévus du Col, qui seront réalisés dans les années à venir.
[maj 30/09/2016] : petite mise à jour dans le cadre du passage du Tour de France 2017 au Col Izoard : les réflexions avancent pour l’espace muséographique, l’aménagement parking, l’accès aux tables d’orientation, etc. [maj 15/12/2022] : le projet de réaméagement du Col Izoard est en cours de finalisation avant mise en oeuvre à compter de 2022. Exit le Musée du Cylisme, mais du paysager.
La série Alex Hugo : le 6ieme épisode a été tourné au Col Izoard
Un nouvel épisode de la série Alex Hugo a été tournée les mercredi 8 juin et jeudi 9 juin 2016 au Col d’Izoard.
Cette série de fiction TV à succès de France 2 rassemble à chaque épisode plus de 5 millions de spectateurs. Les 5 premiers opus avaient été tournés dans les Hautes-Alpes déjà (Orcières, Champsaur, Briançonnais), avec un 5ième épisode tourné dans la vallée de la Clarée. Bref, la production aime bien les paysages des Hautes-Alpes, qui apporte de la variété et beauté aux décors des scènes tournées en extérieur ! Yes, c’est grandiose !
Le Col et le Refuge de l’Izoard ont été le lieu de tournage de ce 6ième épisode de la série Alex Hugo, intitulé « Les amants du Levant » (réalisation d’Olivier Langlois, avec toujours les acteurs Samuel Le Bihan, Lionnel Astier, Mickaël Fitoussi, Caroline Baher, etc..).
Le pitch : Alex Hugo, ancien grand flic marseillais qui a souhaité poursuivre sa mission dans une police rurale en montagne, poursuit sa mission : dans cet épisode, il s’arrête au refuge Napoléon du Col Izoard, et y trouve les corps d’un couple allongés sur un lit, main dans la main, accompagnés d’une lettre de leurs dernières volontés. La dame était atteinte d’une maladie incurable, le couple a décidé d’en finir. Alex Hugo enquête, persuadé qu’il ne s’agit pas d’un suicide mais d’un crime crapuleux maquillé.
Les équipes se sont installées au Col (salle de maquillage des acteurs dans l’ancien Musée du Col Izoard), et ont déjeuné au Refuge, sachant que le tournage a mobilisé près de 90 personnes (équipe technique, production, acteurs et figurants). A noter que deux autres épisodes seront tournées en Août et Octobre dans le briançonnais, ils seront tous les trois diffusés à partir de septembre 2017.
Le musée du Col Izoard : quel avenir pour le bâtiment et plus globalement pour le site du sommet du Col ?
Nous avions évoqué le sujet dans notre présentation du Col Izoard : le bâtiment qui appartient au Parc Naturel Régional du Queyras est fermé depuis de nombreuses années (des coûts d’exploitations trop importants pour une ouverture sur quelques mois entre juin et octobre). Le Refuge Napoléon du Col Izoard exploite aussi une buvette située juste à côté, qui est très courue pendant la saison estivale.
Le Conseil Syndical du Parc évoque depuis plusieurs séances l’avenir de ce bâtiment. En 2015, le Conseil Départemental a visité le site du Col Izoard avec les représentants du Parc du Queyras pour imaginer au projet d’aménagement du sommet, à l’instar de ce qui va se faire au Col Agnel. Le Conseil Départemental souhaite valoriser touristiquement parlant ces grands cols cyclistes.
Le Col Agnel devrait être aménagé avant l’été 2016, en 2015 seule une box rouge (de mauvais goût) a été posé, avec une permanence d’une personne pendant l’été afin de renseigner les touristes.
Pour le Col Izoard, l’horizon est plus lointain : le président du Parc Christian Grossan souhaite que le conseil prenne position d’ici fin 2016 :
Le déplacement de la stèle (sic!), évoqué par le département en 2015, a à priori été abandonné, ouf !!!
Mais un parking plus bétonné devrait voir le jour.
Quand aux bâtiments (musée, buvette), leur avenir n’est pas clair. A priori la volonté serait de supprimer la buvette.
L’érosion des abords du Col est aussi un sujet de préoccupation des agents du Parc.
Que sont devenus les éléments de ce Musée du Tour de France qui étaient présentés ? Les passionnés seront rassurés : les maillots de Fausto Coppi et Bobet ont été retrouvés (l’un est a priori – si on a bien compris – retourné au musée de Louison Bobet en Bretage – Saint Méen le Grand, l’autre est détenu en lieu sûr par le Parc après avoir été retrouvé en septembre 2015).
De notre côté, on regrette que ce site ne soit pas mieux exploité, afin d’en faire un haut lieu cycliste et historique, que l’on soit cycliste ou simple curieux : le site est majestueux, l’accueil du public, a fortiori dans les sites emblématiques, c’est essentiel. Détruire tous les bâtiments n’est certainement pas la solution, mettre en place une box rouge comme cela a été fait à l’été 2015 au Col Agnel non plus. Faisons vivre ce haut-lieu historique avec plus d’intelligence, le bâtiment est là, la buvette aussi : l’activité générée devrait sans difficulté financer des emplois, et améliorer le service rendu aux visiteurs nombreux de ce haut lieu de la Route des Grandes Alpes.
Bref, les aménagements du col devraient bouger dans les deux ans qui viennent : une prise de conscience à lieu, c’est bien ! Mais les restrictions budgétaires et élections législatives à venir pourraient influencer les réalisations effectives. A suivre.
Risoul et Guillestre avaient durement travaillé pour accuueillir le Tour d’Italie Giro 2016 sur le territoire. Nous avions choisi le Col Agnel et le Col de Vars pour voir passer les cyclistes de cette course mythique. Voici un rapide compte rendu.
L’étape 19 Pinerolo – Risoul 1850 (161km) : l’Agnel, Cima Coppi, a chamboulé le classement !
Des portiques avaient été posés le matin par les italiens même dans la Combe du Guil : passant vers 09h, nous nous sommes amusés à les voir se monter, afin de rejoindre vers 10h Molines, pour ensuite monter au Col Agnel. Nous avions repéré la vieille un coin sous le refuge pour garer la voiture. Finalement on aurait pu la monter beaucoup plus haut, peu de spectateurs français s’étant risqué. Nous étions au Col Agnel vers 11h15 : pas beaucoup de français, surtout les officiels (gendarmerie, parc, pompiers/sécurité civile). Mais énormement d’Italiens : beaucoup avaient monté le col en vélo, et beaucoup de personnes étaient positionné tout le long des derniers virages côté Italiens. Une chaude ambiance. La Caravane, qui n’a rien à voir avec celle du Tour de France est passée rapidement, dèvevant. Ensuite les premiers coureurs sont arrivés, pour passer au compte goute, certaines exténués et s’arrétant pour enfiler les coupes vents, d’autres arrachant le ravito tout en mettant leurs vêtements de descente. Mais il faut avoir le regard vif : ça passe vite, très vite. Du haut du col nous n’avons pas entendu Kruijswijk tomber, tellement la foule et le passage des voitures Equipe couvraient les sons.
L’autre option auraient été de nous positionner dans la descente du Col : c’était idéal pour les photos, mais l’ambiance n’aurait pas été la même.
Cette étape a été le lieu d’un véritable coup de théatre : Nibali et Chaves renversent le classement. Le Champion d’Italie Vincenzo Nibali (et vainqueur du Tour de France 2014) remporte l’étape à Risoul, Esteban Chaves, 26 ans, est le nouveau maillot rose. Le leader à l’issue de la journée précédente Steven Kruijswijk a en effet chuté dans la descente du col Agnel, en heurtant un mur de neige dans l’un des premiers virages, et perd le maillot rose : il est maintenant 3ieme du classement à plus d’une minute. Nous étions sur place, mais au sommet, et n’avons pas pu voir l’accident. Il n’a pu reprendre le temps perdu, n’ayant pas de coéquipiers et surtout pas le niveau d’un Nibali en descente. A Guillestre, il avait 2 minutes de retard. Il a ensuite été distancé dans la montée de Risoul, en abandonnant 5 minutes au final. A noter aussi l’abandon du russe Ilnur Zakarin, qui était la veille 5ieme au classement, sur chute dans la descente de l’Agnel. Le Col Agnel, et la descente de 40km du Queyras, ont fait basculer le Giro 2016 ! Nous rédigerons un compte rendu spécifique avec nos photos prises au sommet de l’Agnel.
Classement général à l’issue de la 19ieme étape
Esteban Chaves (COL, Orica-GreenEdge)
Vincenzo Nibali (ITA, Astana) 44 »
Steven Kruijswijk (PBS, LottoNL-Jumbo) 1’5 »
Alejandro Valverde (ESP, Movistar) 1’48 »
Le lendemain, le Giro retournait en Italie, avec un départ de Guillestre.
L’étape 20 Guillestre – Sant’Anna di Vinadio (134km)
Nous étions au col de Vars : la route d’accès au col a été fermée tôt, nous sommes passé à 8h15 à Guillestre, pour rapidement monter au Col, qui devait être fermé à la circulation à 9h. Ensuite, nous avons attendu les coureurs calmement, profitant de la terrasse du bar du col, et effectuant quelques balades autours du col (nous n’étions pas passés depuis fin mars). Mais il y avait peu de spectateurs : quelques photographes de presse, mais surtout les gendarmes et les pompiers. Les coureurs sont arrivés en masse vers 13h30/13h40 : quelques coureurs devant, puis l’ensemble du peloton : tout allait se jouer au Col de la Bonette, les équipes fourbissaient leurs armes.
Cette 20ieme étape a donc été le lieu d’un 2ieme coup de théatre dans ce Giro 2016 : Vincenzo Nibali s’est emparé du Maillot Rose, à 24h de la fin du GIRO 2016 ! Rein Taaramäe (KAT, EST) a remporté cette 20ieme étape du Giro, avec une échapée en solitaire dans la montée du Col de la Lombarde. Nibali a attaqué à 11km de l’arrivée et a fini par lacher Chaves et Valverde qui avaient réagit immédiatement mais ont du se resoudre. Nibali a réussi à reprendre son retard de 44 secondes sur Esteban Chaves, pour le devancer au final de 1’36 » à l’arrivée, soit 52 » au général. L’ancien porteur du maillot rose Steven Kruijswijk, a été laché aussi et a perdu sa 3e place au profit d’Alejandro Valverde.
Classement général à l’issue de la 20ieme étape
Vincenzo Nibali (ITA, Astana)
Esteban Chaves (COL, Orica-GreenEdge) 52 »
Alejandro Valverde (ESP, Movistar) 1’17 »
Steven Kruijswijk (PBS, LottoNL-Jumbo) 1’50 »
Nibali remportera sans grand suspense ce Giro 2016, la dernière étape ayant du être raccourcie en raison du mauvais temps. Au delà, Risoul et Guillestre ont mené une belle opération de promotion du territoire. Bravo aux élus qui ont travaillé en coulisse afin de pouvoir acceuillir cette célèbre course cycliste. Nous publierons nos vidéos prochainement, le temps de les monter.
Nous nous intéressions à l’association Les Fontgillencs depuis plusieurs mois, notant la vivacité de ses manifestations. Après un contact avec sa présidente Marie-Jo Gadois, nous étions présent ce jour (15 mai 2016) à la Fête du Pain de Fontgillarde, le premier événement de l’année, qui fête l’arrivée du printemps.
L’association Les Fontgillencs
L’association a pour but de valoriser le patrimoine et l’histoire du hameau de Fontgillarde/Molines. Elle organise plusieurs manifestations tout au long de l’année :
La Fête du pain qui a lieu le week-end de la Pentecôte,
L’ Ecomusée, qui ouvre ses portes le 14 Juillet jusqu’au 22 septembre, entrée gratuite.
La Fête du 15 Août dans le hameau de Fontgillarde.
Et la St Sylvestre
A noter que le four banal a été rénové à l’automne 2015 et inauguré en décembre 2015.
La fête du pain 2016
Comme chaque année, la pâte a été confectionnée puis brassée la veille à partir de 19h, dans un ancien pétrin dans le four Banal de Fontgillarde, des boules de pain ont été façonnées avant d’être cuites dès le matin et jusqu’à midi. A partir de 10h30 (la première fournée sortie), les familles ont pu venir faire cuire leur repas en coquelon. 4 fournées ont été cuites cette année. Cette tradition du pain cuit en commun est séculaire : dans le temps le four banal était rallumé en commun, et les premiers pains cuits : on fêtait ainsi le printemps, et surtout la fin des durs mois d’hiver. Les fours banals étaient utilisés jusqu’à l’automne afin de cuire les boules de pain noir, qui étaient consommées tout au long de l’hiver. Une fête similaire existe à Villard d’Arène et a lieu fin août : nous y avons retrouvé la même ambiance chaleureuse.
Vers 10h30, les amoureux du Queyras sont venus chercher leur pain frais, cuit en deux fournées pendant la nuit. Chacun en a profité pour jouer au concours de pesée organisé par l’association : le but est de découvrir le poids réel, le gagnant emporte le pain. Nous tairons le poids relevé cette année, l’année prochaine nous retenterons le coup !
Ensuite, un apéro a été offert par l’association devant la salle des fêtes de Fontgillarde. Cette année, l’association de généalogie du Queyras est venu présenter les premiers résultats d’une étude sur les familles de Costeroux (hameau disparu au desssus de Fontgillarde). De beaux moments d’échange, le mot de la présidente, le tout sous un soleil radieux.
Enfin, tout le monde s’est retrouvé dans la salle des fêtes afin de partager un repas tiré des sacs, sachant que des coquelons avaient été cuits dans le four avec de bons petits plats mijotés. Un moment d’échange bien sympathique.
Si vous n’avez jamais participé à cette fête, testez l’année prochaine, vous ne serez pas déçus par la convivialité réelle. Merci aux Fontgillencs pour cette animation de « fond de vallée », pas si anodine et ô combien importante pour la vie des hameaux et de notre patrimoine. Le patrimoine vivant, c’est mieux. Ils ont le goût de l’accueil là haut et de la pèche à revendre.
Elle n’était plus tombée depuis plusieurs semaines, et elle s’est invitée pour fêter la Fête du Travail.
La neige s’est mise à tomber pendant la nuit, et un petit jour du 1er mai, la couche de neige fraîche était déja conséquente. Suffisemement pour que les engins communaux de déneigement sortent pour dégager les routes. Un épisode suffisemment important, mais pas exceptionnel, pour faire sourire tout le monde. En effet, la dernière chute de neige conséquente lors d’un mois de mai remonte à 1993, où 80 cm étaient tombés. Monsieur Hiver s’est donc décidé à nous faire un clin d’oeil en ce premier mai, et nous a donné rendez-vous à l’automne !
Cette neige n’est pas restée longtemps : le 2 mai à 14h, les rues du Village avaient retrouvé le sec. Heurement, car on attend le printemps de pied ferme !
Sous ce titre provocateur, voici quelques paragraphes sur un sujet qui a mis en émoi la sphère médiatique le 6 avril 2016, suite à la publication des résultats en mars 2016, dans la revue Archaeometry, d’une étude réalisée en 2015 : par carottage de sol sous le Col de la Traversette, une équipe internationale de chercheurs a prouvé la présence de crottin de cheval datant de l’époque d’Hannibal (il y a plus de 2000 ans), ce qui accréditerait la traversée des Alpes par Hannibal, via le Queyras et la Traversette. Voici donc une belle occasion pour faire un point global sur la Traversée des Alpes par Hannibal et ses éléphants légendaires, et au cas particulier aux études ayant amené à penser qu’il a rejoint l’Italie en passant par le Queyras. Quel crédit faut-il donner à cette légende « urbaine », que l’on entend régulièrement lorsqu’on s’intéresse à la culture et l’histoire du Queyras ? Pour cela, il est nécessaire de se remettre dans le contexte !
Nous avions entendu parler de cette étude, le camping de la Monta avait notamment un peu lacher quelques infos sur le sujet, Nicolas Tenoux de la Réseve du Viso avait évoqué lors d’une session de comptage chamois à l’automne une nouvelle à venir.
Suite à la parution et le buzz médiatique autours de cette étude (la presse a fait pas mal de lien vers notre page du Col de la Traversette), il s’en est suivi sur notre site pas mal d’échanges interessants dans la page du Tunnel de la Traversette, réagissant au doute que nous émettions sur le passage d’Hannibal en ces lieux pas très facile d’accès. Nous avions promis un article, le temps d’approfondir les choses.
C’était sans compter avec notre échange imprévu avec Mario Falchi, émérite chercheur de l’Université de Milan, et conseiller scientifique du Parc Naturel Régional du Queyras (que nous avions l’habitude croiser sur les sentiers de rando du Queyras -la dernière fois au Col du Lauzon), devant la Maison de l’Artisanat, le jour de l’inauguration des 10 toits photovoltaïques de la Centrale Villageoise Energuil : et la lumière fut !
Cet article ne se prétend pas être une analyse historique : il n’a pas d’autre prétention que d’aider le lecteur à comprendre pourquoi Hannibal excite les foules depuis plusieurs siècles, et permettre à chacun de se forger sa propre opinion sur l’hypothèse de la traversée des Alpes par Hannibal et ses éléphants via les cols du Queyras. Nous avons essayer de rappeler le contexte historique, afin de répondre aux questions les plus fréquentes et d’aider le lecteur à se forger sa propre opinion. Attention, le sujet est difficile : plusieurs chercheurs/historiens s’y sont cassé les dents, certains creusent encore le sujet : rendons à César ce qui qui appartient à César (sic) !
Bill Mahaney et son équipe internationale d’archéologues (Canada, Angleterre, Irlande, USA, Estonie, France) ont analysé en 2015 une tourbière située sous le Col de la Traversette (voir notre photo principale, c’est là qu’ils ont carotté, c’est bien une « zone marécageuse inondable »), et y ont trouvé des traces de déjections animales, plus exactement des crottins et des traces « extrêmement bien conservées » d’une bactérie appelée Clostridia, que l’on trouve dans le crottin de cheval. Les crottins ont subi une datation qui les ramène justement à l’époque d’Hannibal, preuve selon eux d’un passage massif d’animaux datant de cette époque. Le Col de Traversette (2947 mètres d’altitude) est un point de passage entre France et Italie, situé à proximité immédiate du Mont-Viso, plus haute montagne d’Italie. A noter qu’en dessous de ce Col de trouve le Tunnel de la Traversette (2900mètres d’altitude), première percée transalpine, accessible en mulet et taille d’homme uniquement, mais percé en 1480, et non à l’époque d’Hannibal.
Ces résultats ont été dévoilés le 8 mars 2016 dans la publication Archaeometry, et largement relayée par l’Université de Belfast (Irlande du Nord), avec des interviews multiples de Chris Allen, un microbiologiste de l’Université, qui faisait partie de équipe internationale dirigée par Bill Mahaney (Université York à Toronto)
« Maintenant, il semblerait que nous ayons trouvé la réponse – tout cela grâce à la science moderne et à un peu de très vieux crottin de cheval »
« Il pourrait s’agir de la première preuve tangible, bien qu’inhabituelle, d’une activité humaine et animale au moment de l’invasion de l’Italie par Hannibal »
« Bien que nous ne puissions déterminer de façon conclusive que ces preuves sont liées à Hannibal, les résultats correspondent au passage d’un grand nombre d’animaux et de personnes », sachant que le site est situé à l’écart des grandes voies de transhumance habituelles (quoique !)
Dans l’étude, les archéologues ont indiqué qu’il ne s’agissait que d’un simple indice, et que des fouilles complémentaires sont nécessaires (ils s’attendent à retrouver des pièces de monnaie, des boucles de ceinture et des dagues, etc.). Mais que n’auraient-ils dit ! Les médias, notamment toute la presse nationale française s’est emparée du sujet le 6 avril, y compris la presse scientifique !
Hannibal (Annibal ou Hannibal) Barca est un général carthaginois, qui est s’est fait remarquer lors d’une période importante de l’histoire de la Méditerranée : les guerres entre Rome et Carthage, 2 guerres de dispute des zones d’influence en Méditerranée, qui furent à l’origine de la construction des territoires de l’Italie et de l’Espagne actuelles.
Dans un contexte de revanche (suite à la première guerre punique perdue) et de lutte d’influence entre Rome et Carthage, Hannibal Barca se lance dans une marche rapide en vue de conquérir Rome, avant de prendre la République Romaine au coeur. Partant d’Espagne, il remonte la vallée du Rhône, avant de bifurquer pour passer les Alpes. Le lieu de passage de son armée a toujours fait l’objet de multiples spéculations. Les seuls écrits de ses exploits que l’on ait sont ceux laissés par Polibe, un contemporain d’Hannibal, et ceux de Tite-Live, plusieux centaines d’années plus tard : ces deux textes anciens relatent les exploits des armées d’Hannibal, mais ils n’ont donc pas été écrits à la même époque : * celui du grec Polybe, 50 années après l’évènement, qui est allé jusqu’à parcourir l’Italie, La Gaule et les Alpes, l’Espagne et l’Afrique, en interrogeant des témoins, et en fait un récit chronologique * celui de Tite Live, qui a écrit son récit depuis Rome, sur base d’archives de l’époque, mais surtout plus de 220 années après Hannibal (qui avait lui même emmené avec lui 2 historiographes Sosylos et Sinelos).
A cette époque, l’Espagne et la Gaule sont indépendants. Les romains ne maîtrisent qu’un territoire à partir de Pise/Florence, et cherche à contrôler la Sicile/Sardaigne/Corse : la première guerre punique permettra à Rome de contrôler la Sicile et une partie de l’Afrique. Hannibal avait juré à son père Hamilcar « Barca » (la foudre) de détruire Rome et leur impéralisme.
Hannibal, au début de l’automne -218 (premières neiges) avant Jésus-Christ, cherche à rejoindre Rome pour renverser l’autorité de Rome. D’après Polybe, il serait parti d’Espagne (Carthagène/Sagunte) vers le 10 juin avec une énorme armée de 50 000 hommes, 9 000 chevaux, 4000 bête de charge (NB : A noter qu’une légion romaine compte 6000 hommes, mais le nombre exact de ses troupes fait débat, nous n’avons pas trouvé un chiffre identique, selon que l’on compte l’armée de départ ou les ralliements).
Il traverse le Rhône (il lui faudra 6 jours pour faire traverser ses troupes) le 9 octobre, puis passe un col où il séjournera pendant 2 jours pour faire reposer ses troupes, avant de descendre dans la plaine du Pô, après 5 mois et demi de marche, mais en ayant perdu plus de 50% de ses hommes (là aussi les chiffres font débat).
Après quelques semaines de repos dans la plaine du Pô, Hannibal bat les Romains à Trasimène en -217, puis à Cannes en -216, mais se fait enfermer à Capoue, et ne peut prendre Rome faut de renfort. Rappelé en Afrique, il se fait battre à Zama, et Carthage est détruite. Hannibal est défait et se retirre en Orient (Bithynie) où il s’empoisonne pour échapper aux romains
Au final donc, Hannibal, malgré plusieurs victoires impressionnantes, ne réussira pas à renverser Rome, bien plus puissante militairement. Mais ses tactiques / techniques militaires innovantes lui valurent le titre de « Père de la Stratégie Militaire », et inspirèrent bien des armées sur les siècles suivant, à commencer par celles de Rome.
Depuis plus de 2000 ans, cette traversée a été mainte fois étudiée (il y aurait plus de 1000 ouvrages sur le sujet), mais aussi reproduite en peinture. Hannibal est un véritable héro antique, les peintures les plus fréquemment citées sont celles du 17,18, 19ième siècles suivantes :
Hannibal vainqueur contemple pour la première fois l’Italie depuis les Alpes de Francisco, de Goya (1770)
Hannibal traversant les Alpes, de William Turner (1812)
Hannibal traversant les Alpes à dos d’éléphants, de Nicolas Poussin (1625/1626)
De nombreux films-fiction/historiques ont été tournés sur Hannibal, notamment une fiction de France3 :
Bref, Hannibal a été ancré siècles après siècles dans l’inconscient collectif, et est devenu un mythe voire une star : l’homme courageux, le petit qui résiste au faible, le rusé contre le fort, le sud qui resiste au nord, etc…
Avant de revenir à nos chercheurs de Toronto/Belfast et leur découverte à base de crottin, arrêtons-nous quelques instants pour comprendre cette importante tranche d’histoire, où Hamilcar et Hannibal Barca rentrèrent dans l’histoire de toute la Méditerranée. Ces guerres puniques se situent entre -264 et -149 avant Jésus-Christ, il y a près de 2300 ans : Rome et Carthage se sont livrées à de terribles guerres pendant plus d’un siècle.
Ce conflit est si terrible que plusieurs moments héroïques sont restés dans les esprits : la bataille finale de Zama, Scipion l’Africain, la bataille de Cannes et la Traversée des Alpes d’Hannibal avec ses éléphants. Rome finira par vaincre, et sortira du conflit affaiblie avant de poursuivre sa domination.
Voici un rapide résumé néanmoins, compte tenu de l’importance de cette tranche d’histoire.
La République Romaine et les commerçantx Carthaginois : à la recherche de l’hégémonie sur le commerce méditerranéen
Entre -508 avant J.C et le début de la première guerre punique en 264, Rome mène de sévères batailles pour s’emparer de la plupart des territoires de l’Italie actuelle.
Avant -508, l’Italie actuelle est composée de plusieurs peuples : les gaulois dans la plaine du Pô, les Etrusques entre Rome et la plaine du Pô. L’Italie du Sud (Botte et Sicile) est sous influence grecque. L’Italie centrale est occupée par plusieurs peuples latins (Volsques, Marses, Èques, Sabins, Samnites), et c’est autour d’eux que va se fonder la citée de Rome, dans la plaine fertile de Latium.
Rome est d’abord dirigée par une monastie etrusque (les Tarquins), avant que l’aristocratie locale ne se souleve en -508 et ne fonde la République romaine. Rome est en réalité une oligarchie qui se cache derrière le nom de République : la noblesse patricienne issue de l’ancienne noblesse royale est aux affaires et détient les terres. La plèbe constitue le reste de la population, et progressivement apparaît – avec l’essor économique – une troisième classe « la nobilitas » (la noblesse), formée de l’alliance de patriciens ruinés avec de riches plébéiens (ils formeront ultérieurement l’élite sénatoriale).
Carthage de son côté est un véritalbe empire maritime : c’est d’abord une ville comptoir fondée par les Phéniciens de Tyr (au Liban actuel) : cette citée aujourd’hui détruite se situe à proximité du Tunis actuel, sur la route commerciale qui longe les côté d’Afrique du nord, et elle permet de contrôler le détroit entre la péninsule tunisienne et la Sicile. Les phéniciens contrôlent
Le développement des échanges et les victoires de guerre amènent Carthage à contrôler progressivement le Sud de l’Espagne (et les îles Baléares), la Sardaigne/Corse, Chypre, Malte et le Sud de la Sicile (une partie autour de Syracuse est dominée par un tiran). Leur zone d’influence est considérable : tout l’Ouest de la Méditerranée, les côtes nord-africaines. Carthage est la plaque tournante du commerce en Méditerranée occidentale
L’alliance Rome/Carthage de -509
En -509, Rome et Carthage signent un traité pour se définir les zones d’influence des deux cités. Les deux cités s’entre-aident même dans les guerres (notamment lors du conflit contre Pyrrhus, le roi d’Épire, royaume situé de l’autre côté de l’Adriatique, en -278). L’accord de partage des zones sera renouvelé/réfini à plusieurs reprises avant que n’éclate un conflit en -264. La guerre contre Pyrrhus permet à Carthage de prendre le contrôle de la Sicile, à Rome de contrôler totalement la botte italienne. Mais Rome lorgne sur le détroit de Messine (entre Sicile et Botte italienne).
L’enjeu sicilien : le contrôle du détroit de Messine et les luttes d’influence, genèses des guerres puniques
Entre -600 et -265, la Sicile est la proie de combats pour sa maîtrise, elle est partagée entre zone Carthaginoise et zone de Syracuse : Syracuse est contrôlée par le tyran Agathocle, qui souhaite prendre possession de la totalité de la Sicile. Il cherche à évincer Carthage de l’île, mais finira par perdre, abandonnant par la même occasion son aura de première puissance de Méditerrannée.
A la mort du tyran Agathocle en -289, d’anciens mercenaires (qui se faisaient appelé les Mamertins – serviteurs du dieu Mars – dieu de la guerre) prennent le contrôle de Messine. Le nouveau tyran de Syracuse Hiéron II décide d’en reprendre le contrôle. Les mercenaires demandent de l’aide à Carthage qui dispose de troupes dans la ville, et répoussent ainsi Hiéron, qui ne réussira pas à prendre contrôle de Messine.
Les mercenaires ne souhaitent pas pour autant rester sous la tutelle de Carthage : ils demandent à se placer sous l’aîle de Rome, par une « deditio in fidem » : la cité remet son destin entre les mains d’une puissance étrangère en l’échange d’un appui militaire contre l’énnemi, remettant l’intégralité de ses biens, et territoires au peuple romain.
Rome hésite, prendre le contrôle de Messine et de son détroit serait un autour considérable (c’est le carrefour commercial le plus important de la Méditerranée occidentale), mais elle s’est engagée à ne pas intervenir militairement en Sicile. D’un autre côté le « deditio in fidem » de Messine est un acte sacré, et il ne faut pas bafouer les dieux (et les intérêts économiques et commerciaux !).
La première guerre punique (-264 à -241 avant J-C)
Au final, Rome apporte son soutien à Syracuse, et envoie une armée pour secourir les Mamertins en -264, déclenchant la première guerre punique, qui durera 23 années. Rome s’empare de la ville lors de bataille de Messine, puis force Herion à se retirer, Syracuse devient romaine. S’en suivent plusieurs batailles navales, et une vaine tentative de Rome de s’attaquer à Carthage.
En -247, un grand général carthaginois Hamilcar Barca avait débarque en Sicile, et mène la vie dure aux Romains, reprenant une grande partie de l’Ouest de l’île. Mais suite à une cuisante défaite de la flotte carthaginoise lors de la bataille des Egades perdue (port de Lilybée), Carthage est contrainte à abandonner à Rome la totalité de la Sicile.
A l’isssue de cette première guerre punique, Rome a réussit à briser la toute puissance carthaginoise en Méditerranée occidentale. Carthage accepte de signer la paix en -241, et se voit imposé une lourde indemnité de guerre.
L’entre deux guerres : l’influence grandissante d’Hamilcar Barca, et l’augmentation du ressentiment anti-romain
Une période paix entre Carthage et Rome s’en suit. Rome aide même Carthage lors de la guerre des Mercenaires (-241 à -238), tout en violant traité de paix en prenant possession de la Corse et de la Sardaigne, ce qui exacerbe les animosités vis à vis de Rome.
Suite à la paix, les mercenaires ayant aidé carthage ne peuvent espérer un butin, et la lourde indemnité imposée par Rome à Carthage provoque une grave crise économique. Rome aide Carthage, mais la maîtrise de la révolte des Mercenaires revient à Hamilcar Barca, le père d’Hannibal. A coup de ruses stratégiques, il réussit à tuer la révolte, et à écraser les insurgés grâce à ses éléphants. De violentes exactions sont observées de part et d’autre, pour ne pas dire atrocités. Hamilcar met fin à l’insurection, puis gagne en influence ce qui inquiète le pouvoir de Carthage : il est envoyé au loin en -237 pour conquérir l’Ibérie, dont il fera un royaume à son nom. Hannibal, lors du départ de son père pour l’Espagne, lui promet de ne jamais pactiser avec les Romains.
Hamilcar décédera avant d’achever la conquête de la péninsule et meurt au combat. Son gendre Hasdrubal le Beau lui succède : il conclue des alliances avec les chefs indigènes et fonde la nouvelle Carthage (Carthagène), et signe en -226 un traité avec Rome pour délimiter les zones d’influences avec comme frontière l’Ebre. Il est remplacé à sa mort en -221 par le fils d’Hamilcar : Hannibal Barca, qui réussira à unir toutes les cités au sud de l’Ebre.
Rome a aussi ses propres soucis : des conflits avec la Gaule cisalpine, celle-même qui est dans la plaîne du Pô. Rome finira par s’emparer de ce territoire et ainsi repousser ses frontières jusqu’aux Alpes. Les dernières tribus gauloises sont vaincues en-220. Rome construit alors des routes afin de faciliter son implantation. Il sécurise aussi son commerce maritime depuis le Grèce en maîtrisant l’Illyrie, de l’autre côté de la mer Adriatique ( aujourd’hui les côtes albanaises et croates), devant voisin du royaume de macédoine et donc des cités grecques. La culture romaine s’héllénise.
La seconde guerre punique : la naissance du mythe d’Hannibal Barca
Le sentiment de revanche plane, et une citée, située sous l’Elbe, fait renaître le conflit : Sagonte. Située à 160km au sud de l’Ebre, elle est multi-culturelle, séparée en 2 clants : les pro-romaines, les pro-carthaginois. Vers -220, les pro-romaines organisent le massacre des pro-carthaginois dans cette citée située dans la zone d’influence carthaginoise. Hannibal intervient, encerclant / assiégant la ville qui finit par tomber au bout de 8 mois : la ville est ensuite détruite. Ce épisode provoque donc, en -218, la déclaration de la 2ieme guerre punique, sur fond de revanche de la première.
Rome décide d’attaquer Carthage sur deux fronts : en Hispanie et en Afrique du Nord. Mais c’était sans compter la stratégie d’Hannibal : celui ci avait amassé des troupes, attendant le bon moment pour marcher rapidement vers le Nord et atteindre le coeur de l’Italie avec pour cible Rome. Au lancement de la guerre, les forces sont inégales : Rome peut mobiliser un nombre beaucoup plus important de troupes, compte tenu de la taille de sa zone d’influence. Hannibal se lance avec une armée de 102 000 hommes selon Tite Live (90 000 fantassins et 12 000 cavaliers) [NB moins selon d’autres sources (50 000 fantassins, 6 000 cavaliers et 200 éléphants, certains parlent de 27 éléphants seulement] dans un Raid de 1500 km, mené en 5,5 mois d’Espagne en Italie en passant par le Rhône. Il arrivera avec un peu plus de 20% de ses effectifs de départ.
Malgré l’infériorité, Hannibal compte sur la stratégie, sa rapidité, sur des alliances avec des tribus gauloises et celtibères, et un ralliement sur les tribues déçues et autres révoltés de Rome, dont le porte drapeau est la ville de Capoue dans le sud de l’Italie. Rome tente de réagir, comptant porter la guerre en Afrique et repousser les carthaginois hors d’Espagne. Mais Hannibal a réussi à arriver à proximité de Turin, descend par plusieurs batailles jusqu’à Cannes puis Capoue. Mais Rome finira par l’acculer à Zama en -202, où il sera battu. Il est obligé de signer le traité de paix avec Rome en -201, et il se retire pour devenir un homme politique à Carthage, avant de partir en exil. Rome étend son emprise sur le monde grec et sur l’Asie, Carthage est en sursis.
Les éléphants de guerre ont énormement été employés durant l’Antiquité. Si les premiers utilisateurs de ces pachidermes au combat militaire semblent avoir été les Asiatiques et Indiens, il semble qu’Alexandre le Grand ait démocratisé leur usage en Occident/Méditerrannée (-326 avant J-C), ayant à subir des déconvenues face à des adversaires qui en étaient munis. Les Chinois les utilisaient aussi.
Il existe plusieurs types d’éléphants :
Elephant Africain des forêts : le plus petit, c’est celui qui sera utilisé par Hannibal lors de son franchissement des Alpes
Elephant d’Asie, utilisé par les Perses et les Indiens (2 à 3,5m)
Elephant Africain des Savanes (4mètres, 7 tonnes), impossible à domestiquer
L’éléphant est imposant, puissant, peut courir jusqu’à 30km/h lors des charges, a une durée de vie longue ( jusqu’à 40 ans, sachant qu’il peut vivre jusqu’à 80 ans), et dispose d’une forte capacité de portage. L’éléphant d’Asie peut même être muni d’une tour de combat pour archers.
Pour les armées, c’est un investissement rentable : il dure, terrorise l’ennemi en raison de sa taille/poids et du bruit lorsqu’il court, il effraie les chevaux qui craignent son odeur et ses cris. Bref, un véritable char-d’assaut / machine de guerre avant l’heure. Les éléphants sont habituellement employés car ils sont efficaces face aux fantassins, en plaine. Mais ils sont peu rompus aux marches en montagne, a fortiori en hiver sous la neige !
Hannibal est donc parti d’Espagne avec un petit groupe d’éléphants, chacun étant monté d’un ou plusieurs combattant à califourchon, ou muni de dispositifs de portage (les réserves de l’armée). Le nombre d’éléphant au départ n’est pas connu, mais on sait qu’il a franchi les Alpes avec seulement 37 éléphants (plus exactement 37 éléphants ont traversé le Rhône, certainement que quelqu’une périrent en cours de route), mais que tous moururent de froid en Italie au solstice d’hiver, après la bataille de La Trébie : peu survécurent donc.
Ils furent utilisés au combat jusqu’au Moyen-Age en Occident (même Charlemagne les utilisa pour imposer sa toute puissance !), et même jusqu’au 19ieme en Asie
Pour en savoir plus, se référer à aux commentaires de celui-là.
Nous étions présents l’année dernière à la finale des Speed Masters 2015, avec déja un record du monde de ski de vitesse par Simone Origone (252,632 km/h). Nous avons de nouveau été de la partie cette année dans la station de ski de Vars la Forêt Blanche, mais uniquement sur les manches qualificatives, ce qui ne nous a pas empéché de suivre les runs finaux !
Un temps idéal pour cette édition 2016 des Speed Masters de Vars
Cette année, la neige était au rendez-vous sur la piste de KL de Chabrières à Vars, le beau temps aussi. Si l’année dernière le temps était quelque peu gris, cette année c’était grand ciel bleu. On n’aura pas eu besoin des 5 jours prévus pour les Vars Speed Masters 2016, dès le jeudi matin le niveau était fixé.
Après la coupe de monde FIS de Ski de Vitesse, les champions ont demandé de modifier la piste pour supprimer quelques compressions, et ainsi permettre d’abattre des records du monde.
Cela faisait parait-il 10 ans que le temps n’avait pas été aussi idéal : neige dure travaillée par la nuit, grand soleil lui permettant d’atteindre la température de glisse idéale, mais surtout aucun vent !
De quoi laisser aisement imaginer les hommes en combi latex rouges aérodynamiques abattre des records de vitesse. Et ce fut naturellement le cas !
De nouveaux records de Ski de vitesse sont tombés ce samedi 26 mars 2016 : voici les résultats finaux du Vars Speed Masters 2016
Les runs qualificatif de jeudi matin avaient permis aux meilleurs de se qualifier, et à plusieurs concurrents d’abattre des records personnels. Comme l’année dernière, des records ont même été établis aussi en snowboard et telemark.
En ce samedi matin, il fallait être skotché sur les réseaux sociaux et les comptes Vars Speed Skiing pour voir défiler les vitesses faramineuses lors des finales du Vars Speed Masters 2016. Contrairement à jeudi et à l’année dernière, les concurrents ne s’élançaient pas du rocher (25 mètres en contrebas du sommet), mais du sommet de la piste de Chabrières, c’est donc logiquement des vitesses faramineuses qui ont été atteintes :
Run #1 – Hommes
Ivan Origone (IT) : 252,278 km/h
Simone Origone (IT) : 252,101 km/h
Simon Billy (FR) : 249,653 km/h (Record Personnel)
Run #1 – Femmes :
Valentina Greggio (IT) : 240,803 km/h (Record d’Italie – Record Personnel – Record de Piste Féminin)
Karine Dubouchet Revol (FR) : 231,065 km/h
Célia Martinez : 229,446 km/h (Record Personnel)
A l’issue des premiers runs, sont qualifiés : les 5 meilleurs hommes (M.Kramer J.Doborwolski C.Jansson S.BIlly S.Origone I.Origone), et les 3 meilleurs filles (C.Martinez K.Dubouchet Revol V.Greggio).
Lors de ce deuxième run, les records du monde sont tombés, successivement ! On peut aisément imaginer l’ambiance en bas de la piste :
Valentina Greggio : 247,083 km/h, Nouveau RECORD DU MONDE féminin !
Simon Billy : 252,809 km/h, RECORD DU MONDE et record de France
Simone Origone : 252,987 km/h, RECORD DU MONDE battu quelques instants après
Ivan Origone : 254,958 km/h, Nouveau RECORD DU MONDE, 5 minutes après son frère !
L’Italien Ivan Origone, âgé de 28 ans, est donc flashé à 254,958 km/h, et ravi à son frère (37ans) le précédent record du record 2015 et court-recordman 2016, un nouveau record du monde de ski de vitesse sur la piste de kilomètre lancé de Chabrières/Vars. Le français Simon Billy inscrit le nouveau record de France. Bref, la piste de Chabrières conserve son titre de piste la plus rapide du monde !
La vidéo de l’exploit de Ivan Origone : nouveau record du monde de ski de vitesse 2016
Voici une belle vidéo de l’exploit, vous permettant d’apprécier le haut de la piste de Chabrières, et la contrainte exercée par la vitesse sur les jambes du descendeur. Une accéleration plus grande qu’en Formule 1 : seulement 5,5 secondes pour atteindre 200 km/h, bref, des bêtes de course, qui se dépassent pour repousser les limites.
Cette édition 2016 marquera donc une pluie de records, italiennes. Si vous n’avez jamais vu une telle compétition, ne manquez donc pas l’édition 2017 des Vars Speed Masters. Entendre le souffle de la vitesse depuis les bords de piste de KL est à faire une fois dans sa vie, surtout quand cela est possible dans le Queyras !
Nous étions encore cette année au Salon International de l’Agriculture (SIA) de Paris, où la Région PACA mais aussi le Département des Hautes-Alpes, et surtout le Queyras-Guillestrois étaient présents.
Si l’année dernière l’Office de Tourisme du Queyras était présent (notamment son directeur Pierre Kovacic fraîchement nommé), cette année, c’est l’Office de Tourisme de Guillestre (Bettina Matias et quelques membres de son équipé) qui représentait le territoire. Etaient présents les élus du territoire : Christian Estrosi (Président de Région PACA fraîchement élu), Jean-Marie Bernard (Président Conseil Départemental) et plusieurs conseillers (Arnaud Murgia, Marcel Cannat, etc).
Au programme :
Bettina (Directrice OT Guillestre) a animé plusieurs ateliers de fabrication de fromage : les enfants étaient émerveillés
Les Conseillers Départementaux se sont retrouvés autours d’un verre, l’occasion d’échanger sur le département
Le nouveau Président de Région est venu inauguré le stand Hautes-Alpes, en présence de Bruno Lemaire (soutenu pour la présidentielle 2017 par le président du Conseil Départemental Jean-Marie Bernard)
France3 a tourné une émission en direct Midi en France dans le Rucher de démonstration
Les meilleurs produits des Hautes-Alpes, dont le fromage du Queyras, étaient à l’honneur et présentés au public
L’OT Queyras Guillestrois a présenté les atouts du territoire, et des produits du terroir. Le SIA est aussi l’occasion de vendre le territoire, et ses animations (notamment les ateliers consommacteurs pour lesquels l’OT Guillestre a été primé*)
La matinée s’est terminée par un discours de Christian Estrosi devant les Chambres Consulaires, notamment CCI et Chambre Agriculture.
Les petits fours et dégustations n’étaient pas mauvaises, nous reviendrons 😉
En 2017, si vous en avez l’occasion, venez découvrir le SIA, nul doute que le 05 et le Queyras-Guillestrois seront représentés.
NB : photos de mauvaise qualité, le changement de smartphone est programmé pour bientôt
* L’Office de Tourisme de Guillestre a été primé à de multiples occasions pour ses ateliers consom’acteurs :
En 2013, l’OT Guillestre avait déja remporté le 1er prix de l’innovation touristique de la région PACA avec les ateliers consom’acteurs (visites chez le producteur et artisans locaux, les touristes pouvant participer et créer eux-même le produit avec lequel ils repartent).
En juin 2015, l’OT Guillestre devient « Destination Touristique Européenne d’Excellence » en reportant le concours Eden de la 8ieme édition qui avait pour thème « Tourisme et gastronomie locale ». Peu de destinations françaises recoivent ce prix. Les ateliers Consom’acteurs, qui avaient déja 3 ans d’ancienneté à l’époque, ont été récompensés. Le Concours Eden est animé en France par la DGE (Direction Générale des Entreprises) et Atout France (Agence de développement touristique en France), qui valorise les destinations qui développe un tourisme durable, font découvrir les tradictions et cultures locales.
Quoi de neuf depuis le lancement de la souscription Rachetons Fort Queyras?
Près d’une dizaine de réunions ont été organisées, permettant aux queyrassins habitants ou de coeur de venir échanger sur l’utilisation possible, ce qu’il faut viser, et plusieurs participants ont même proposé différents projets formalisés. En parallèle, la souscription sur hello asso continue, et des affiches ont été disposées aux endroits stratégiques du Queyras afin d’inciter à la souscription.
Une première synthèse commune a été réalisée fin décembre 2015. Celle-ci a été présentée au cabinet d’étude (document de synthèse), dont voici rapidement les principaux éléments.
Les acteurs du groupe de travail se sont accordés sur les finalités du site :
en faire un pôle d’attraction fédérateur (le site est emblématique i.e à fort potentiel d’image), complémentaire aux autres sites du Queyrs, et qui aide au rayonnement du Queyras (maillage avec toutes les communes et leurs sites respectifs, animation du « bas de ville » en complément du piton rocheux)
une exploitation commerciale sur 8 mois, en poly-activité, partie publique/partie payante
un site ouvert et rayonnant, de promotion et de découverte de l’identité du Queyras
4 briques ont été travaillées :
Brique 1 : poursuivre l’activité actuelle, centrée sur le patrimoine et de l’histoire du Fort strico sensu : la renforcer et l’élargie par une offre conjointe Briançon/MontDauphin/Italie (forts des Escartons)
Brique 2 : compléter l’offre sur le patrimoine en l’élargissant au patrimoine du Queyras : un site muséographique qui rassemble l’histoire, le patrimoine (faune/flore/bâti/mobilier) aujourd’hui dispersés. Le site du Fort permettrait ainsi de mieux comprendre l’ADN/la culture/l’identité et les richesses du Queyras. Permettre au visiteur de voir le territoire en perspective et dans la singularité, de se repérer. Le Fort doit donner envie d’aller découvrir le Queyras plus en profondeur
Brique 3 : en faire un lieu d’échange et de recherche : espace exposition temporaires/permanentes, résidence d’artistes, expositions d’artisans d’arts, lieu de conférences, concerts, animations (feux d’artifice, spectacles vivants), bar/restauration d’appoint
Brique 4 : Hébergement / restauration dédiés : restaurant/maison d’hôtes avec éventuellement concert le soir, visites privées, etc.
Des idées ont émergées sur les animations possibles (spectacles, pyrotechnie, illuminations, mix culturel & sportif, animation scénique/multi-média, numérique, etc.), et l’amélioration de l’accessibiltié au site (téléphérique, funiculaire, à l’instant ce qui a été fait en Italie), les expositions potentielles, les publics cibles, etc.
Les études/ évaluations lancées par la ComCom
La ComCom, suite aux échanges de 2015 avec la démarche Rachetons Fort Queyras, a décidé de creuser le sujet. L’Escarton du Queyras a souhaité y voir clair pour permettre aux queyrassins de reprende la maîtrise du fort et valoriser ce fort emblématique du territoire. Cela passe par une évaluation des coûts investissements et les travaux à effectuer, et par une étude pour définir les pistes de développement et d’exploitation.
Le projet Fort Queyras a même été inscrit aux projets de l’espace Valléen (a priori seulement l’étude) :
la ComCom a demandé une estimation du Fort aux domaines, afin d’affiner le chiffrage d’un rachat potentiel, avant travaux.
Un appel d’offre à l’automne (« Étude de faisabilité pour les réhabilitation du Fort de Château-Queyras »). L’étude devant donner des éléments complémentaires pour approcher un coût total au delà du simple rachat, en proposant différentes pistes.
L’étude a été lancée fin 2015 avec une finalisation attendue pour fin juin 2016, les premières synthèses pour mai 2016 :
Le Cabinet retenu est Maître du Rêve, spécialiste de l’ingénierie touristique et culturelle (basé à Paris, Taninges -Savoie et Aix en Provence).
le Comité de Pilotage du projet comprend des réprésentants des élus, l’Office de Tourisme, et des queyrassins via le groupe Rachetons Fort Queyras
la finalité est d’effectuer d’ici fin avril une étude de cadrage / opportunité afin de définir faisabilité d’un projet pour éclairer les décideurs sur l’opportunité d’achat, rénovation et animation du site du Fort, avec un modèle économique adéquate (enveloppes grosse maille des coûts investissement et fonctionnel prévisionnels). Bref, étudier les possibilités de réhabilitation de ce monument historique et de ses possibilités d’utilisation
Ensuite en fonction des décisions de l’étude de cadrage, une étude de faisabilité du scénario retenu, complémentaire et conditionnelle, pourra être réalisée, afin de programmer et développer le scénario retenu, après avoir affiné le modèle économique (recettes, charges, subventions envisageables, mécénat)
Le Cabinet a donc pris connaissance des besoins des élus, avant de mener des réunions de travail dès février avec chacun des acteurs concernés, dont les mairies et le groupe Rachetons Fort Queyras. Une synthèse sera présentée en mai 2016 « Étude d’opportunité sur l’Aménagement du Fort de Château-Queyras », comprenant :
• Premier diagnostic urbain, architectural et touristique du Fort (y compris la mise aux normes côté accessibilité au site)
• Diagnostic fonctionnel / Diagnostic architectural / Diagnostic de l’offre culturelle et touristique
• Résultats des rencontres et entretiens ciblés réalisés au cours des derniers mois
• Expertise du marché potentiel / Benchmark
• Présentation des premiers scénarii de réaménagement (2/3 scenarii)
• Réflexion programmatique / Traduction budgétaire et économique des scénarii
Bref, les choses avancent, il faut attendre un peu, pour patienter participez à la Souscription Rachetons Fort Queyras! Comme nous le disions dans notre premier article, cela va dépendre, certes, du projet, mais aussi du financement activable par les collectivités locales pour le rachat des murs. Ne nous leurrons pas, il y a quelques millions à lâcher pour le rachat du Fort et les premiers travaux urgents, d’autres pour réaliser dans le temps le projet. Quand à savoir si Fort Queyras sera ouvert aux visites cet été, pas de nouvelles pour l’instant, mais le temps courre.